Seventh-day Adventist Bible Commentary2 Corinthiens 10
Francis D. Nichol (dir.) et contributeurs
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2. Supplier. Deomai exprime une plus grande urgence que parakaleà Â(2 Cor. 10:1; voir Matt. 9:38; Luc 8:28; 9:40; Actes 21:39; 2 Cor. 5:20; etc 2 Cor. 10:1). Paul souhaite vivement qu'on lui épargne la nécessité d'une démonstration décisive de son autorité, qui les embarrasserait et les humilierait inévitablement. Il les supplie de ne pas en arriver là. L'esprit d'amour se caractérise par le fait de ne pas vouloir infliger de douleur ou d'humiliation à qui que ce soit. Un effort patient, sérieux et discret pour arranger les choses dans un esprit de communion chrétienne est toujours préférable à une démonstration publique d'autorité et à l'administration d'une discipline.
L'audace. C'est-à-dire en traitant des questions à Corinthe. Paul ne se vante pas ici en vain. L'audace face au danger est depuis longtemps une habitude fixe chez lui (voir ch. 4:8-10; 11:23-27). Le cas échéant, la minorité obstinée de Corinthe aura l'occasion de voir cette facette du caractère humble, patient et doux de Paul. Il ne craindra personne et n'hésitera pas à agir. Pour une fois, il s'adressera hardiment à eux(ch. 11:21), à moins qu'un changement dans leur attitude et leur conduite ne le dispense de le faire. C'est à eux de décider. Il est tout à fait prêt à affronter personnellement ses détracteurs et à les traiter efficacement.
Comme si nous marchions. Ou "comme si nous agissions".
La chair. Ici, la personne non régénérée, le côté charnel, naturel, mondain de l'homme qui n'est pas influencé par le Saint-Esprit (voir sur Rom. 7:24; cf. sur 1 Cor. 9:27). Les impulsions naturelles de l'homme sont appelées "la convoitise de la chair"(1 Jean 2:16). Ceux qui sont contrôlés et guidés par l'Esprit ne "satisfont pas à la convoitise de la chair"(Gal. 5:16; cf. Eph. 2:3; 2 Pierre 2:18). La Bible parle de "sagesse charnelle"(2 Cor. 1:12). On dit d'une personne charnelle qu'elle "s'occupe des choses de la chair"(Rom. 8:5; cf. Col. 2:18). "Aucun bien" ne réside dans la "chair"(Rom. 7:18), car elle est "inimitié contre" Dieu(ch. 8:7).
En le jugeant par eux-mêmes, les ennemis de Paul à Corinthe semblent l'avoir accusé d'être motivé par des objectifs égoïstes et mondains(cf. 2 Cor. 1:17). C'est toujours le propre de ces hommes de juger les motivations et la conduite des autres à l'aune de la leur. Mais lorsqu'ils sont confrontés à un homme de l'audace et du courage sanctifiés de Paul, ils se réfugient soit dans la fuite, soit dans une servilité affectée. Ils se réduisent à leur véritable petite taille.
2 Corinthiens 10:3
3. Marcher dans la chair. C'est-à-dire vivre dans ce monde en tant qu'être humain.
Combattre selon la chair. Bien que vivant parmi des hommes qui recourent à des méthodes mondaines, Paul ne s'abaisse pas à le faire. Comparez les paroles du Christ sur le fait que ses disciples sont "dans le monde" mais "pas du monde"(Jean 17:11, 14). L'homme converti possède une nature entièrement nouvelle et différente, et il est motivé par l'amour du Christ et l'Esprit de Dieu, en harmonie avec les idéaux divins(Jean 3:3, 5; Rom. 8:5-14; 1 Cor. 2:12-16; 2 Cor. 5:14). Il a remporté la victoire sur le monde, la chair et le diable (voir 1 Jean 2:15, 16). Avec l'expérience de la régénération et de la nouvelle naissance, il existe à la fois une hostilité et une guerre actives et invétérées entre la chair et l'esprit(Rom. 8:3-14; Gal. 5:16-23). Les deux ne peuvent pas s'unir. La chair ne peut jamais devenir spirituelle. En elle "n'habite rien de bon"(Rom. 7:18). Le chrétien est toujours dans le monde, mais sa nature spirituelle prédomine sur la nature inférieure, charnelle (voir Rom. 1:18 à 2:4). Paul combat le bon combat de la foi avec des armes spirituelles, et non avec celles du monde(Eph. 6:12-20). Paul comprend la véritable nature de la situation à Corinthe et n'hésitera pas à utiliser ces armes si la situation l'exige.
2 Corinthiens 10:4
Les armes de notre combat. Voir la note sur Eph. 6:10–20; cf. 1 Tim. 1:18; 2 Tim. 2:3–5; 4:7. Les armes du monde sont la richesse, le talent, l’instruction, le prestige, le rang, l’influence, la raison, la perversion de la vérité, la force et les stratagèmes humains. Les adversaires de Paul à Corinthe le combattaient avec ces armes (voir la note sur 2 Cor. 3:1). Mais Paul refusait de combattre avec cette armure ou ces armes, car les principes du ciel ne permettent pas l’emploi de telles méthodes (cf. John 18:36). Si le salut des âmes et l’expansion du royaume du Christ dépendaient du talent, de l’intelligence et de la puissance humains, le christianisme serait une religion purement humaine. Mais les qualités spirituelles ne peuvent jamais être imposées aux hommes de l’extérieur. Puissantes par Dieu. Les armes du chrétien sont forgées dans l’arsenal du ciel et mises à sa disposition par le ministère des anges (2 Cor. 1:12; Eph. 6:10–20; cf. DA 827). Ces armes comprennent la vérité telle qu’elle est exposée dans la Parole de Dieu (Heb. 4:12), ainsi que la puissance communiquée du Christ et du Saint-Esprit (1 Cor. 2:4). Dieu appelle les hommes à ce conflit, les équipe pour le combat et leur assure la victoire. Il fournit à l’homme toute la puissance (2 Cor. 2:14). Renversement de. Ou « démolition de ». Aucune forteresse conçue par l’homme ne peut résister aux armes du ciel. Forteresses. Ou « châteaux », « forteresses ». Paul représente le royaume de Satan comme étant défendu par de nombreuses fortifications. Le chrétien et l’Église ont pour tâche d’assiéger l’ennemi, de détruire ses défenses et de le repousser à découvert. Paul pense sans doute aux citadelles intérieures du cœur des hommes, aux fortifications mauvaises de leur esprit, aux habitudes profondément enracinées du péché et du moi. La bataille oppose la vérité à l’erreur, la connaissance de Dieu à l’ignorance et à la superstition, le vrai culte à toutes les formes d’idolâtrie, la liberté en Christ à l’esclavage du péché, la sainteté à la méchanceté, la justice à l’injustice, le contrôle du Christ à celui de Satan. Le langage figuré des v. 4 et 5 a peut-être été suggéré à Paul par les pirates qui infestaient le littoral dans les environs de Tarse avant d’en être chassés par les galères romaines, une génération avant sa naissance. Ces maraudeurs des mers sortaient de nombreuses criques cachées du littoral, attaquaient les navires qui commerçaient dans les ports voisins, puis se retiraient avec leur butin. Finalement, le général romain Pompée mena une campagne contre eux, réduisit en ruines plus de 100 de leurs « forteresses » et captura plus de 10 000 prisonniers.
2 Corinthiens 10:5
5. Imaginations. Gr. logismous, "raisonnements", "pensées" (voir Rom. 2:3, 15). Paul fait référence aux théories humaines en contraste avec la vérité révélée. Il n'y a rien de plus trompeur que les raisonnements spéculatifs d'hommes vaniteux qui ont une confiance illimitée dans leur propre sagesse et qui ne font que mépriser Dieu et sa Parole. Paul se propose d'attaquer les citadelles du mal.
Tout ce qui est élevé. C'est-à-dire tout mur et toute tour de défense. Paul compare ici les spéculations orgueilleuses des hommes à des forteresses situées sur de hautes collines. La défiance à l'égard du Dieu du ciel a toujours été la marque des forces du mal et de la rébellion(Ésaïe 14:13-15; Dan. 7:25; 8:11; 11:36; 2 Thess. 2:4; Apoc. 13:5-8). Individuellement, les hommes établissent leur propre forteresse pour résister à la puissance de Dieu. La forteresse la plus solide pour le mal est un mode de vie qui, tout en se prétendant chrétien, va en fait à l'encontre des principes chrétiens.
La connaissance de Dieu. C'est-à-dire la connaissance qui vient de Dieu. L'exaltation de la sagesse humaine s'oppose à la connaissance supérieure et spirituelle que Dieu transmet(Jean 17:8; Actes 17:23; 1 Cor. 1:24; 2:10; Col. 1:9). Le dieu du philosophe est un dieu créé par ses propres processus de pensée. Le Dieu du chrétien est celui de la révélation divine. L'un est subjectif, l'autre objectif.
Si elles sont acceptées, les vérités humiliantes de l'Évangile, telles que le péché de l'homme et la justice expiatoire du Christ, font tomber la vaine confiance en soi, la vanité intellectuelle, l'orgueil de la sagesse mondaine et toutes les prétentions humaines.
Mettre en captivité. Ou "soumettre", "mettre sous contrôle".
La pensée. Gr. noÃâma, traduit par " esprit " dans 2 Cor. 3:14; 4:4; 11:3; Phil. 4:7, et " dispositifs " dans 2 Cor. 2:11. Paul peut ici faire référence à la théologie fantaisiste des " faux apôtres "(ch. 11:13) qui a pris naissance dans l'esprit de Satan.
L'obéissance du Christ. Sans l'obéissance née de l'amour, il ne peut y avoir d'expérience chrétienne authentique (voir sur Matt. 7:21-27). Le Christ n'a pas laissé l'homme dans le doute quant à la nature de la véritable obéissance (voir Jean 14:15, 21, 23, 24; 15:10; 17:6, 17). Tous les chrétiens authentiques se soumettent volontiers à l'autorité aimante du Christ. S'incliner devant l'autorité, en particulier celle du Christ et de sa Parole, répugne aux cœurs et aux esprits orgueilleux. La principale raison pour laquelle l'Evangile n'a pas fait plus de progrès dans le monde et dans la vie des hommes est le refus de faire du Christ le véritable Seigneur de sa vie et d'accepter l'autorité de toute la Parole de Dieu.
Ellen G. White
5 (Colossiens 3:10). Chaque faculté doit refléter l’esprit divin—C’était une chose merveilleuse pour Dieu de créer l’homme, de lui donner un esprit. La gloire de Dieu doit être révélée dans la création de l’homme à l’image de Dieu et dans sa rédemption. Une âme a plus de valeur qu’un monde. Dieu a créé l’homme afin que chaque faculté puisse être celle de l’esprit divin. Le Seigneur Jésus-Christ est l’auteur de notre être, et Il est aussi l’auteur de notre rédemption, et tous ceux qui entreront dans le royaume de Dieu développeront un caractère qui sera le reflet du caractère de Dieu. Nul ne peut demeurer avec Dieu dans le saint ciel, si ce n’est ceux qui portent Sa ressemblance. Ceux qui doivent être rachetés doivent être des vainqueurs ; ils doivent être élevés, purs, un avec Christ (Letter 55, 1895).
2 Corinthiens 10:6
6. Être en état de préparation. C'est-à-dire être prêt.
Pour se venger. Paul est prêt à exercer son autorité apostolique pour discipliner et punir le groupe rebelle de l'Église de Corinthe. Jusqu'à présent, il s'est abstenu de le faire parce que la question n'était pas encore claire et que beaucoup auraient pu être amenés à prendre une mauvaise décision. Aujourd'hui, la question est claire et la majorité a pris position avec Paul et le soutiendra dans sa lutte contre la minorité récalcitrante. Auparavant, certains d'entre eux avaient peut-être sympathisé avec les rebelles, voire s'étaient rangés à leurs côtés contre Paul. Ce que ces quelques rebelles ont interprété comme de la lâcheté et de la timidité de sa part n'était que de la patience, qu'il exerçait dans l'espoir de gagner d'autres personnes. Il évite de se montrer sévère à l'égard de ceux qui ont été égarés par leurs enseignements et leurs méthodes spécieuses, qui n'ont pas encore vu clair dans les problèmes et qui pourraient encore être ramenés du bon côté. Paul leur a déjà écrit deux, voire trois lettres, expliquant patiemment les problèmes (voir p. 822).
Votre obéissance est accomplie. Paul est maintenant prêt à prendre des mesures radicales. C'est son dernier avertissement. Il ne dit pas quelle forme de punition il entend infliger aux quelques personnes qui ont exercé une influence aussi forte et néfaste. Il est probable qu'il leur adressera une réprimande publique et, si tous les autres moyens échouent, qu'il les expulsera de l'Eglise(cf. 1 Cor. 5:5; 1 Tim. 5:20). Si certains sont encore indécis, qu'ils se décident maintenant.
2 Corinthiens 10:7
Regardez-vous ? Le grec peut se traduire par une question, un impératif ou une simple affirmation. Sous forme de question, ce serait une désapprobation — les Corinthiens jugent-ils sur la base des apparences extérieures ? Sous forme d’impératif, cela les appellerait à ouvrir les yeux sur les faits évidents. Sous forme de simple affirmation, ce serait un reproche : certains Corinthiens s’arrêtent encore aux apparences extérieures. Quelle que soit celle de ces trois possibilités que Paul ait voulue, cette déclaration implique qu’ils n’ont pas examiné de manière critique les accusations portées contre lui. Leurs conclusions ont été tirées émotionnellement plutôt que logiquement, et sur la base des apparences extérieures (voir la note sur chap. 5:12). Les jugements fondés sur les apparences sont populaires parce que peu de gens acceptent de suspendre leur jugement jusqu’à ce qu’ils aient eu l’occasion d’examiner toutes les preuves. Si quelqu’un. Paul semble ici faire référence soit à l’un des dirigeants de l’opposition, soit à certains qui étaient sincères dans leur cœur mais encore confus dans leur pensée. Le contexte semble favoriser la première possibilité. Comparez le « certains » du v. 2 (cf. chap. 11:4, 20). Il est au Christ. C’est-à-dire qu’il prétend être un représentant dûment nommé du Christ. Nous le sommes aussi. Paul fait ici référence à sa propre mission officielle d’apôtre. Dans ce chapitre et les deux suivants, il fait à plusieurs reprises référence à ses titres d’ambassadeur du Christ. Son autorité est égale à celle des Douze (chap. 11:5 ; 12:11, 12). Il a été appelé et chargé directement par le Seigneur (Actes 9:3–9; 22:17–21; cf. 1 Cor. 15:8; 2 Cor. 10:14–18). Il avait connu la communion avec le Christ dans ses souffrances (chap. 11:23– 33). Il avait reçu directement du Christ des visions et des révélations (chap. 12:1–6).
2 Corinthiens 10:8
8. Se vanter. Gr. kauchaomai, " se vanter ", " se glorifier " Paul utilise ce mot 21 fois dans cette épître. Apparemment, les faux dirigeants de Corinthe s'étaient livrés à une vantardise égoïste considérable (voir ch. 5:12). C'est maintenant au tour de Paul de se vanter, mais il le fait à contrecœur, avec modération et dans le seul but de confirmer son autorité en tant qu'apôtre du Christ, pour le bénéfice de tous ceux qui pourraient encore honnêtement être confus à ce sujet.
À cet égard, il existe une grande différence entre Paul et les faux leaders. Ces derniers se prévalaient d'une autorité qui n'était, en fait, que d'origine humaine et dont les objectifs étaient égoïstes. Paul, lui, se targuait d'une autorité divinement conférée et exercée pour l'édification de l'Église. Puisque son autorité venait de Dieu, les Corinthiens devaient la reconnaître et la respecter. Il en résulterait l'édification de l'Église de Corinthe, la défaite des éléments schismatiques et la justification de Paul en tant qu'apôtre de Jésus-Christ.
Édification. L'utilisation de ce mot par Paul implique la figure du chrétien comme un temple dans lequel Dieu habite(1 Cor. 3:9-17; 2 Cor. 6:16; Eph. 2:20-22; 1 Pierre 2:4, 5). L'autorité de l'Évangile a pour but d'édifier et non de démolir. Le but des faux dirigeants de Corinthe était de s'exalter ou de s'édifier eux-mêmes, ce qui a eu pour effet de diviser et de démolir l'Église. Paul avait fondé l'Église de Corinthe, et l'exercice de son autorité, même dans le cadre d'une discipline sévère, visait à l'édifier.
Ne pas avoir honte. Les faux apôtres de Corinthe avaient l'intention de faire honte à Paul en le ridiculisant en tant qu'apôtre et en se moquant de son évangile. Paul déclare que s'il se vante "quelque peu" de son "autorité" en tant qu'apôtre, c'est pour défendre son apostolat et son évangile. Il n'a aucune arrière-pensée.
2 Corinthiens 10:9
9. Vous terrifier, ou vous effrayer. Les ennemis de Corinthe avaient sans doute attribué un tel motif à Paul, mais il nie que son but soit d'effrayer les croyants.
Les lettres. Paul avait déjà écrit au moins deux lettres à Corinthe, voire plus (voir ch. 2:3, 4cf. p. 822). En utilisant le pluriel " lettres ", Paul inclut sans doute la lettre perdue mentionnée en 1 Cor. 5:9.
2 Corinthiens 10:10
Imposantes et puissantes. Paul cite ici manifestement les propres paroles de ses détracteurs. Même ses ennemis admettent qu’il sait écrire des lettres percutantes, et le temps a confirmé leur jugement. Ses ennemis étaient loin de savoir que ses épîtres étaient inspirées et qu’elles constitueraient une part considérable de ce qui allait finalement devenir le NT, fondement de la théologie chrétienne. Ses épîtres abondent en arguments irrésistibles en faveur de la foi. Elles sont remplies de la puissance du Saint-Esprit, manifestée dans de sévères reproches, dans l’amour et la douceur chrétienne, dans l’exaltation du Christ comme Rédempteur, dans des appels adressés aux hommes et aux femmes perdus à accepter la voie du salut, dans l’inspiration à vivre en communion avec le Christ et dans le témoignage personnel de sa propre conversion miraculeuse et de son expérience chrétienne. Présence. Gr. parousia (voir la note sur Matt. 24:3). C’est la seule référence du NT à l’apparence personnelle de l’un des apôtres (cf. 1 Cor. 2:3, 4; 2 Cor. 12:7–10; Gal. 4:13, 14). Les auteurs antérieurs au IVe siècle affirmaient que Paul était de petite taille, voûté — probablement à cause de nombreux coups (2 Cor. 11:24, 25)—chauve et avait les jambes arquées, mais était plein de grâce et avait les yeux brûlant d’amour, de noblesse et de zèle pour le Christ (voir Paul et Thècle 1:7). D’autres auteurs anciens confirment cette description, mais ce n’est bien sûr qu’une tradition. Au chap. 10:1, Paul confirme apparemment l’idée que, pour ce qui est de son apparence personnelle, il était tout sauf impressionnant. Mais le fait que ses adversaires de Corinthe s’abaissent à ridiculiser ses faiblesses physiques et peut-être une légère difformité révèle leur caractère méprisable. Méprisable. Ou « despicable ». Cette accusation semble au moins avoir été une grossière exagération, sinon une pure calomnie. Paul était un orateur remarquable (Actes 14:12; cf. chap. 24:1–21). Il est indubitablement vrai qu’après son expérience à Athènes, Paul évita la rhétorique et l’éloquence qui ravissaient les Grecs (voir 1 Cor. 2:2). Il refusa d’en faire les moyens d’attirer les hommes au Christ. Rien ne doit être toléré qui puisse nuire à la clarté et à la force de l’Évangile (1 Cor. 2:4, 5).
2 Corinthiens 10:11
11. Un tel. Voir sur vs. 2, 7. Paul s'adresse à la personne ou aux personnes principalement responsables des troubles. Sa déclaration n'est pas tant une menace de ce qu'il a l'intention de faire à son arrivée à Corinthe qu'une réfutation de l'accusation selon laquelle il est une chose lorsqu'il est absent et tout à fait autre chose lorsqu'il est présent. Il semblerait que les déclarations tranchantes et logiques de Paul dans les chapitres 10 à 12 aient convaincu ses adversaires que la position dans laquelle leurs mensonges malveillants les avaient mis était intenable. Il était tout à fait illogique de penser qu'un homme tel qu'ils décrivaient Paul pouvait fonder une église après l'autre, comme celle de Corinthe. Partout où Paul allait, il laissait derrière lui des multitudes de Juifs et de païens gagnés à la foi chrétienne, preuve de la puissance de l'Évangile qu'il prêchait.
2 Corinthiens 10:12
12. Nous n'osons pas. Aux versets 12 à 18, Paul exalte son travail en tant que ministre de l'Évangile. Dans cette épître, il défend à plusieurs reprises son intégrité en tant qu'apôtre(chap. 3:1; 4:2; 5:12; 12:11). À présent, il compare subtilement les vantardises vaniteuses de ses adversaires avec ses propres activités circonspectes à Corinthe. Il renverse la situation en jouant habilement sur les mots egkrinà  et sugkrinà  (voir ci-dessous).
Paul fait manifestement référence à l'accusation de lâcheté. Si ses adversaires veulent dire qu'il n'a pas le courage de s'affirmer et d'être un véritable leader au sens populaire du terme, il admet volontiers cette accusation. En outre, il ne se soucie pas et n'ose pas rechercher les louanges des hommes. L'audace prétentieuse dont ses adversaires ont fait preuve n'a aucun attrait pour lui. Mais il y a une sorte de courage qui ne lui fait pas défaut(ch. 11:21-30), le courage d'aller sur de nouvelles terres avec l'Evangile et le courage de souffrir pour le Christ(ch. 10:15, 16). Il se mesure et mesure son travail selon la volonté et la norme de Dieu(Rom. 12:3; Eph. 4:7). Aux Galates, Paul déclarait qu'il n'osait se glorifier que de "la croix de notre Seigneur Jésus-Christ"(Gal. 6:14).
Nous faire du nombre. Gr. egkrinà Â,"compter parmi", "juger digne d'être admis", un cercle vraisemblablement choisi.
Ou comparez. Paul ne s'aventurera pas à rivaliser avec ces maîtres de l'autoflagellation, car à cet égard ils dépassent de loin tout ce dont il est capable.
Se vanter. Ces vantards de Corinthe étaient membres, semble-t-il, de ce qu'on pourrait appeler une société d'admiration mutuelle. Chaque homme s'érigeait en norme d'excellence et faisait l'éloge des autres membres de la société afin de promouvoir ses propres intérêts en tant qu'individu et ceux du groupe auquel il appartenait. Ayant érigé ses propres vertus supposées en norme de comparaison, il est devenu son propre idéal.
L'autopromotion est la pire forme d'auto-illusion. L'illusion rend les hommes aveugles à une norme objective d'excellence qui leur permettrait de s'évaluer de manière impartiale et, par conséquent, ils se poursuivent éternellement dans un cercle vicieux. Ils deviennent aveugles à l'étalon de mesure de Dieu, aveugles à leur propre orgueil, aveugles aux excellentes qualités de tous ceux qui s'opposent à eux, aveugles même à leur propre besoin de salut. Ce mode d'évaluation de soi, qui prend sa source en soi et se termine par soi, manque de perspicacité ou même d'intérêt éclairé. Vivre selon cette norme est totalement contraire à la pensée et à l'esprit du Christ(Phil. 2:5-11).
Ne sont pas sages. C'est le comble de l'orgueil pour un homme pécheur de se considérer comme parfait, ou presque(Rom. 7:18; 1 Jean 1:10). Le sens de sa propre imperfection est la première exigence du Ciel à l'égard de tous ceux qui veulent être acceptés comme fils et filles de Dieu (voir sur Matt. 5:3).
2 Corinthiens 10:13
Sans notre mesure. Ou « au-delà de la limite », c’est-à-dire la limite du droit et de la convenance fixée par Dieu — la mesure de la règle que Dieu nous a attribuée. Les adversaires de Paul n’avaient aucune norme pour se mesurer, si ce n’est eux-mêmes. C’était comme s’ils n’avaient aucun moyen de s’élever, sinon en se hissant par leurs propres moyens. Le mot « nous » est emphatique en grec et souligne la grande différence entre Paul et ses collaborateurs d’une part, et les judaïsants qui se recommandaient eux-mêmes d’autre part. Paul reconnaît une limite fixe à son autorité, à sa sphère d’activité et à la vigueur de sa conduite (voir Gal. 2:7–9). Au-delà de cette limite établie par Dieu, il n’ose pas aller. La sphère de travail particulière de Paul se trouvait parmi les païens (Acts 26:17, 18; Gal. 2:7–9). Il commença à Antioche et s’étendit jusqu’aux confins les plus éloignés du monde païen. Au moment où il écrivit, Corinthe marquait l’extrême limite de ses travaux. Les faux apôtres de Corinthe ne reconnaissaient aucune limite à leurs activités. Leur simple présence et leur prétention à l’autorité suffisaient à les condamner. Ils avaient poursuivi Paul de Jérusalem à Antioche, en Galatie, et maintenant à Corinthe, cherchant à défaire son œuvre, s’attribuant le mérite de ce qu’il avait accompli et se vantant comme si ses réalisations étaient les leurs. Paul avait pleinement droit à la loyauté des Corinthiens ; ces faux apôtres n’y avaient aucun droit. Dieu lui avait confié l’œuvre à Corinthe (Acts 18:8–10). Dieu ne les avait pas envoyés à Corinthe, et il n’y avait qu’une seule autre source de laquelle ils auraient pu recevoir leur mandat (2 Cor. 11:3), et pourtant les voici. L’apôtre ne s’attribuait pas le mérite du succès d’autres hommes.
2 Corinthiens 10:14
Nous ne nous étendons pas au-delà des limites de la sphère de travail qui nous a été assignée. Nous ne sommes pas parvenus jusqu’à vous. C’est-à-dire comme si Corinthe se trouvait au-delà du territoire assigné à Paul. La Macédoine et la Grèce se trouvaient dans sa sphère d’action désignée (Acts 16:9, 10). C’est donc par disposition divine qu’il devait être le premier à prêcher l’Évangile à Corinthe. En s’opposant à lui dans cette ville, les faux dirigeants de Corinthe se révélèrent être des usurpateurs — sans mandat, sans autorité et sans titres valables. Leur seul équipement consistait en leurs propres prétentions vaniteuses.
2 Corinthiens 10:15
15. Ne pas se vanter. Voir v. 8.
Sans mesure. Voir v. 13. Le principe directeur de Paul a toujours été de planter l'évangile dans un sol vierge, de faire un travail de pionnier(Rom. 15:20), et c'est pourquoi il ne risquait pas de se vanter des travaux d'autres hommes.
Votre foi. L'amélioration de la condition spirituelle des croyants de Corinthe donnait à Paul des raisons de croire que l'église de cette ville deviendrait bientôt un bastion de la foi, et un point saillant à partir duquel d'autres triomphes de l'évangile pourraient être accomplis. La maturité de leur foi rendrait possible l'extension de ses travaux à d'autres domaines. Jusqu'à présent, il avait été empêché, en partie par la situation difficile à Corinthe, de s'aventurer sur de nouveaux territoires. Il y a tout lieu de croire que l'espoir qu'il avait exprimé d'ouvrir de nouvelles régions à l'Évangile s'est réalisé(cf. Rm 15,22-28). En outre, au fur et à mesure que leur foi grandissait, la réputation de Paul en tant qu'apôtre s'en trouvait rehaussée. Leur maturité spirituelle en tant que chrétiens serait pour lui une couronne de gloire, comme un professeur est honoré par les accomplissements de ses élèves (cf 2 Cor. 3:1-3). L'une des preuves de la maturité d'une église est qu'elle n'a plus besoin des soins que requièrent les enfants spirituels(1 Cor. 3:1-3). Malheureusement, aujourd'hui comme à l'époque apostolique, certaines églises restreignent le travail de leur pasteur en sollicitant continuellement son attention pour des services dont les personnes spirituellement mûres ne ressentent pas le besoin. Une église non spirituelle ne pourra pas longtemps soutenir un travail missionnaire sain.
Élargi par vous. Paul cherchait à insuffler un zèle missionnaire aux églises qu'il fondait. Il a commencé son propre travail dans les grandes villes , se déplaçant d'une ville à l'autre et laissant à chaque église stratégiquement située la responsabilité d'évangéliser le district dans lequel elle se trouvait. Cette méthode d'évangélisation s'est avérée très efficace, car de nombreuses grandes églises centrales ont fondé et encadré d'autres églises dans leurs districts respectifs. L'Église de Laodicée, par exemple, aurait fondé 16 autres Églises dans son voisinage immédiat. C'est le privilège de chaque église d'envoyer ses membres pour Christ.
2 Corinthiens 10:16
Les régions au-delà. La seule indication concernant les régions auxquelles Paul pense se trouve dans Rom. 15:19–24—l’Illyrie, l’Italie et l’Espagne. Il est évident qu’il y avait déjà des chrétiens à Rome et qu’une Église y existait (Rom. 1:7–13), mais apparemment sans bénéficier de travaux apostoliques. Le territoire d’un autre. C’est-à-dire la région de travail appartenant à quelqu’un d’autre. En aucune circonstance Paul n’aurait empiété sur le territoire d’un autre ni ne se serait attribué le mérite de ses travaux, comme l’avaient fait les faux apôtres de Corinthe.
2 Corinthiens 10:17
17. Se glorifier dans le Seigneur. Ou encore, " se glorifier dans le Seigneur ", au lieu de se glorifier soi-même. Le verset 17 est une citation de Jérémie 9:24 (voir le commentaire). Le mérite du succès, que ce soit dans l'expérience chrétienne personnelle ou dans le ministère pour les autres, appartient à Dieu. S'arroger l'honneur du succès, c'est déshonorer Dieu en détournant les regards de Lui vers l'instrument humain, et c'est exalter l'homme au-dessus de Dieu. Voir Ps. 115:1; 1 Cor. 1:31; 10:12; 15:10; 2 Cor. 12:5; Gal. 2:20; 6:14; voir sur 1 Cor. 1:31. Ceux qui se satisfont d'eux-mêmes sont en deçà de l'idéal chrétien(Phil. 3:12-14). Ceux qui entretiennent une communion constante avec le Christ n'ont jamais une opinion exaltée d'eux-mêmes (voir SC 64).
2 Corinthiens 10:18
18. Le Seigneur fait des éloges. Une position de dirigeant présente la tentation d'accepter les louanges des hommes et de s'enorgueillir égoïstement de ses réalisations. L'étape suivante est le désir d'exercer une autorité arbitraire sur les autres. Pour le chrétien, cependant, la seule approbation souhaitable est celle de Dieu (voir Rom. 2:29; 1 Cor. 3:13, 14; 4:1-6). Seuls ceux qui subissent cette épreuve et triomphent de la vanité, de l'orgueil et de l'exaltation de soi recevront l'approbation de Dieu. L'autocommandation des faux apôtres de Corinthe, qui n'avaient en réalité aucun succès dont ils pouvaient se vanter, a prouvé de manière concluante qu'ils n'avaient aucune approbation de la part de Dieu. Pour un commentaire sur la base de laquelle Dieu récompense le service, voir Matt. 20:1-16.
Seventh-day Adventist Bible Commentary — Francis D. Nichol (dir.) et contributeurs. Review and Herald Publishing Association · tous droits réservés
2 Corinthiens 10:1
1. Exhorter. Gr. parakaleà Â, "exhorter", "exhorter", "exhorter" Ce chapitre commence la troisième grande section de l'épître, qui comprend les chapitres 10 à 13. Dans les chapitres 1 à 7, Paul insiste sur la puissance et la gloire du ministère apostolique ; dans les chapitres 8 et 9, il parle de la collecte pour les pauvres à Jérusalem ; dans les chapitres 10:1 à 13:10, il parle de lui-même en tant qu'apôtre. Paul revendique ici son autorité apostolique et l'oppose à celle de ses adversaires, les " faux apôtres "(ch. 11:13) qui troublaient l'Église de Corinthe. Voir v. 22.
Dans les neuf premiers chapitres, Paul s'adresse à la majorité coopérative et ne fait qu'une brève allusion aux faux dirigeants et à ceux qui ont pu être influencés par eux(chap. 2:17; 3:1; 5:12). Ici, il met en garde les Corinthiens contre ces "faux apôtres" parmi eux. Il était déjà pleinement conscient de leur influence néfaste dans l'Église, mais Tite lui avait sans doute apporté un nouveau rapport sur leur mauvaise action. Pour la majorité, il n'avait que des paroles d'affection, d'exhortation et de réconciliation. Mais en dépit de ses instructions, l'élément judaïsant (voir ch. 11:22) n'avait pas été conquis.
Écrivant à l'Église de Corinthe vers la fin du siècle, Clément de Rome constate que les mêmes éléments antagonistes sont à l'œuvre. Néanmoins, la réprimande de Paul à l'égard de ce groupe insubordonné semble, pour un temps au moins, avoir libéré l'Église des dissensions qu'il suscitait. La fermeté avec laquelle il a géré la situation n'a laissé aucun doute dans l'esprit des Corinthiens quant à son autorité en tant qu'apôtre. Les derniers chapitres de 2 Corinthiens sont riches en conseils pour ceux qui doivent faire face à des éléments discordants similaires aujourd'hui.
Il est essentiel de comprendre la nature du changement intervenu à ce stade de l'épître pour interpréter correctement ce qui suit. La première personne du pluriel "nous" cède la place à la première personne du singulier "je". Les premiers mots en grec sont intensément personnels et emphatiques, "moi Paul moi-même"(cf. Gal. 5:2; Eph. 3:1; Philemon 19). L'apôtre pose maintenant tout le poids de son autorité et de sa personnalité contre le faux judaïsant (cf 2 Cor. 11:22). Ils l'ont accusé de lâcheté et de timidité(ch. 10:1, 2), de paroles méprisables(ch. 11:6), d'intelligence et de jugement douteux(vs. 16-19). Mais ce sont de faux guides avec des enseignements erronés et " un autre évangile "(v. 4). Ce sont des vantards insolents(vs. 20, 21), des intrus impertinents(ch. 10:15), coupables de s'imposer aux croyants(ch. 11:20). Mais l'heure des comptes a enfin sonné. Ils auront maintenant à traiter avec Paul personnellement. Dans ces chapitres, son ton général est celui de l'indignation et de la réprimande cinglante. Parfois, il s'excuse presque de la sévérité de ce qu'il estime devoir dire. Nulle part ailleurs dans les écrits de Paul on ne trouve quelque chose de comparable, dans l'esprit et la méthode, à ce qui apparaît dans les chapitres 10 à 13.
La douceur. Gr. praotÃâs, "gentillesse", "douceur" Pour une étude du mot praüs, voir Matt. 5:5.
Douceur. Gr. epieikeia, "douceur", "gentillesse", "équité" : c'est peut-être le mot "gentillesse" qui exprime le mieux la nuance de sens véhiculée par epieikeia, mais avec les idées supplémentaires d'équité et de justice suscitées par l'amour et le dévouement sincères.
Paul préfère imiter l'esprit doux et tendre du Christ dans ses rapports avec les hommes, et ne prend pas plaisir à la sévérité. Mais même sa sévérité est empreinte d'humilité. Aux versets 1 à 6, Paul supplie les Corinthiens de ne pas l'obliger à utiliser des mesures et des paroles sévères à leur égard. De telles armes sont rarement les plus efficaces, et leur utilisation ne peut être justifiée que lorsque "la douceur et l'amabilité" échouent. Paul est en route pour Corinthe et va bientôt affronter ses adversaires face à face. S'ils veulent une discipline sévère, il est tout à fait prêt à l'administrer. Son appel actuel, aussi sévère soit-il, évitera, espère-t-il, d'avoir à prononcer des paroles encore plus sévères lorsqu'il se présentera en personne.
Les adversaires de Paul étaient arrogants, obstinés et imbus d'eux-mêmes. Ils ont pris sa douceur pour de la faiblesse, sa gentillesse pour de la lâcheté. Ils étaient donc hors de portée des appels à la conciliation et des exhortations bienveillantes telles que celles des chapitres 1 à 7. Le seul moyen de pénétrer leur insensible autosatisfaction était la réprimande, la dénonciation et la mise à nu des chapitres 10 à 13. Ceux qui souffrent d'une idée exagérée de leur propre importance ne sont généralement pas impressionnés par les vertus plus douces. Ils dédaignent même ceux qui possèdent les plus belles qualités d'humilité et de douceur. Pour eux, la position et le leadership maintenus par la domination des autres sont la marque du succès. Paul explique donc que, même s'il aurait préféré s'adresser à eux dans un esprit de douceur, leur attitude l'a contraint à utiliser des mesures plus sévères.
Base. Gr. tapeinos, "bas" ou "humble", ici dans un sens peu flatteur. Paul fait allusion aux railleries de ses adversaires(v. 10; cf. ch. 12:5, 7). Ils l'avaient ridiculisé, insinuant qu'il était un faible et un lâche. D'ailleurs, n'avait-il pas craint depuis le début de venir à Corinthe ? N'avait-il pas retardé sa venue parce qu'il redoutait de les affronter ? N'avait-il pas compensé cette timidité en écrivant des lettres sévères ?
Gr. Gr. tharreà Â,"être courageux", "avoir de l'espoir", "être audacieux" (voir v. 10).
Ellen G. White
1, 7, 8. Voir les commentaires d’EGW sur Actes 18:1-3.