Seventh-day Adventist Bible Commentary2 Corinthiens 9
Francis D. Nichol (dir.) et contributeurs
Lire 2 Corinthiens 9 dans la Bible2 Corinthiens 9:2
2. L'anticipation de votre esprit. Paul s'adresse aux meilleurs éléments de l'Église de Corinthe, persuadé qu'ils réfléchissent correctement à la question. En tant que dirigeant chrétien avisé, il prend note de tout signe favorable, dans l'espoir de renforcer ce qui promet de réussir. Le sage ministre de l'Évangile stimulera de la même manière ce qu'il y a de meilleur dans les gens, qu'il s'agisse d'individus ou de groupes.
Je me glorifie de vous. Voir v. 1.
Achaïe. A l'époque romaine, la Grèce méridionale constituait la province d'Achaïe, dont Corinthe était la capitale. Il y avait déjà plusieurs églises chrétiennes dans cette région, celle de Corinthe étant la principale. Il y avait également une église à Cenchrées, l'un des ports de Corinthe (voir Rom. 16:1). Voir Les voyages de Paul.
Votre zèle. Paul exprime sa totale confiance dans l'Église de Corinthe quant à sa participation à l'offrande, et s'en vante comme s'il s'agissait d'un fait accompli. Ils ne pouvaient pas revenir sur leur parole sans se mettre dans l'embarras et renier tout le bien que Paul avait dit d'eux. L'appel à un bon exemple réussit parfois lorsque d'autres méthodes ont échoué. Beaucoup ne croient pas qu'ils peuvent se permettre de donner, jusqu'à ce que d'autres, dans des circonstances similaires, fassent preuve de générosité.
Ellen G. White
2. Mille flambeaux allumés—Ceux qui occupent des positions d’influence et de responsabilité dans l’Église devraient être au premier rang dans l’œuvre de Dieu. S’ils avancent à contrecœur, les autres n’avanceront pas du tout. Mais leur zèle en encouragera beaucoup. Lorsque leur lumière brûle avec éclat, mille flambeaux s’allumeront à sa flamme (The Southern Watchman, April 5, 1904).
2 Corinthiens 9:3
Ai envoyé … Cela signifie : j’envoie (voir la note sur le chap. 8:17). Les frères. C’est-à-dire Tite et deux autres, qui ne sont pas nommés (voir la note sur le chap. 8:16–24). Notre sujet de gloire. Voir la note sur le v. 1.
2 Corinthiens 9:4
Ceux de Macédoine. Au moment où il écrivait cette épître, Paul était en route pour Corinthe. Quelques semaines plus tard, il verrait les Corinthiens face à face et passerait l’hiver avec eux (Actes 20:1–3). Apparemment, il avait déjà été prévu que plusieurs croyants de Macédoine l’accompagnent. À de nombreuses reprises, des croyants l’escortèrent d’une ville à l’autre (Actes 17:14, 15; Rom. 15:24; 1 Cor. 16:6 ; voir la note sur 2 Cor. 1:16). Si les Corinthiens n’étaient toujours pas prêts à l’arrivée des représentants macédoniens, la situation serait embarrassante pour tous — pour Paul, pour les Macédoniens et pour les Corinthiens eux-mêmes. Paul avait tout fait pour assurer leur réussite. Il avait soigneusement organisé et planifié la collecte. Il avait fait valoir leur zèle et leur intérêt afin d’encourager les Macédoniens. Il leur envoyait maintenant des instructions supplémentaires par lettre. Enfin, il dépêchait trois représentants pour aider les Corinthiens à mener le projet à son terme. Après tout cela, un échec entraînerait assurément déshonneur et humiliation. Pour ne pas dire : vous. C’est-à-dire : pour ne pas dire que vous-mêmes. Une confiance dont on se glorifie. Littéralement : « confiance de se glorifier », bien que les données textuelles favorisent (cf. p. 10) la suppression du mot « glorifier ». La dernière phrase du verset se lirait alors : « dans cette confiance ». Le fondement de la gloire de Paul serait complètement anéanti si les Corinthiens n’étaient pas prêts à son arrivée.
2 Corinthiens 9:5
5. Nécessaire. Ce mot est en position emphatique dans le grec.
D'avance. Dans ce verset, Paul souligne l'importance de compléter la collecte avant son arrivée. De toute évidence, il craignait que l'on ne remette à plus tard l'accomplissement de la tâche. Avec ce verset, il met un point d'orgue à sa pression pleine de tact, de sagesse et de fermeté. Ce n'est pas seulement l'argent qui est en jeu, ni les besoins des pauvres. Il s'agit de l'esprit et du caractère des Corinthiens, de leur maturité chrétienne. Le véritable don est un acte de l'âme. Il éveille l'homme supérieur qui est en nous. Il tend à crucifier la chair et la convoitise de l'égoïsme. Il nettoie et purifie le donateur des motifs les plus vils. C'est l'une des principales voies vers le bonheur et la santé mentale. Tout don véritable effectué dans l'optique de la gloire de Dieu et du bonheur des autres se traduira par des bénédictions pour le donateur.
La convoitise. C'est-à-dire un désir avide d'avoir plus. Paul met en garde les Corinthiens contre le fait de donner à contrecœur une petite somme, simplement pour faire impression et obtenir un avantage. Voir Luc 12:15.
2 Corinthiens 9:6
6. Celui qui sème. Dans la Bible, la figure des semailles et de la moisson est très familière. La relation entre les semailles et la moisson est naturelle et juste. Elle est tout à fait en harmonie avec les principes du gouvernement de Dieu(Prov. 11:24, 25; 19:17; 22:9; Gal. 6:7-10). Un bon agriculteur ne sème pas à contrecœur ou avec parcimonie, mais avec joie et générosité, car il connaît la relation entre les semailles et la récolte.
Abondamment. Le mot révèle la nature élevée et divine de la libéralité chrétienne. Le don chrétien n'est pas du tout un sacrifice, mais la préparation d'une récolte. Le "don ineffable" de Dieu(v. 15) a apporté des bénédictions incommensurables à l'humanité, et au Christ il a apporté la joie lorsqu'il a vu le résultat de sa passion et a été satisfait(Esaïe 53:11). Dans le plan du salut, Dieu a montré la manière de semer et il garantit la récolte. L'homme doit choisir s'il veut récolter les bénédictions que Dieu lui réserve.
Ellen G. White
6 (1 Timothée 6:19; Hébreux 11:26). Que la couronne est-elle éclatante ?—La récompense, les gloires du ciel accordées aux vainqueurs, seront proportionnelles au degré auquel ils auront représenté le caractère du Christ au monde. « Celui qui sème peu moissonnera peu. » Remercions Dieu de ce que nous avons le privilège de semer sur la terre la semence qui sera récoltée dans l’éternité. La couronne de vie sera brillante ou terne, scintillera de nombreuses étoiles ou sera éclairée par quelques joyaux, selon notre propre conduite.
2 Corinthiens 9:7
7. Il l'a décidé dans son coeur. Cela dénote une décision mûrement réfléchie. La bienveillance chrétienne naît d'un choix délibéré. Un nombre considérable de dons sont faits sous l'impulsion du moment, sans cette pensée aimante et attentive qui ajoute à un don le cœur du donateur (voir ch. 8:5). Il n'en va pas de même pour le grand don d'amour de Dieu(Jean 3,16; cf. Eph. 3,11). Seul ce qui vient du désir spontané du cœur est acceptable devant Dieu(Matt. 6:2-4).
Pas à contrecœur. Littéralement, "pas à contrecœur", c'est-à-dire sans réticence. Un don qui attriste celui qui le fait n'est pas un vrai don. Un tel don se passe de celui qui le fait, car il s'accompagne du regret que les hommes manifestent lorsqu'ils perdent leurs biens terrestres. À aucun moment, le chrétien ne trouvera que le don est une expérience douloureuse. Un homme qui donne dans cet esprit ne retire aucun bénéfice de son acte. En revanche, celui qui donne avec joie est un homme meilleur, plus heureux et plus conforme à l'image du Christ. Un donateur rancunier pourrait tout aussi bien ne pas donner du tout, car son esprit et son caractère sont totalement opposés à l'esprit du Christ, qui nous a tout donné gratuitement(Rom. 8:32).
Par nécessité. C'est-à-dire qu'on exige de lui qu'il donne. Il peut s'agir de la pression du groupe, qui pousse un homme à donner pour conserver son statut au sein du groupe, d'une exhortation pressante et d'une sollicitation personnelle à participer aux projets de l'église, ou de l'impulsion à donner pour compenser un manquement à son devoir dans d'autres directions.
Dieu aime. Cette affirmation est presque une citation littérale de la LXX de Prov. 22:9. La qualité suprême du caractère de Dieu est l'amour juste(1 Jean 4:7, 8). L'honneur suprême qui peut être rendu à Dieu par ses créatures est le reflet de cet amour dans leur vie. C'est la manière la plus efficace de proclamer Dieu au monde.
Enjoué. C'est-à-dire prompte et spontanée. De tous les devoirs chrétiens, aucun ne peut être accompli avec plus de gaieté que le don, en particulier pour les projets destinés à faire progresser le royaume de Dieu sur terre. L'esprit de libéralité est l'esprit du Christ ; l'esprit d'égoïsme est l'esprit du monde et de Satan. Le caractère du chrétien est de donner ; le caractère de l'homme du monde est de recevoir.
Ellen G. White
7. Donner à contrecœur tourne Dieu en dérision—Il vaudrait mieux ne pas donner du tout que de donner à contrecœur ; car si nous partageons nos biens sans avoir l’esprit de donner librement, nous nous moquons de Dieu. Gardons à l’esprit que nous avons affaire à Celui dont dépend chacune de nos bénédictions, à Celui qui lit toute pensée du cœur, tout dessein de l’esprit (The Review and Herald, May 15, 1900).
2 Corinthiens 9:8
8. Faire abonder toute grâce. Les versets 8 à 11 présentent la capacité et la disponibilité de Dieu à fournir aux hommes une suffisance de toutes choses, afin qu'ils puissent, à leur tour, en faire bénéficier leurs semblables. Notez l'accent mis sur le mot "tout" ou son équivalent quatre fois au v. 8, pour exprimer la plénitude des ressources de Dieu. Il est dans la nature de Dieu d'abonder en dons et en ressources spirituelles. Pour chaque chrétien, toutes les ressources de Dieu sont disponibles pour faire avancer la cause de son royaume (voir Mal. 3:10, 11; 1 Cor. 3:21-23; Eph. 3:20). Grâce à la grâce surabondante de Dieu, "tout est possible"(Matt. 19:26).
Suffisance. Gr. autarkeia, "une condition de vie parfaite dans laquelle aucune aide ou soutien n'est nécessaire" Dans le NT, le mot n'apparaît ailleurs que dans Phil. 4:11 et 1 Tim. l'usage chrétien de ce mot désigne la piété dans le contentement, l'absence totale de dépendance à l'égard de l'homme grâce aux ressources surabondantes qui viennent de Dieu. Les personnes animées par cet esprit libéral seront toujours abondamment qualifiées pour faire le bien (voir DA 827).
2 Corinthiens 9:9
9. Il est écrit. Citation exacte de la LXX du Ps 112,9. L'expression "il est écrit" est la formule habituelle du NT pour introduire une citation de l'Ecriture. Un homme juste se caractérise par sa sensibilité aux besoins de ses semblables.
Dispersés. Ou "dispersés"(cf. Mt 12,30). Un généreux donateur distribue aux pauvres comme un semeur disperse les graines.
Pauvre. Gr. penÃâs (voir sur Marc 12:42), c'est-à-dire pauvre au point de devoir travailler chaque jour pour subvenir aux besoins du lendemain.
Justice. Le mot désigne ici spécifiquement l'aumône (voir sur Matthieu 6:1). La libéralité chrétienne est une preuve pratique de la justice.
Demeure à jamais. Ses effets sont permanents et Dieu ne les oubliera jamais. Son influence persiste de génération en génération (voir sur Matthieu 26:13).
2 Corinthiens 9:10
10. La semence de la semence de la semence. Une fois de plus, Paul cite les LXX(Isa. 55:10), en raisonnant à partir d'une analogie entre l'agriculture et le monde spirituel. De même que Dieu exige des laboureurs du sol une fécondité abondante, en fonction de leurs semailles, de même il agira avec les hommes qui sèment les graines de la charité et de la bienveillance. La loi des semailles et de la récolte dans le monde naturel s'applique également à l'usage que l'homme fait de ses biens terrestres. Ceux qui sont généreux récolteront plus abondamment les bienfaits de Dieu, même si ce n'est pas nécessairement en nature (cf Matt. 19:29). Dieu fournit la semence, détermine les saisons et envoie le soleil et la pluie ; il fait de même pour les graines de générosité semées dans le coeur des hommes(Osée 10:12).
2 Corinthiens 9:11
11. S'enrichir. Dans le plan de Dieu, l'enrichissement par les biens et les bénédictions du monde n'a qu'un seul but, celui de faire du bien aux autres. Dans le plan de Dieu pour la distribution des possessions matérielles, il n'y a aucune disposition pour l'auto-indulgence, l'auto-gratification, l'auto-satisfaction ou l'auto-exaltation.
La générosité. Voir ch. 8:9.
Action de grâces. Les chrétiens rendent grâce à Dieu en reconnaissant avec gratitude leurs bénédictions quotidiennes et le privilège qu'ils ont de partager avec ceux qui sont dans le besoin (voir sur les ch. 1:11; 4:15). Les remerciements et les louanges à Dieu sont caractéristiques du peuple de Dieu. La reconnaissance est une réponse naturelle du vrai croyant. Une foi vivante s'exprime toujours en paroles et en actes. Le véritable christianisme va au-delà des croyances intellectuelles et se traduit par l'application pratique de ses principes aux problèmes de la vie quotidienne.
2 Corinthiens 9:12
12. Administration. Ou, "ministration", "rendu"(RSV)
Service. Gr. leitourgia (voir sur Luc 1:23en grec classique, il désignait celui qui rendait un service public à l'État ou qui occupait une fonction publique, généralement à ses propres frais. Dans les LXX, il fait référence aux services des prêtres dans le sanctuaire juif(Nombres 4:24; cf. 1 Chron. 26:30). Dans le NT, il désigne généralement le service du Christ et de ses représentants sur terre(Luc 1:23; Héb. 8:6; 9:21). Ici, il fait spécifiquement référence au don des Corinthiens pour le soulagement des pauvres à Jérusalem. La charité chrétienne a deux aspects, l'un vers Dieu et l'autre vers l'homme
Supplieth. Littéralement, "remplir en ajoutant à", ici, en répondant aux besoins des pauvres
Les besoins des saints. Les besoins des pauvres de Jérusalem
Est abondant. Cela exprime l'aspect divin de leur don, qui se traduira par des louanges et des remerciements à Dieu, de la part des bénéficiaires et des autres chrétiens qui apprendront leur générosité. Le don est fait à Dieu aussi bien qu'aux hommes(Matt. 25:40)
2 Corinthiens 9:13
Expérience. Gr. dokimē, « épreuve », « preuve ». Dokimē est rendu par « épreuve » au chap. 8:2, « preuve » au chap. 13:3, « approuvé » dans Rom. 14:18; 16:10, « expérience » dans Rom. 5:4. Les véritables résultats et les conséquences ultimes de la générosité des Corinthiens se verront, non dans le soulagement matériel et les bienfaits accordés aux chrétiens nécessiteux de Jérusalem, mais dans la gloire qu’ils rendent ainsi à Dieu. Une partie essentielle de l’Évangile éternel consiste à reconnaître et à honorer Dieu (Rev. 14:6, 7). Par l’intermédiaire de son peuple, Dieu se propose de manifester sa puissance et sa grâce de manière à exalter son nom. La générosité des Corinthiens glorifiait Dieu en fournissant une occasion de prouver leur sincérité. Ministère. Ou « service », c’est-à-dire envers les pauvres de Jérusalem. Votre soumission professée. Littéralement, « l’obéissance de votre profession de foi ». Leurs paroles seraient confirmées par leurs actes. Les convertis juifs au christianisme soupçonnaient que la conversion des païens à la foi — à moins qu’ils n’acceptent d’abord le judaïsme — n’était pas authentique. Un don généreux des Églises païennes à leurs frères juifs fournirait à ces derniers une preuve tangible de la loyauté et de la sincérité des premières. Il serait prouvé que leur adhésion au christianisme était plus qu’une simple profession sans mise en pratique. Ce n’est que lorsque la religion conduit l’homme à s’intéresser concrètement au bonheur et au bien-être de ses semblables que sa religion a une quelconque valeur. Un amour professé pour Dieu qui ne se reflète pas dans un service désintéressé envers les autres n’est qu’une contrefaçon sans valeur (voir la note sur Matt. 25:31–46; 1 John 3:14; 1 John 4:20, 21). Les chrétiens professants d’aujourd’hui feraient bien de se mesurer à cette norme. Distribution généreuse. Ou « contribution à cœur ouvert ». La collecte proposée démontrera que les Corinthiens ont un véritable esprit de fraternité envers leurs frères juifs. Paul espère prouver que Juifs et païens ne font qu’un en Christ. L’œuvre du véritable christianisme consiste à unir les hommes dans la communion de l’Évangile (John 17:9–11, 20– 23).
2 Corinthiens 9:14
14. Prière pour vous. Paul pense à la louange qui montera vers Dieu de la part des saints de Jérusalem lorsqu'ils recevront la contribution.
Longtemps après. Une conséquence importante du service chrétien est l'esprit de prière et d'amour qui en découle. Pour le bénéficiaire non chrétien, l'attention est souvent centrée sur le don, mais pour le chrétien, elle est centrée sur le donateur. La prière pour autrui sans amour et sans désir ardent du cœur n'est rien de plus qu'une parole et une forme. L'amour sans prière est superficiel et n'est peut-être même pas un véritable amour (cf Matt. 5:43, 44. Mais la prière motivée par l'amour perfectionne l'un et l'autre et conduit à la transformation du caractère. Dans ce cas, les cœurs des chrétiens juifs seraient liés à ceux de leurs frères païens dans une communion plus profonde et plus vraie.
2 Corinthiens 9:15
15. Innommable, littéralement "ce qui ne peut être décrit en entier". Il ne peut y avoir d'exposition pleine et entière du don de l'amour divin. Cette louange à Dieu est le point culminant de la section consacrée à la collecte d'un don pour les saints de Jérusalem. Les spécialistes ne s'accordent pas sur le sens que Paul donne au mot " don " ; certains pensent que Paul fait référence à la collecte proposée. Mais le langage utilisé ici semble beaucoup trop fort pour un tel don. Tout au long de ces chapitres, Paul a mis l'accent non pas sur l'aspect matériel de leur don, mais sur le don qui résulte de l'action de la grâce de Dieu. Le don divin, par lequel les hommes sont sauvés, sanctifiés et motivés pour le service chrétien des autres, dépasse la capacité humaine à le comprendre dans sa plénitude. Le Christ est souvent décrit dans les Ecritures comme le don suprême de Dieu à l'homme(Jean 3:16; Gal. 1:4; Tite 2:14; etc.). Le sujet de la rédemption est inépuisable, insondable, au-delà de toute compréhension. Les hommes ont beau s'efforcer de le sonder, ils n'en découvrent jamais toute la beauté et n'en épuisent jamais les ressources. Voir à ce sujet Jean 3:16.
La gratitude envers Dieu prépare la voie à l'obéissance à sa volonté et à la réception du pouvoir de s'engager dans un service désintéressé. Celui qui est rempli de gratitude envers Dieu cherchera à satisfaire toutes ses exigences, non pas parce qu'il y est contraint, mais parce qu'il choisit de le faire. La gratitude envers Dieu est la base d'une expérience chrétienne efficace. Ce n'est que lorsqu'un homme est submergé par une gratitude aimante envers Dieu pour son "don ineffable" que la religion atteint les profondeurs de l'âme d'un homme et qu'elle en sort pour servir ses semblables de manière désintéressée.
Seventh-day Adventist Bible Commentary — Francis D. Nichol (dir.) et contributeurs. Review and Herald Publishing Association · tous droits réservés
2 Corinthiens 9:1
Le service. Ici, il s’agit encore de l’offrande. C’est superflu. Le fil de la pensée commencé au chap. 8:1 se poursuit sans interruption. Au chap. 9, Paul ajoute une exhortation concernant la collecte pour les pauvres de Jérusalem. De peur que les Corinthiens ne pensent que Paul s’attarde inutilement sur le sujet, il explique pourquoi il écrit si longuement à ce propos. Leurs projets d’un an auparavant avaient été interrompus par les dissensions et l’esprit de parti qui s’étaient élevés entre les membres de Corinthe. Entre-temps, afin d’encourager les Églises de Macédoine à répondre de la même manière, Paul avait évoqué la bonne volonté initiale des Corinthiens à participer à ce projet. Si les croyants de Corinthe ne menaient pas la collecte à son terme sans plus tarder, les Macédoniens pourraient penser que les éloges que Paul leur avait faits des Corinthiens étaient sans fondement. Ce verset est une manière subtile et courtoise à la fois d’exprimer sa confiance dans leur empressement à poursuivre immédiatement la collecte et de les y inciter, justifiant ainsi la confiance que Paul plaçait en eux (cf. 1 Thess. 4:9).
Nichol, F. D. (1978). Commentaire biblique adventiste du septième jour : La Sainte Bible avec commentaire exégétique et expositif. Série de références de commentaires (2 Co 6:1). Washington, D.C. : Review and Herald Publishing Association.
Ellen G. White
Jour après jour, nous pouvons amasser un bon fondement pour le temps à venir. Par le renoncement à soi, par l’exercice de l’esprit missionnaire, en accumulant dans notre vie toutes les bonnes œuvres possibles, en cherchant à représenter ainsi le Christ dans notre caractère que nous gagnerons beaucoup d’âmes à la vérité, nous considérerons la récompense promise. Il dépend de nous de marcher dans la lumière, de tirer le meilleur parti de chaque occasion et de chaque privilège, de croître dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur Jésus-Christ ; ainsi, nous accomplirons les œuvres du Christ et nous assurerons un trésor dans les cieux (The Review and Herald, January 29, 1895).