Tyndale Open Study NotesActes 26

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Actes 26:1-23

Dans sa défense éloquente devant le roi Agrippa, Paul affirme que sa prédication est tout à fait conforme à la foi juive. Sa défense commence par une reconnaissance courtoise de la compétence d'Agrippa à entendre l'énoncé des faits (26.2–3), décrit la nature de l'arrière-plan de Paul, sa formation religieuse juive et son appartenance au mouvement des pharisiens (26.4–5), et explique que les accusations portées contre lui sont motivées par sa foi en l'accomplissement des espérances juives pour la résurrection (26.6–8). Il raconte ensuite l'histoire de sa conversion suite à une vision sur le chemin de Damas (26.2–18 ; voir 9.1–18), alors qu'il avait été un fort opposant au christianisme (26.9–11). Sa prédication est motivée entièrement par son obéissance à cette vision divine (26.19–20). Même s'il rencontre une opposition violente de la part de ses compatriotes juifs (26.21), Dieu le protège car il enseigne un message que les juifs auraient dû pleinement accepter (26.22–23). Cette défense est un modèle pour les chrétiens mis en jugement pour leur foi (voir 9.15 ; Lc 21.12–15).

Actes 26:12-18

Voir 9.1–18.

Actes 26:17-18

Malgré l'enjeu vital pour lui, tout au long de sa défense lors de ce procès, Paul expose clairement les conditions pour recevoir la nouvelle vie en Christ (également en 26.20, 23 ; voir Mt 10.19–20).

Actes 26:22-23

Paul souligne à quel point Dieu l'a protégé pendant qu'il partageait son témoignage (voir 3.18 ; 10.3 ; Lc 24.25–27, 44–47). Ensuite, il appelle ses auditeurs à croire en son message, que Jésus est le Messie qui accomplit les promesses de l'Ancien Testament (voir Lc 24.27, 44).

Actes 26:24

En accusant Paul d'être fou, Festus, un Romain, exprime son opinion que la discussion entière au sujet des prophètes et de la résurrection est insensée (cf. 17.18, 32). Il en a conclu que Paul est devenu fou à force de trop étudier.

Actes 26:26

Paul souligne que rien n'a été fait en cachette. Les principaux événements de la foi chrétienne sont des faits historiques, d'intérêt public, dont des témoins peuvent confirmer la véracité. Agrippa ne peut pas invalider les déclarations factuelles de Paul.

Actes 26:27-28

La question de Paul met Agrippa dans une situation délicate. S'il déclare qu'il croit aux prophètes, il sait que Paul va poursuivre en insistant sur le message chrétien. S'il affirme qu'il n'y croit pas, il va offenser les juifs pieux de son auditoire. Agrippa sait que Paul n'est pas fou et que son témoignage à propos de Jésus est historiquement fiable (26.26). Pour cette raison, il évite la question de Paul et refuse de considérer les revendications du Christ, plaidant que la déclaration du prisonnier est trop brève pour lui permettre de prendre une décision responsable.

Actes 26:28

La remarque énigmatique d'Agrippa est peut-être ironique, incrédule ou moqueuse ; elle représente peut-être une tentative pour repousser le défi lancé par Paul. Elle peut aussi être une déclaration directe sur la force de persuasion de Paul ou une interrogation concernant son intention. Il semble préférable de considérer la réponse d'Agrippa comme volontairement évasive : il ne veut pas admettre qu'il croit aux prophètes (26.27), car Paul vient de présenter un argument convaincant, et la prochaine étape serait de croire en Jésus comme le Messie promis révélé par les prophètes. Agrippa ne souhaite pas franchir cette étape. Mais il ne veut pas dire qu'il ne croit pas aux prophètes, car cela pourrait aliéner les sujets juifs dont il veut conserver la loyauté. Sa réponse non engageante souligne son malaise face au témoignage de Paul.

Actes 26:29

La réponse audacieuse de Paul montre son sens de la repartie. Il interpelle Agrippa et tout son auditoire sur la valeur de la connaissance du Christ et de l'engagement personnel envers lui.

Actes 26:31

Le consensus des dirigeants est que Paul n'a rien fait pour mériter la mort ou l'emprisonnement. Ce verdict est donné à plusieurs reprises par les autorités romaines qui ont examiné le cas de Paul (25.25 ; voir Lc 23.4, 15, 22).

Actes 26:32

Le verdict légal est clair (26.31). Mais en pratique, s'il n'avait pas fait appel à César, Paul ne serait peut-être plus en vie (25.1–11). En fait, il accomplissait les projets de Dieu à son égard (23.11).

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