Les patriarches

Jacob lutte contre l'ange

Dates
1694 av. J.-C.
Situer sur la frise

Alors qu'il se prépare à rencontrer son frère Ésaü, Jacob passe une nuit seul et lutte avec Dieu (Osée 12:4 dit "Ange"). Le "trompeur" lutte et devient le "vainqueur" Dieu change son nom en Israël et bénit Jacob qui va maintenant à la rencontre d'Ésaü.

Jacob lutte contre l'ange
Jacob's wrestling ...

En détail

Plus tôt dans la journée, Jacob avait envoyé son cadeau à Ésaü. À la tombée de la nuit, il envoya tout ce qu'il avait, famille et biens, par-dessus le Jabbok, désirant passer la nuit seul en prière. Le Jabbok, aujourd'hui appelé Nahr ez-Zerqa, "le fleuve bleu", est un affluent oriental du Jourdain. S'écoulant dans un profond canyon, il se jette dans le grand courant à environ 40 km au nord de la mer Morte. Jacob était resté sur la rive nord du fleuve afin d'être seul pour chercher Dieu dans la prière. Dans la situation actuelle, son habileté habituelle n'a servi à rien. Dieu seul pouvait aider à atténuer la colère d'Ésaü et à sauver Jacob et sa famille

Le fait que l'antagoniste de Jacob n'était ni un être humain ni un ange ordinaire doit être déduit du fait que Jacob parlait de lui comme de Dieu (v. 30). Le prophète Osée le désigne également à la fois comme Dieu et comme un ange (Osée 12:3, 4). Ce visiteur céleste n'était autre que le Christ. Une telle apparition du Christ sous forme humaine n'est ni étrange ni unique (Gen. 18:1). Le lutteur inconnu n'a utilisé que la force d'un être humain dans son combat contre Jacob.

Pensant que son agresseur était un ennemi mortel, Jacob s'est battu comme pour sa vie. Mais, à l'aube, un seul toucher d'une force plus qu'humaine suffit à paralyser Jacob, et il prend conscience du fait que son antagoniste est plus qu'humain. L'ange chercha à se retirer avant l'aube, mais ne donna aucune raison de le faire. Les commentateurs ont suggéré un désir de sa part, soit d'empêcher d'autres personnes d'assister à la scène, soit peut-être d'empêcher Jacob de le voir.

Le toucher paralysant et la voix divine avaient convaincu Jacob que Celui avec lequel il avait ainsi lutté pendant des heures était un messager venu du ciel. Ayant pendant des heures cherché désespérément l'aide divine, Jacob estimait qu'il ne pouvait pas se permettre de le laisser partir sans d'abord recevoir l'assurance du pardon et de la protection auxquels il aspirait. Il le demandait comme un cadeau, réalisant qu'il n'avait rien à offrir à Dieu en retour. Il ne proposa aucun marché, sa situation désespérée étant sa seule requête. Alors que par le passé, il s'était appuyé sur sa propre sagesse et sa propre force, il avait maintenant appris à faire entièrement confiance à Dieu.

Le grand changement spirituel qui s'était opéré en Jacob était désormais symbolisé par un changement de nom de Jacob à Israël, indiquant la nature de sa nouvelle relation avec Dieu. Les noms d'Abram et de Saraï avaient également été changés (voir ch. 17:5, 15) et depuis lors, les Écritures les appellent toujours par leur nouveau nom. Mais dans l'histoire ultérieure de Jacob, ses anciens et nouveaux noms sont utilisés de manière plus ou moins interchangeable

Le nouveau nom de Jacob, Israël, est devenu le nom de la nation qui est née de son corps. Pour lui, le changement de nom, tout comme son changement de caractère, était bien plus significatif que celui de ses grands-parents. Il représentait sa transformation de "trompeur" des hommes en "vainqueur de Dieu". Le nouveau nom, en apparence un gage de victoire physique, devait être un rappel perpétuel de la rénovation spirituelle achevée qui avait eu lieu.

Passages bibliques

  • Genèse 32:22-32
    22 Le présent passa devant lui ; et il resta cette nuit-là dans le camp. 23 Il se leva la même nuit, prit ses deux femmes, ses deux servantes, et ses onze enfants, et passa le gué de Jabbok. 24 Il les prit, leur fit passer le torrent, et le fit passer à tout ce qui lui appartenait. …

Texte de la Bible Segond 1910.

Événements associés

  1. Jacob 1791–1644 av. J.-C.