Tyndale Open Study NotesApocalypse 9

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Apocalypse 9:1-21

Le deuxième cycle des jugements est organisé autour des sept trompettes. À l'instar du premier cycle (6.1–8.1), ce dernier comprend un intermède (10.1–11.14 ; cf. 7.1–17) et se termine par une vision du royaume éternel de Dieu (11.15–19 ; voir 7.9–8.1). • Les jugements des trompettes rappellent les dix plaies d'Égypte (Ex 7.14–11.10) et ont le même but : démontrer l'impuissance des divinités terrestres (ou des puissances sataniques) et affirmer sans équivoque la puissance et la souveraineté de Dieu.

Apocalypse 9:1-12

La cinquième trompette, première des trois terreurs (8.13), introduit un jugement sous la forme de sauterelles surgissant d'un puits sans fond, un abîme et un lieu d'effroi. Dans les cultures anciennes, les profondeurs océaniques, ou l’« abîme », étaient perçues comme la demeure des forces démoniaques (voir note d'étude sur Gn 1.2).

Apocalypse 9:1-21

Les cinquième et sixième trompettes montrent comment le jugement de Dieu affecte les gens du monde et révèlent l’inutilité de toute opposition à Dieu. Bien que ces châtiments devraient inciter à la repentance, ils ne le font pas. L’emprise du péché est telle que les hommes préfèrent vénérer les forces du mal qui les tourmentent et les détruisent, plutôt que de se détourner de leur voie et de revenir à Dieu.

Apocalypse 9:2

La fumée s’élevant du puits assombrit le ciel, rappelant une des plaies qui frappa l’Égypte (Ex 10.21–29 ; voir Mt 27.45).

Apocalypse 9:3-4

Les sauterelles, surgissant de la fumée, possèdent un pouvoir pour piquer semblable à celui des scorpions, surpassant en férocité les effets de la plaie infligée à l’Égypte (voir Ex 10.14–15). Ces sauterelles ne sont pas des insectes paisibles se nourrissant de plantes, mais elles agissent plutôt comme des scorpions piquants, s’attaquant directement aux humains avec une agressivité redoutable. Seuls ceux qui ne portent pas le sceau de Dieu (voir Ap 7.1–8) subissent ce supplice. Bien que leurs piqûres provoquent une douleur insoutenable, elles ne causent pas la mort (9.5–6).

Apocalypse 9:5

les tourmenter pendant cinq mois : Cette période symbolique (choisie en s'appuyant sur les cinq doigts de la main) évoque une durée complète et déterminée. Elle correspond également à la durée de vie habituelle des sauterelles, soulignant ainsi que leur seule mission était d’infliger de la souffrance aux humains.

Apocalypse 9:7-10

Alors que certains interprètent ces sauterelles comme des représentations d’hélicoptères d’attaque, de missiles ou d’autres armes modernes, elles proviennent du « puits sans fond » et non de l’ingéniosité humaine. Leur description, inspirée des caractéristiques physiques des sauterelles, vise à susciter dégoût et effroi. • Leurs couronnes d’or symbolisent leur domination dans le tourment qu’elles infligent sur une grande partie de la terre.

Apocalypse 9:11

Le roi des sauterelles est décrit et identifié de trois manières : (1) comme l'ange de l'abîme, probablement distinct de l'étoile tombée (9.1) qui a ouvert l'abîme sans en être issue ; (2) comme Abaddon (« destruction »), souvent associé à la mort (voir Jb 28.22 ; Ps 88.11) ; et (3) comme Apollyon, l'exterminateur (voir 1Co 10.10). • Bien que Jean n’associe pas explicitement ce roi des sauterelles au diable, le prince des démons est identifié à Satan dans les Évangiles (Mc 3.22–26 ; voir Mt 12.24–27 ; Lc 11.15–18). Le Nouveau Testament décrit également le diable comme le prince de ce monde (Jn 12.31 ; 14.30 ; 16.11) et le prince de la puissance de l'air (Ep 2.2), ce qui suggère qu'il représente probablement Satan. Il existe aussi un parallèle avec l'empereur romain Domitien, dont le dieu protecteur Apollon était symbolisé par la sauterelle.

Apocalypse 9:13-14

Les quatre cornes de l'autel d'or (voir 8.3) apparaissent avec le son de la sixième trompette. De nombreuses fouilles ont révélé des autels ornés de cornes pointues à leurs quatre coins (voir note d'étude sur Ex 27.2). • La voix qui s’élève porte l’autorité de Dieu en ordonnant la libération des quatre anges. • Ces anges ont été liés, ce qui suggère leur nature maléfique (cf. Ap 20.2 ; 1 Hénoch 10 ; en contraste avec Ap 7.1). Leur emplacement près du grand Euphrate renvoie probablement à l’Assyrie et à Babylone, deux empires ayant dévasté les royaumes d’Israël et de Juda et devenus des symboles de destruction (voir 2R 17.22–24 ; 25.1–11).

Apocalypse 9:15

l’heure, le jour, le mois et l’année : Cette précision temporelle en quatre parties souligne que la libération des quatre anges se déroule selon le calendrier exact établi par Dieu, démontrant ainsi que même les forces du mal restent soumises à sa souveraineté.

Apocalypse 9:16

La relation entre les quatre anges et leur armée reste ambiguë. • deux myriades de myriades (ou 200 millions) : Ce chiffre symbolise une multitude incalculable. À titre de comparaison, l'armée romaine, même à son apogée avec vingt et une légions, ne comptait qu’environ 126 000 soldats. Il serait vain d’interpréter ce nombre comme une référence à une nation particulière possédant une telle force destructrice.

Apocalypse 9:17-19

Les cavaliers portaient des armures aux couleurs correspondant aux fléaux de leurs chevaux : rouge pour le feu, bleu pour la fumée, et jaune pour le soufre, des symboles de jugement dans les Écritures (voir 14.10–11 ; 19.20 ; Gn 19.24–28 ; Ps 11.6 ; Ez 38.22 ; Lc 17.29). • Les chevaux rappellent les créatures terrifiantes des mythes grecs, souvent représentées sur des bâtiments anciens et célébrées dans les drames antiques. • Le tiers : voir note d'étude sur Ap 8.7–12.

Apocalypse 9:20-21

Même lorsque les humains sont confrontés à des fléaux et à la mort, le repentir n'est pas automatique. Les gens ont tendance à persister dans leurs mauvaises actions et à adorer des démons et des idoles (des créations de Dieu) au lieu de rendre hommage au créateur (voir 13.4 ; 14.9–10 ; Rm 1.25 ; 1Co 8.4 ; 10.19–22). • pas de leurs meurtres, ni de leurs enchantements, ni de leur impudicité ni de leurs vols : Ce que les gens adorent reflète leur manière de vivre (voir Ap 21.8 ; 22.15 ; Rm 1.23, 29–32). • L'Apocalypse montre l'ampleur de la dépravation qui contrôle les incroyants. Il est illogique pour les gens d'adorer des forces et des êtres qui les tourmentent et les tuent, mais les puissances du péché et de la rébellion contre Dieu ont un pouvoir trompeusement captivant.

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