Parole vivante (NT)
Actes 27:7-17
7Pendant plusieurs jours, la navigation était très lente et c’est avec beaucoup de peine que nous sommes parvenus jusqu’à la hauteur de Cnide. Comme le vent nous empêchait d’aborder et d’avancer (vers l’ouest), nous avons mis le cap sur l’île de Crète pour longer sa côte méridionale abritée des vents. Nous avons doublé de justesse le cap Salmoné
8et après avoir côtoyé péniblement (le sud-est de) l’île, nous avons réussi à mouiller en un endroit appelé Bons-Ports, non loin de la ville de Lasée.
9Le temps passait, la saison s’avançait et la navigation devenait toujours plus dangereuse, car l’époque du grand jeûne d’automne était déjà passée.Paul avertit les responsables et l’équipage :—
10Mes amis, leur dit-il, je vois bien que si nous continuons ce voyage, cela ne se fera pas sans dommage. Nous allons courir de grands risques, tant pour la cargaison et le navire, que pour nos propres vies.
11Mais l’officier préféra suivre l’avis du pilote et du patron du bateau plutôt que d’écouter les avertissements de Paul.
12Comme, en outre, le port ne convenait pas particulièrement à un hivernage, la majorité décida d’en repartir pour gagner, si possible, Phénix, un port de Crète orienté vers le sud-ouest et le nord-ouest. C’est là que l’on voulait passer l’hiver.
13Comme une légère brise du sud s’était levée, ils voyaient déjà leur projet réalisé. On a levé l’ancre et on s’est mis à longer la côte de Crète au plus près.
14Mais un vent d’ouragan venant du nord-est s’est subitement déchaîné. C’était une sorte de typhon, connu sous le nom d’euraquilon, qui s’est abattu sur l’île, descendant des montagnes (vers la mer).
15Le bateau, incapable de tenir tête à la tempête, s’est vu entraîné au large. Il ne nous restait qu’à nous abandonner au gré du vent et à nous laisser emporter à la dérive.
16Nous avons été poussés au sud d’une petite île appelée Clauda. Pendant que nous filions sous son couvert, nous avons profité de l’accalmie pour nous rendre maîtres du canot de sauvetage. Nous sommes parvenus, à grand peine,
17à le hisser à bord ; puis l’on a eu recours à des moyens de fortune : on s’est mis à ceinturer de cordages tout le bateau pour le tenir serré. Comme on avait peur d’échouer sur les bancs de sable de la Syrte sur les côtes de Libye, on a jeté l’ancre flottante et l’on continuait ainsi à dériver au gré du vent.
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