Seventh-day Adventist Bible CommentaryPsaumes 19

Francis D. Nichol (dir.) et contributeurs

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Psaumes 19:1

1. Ciel. Les cieux matériels tels qu'ils apparaissent à nos yeux : la région du soleil, de la lune et des étoiles (voir Gen. 1:1, 8, 9, 14, 16, 17, 20).

Gloire. La sagesse, la puissance, l'habileté, la bienveillance, tout ce qui constitue la gloire de Dieu. Un simple coup d'œil à l'œil nu sur le ciel ouvert suffit à donner à celui qui le contemple une idée de la gloire de Dieu. Cette révélation est d'autant plus grande lorsque les cieux sont scrutés à l'aide de télescopes modernes de grande puissance.

Dieu. Heb. 'El (voir Vol. I, p. 171).

Firmament. Héb. raqia' (voir sur Gen. 1:6). Le mot anglais "firmament" vient du latin firmamentum, rendu par la Vulgate de raqia'. Firmamentum, littéralement "un support", correspond au grecstereoma, rendu par les LXX de raqia'. La traduction, stereoma, peut provenir de l'idée ancienne selon laquelle les cieux sont une concavité solide et ferme. Par leur splendeur et leur ordre, les cieux réfutent l'évolution. Ils ne sont pas l'œuvre du hasard, mais la création de Dieu. Leur beauté et leur disposition prouvent l'existence de Dieu. Grâce à eux, Dieu peut être discerné même par les païens, "afin qu'ils soient sans excuse"(Rom. 1:19, 20). Par ses œuvres créées, Dieu parle aux cœurs des païens(DA 638). Cette idée est amplifiée aux versets 2 à 4.



Ellen G. White


Nous devons contempler les œuvres merveilleuses de Dieu et répéter à nos enfants les leçons que nous en avons tirées, afin de les conduire à voir son habileté, sa puissance et sa grandeur dans ses œuvres créées.
Quel Dieu est notre Dieu ! Il gouverne son royaume avec diligence et sollicitude, et il a élevé une haie—les dix commandements—autour de ses sujets pour les préserver de la transgression. En exigeant l’obéissance aux lois de son royaume, Dieu donne à son peuple santé et bonheur, paix et joie. Il leur enseigne que la perfection de caractère qu’il exige ne peut être atteinte qu’en se familiarisant avec sa Parole. Le psalmiste déclare : « L’entrée de ta parole donne de la lumière ; elle donne de l’intelligence aux simples » (Manuscript 96, 1899).
1-14. Une révélation de l’enseignement supérieur—Lorsque le Fils de l’homme vint parmi les hommes, il apporta avec lui l’intelligence du ciel ; car il avait créé les mondes et tout ce qui s’y trouve. L’étude des sciences et de la nature par l’homme, sans l’aide de l’instruction divine, ne lui permet pas d’atteindre les choses précieuses que le Christ voudrait lui faire apprendre dans le monde naturel. Il ne se laisse pas instruire par les petites choses de la nature, qui enseignent de grandes vérités importantes, essentielles au salut de l’âme.
L’obéissance aux lois naturelles est l’obéissance aux lois divines. Le Christ est venu à tous en tant que Dieu de la nature. Il est venu méditer sur toutes les choses de la nature dans leur importance relative et sur la gloire du ciel, afin d’impressionner les esprits humains par la gloire de Celui qui a créé toutes choses, d’enseigner aux hommes à obéir à sa voix et de communiquer la science de la véritable éducation, qui est la simplicité de la vraie religion. [Psaume 19:1-6 cité.]
Ce psaume révèle cet enseignement supérieur que tous doivent recevoir, sous peine de périr dans leurs péchés. L’homme seul désobéit aux lois de Jéhovah. Lorsque le Seigneur ordonne à la nature de témoigner des choses qu’il a faites, celles-ci rendent aussitôt témoignage à la gloire de Dieu.
Le Christ représente les choses terrestres, afin qu’elles représentent les choses spirituelles. La parabole du semeur et de la semence contient une leçon de la plus haute importance. Comme livre de leçons, le Christ l’a ouverte devant nous pour représenter les semailles spirituelles. Le Seigneur attire l’attention sur les choses qu’il a créées, et ces choses répètent les leçons du Christ. Il fait parler les choses de la nature aux sens, afin que l’homme prête attention à la voix de Dieu qui s’y fait entendre. Les choses de la nature parlent de vérités éternelles (Manuscript 28, 1898).
1 (voir les commentaires d’EGW sur Ésaïe 40:26). La lune et les étoiles peuvent être nos compagnes—Les cieux peuvent être pour eux [les jeunes] un livre d’étude, dans lequel ils peuvent apprendre des leçons du plus grand intérêt. La lune et les étoiles peuvent être leurs compagnes, leur parlant dans le langage le plus éloquent de l’amour de Dieu (The Youth’s Instructor, October 25, 1900).
Les sciences naturelles, le magasin de Dieu—Si le disciple du Christ croit à sa Parole et la met en pratique, il n’est aucune science du monde naturel qu’il ne puisse saisir et s’approprier, rien qui ne lui fournisse les moyens de communiquer la vérité à d’autres. Les sciences naturelles sont le magasin de Dieu, dans lequel chaque étudiant de l’école du Christ peut puiser. Les voies de Dieu dans la philosophie naturelle et les mystères liés à ses rapports avec l’homme sont un trésor dans lequel tous peuvent puiser (Manuscript 95, 1898).
La science et la religion ne peuvent être séparées—La nature est remplie de leçons sur l’amour de Dieu. Correctement comprises, ces leçons conduisent au Créateur. Elles orientent de la nature vers le Dieu de la nature, enseignant ces vérités simples et saintes qui purifient l’esprit et l’amènent en étroite communion avec Dieu. Ces leçons soulignent la vérité selon laquelle la science et la religion ne peuvent être séparées.
Le Christ est venu sur cette terre pour enseigner aux hommes les mystères du royaume de Dieu. Mais les hommes ne pouvaient comprendre ses leçons par le raisonnement humain. La sagesse humaine ne peut produire la science qui est divine.... Lorsque l’homme est réconcilié avec Dieu, la nature lui parle en paroles de sagesse céleste, rendant témoignage à la vérité éternelle de la Parole de Dieu. Lorsque le Christ nous révèle la signification des choses de la nature, la science de la vraie religion jaillit, expliquant la relation entre la loi de Dieu et le monde naturel et spirituel (Manuscript 67, 1901).
1-3 (voir les commentaires d’EGW sur Psaume 147:4). L’étude de la création élève l’esprit—Si les esprits frivoles et attachés aux plaisirs permettaient à leurs pensées de s’attarder sur ce qui est réel et vrai, leur cœur ne pourrait qu’être rempli de révérence, et ils adoreraient le Dieu de la nature. L’étude du caractère de Dieu tel qu’il se révèle dans ses œuvres créées ouvrira un champ de réflexion qui détournera l’esprit des plaisirs vils et énervants. Nous ne pouvons commencer à acquérir dans ce monde que la connaissance des œuvres et des voies de Dieu ; cette étude se poursuivra durant toute l’éternité (The Youth’s Instructor, May 6, 1897).
1-6. Les forces de la nature sont les ministres de Dieu—[Psaume 19:1-6 cité.] Dieu nous encourage à contempler ses œuvres dans le monde naturel. Il désire que nous détournions notre esprit de l’étude de l’artificiel pour nous tourner vers le naturel. Nous comprendrons mieux cela lorsque nous lèverons les yeux vers les collines de Dieu et contemplerons les œuvres que ses propres mains ont créées. Elles sont l’œuvre de Dieu. Sa main a façonné les montagnes et les maintient en équilibre à leur place, afin qu’elles ne soient déplacées que sur son ordre. Le vent, le soleil, la pluie, la neige et la glace sont tous ses ministres pour accomplir sa volonté (Manuscript 16, 1897).
Que tous ceux qui désirent participer à la nature divine apprécient le fait qu’ils doivent échapper à la corruption qui est dans le monde par la convoitise. L’âme doit constamment et sérieusement lutter contre les mauvaises imaginations de l’esprit. Il faut résister fermement à la tentation de pécher en pensée ou en acte. L’âme doit être préservée de toute souillure par la foi en Celui qui est capable de vous garder de tomber. Nous devrions méditer sur les Écritures, en réfléchissant avec sobriété et sincérité aux choses qui concernent notre salut éternel. La miséricorde et l’amour infinis de Jésus, le sacrifice accompli en notre faveur, appellent une réflexion des plus sérieuses et solennelles. Nous devrions nous attarder sur le caractère de notre cher Rédempteur et Intercesseur. Nous devrions chercher à comprendre le sens du plan du salut. Nous devrions méditer sur la mission de Celui qui est venu sauver Son peuple de ses péchés. En contemplant constamment les thèmes célestes, notre foi et notre amour deviendront plus forts. Nos prières seront de plus en plus agréables à Dieu, parce qu’elles seront de plus en plus imprégnées de foi et d’amour. Elles seront plus intelligentes et ferventes. Notre confiance en Jésus sera plus constante, et vous aurez chaque jour une expérience vivante de la volonté et de la puissance de Christ de sauver parfaitement tous ceux qui viennent à Dieu par Lui.
C’est en contemplant que nous devons être transformés ; et tandis que nous méditerons sur les perfections de notre Modèle divin, nous désirerons être entièrement transformés et renouvelés à l’image de Sa pureté. L’âme aura faim et soif d’être rendue semblable à Celui que nous adorons. Plus nos pensées seront centrées sur Christ, plus nous parlerons de Lui aux autres et Le représenterons au monde. Nous sommes appelés à sortir du monde et à nous en séparer, afin d’être les fils et les filles du Très-Haut ; et nous avons la sainte obligation de glorifier Dieu en tant que Ses enfants sur la terre. Il est essentiel que l’esprit demeure fixé sur Christ, afin que nous espérions jusqu’à la fin la grâce qui doit nous être apportée lors de la révélation de Jésus-Christ venant du ciel (The Review and Herald, June 12, 1888).

Psaumes 19:2

2. Jour après jour. Chaque jour transmet au jour suivant l'histoire de la puissance de Dieu. On est impressionné par la continuité sans fin du témoignage : sans pause ni changement, l'histoire merveilleuse se poursuit.

Uttereth. Littéralement, " faire jaillir ".

Nuit après nuit. Dans la seconde moitié du parallélisme de ce verset, l'idée de l'infini est soulignée. En ce qui concerne les orbes du ciel nocturne, voir sur Ps. 8:3.

Psaumes 19:3

Là où leur voix ne se fait pas entendre. Il faut plutôt omettre le mot fourni « où ». L’idée est que, bien que les cieux aient leur propre langage (voir v. 1, 2), leur voix est inaudible ; elle ne parle pas à l’oreille, mais au cœur qui comprend. Addison chantait : « Quoique, dans un silence solennel, tous Tournent autour de ce sombre globe terrestre ? … À l’oreille de la raison, tous se réjouissent Et font entendre une voix glorieuse. »

Psaumes 19:4

4. Ligne. Heb. qaw, " ligne de mesure ", utilisée pour déterminer les frontières. La LXX a phthoggos, " son " ou " parole ", lisant peut-être qol au lieu de qaw; d'où la traduction RSV " voix ". Si le premier sens est accepté, la ligne ne désigne que l'étendue mondiale du message de la création de Dieu. Si l'on accepte le second sens, comme le suggère le parallélisme de qaw avec le mot hébreu traduit par "paroles" dans la deuxième partie du verset, la voix inarticulée mais clairement comprise du v. 3 est mise en valeur : "Pour l'Hébreu, le monde semblait rempli de la musique d'un puissant orchestre, dont la musique était une sorte de Te Deum inarticulé de louange au Créateur et au Préservateur de sa vie" (Baldwin). Paul cite ce verset en partie pour illustrer le progrès mondial de l'Évangile(Rom. 10:18).

Par. Heb. be, traduit par "to" dans la phrase suivante. Dans les deux cas, il faudrait probablement rendre " from " en harmonie avec l'usage ougaritique (voir pp. 618, 619). Le passage entier peut être traduit : " De toute la terre sortent leurs cris, de l'extrémité du monde leurs paroles ".

En eux. Dans les cieux.

Tabernacle. Le psalmiste introduit ici le soleil dans sa splendide représentation des cieux, non pas comme un objet de culte, mais comme l'une des choses que Dieu a faites. Au sens figuré, il personnifie le soleil comme un être splendide qui passe la journée dans la tente du ciel que son Créateur lui a fournie. La dernière clause du v. 4 appartient vraiment au v. 5. Comparez Hab. 3:11.

Psaumes 19:5

5. Époux. La figure du soleil sortant de sa chambre comme un époux suggère le summum de la vitalité, de l'éclat et du bonheur (voir Ésaïe 61:10; Ésaïe 62:5). Le soleil sort de sa chambre (sous l'horizon), où il passe la nuit, et éclate à l'aube, illuminant son glorieux "tabernacle".

Homme fort. La figure change. Comme un "homme fort" qui se lance avec ardeur dans la course, le soleil se lève à l'aube pour parcourir le long chemin de la journée (voir 1 Corinthiens 9:24-27).

Psaumes 19:6

6. Aller de l'avant. Dans un langage poétique, David décrit le mouvement du soleil tel qu'il lui apparaît. Il n'écrit pas un traité purement scientifique. Le verset tente de décrire l'ampleur et l'intégralité des mouvements du soleil, de l'aube au soir.

Rien de caché. Bien que beaucoup de choses puissent être cachées à la lumière du soleil, sa chaleur (la force vitale dont la terre tire sa vie et son énergie) pénètre partout.

Psaumes 19:7

La loi du Seigneur. À ce stade, David se détourne de sa contemplation de la nature qui, dans sa grandeur, sa permanence et sa finalité, révèle la gloire de Dieu, pour contempler la révélation de Dieu, encore plus claire, dans la loi. Si belles que puissent être les manifestations de la gloire de Dieu dans les cieux ; si magnifique que puisse paraître la splendeur du soleil, de la lune et des étoiles ; plus belle encore, plus magnifique, est l’image d’un caractère dirigé par la loi de Dieu. « La gloire de Dieu se voit le plus pleinement dans un caractère parfaitement harmonieux » (Cheyne). Un changement dans le mètre des lignes hébraïques est introduit ici. Les lignes sont plus longues que celles des v. 1 à 6 et, comme le mètre des Lamentations, chacune présente deux parties, la première plus longue que la seconde, à la manière d’un long crescendo musical suivi d’un decrescendo plus court et plus rapide ; par exemple : « La loi de l’ÉTERNEL est parfaite » (longue), « elle restaure l’âme » (courte). « Le témoignage de l’ÉTERNEL est sûr » (long), « il rend sage le simple » (court). L’impression produite est celle d’une hâte presque essoufflée, qui ralentit jusqu’à une pause lorsque le poème proclame la joie et la douceur de la loi et annonce que l’obéissance apporte une « grande récompense » (v. 11). Il serait difficile de trouver des exemples de parallélisme hébraïque plus proches de la perfection que ceux des v. 7 à 10. Tant dans la structure grammaticale que logique, les éléments constitutifs des propositions parallèles des différents distiques sont agencés de façon remarquable. La traduction KJV transmet presque parfaitement au lecteur anglophone la beauté et l’ordre de la structure hébraïque originale. Le tableau suivant montre l’ampleur de la pensée aux v. 7 à 10 : Nom donné à la loi Sa nature Ses effets loi parfaite restaurant témoignage sûr rendant sage les simples préceptes droits réjouissant commandement pur éclairant crainte pure [durable] jugements vrais [justes] Remarquez les différents termes employés pour décrire les divers aspects de la révélation divine et comparez Ps. 119. Versets 7–10 apparaissent essentiellement dans tout Ps. 119. « Loi » vient de l’héb. torah, qui signifie « enseignement », « instruction », « direction » (voir commentaire sur Deut. 31:9 ; voir aussi commentaire sur Prov. 3:1). De même que le soleil illumine la terre matérielle et lui donne la vie, la loi éclaire et vivifie le monde spirituel. Voir aussi commentaire sur Ps. 1:2. « Le Seigneur » est une traduction de l’héb. Yahweh (voir vol. I, p. 171, 172). Contrairement au titre ’El utilisé pour la divinité au v. 1, le nom divin Yahweh est employé exclusivement dans le reste du psaume (sept fois). Parfaite. Comparez Rom. 7:12.

Restaure. De l’héb. shub, qui signifie aussi « restaurer » (traduit par « soulager », Lam. 1:11, 16, 19). La loi rafraîchit et fortifie. Témoignage. Héb. ‘eduth, souvent employé pour désigner le Décalogue (voir Ex. 25:16, 21, 22). ‘Eduth vient de ‘ud, « rendre témoignage ». La révélation de Dieu est le témoignage ou la déposition de Dieu, parce qu’elle constitue sa propre affirmation concernant sa nature, ses attributs et les commandements qui en découlent. Sûr. Héb. ’amen, mot dont vient notre « amen ». ’Amen signifie « être fidèle », « durer », « être fermement établi ». Simple. Héb. pethi, « le jeune, l’inexpérimenté ; et facile à séduire ». L’esprit enfantin est la première condition essentielle pour acquérir la sagesse (voir Matt. 11:25). Dans le service de la synagogue moderne, le lecteur prononce Ps. 19:7, 8 en déroulant la Torah pendant le service du matin du sabbat.



Ellen G. White


Puis le psalmiste relie la loi de Dieu dans le monde naturel aux lois données aux êtres intelligents qu’il a créés. [Psaume 19:7-14 cité.]

Psaumes 19:8

8. Statuts. Ce mot apparaît 24 fois dans l'AT et est traduit par "préceptes" dans tous les cas sauf 3.

Réjouissance. Les commandements de Dieu ne sont pas sévères ; une conscience claire engendre la joie.

Commandement. Heb. miswah, de sawah, " nommer ", " donner un ordre " (voir Deut. 6:1; 7:11; Ps. 119:6, 10, 19, 21, 32, 35, 47, etc.)

Pur. Utilisé pour le coeur(Ps. 24:4; Ps. 73:1), pour l'homme(Job 11:4) et pour le soleil(S. of Sol. 6:10). Comme le soleil éclaire le monde, les commandements de Dieu éclairent le chemin de l'homme dans sa recherche de la vérité.

Psaumes 19:9

9. La crainte. Héb. yir'ah, " crainte ", " terreur ", comme dans Jonas 1:10; puis " révérence " ou " sainte crainte ", comme dans Ps. 2:11; 5:7. Dans l'usage technique, yir'ah devient presque l'équivalent de " service " ou de " culte ". Les hommes peuvent abandonner la " crainte du Tout-Puissant "(Job 6:14). La "crainte du Seigneur" peut être enseignée(Ps. 34:11). Elle est "l'instruction de la sagesse"(Prov. 15:33). L'homme qui craint Dieu respectera et observera aussi ses préceptes.

Propreté. Le culte de Dieu est exempt des rites souillés qui caractérisaient les religions cananéennes.

Jugements. Règles d'une administration juste. Dieu a jugé, déterminé que ses lois sont justes (voir Ex. 21:1; Ps. 9:7, 16; PP 364).

Vrai. Littéralement, "vérité".

Psaumes 19:10

10. L'or fin. L 'idée exprimée dans le premier emploi du mot "or" est intensifiée. L'or est considéré comme un objet de grande valeur parmi les hommes, mais les richesses spirituelles acquises en suivant les préceptes de Dieu sont bien supérieures aux richesses matérielles.

Le rayon de miel. Le miel est l'une des substances naturelles les plus douces et les plus agréables au goût. Pour les Hébreux, il symbolisait tout ce qui était agréable au palais. Les commandements de Dieu sont encore plus doux pour l'âme : "Goûtez et voyez que le Seigneur est bon"(Ps 34,8). On peut se rassasier de miel, mais jamais des joyeux résultats de l'obéissance à la volonté de Dieu. Pour le psalmiste, la loi de Dieu n'est pas un fardeau, elle n'est pas un joug.



Ellen G. White


(Psaume 19:10; Jean 6:54-57.) L’arbre de vie planté pour nous—Les fils des hommes ont eu une connaissance pratique du mal, mais le Christ est venu dans le monde pour leur montrer qu’il avait planté pour eux l’arbre de vie, dont les feuilles servaient à la guérison des nations (Manuscript 67, 1898).

Psaumes 19:11

11. Ton serviteur. Dans les versets 11 à 14, David applique les vérités de la première partie du psaume à son propre caractère et à sa conduite.

Psaumes 19:12

12. Comprendre. Ou "discerner".

Erreurs. Heb. shegi'oth, un mot qui n'apparaît qu'ici. La racine est shaga', qui, comme shagah, signifie " se tromper par inadvertance " Compte tenu de la portée des exigences de la loi de Dieu, nous sommes susceptibles de commettre de nombreuses erreurs dont nous ne sommes pas conscients. Ce sont les fautes secrètes (littéralement, " cachées ") de la seconde moitié du parallélisme (voir Ps. 139:23, 24). Elles peuvent être cachées à la fois à celui qui pèche et au monde. Le psalmiste prie pour être délivré des "fautes secrètes"(Ps. 19, 12), des "péchés de présomption"(v. 13) et des péchés de parole et de pensée(v. 14). Il a été observé que lorsque nous reconnaissons un péché chezquelqu'un d'autre, c'est souvent notre propre péché dormant ou caché qui nous irrite.

Psaumes 19:13

13. Les péchés présomptueux. Il s'agit des péchés commis alors que nous savons que nous faisons mal. On les oppose aux "erreurs", aux "fautes secrètes".

Domination. Comparer Ps. 119:133; Jean 8:32, 36; Rom. 6:14; Gal. 5:1.

La grande transgression. L'hébreu n'a pas d'article.

Psaumes 19:14

14. Soyez agréables. Le psaume se termine par une prière qui demande à la fois l'acceptation des mots et des pensées que le psalmiste a prononcés, et qui constitue sa requête générale pour la pureté des mots et des pensées dans les expériences de chaque jour. Dans son aspect général, la prière est universelle et, en tant que telle, elle est un modèle pour tous les hommes

La force. Littéralement, " rocher ". Voir sur Ps. 18:1.

Rédempteur. Heb. go'el, "délivrer" (voir sur Ruth 2:20). Dieu est mon Rédempteur, il me délivre de la puissance et de la culpabilité du péché (voir Ps. 78:35; Es. 14; 41:14; 43; etc.)



Ellen G. White


14 (Proverbes 4:23; Matthieu 12:34-37; Philippiens 4:8). Une pensée maîtrisée et noble est agréable à Dieu—[Psaume 19:14 cité.] Lorsque Dieu agit sur le cœur par son Saint-Esprit, l’homme doit coopérer avec lui. Les pensées doivent être maîtrisées, limitées, détournées de toute dispersion et de la contemplation de choses qui ne feraient qu’affaiblir et souiller l’âme. Les pensées doivent être pures et les méditations du cœur, propres, si les paroles de la bouche doivent être agréables au ciel et utiles à vos compagnons....[Matthieu 12:34-37 cité.]
(Psaume 19:14; Éphésiens 4:13.) Les chrétiens devraient veiller à garder leur cœur avec toute diligence. Ils devraient cultiver l’amour de la méditation et chérir un esprit de dévotion. Beaucoup semblent rechigner à consacrer des moments à la méditation, à sonder les Écritures et à prier, comme si le temps ainsi employé était perdu. Si seulement vous pouviez tous voir ces choses comme Dieu le voudrait, vous accorderiez alors au royaume des cieux la première place. Garder votre cœur au ciel donnera de la vigueur à toutes vos grâces et insufflera la vie à tous vos devoirs. Habituer l’esprit à s’attacher aux choses célestes donnera vie et sérieux à tous nos efforts. Nos efforts sont languissants, nous courons lentement dans la course chrétienne et nous manifestons indolence et paresse, parce que nous accordons si peu de valeur au prix céleste. Nous sommes des nains dans les progrès spirituels. C’est le privilège et le devoir du chrétien de « croître dans la connaissance du Fils de Dieu, jusqu’à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ ». [Éphésiens 4:13.] De même que l’exercice augmente l’appétit et donne au corps force et vigueur saine, de même les exercices de piété apporteront un accroissement de grâce et de vigueur spirituelle.

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