Seventh-day Adventist Bible CommentaryJean 13

Francis D. Nichol (dir.) et contributeurs

Lire Jean 13 dans la Bible

Jean 13:1

Avant la fête. [Le lavement des pieds des disciples, Jean 13:1–20=Luc 22:24–30. Commentaire principal : Luc et Jean.] Cet incident se produisit dans le cadre du repas pascal

Nichol, F. D. (1978). Commentaire biblique adventiste du septième jour : La Sainte Bible avec commentaire exégétique et explicatif. Série de références de commentaires (Jn 9:40). Washington, D.C. : Review and Herald Publishing Association.

du jeudi soir de la Semaine de la Passion. Pour une discussion des aspects chronologiques de ce repas, voir les Notes supplémentaires sur Matthieu 26, Note 1. Son heure était venue. Plus tôt dans son ministère, Jésus avait déclaré que son heure n’était pas encore venue (voir le commentaire sur ch. 2:4). Maintenant, l’heure de la crise était arrivée. Cette même nuit, il serait livré entre les mains de ses ennemis et, avant que le jour juif, qui commençait au coucher du soleil, ne passe, Jésus reposerait dans le tombeau de Joseph. Quitter ce monde. Jésus était venu de Dieu (voir le commentaire sur ch. 1:1, 14), avait été envoyé dans le monde (voir le commentaire sur ch. 3:17), mais ne devait pas rester dans ce monde (ch. 16:7). Après avoir achevé son œuvre sur la terre, il retournerait auprès de son Père. Jean souligne ces faits à plusieurs reprises (voir p. 892). Les siens. Ici, il s’agit particulièrement des disciples, et non de la nation juive comme au ch. 1:11. Dans le monde. Ses disciples étaient « dans le monde », mais n’étaient pas « du monde » (ch. 17:11–16). Jusqu’à la fin. Gr. eis telos, traduit dans 1 Thess. 2:16 par « jusqu’au comble ». Le même sens peut s’appliquer ici, bien que la traduction littérale « jusqu’à la fin » convienne également au contexte.



Ellen G. White


Le sarment sec et détaché ne peut devenir un avec le pied de vigne mère qu’en participant à la vie et à la nourriture de la vigne vivante, en étant greffé sur la vigne, en étant amené dans la relation la plus étroite possible. Fibre par fibre, veine par veine, le rameau s’attache fermement à la vigne qui donne la vie, jusqu’à ce que la vie de la vigne devienne la vie du sarment, et qu’il produise un fruit semblable à celui de la vigne (The Review and Herald, November 16, 1897).
Jésus allait donner une preuve convaincante qu’Il comprenait parfaitement le caractère de Judas, et qu’Il ne lui avait pas refusé Son ministère, même à celui dont Il savait qu’il œuvrait à Le livrer entre les mains de Ses ennemis. Et nous avons, dans Son exemple, la leçon que le rite du lavement des pieds ne doit pas être différé parce que certains croyants professants ne sont pas purifiés de leurs péchés. Christ connaissait le cœur de Judas, et pourtant Il lui lava les pieds. L’amour infini ne pouvait rien faire de plus pour amener Judas à la repentance et le sauver de ce pas fatal. Si ce service de son Maître, qui S’humiliait pour laver les pieds du pire pécheur, ne lui brisa pas le cœur, que pouvait-on faire de plus ? C’était le dernier acte d’amour que Jésus pouvait manifester en faveur de Judas. L’amour infini ne pouvait contraindre Judas à se repentir, à confesser son péché et à être sauvé. Toute occasion lui fut accordée. Rien ne fut laissé de côté de ce qui pouvait être fait pour le sauver du piège de Satan (The Review and Herald, June 14, 1898).
Cette cérémonie revêt une grande importance pour nous. Dieu veut que nous considérions toute la scène, et pas seulement l’acte extérieur de purification. Cette leçon ne se rapporte pas uniquement à cet acte. Elle doit révéler la grande vérité selon laquelle le Christ est un exemple de ce que, par sa grâce, nous devons être dans nos relations les uns avec les autres. Elle montre que toute la vie devrait être un ministère humble et fidèle.... L’ordonnance du lavement des pieds illustre avec une force particulière la nécessité d’une véritable humilité. Tandis que les disciples se disputaient la première place dans le royaume promis, le Christ se ceignit et remplit l’office d’un serviteur en lavant les pieds de ceux qui l’appelaient Seigneur. Lui, l’Agneau de Dieu pur et sans tache, se présentait comme une offrande pour le péché ; et, alors qu’il mangeait maintenant la Pâque avec ses disciples, il mit fin aux sacrifices qui avaient été offerts pendant quatre mille ans. À la place de la fête nationale observée par le peuple juif, il institua un service commémoratif, dans la cérémonie du lavement des pieds et le repas sacramentel, que ses disciples devaient observer à travers tous les temps et dans tous les pays. Ceux-ci doivent toujours répéter l’acte du Christ, afin que tous voient que le véritable service exigeait un ministère désintéressé (Manuscript 43, 1897).
« Vous êtes tous frères. » En tant que frères, nous sommes identifiés au Christ et les uns aux autres. En tant que frères, nous sommes un avec le Christ et, par sa grâce, un avec les uns et les autres. Lorsque nous lavons les pieds des disciples du Christ, c’est comme si nous touchions véritablement le Fils de Dieu. Nous accomplissons cet acte parce que le Christ nous a dit de le faire, et le Christ lui-même est parmi nous. Son Saint-Esprit accomplit l’œuvre qui unit nos cœurs. Devenir un avec le Christ exige le renoncement à soi et le sacrifice de soi à chaque étape.
L’accomplissement de l’ordonnance de l’humilité exige un examen de soi. Les nobles principes de l’âme sont fortifiés à chaque occasion de ce genre. Le Christ vit en nous, et cela rapproche les cœurs. Nous sommes conduits à nous aimer comme des frères, à être aimables, tendres et courtois dans le service quotidien, avec des cœurs capables de ressentir la détresse d’un autre (Letter 210, 1899).
Cette ordonnance ne s’adresse pas tant à la capacité intellectuelle de l’homme qu’à son cœur. Sa nature morale et spirituelle en a besoin. Si ses disciples n’en avaient pas eu besoin, elle ne leur aurait pas été laissée comme la dernière ordonnance établie par le Christ, en relation avec la dernière Cène et l’incluant. Le Christ désirait laisser à ses disciples une ordonnance qui ferait pour eux précisément ce dont ils avaient besoin—qui servirait à les dégager des rites et cérémonies auxquels ils s’étaient jusqu’alors adonnés comme étant essentiels, et que la réception de l’Évangile a rendus désormais dépourvus de toute force. Continuer ces rites serait une insulte à Jéhovah. Manger le corps et boire le sang du Christ, non seulement lors du service sacramentel, mais se nourrir chaque jour du pain de vie pour satisfaire la faim de l’âme, reviendrait à recevoir sa Parole et à faire sa volonté (The Review and Herald, June 14, 1898).
Un amour pratique et actif—Aimer comme le Christ a aimé signifie manifester le désintéressement en tout temps et en tout lieu, par des paroles aimables et des regards agréables. Ces gestes ne coûtent rien à ceux qui les offrent, mais ils laissent derrière eux un parfum qui enveloppe l’âme. Leur effet ne peut jamais être mesuré. Ils sont une bénédiction non seulement pour celui qui les reçoit, mais aussi pour celui qui les donne, car ils agissent sur lui en retour. L’amour véritable est un attribut précieux d’origine céleste, dont le parfum augmente à mesure qu’il est communiqué aux autres....
L’amour du Christ est profond et sincère, coulant comme un flot irrésistible vers tous ceux qui veulent l’accepter. Il n’y a aucun égoïsme dans son amour. Si cet amour né du ciel demeure comme un principe dans le cœur, il se fera connaître non seulement de ceux qui nous sont les plus chers dans une relation sacrée, mais aussi de tous ceux que nous rencontrons. Il nous conduira à accorder de petites attentions, à faire des concessions, à accomplir des actes de bonté, à prononcer des paroles tendres, vraies et encourageantes. Il nous conduira à compatir avec ceux dont le cœur a faim de sympathie (Manuscript 17, 1899).
Aimez-vous les uns les autres—L’égoïsme et l’orgueil entravent l’amour pur qui nous unit en esprit à Jésus-Christ. Si cet amour est véritablement cultivé, le fini se fondra avec le fini, et tout se centrera sur l’Infini. L’humanité s’unira à l’humanité, et tous seront liés au cœur de l’Amour infini. L’amour sanctifié les uns pour les autres est sacré. Dans cette grande œuvre, l’amour chrétien les uns pour les autres — bien plus élevé, plus constant, plus courtois et plus désintéressé que tout ce qui a été vu — préserve la tendresse chrétienne, la bienveillance chrétienne et la politesse, et enveloppe la fraternité humaine dans l’étreinte de Dieu, reconnaissant la dignité dont Dieu a investi les droits de l’homme. Cette dignité Les chrétiens doivent toujours cultiver pour l’honneur et la gloire de Dieu....
Le Fils unique engendré de Dieu a reconnu la noblesse de l’humanité en prenant l’humanité sur lui et en mourant pour l’humanité, témoignant à travers tous les âges que « Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse pas, mais ait la vie éternelle » (Letter 10, 1897).
Une tromperie fatale—La véritable sanctification unit les croyants au Christ et les uns aux autres par les liens d’une tendre sympathie. Cette union fait continuellement couler dans le cœur de riches courants d’un amour semblable à celui du Christ, qui se déversent à leur tour dans l’amour les uns pour les autres.
Les qualités qu’il est essentiel que tous possèdent sont celles qui caractérisaient la plénitude du caractère du Christ — son amour, sa patience, son désintéressement et sa bonté. Ces attributs s’acquièrent en accomplissant des actes bienveillants avec un cœur bienveillant....
C’est la plus grande et la plus fatale des tromperies de supposer qu’un homme puisse avoir la foi qui mène à la vie éternelle sans posséder un amour semblable à celui du Christ pour ses frères. Celui qui aime Dieu et son prochain est rempli de lumière et d’amour. Dieu est en lui et tout autour de lui. Les chrétiens aiment ceux qui les entourent comme des âmes précieuses pour lesquelles le Christ est mort. Il n’existe pas de chrétien sans amour ; car « Dieu est amour », et « c’est ainsi que nous savons que nous le connaissons, si nous gardons ses commandements. Celui qui dit : Je le connais, et qui ne garde pas ses commandements, est un menteur, et la vérité n’est pas en lui. »....
« Ceci est mon commandement : que vous vous aimiez les uns les autres, comme je vous ai aimés. » Tel est le fruit qui doit être rendu à Dieu (Manuscript 133, 1899).
Peu de chances pour Satan—Les puissances des ténèbres ont peu de chances face aux croyants qui s’aiment les uns les autres comme le Christ les a aimés, qui refusent de créer l’éloignement et les conflits, qui restent unis, qui sont aimables, courtois et tendres de cœur, chérissant la foi qui agit par l’amour et purifie l’âme. Nous devons avoir l’Esprit du Christ, sinon nous ne sommes pas des siens (Manuscript 103, 1902).
Une chaîne d’or—L’amour du Christ est une chaîne d’or qui lie à Dieu l’Infini les êtres humains finis qui croient en Jésus-Christ. L’amour que le Seigneur porte à ses enfants dépasse toute connaissance. Aucune science ne peut le définir ni l’expliquer. Aucune sagesse humaine ne peut le sonder. Plus nous ressentirons l’influence de cet amour, plus nous serons doux et humbles (Letter 43, 1896).

Jean 13:2

2. Le repas est terminé. Les témoignages textuels sont partagés(cf. p. 146) entre cette lecture et la lecture "pendant que le repas se déroulait". La compilation des informations fournies par les différents auteurs de l'évangile conduit à la conclusion que cette dernière lecture est correcte. Toutefois, le lavement des pieds a probablement eu lieu au début du repas, en relation avec le repas pascal(cf. DA 645, 646; voir sur Luc 22:24). Tous les détails du déroulement de la Cène ne sont pas notés par les évangélistes ; on ne peut donc pas savoir avec certitude à quel moment du rituel pascal (cf Matt. 26:21) - si tant est que le rituel habituel ait été minutieusement suivi par Jésus à cette occasion - la Cène a été introduite(cf. DA 653).

Le trahir. Voir Matt. 26:14; cf. Luc 22:3.



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2 (ch. 15:1-8 ; voir les commentaires d’EGW sur Luc 22:3-5). Judas, un sarment sec—Judas ... ne fut pas transformé et ne devint pas une branche vivante par sa connexion avec le vrai Cep. Ce sarment sec ne s’attacha pas au Cep jusqu’à ce qu’il devînt une branche vivante et fructueuse. Il révéla qu’il était le greffon qui ne portait pas de fruit — le greffon qui, fibre par fibre et veine par veine, ne s’était pas uni au Cep et n’avait pas pris part à sa vie.

Jean 13:3

3. Toutes choses. C'est-à-dire en rapport avec le plan du salut(Jean 17:2; Héb. 2:8; voir sur Matt. 11:27; Jean 3:35).

Vient de Dieu. Ce fait est sans doute destiné à mettre en évidence le fait que, même si Jésus a été mentionné, il était pleinement conscient de sa divinité lorsqu'il lavait les pieds poussiéreux de ses disciples. Cet acte était donc la démonstration suprême de son humilité.

S'est rendu à Dieu. Voir v. 1.

Jean 13:4

4. Se lève du souper. Il était d'usage de s'allonger sur un divan pendant le repas (voir sur Marc 2:15).

Dépose ses vêtements. C'est-à-dire son vêtement de dessus, qui l'aurait gêné dans ses mouvements. Voir Matthieu 5:40.

Il s'est ceint. Le but de ces actes et de ceux qui suivirent peut être déduit du récit donné par Luc concernant la lutte pour la suprématie parmi les disciples (voir sur Luc 22:24). Jésus voulait donner l'exemple d'un service humble et désintéressé. Il espérait que la démonstration pratique impressionnerait ses disciples comme aucun simple précepte ne pourrait le faire.

Jean 13:5

5. Laver les pieds des disciples. Selon une coutume juive remontant probablement à l'époque de Jésus, le lavement des pieds du maître était l'un des devoirs de l'esclave étranger, mais n'était pas attendu de l'esclave juif. Cependant, c'était un service que la femme devait à son mari et les enfants à leur père. (Voir Strack et Billerbeck, Kommentar zum Neuen Testament, vol. 2, p. 557). Le service était donc considéré comme subalterne. Comme aucun serviteur n'était présent à l'occasion de la Cène, l'un des disciples aurait dû se charger de cette tâche, mais aucun ne s'est porté volontaire.

Jean 13:6

6. Me laveras-tu les pieds ? En grec, l'accent est mis sur les pronoms " tu " et " mes " : " Me laveras-tu les pieds ? " Certains commentateurs suggèrent que Pierre a peut-être levé les jambes en prononçant ces mots. Ce geste serait en harmonie avec sa nature impulsive(Matt. 16:22; Jean 13:37). Voir à ce sujet Marc 2:15.

Jean 13:7

7. Ce que je fais. En grec, l'accent est mis sur les pronoms "je" et "tu" : "Ce que je fais, tu ne le sais pas encore" La pleine signification de l'acte de Jésus ne sera comprise que plus tard. En attendant, il est demandé à Pierre d'exercer sa foi et de se soumettre humblement à la volonté du Maître.

Jean 13:8

Jamais tu ne me laveras. La négation est fortement exprimée en grec. De telles exclamations véhémentes sont caractéristiques du langage de Pierre (voir le commentaire sur v. 6). Ses paroles manifestaient l’assurance de soi, et non une soumission humble. Il n’attend pas la connaissance ultérieure que Jésus lui offrait. Tu n’auras aucune part avec moi. Compte tenu de la signification symbolique de l’acte que Jésus accomplissait, c’est seulement ainsi que Pierre pouvait avoir part avec Christ (voir le commentaire sur vs. 12, 15). En outre, l’esprit indépendant et l’attitude hautaine de Pierre étaient incompatibles avec le caractère de ceux qui jouissent d’une communion spirituelle avec leur Seigneur dans cette vie et qui espèrent jouir d’une communion éternelle avec lui dans le monde à venir. 9. Pas seulement mes pieds. Une autre des exclamations impétueuses caractéristiques de Pierre. Comprenant qu’en refusant son Maître il risquait d’être séparé de lui, Pierre se soumit immédiatement, mais, fidèle à son caractère, chercha encore à donner des conseils à son Maître. Il ne comprenait pas encore la signification de cet acte.

Jean 13:10

Lavé. Gr. louō, « se baigner ». Louō est employé pour désigner le lavage du corps entier (voir Actes 9:37 et dans la LXX Ex. 2:5; 29:4; Lév. 14:8, 9; etc.). Lorsque seule une partie du corps est lavée, le mot niptō est généralement employé, comme plus loin dans ce verset, et dans Matth. 6:17; 15:2; etc. Jésus fait probablement ici référence à la coutume de se baigner avant d'assister à un festin. Lorsque les invités arrivaient, ils n'avaient besoin que de se faire laver les pieds. La leçon spirituelle qui en découle est évidente. Les disciples avaient reçu la purification spirituelle dans la « source ouverte à la maison de David… pour le péché et l'impureté » (« Zach. 13:1). Ils n'étaient pas tombés dans l'apostasie au point d'avoir besoin d'une purification complète. Cependant, leur vie n'avait pas été exempte de péché. Ils avaient souvent cédé aux suggestions de Satan. Le lavage n'avait de signification que dans la mesure où il représentait l'élimination du péché par une repentance et une confession sincères. Ses pieds. On peut citer des preuves textuelles (voir p. 146) en faveur de l'omission des mots « sauf » et « ses pieds », ce qui donnerait au passage : « celui qui a été baigné n'a pas besoin d'être lavé ». Cependant, tant sur le plan textuel que contextuel, la prépondérance des preuves favorise le maintien de ces mots. Mais pas tous. La référence est à Judas, qui ne s'était jamais entièrement livré au Christ.



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10, 11. Une épreuve de la purification du cœur—Christ fit comprendre à Ses disciples que le lavage de leurs pieds n’effaçait pas leur péché, mais que la purification de leur cœur était mise à l’épreuve dans ce service humble. Si le cœur était purifié, cet acte suffisait entièrement à le révéler. Il avait lavé les pieds de Judas ; mais Il dit : « Vous n’êtes pas tous purs. » Judas apporta à cette scène un cœur de traître, et Christ révéla à tous qu’Il savait qu’il était celui qui trahirait son Seigneur, et que le lavage de ses pieds n’était pas un rite destiné à purifier l’âme de sa souillure morale....

Jean 13:11

11. Car il savait. Jésus l'avait su "dès le commencement"(ch. 6:64).

Qui devait trahir ? Le grec représente l'action comme étant déjà en cours, ce qui était évidemment vrai (voir sur Matt. 26:14; cf. DA 645).

Jean 13:12

12. Pris ses vêtements. Voir sur le v. 4.

Le savez-vous ? Une partie de la signification de l'acte les avait déjà impressionnés. L'exemple de service désintéressé de Jésus avait humilié leur orgueil, mais la pleine signification spirituelle du service devait encore être révélée.

Jean 13:13

13. Vous appelez. C'est-à-dire que vous avez l'habitude d'appeler.

Maître. Gr. didaskalos, signifiant littéralement " Maître " (voir ch. 1:38).

Seigneur. Gr. kurios, terme utilisé à la fois pour les hommes(Matt. 6:24 [traduit par " maître "] ; etc.) et pour la divinité(Matt. 1:22; etc.). Plus tard, et peut-être parfois avant l'ascension de Jésus (voir Jean 20:28), le mot a également été utilisé dans son sens le plus complet, attribuant la divinité à Jésus (voir Actes 10:36; Rom. 14:8; etc.). Les deux titres sont ici mentionnés, sans doute pour souligner le fait que, même si Jésus avait accompli cette tâche subalterne, il était toujours Maître et Seigneur. Le service n'a pas porté atteinte à sa dignité. Voir Jean 4:11.



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13-17. Une consécration au service—Le rite du lavement des pieds est un rite de service. C’est la leçon que le Seigneur voudrait que tous apprennent et mettent en pratique. Lorsque ce rite est célébré comme il convient, les enfants de Dieu sont amenés dans une relation sainte les uns avec les autres, afin de s’aider et de se bénir mutuellement.
Afin que Son peuple ne soit pas induit en erreur par l’égoïsme qui demeure dans le cœur naturel, et qui se fortifie par le fait de se servir soi-même, Christ Lui-même nous donna un exemple d’humilité. Il ne laisserait pas ce grand sujet à la charge de l’homme. Il le jugeait si important que Lui-même, étant l’égal de Dieu, lava les pieds de Ses disciples [Jean 13:13-17 cité].

Jean 13:14

Devoir. Gr. opheilō, « être obligé ». Opheilō est traduit par « devoir » dans Matth. 18:28, et par « être un devoir » dans Luc 17:10; Rom. 15:27. L'exemple de service humble du Christ devait être suivi par ses disciples. Le service exigé d'eux était un ministère d'amour qui s'oublie lui-même et qui place ses propres intérêts et commodités derrière et au-dessous de ceux des autres.



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14, 15 (Matthieu 23:8; 1 Corinthiens 11:28). L’humilité, un principe actif—L’humilité est un principe actif qui découle d’une pleine conscience du grand amour de Dieu, et elle se manifeste toujours par la manière dont elle agit. En prenant part à l’ordonnance du lavement des pieds, nous montrons que nous sommes disposés à accomplir cet acte d’humilité. Nous faisons exactement ce que le Christ a fait, mais il ne faut pas en parler comme d’un acte d’humiliation. C’est un acte qui symbolise l’état de l’esprit et du cœur.

Jean 13:15

15. Un exemple. Jésus faisait plus que donner un exemple de service. Il a institué une ordonnance que ses disciples observeront jusqu'à la fin des temps, une ordonnance conçue pour rappeler avec force les leçons du service original. L'ordonnance a une triple signification : (1) Elle symbolise la purification du péché. Le baptême symbolise la purification originelle de l'âme par rapport au péché. La purification des souillures qui se sont accumulées par la suite est symbolisée par l'ordonnance du lavement des pieds. Comme dans le cas du baptême, l'ordonnance n'a aucune signification à moins que le participant, par son repentir et sa conversion complète, n'ait expulsé le péché de sa vie. Il n'y a aucun mérite dans l'acte du lavement des pieds lui-même. Ce n'est que lorsqu'il y a eu une préparation préalable appropriée que le service prend un sens. (2) Il symbolise une consécration renouvelée au service. Celui qui participe et s'abaisse à laver les pieds de ses frères indique ainsi qu'il est prêt à s'engager dans le service du Maître, aussi humble soit-il. (3) Elle caractérise l'esprit de la communion chrétienne. L'ordonnance est donc un service préparatoire approprié à la participation à la Cène. Pour un examen plus approfondi de ce sujet, voir DA 642-651.

Jean 13:16

16. En vérité. Voir sur Matt. 5:18; Jean 1:51.

Le serviteur. Ou "esclave".

N'est pas plus grand. S'il n'était pas indigne du Maître d'accomplir un service subalterne, le serviteur, ou l'esclave, ne devait certainement pas penser que cela était indigne de lui(cf. Luc 6:40; voir Matt. 10:24; Luc 22:27).

Jean 13:17

17. Si vous savez. La connaissance du devoir fait peser sur l'homme la responsabilité de son exécution. Un homme n'est pas tenu responsable des choses qu'il ignore, à condition, bien sûr, que son ignorance ne soit pas volontaire (voir Jean 9:41; 15:22; Rom. 5:13; Jacques 4:17).

Heureux. Gr. makarioi (voir sur Matt. 5:3).

Si vous les mettez en pratique. Faire ne doit pas être séparé de professer (voir Matt. 7:21; Luc 6:46; 12:47; Rom. 2:13; Jacques 1:25).

Jean 13:18

18. Pas de vous tous. Les paroles de bénédiction prononcées au v. 17 ne s'appliquent pas à l'ensemble du groupe. Judas, le traître, en est exclu.

Je sais. Jésus connaissait le caractère de chacun de ses disciples et savait depuis le début que Judas le trahirait (voir ch. 6:64). Pour une discussion sur les raisons pour lesquelles il a reçu une place parmi les Douze, voir Marc 3:19.

Choisi. Voir ch. 6:70.

Peut s'accomplir. La prophétie n'avait pas décrété que Judas devait trahir son Seigneur. La prescience divine avait prévu ce qui se passerait (voir ch. 12:39).

Celui qui mange du pain. citation du Ps. 41:9 (voir le commentaire).

Jean 13:19

19. Avant que cela n'arrive. Si Jésus n'avait pas annoncé à l'avance aux disciples la défection de Judas, ceux-ci auraient pu conclure qu'il avait commis une erreur de jugement en permettant à Judas de faire partie des Douze. Le choix de Judas était une idée, non pas de Jésus, mais des disciples eux-mêmes (voir sur Marc 3:19). L'accomplissement d'une prophétie est le sceau de la validation de celui qui l'a prononcée.

C'est moi. Voir ch. 8:24.

Jean 13:20

20. Reçois-moi. Voir Matt. 10:40.

Jean 13:21

21. Troublé. [Le traître révélé , Jean 13:21-30=Matt. 26:21-25=Marc 14:18b-21=Luc 22:21-23. Commentaire majeur : [Matthieu et Jean] : Matthieu et Jean] Voir sur le ch. 12:27.

En vérité. Voir sur Matt. 5:18; Jean 1:51.

Trahissez-moi. L'annonce est plus précise qu'aux versets 18 et 19. Comparez Matthieu 26:21; Marc 14:18.

Jean 13:22

Douter. Gr. aporeō, « être désemparé », « être perplexe », comme dans 2 Cor. 4:8. Les disciples étaient perplexes, car ils ne pouvaient comprendre comment l'un des membres du groupe pourrait trahir Jésus.

Jean 13:23

23. S'appuyer sur le sein de Jésus. Pour une discussion sur la coutume de s'allonger lors des banquets, voir sur Marc 2:15. Les convives s'étendaient sur leurs bras gauches, sur des coussins spécialement conçus pour ce genre d'occasion. Le fait que Jean ait posé sa tête sur le sein de Jésus montre qu'il se trouvait à sa droite. Le célèbre chef-d'œuvre de Léonard de Vinci, la Cène, ne représente pas correctement la manière dont les convives étaient allongés à table.

Celui que Jésus aimait. C'est la désignation préférée de Jean (voir vs. 19,26; 20,2; 21,7, 20). Au ch. 20:2, le mot pour " aimé " est phileÅÂ, alors que dans les autres passages, c'est agapaÅÂ qui est utilisé (voir ch. 11:5).

Jean 13:24

Lui fit signe. Certains ont avancé que Pierre occupait la place à gauche de Jésus. Cependant, si telle avait été sa place, il lui aurait été difficile de faire signe à Jean. Il est plus plausible de penser que Judas occupait cette place d'importance (voir JC 644).

Jean 13:26

26. Sop. Gr. psÅÂmion, " un peu ", " un morceau ", peut-être de pain, bien que certains suggèrent qu'il s'agit ici d'herbes amères, dont une partie, selon le rituel de la Pâque, devait être trempée dans la sauce de relish, ou charoseth (voir sur Matt. 26:21, 23).

Judas Iscariote. Voir Marc 3:19.

Fils de Simon. Voir ch. 6:71.

Jean 13:27

27. Satan. Ce nom n'apparaît qu'ici dans Jean. Ailleurs, l'apôtre appelle Satan le " diable "(chap. 8:44; 13:2). Pour la signification du nom "Satan", voir sur Job 1:6; Zach. 3:1; Matt. 4:1.

Entré en lui. C'est-à-dire qu'il a pris entièrement possession de lui. Jusqu'alors, Judas avait encore la possibilité de se repentir, mais à ce moment-là, il a franchi la ligne de démarcation.

Faites vite. Si Jésus, le véritable agneau de la Pâque, devait être immolé le jour où les agneaux de la Pâque étaient immolés (voir Notes complémentaires sur Matthieu 26, note 1), il ne restait plus beaucoup de temps à Judas pour commettre son acte ignoble.

Jean 13:28

Savait. Plus exactement, « en était venu à savoir » ou « reconnut ». La discussion portait sur la trahison, mais il n'était pas nécessaire de relier la déclaration de Jésus à Judas (v. 27) à la trahison. Cependant, Judas lui-même comprit ce que Jésus voulait dire.

Jean 13:29

Bourse. Gr. glōssokomon, « caisse d'argent » (voir les commentaires sur le chap. 12:6). Judas était le trésorier du groupe. En vue de la fête. C'est-à-dire, « pour la fête ». Les disciples avaient déjà prévu leur propre repas pascal ; cependant, la Pâque et la fête des Pains sans levain étaient encore à venir. Certains de ceux qui cherchent à établir le jour de la fête pascale régulière ont avancé l'argument qu'il aurait été impossible pour Judas d'acheter des provisions un jour de fête. Cet argument est invalide. Les Juifs autorisaient les achats de nourriture ce jour-là, à condition que les transactions ne soient pas effectuées de la manière habituelle. Cela est clairement indiqué de la manière habituelle. Cela est clairement indiqué dans la Mishnah : « On ne peut pas aiguiser un couteau pendant une fête, mais on peut le passer sur un autre couteau [pour l'aiguiser]. Un homme ne peut pas dire à un boucher : “Pèse-moi pour un denier de viande”, mais il abat [l'animal] et la partage entre eux. Un homme peut dire [pendant une fête] à son voisin : “Remplis-moi ce récipient”, mais pas avec une mesure. R. Juda dit : S'il s'agissait d'un récipient-mesure, il ne pouvait pas le remplir. Il est rapporté au sujet d'Abba Saul b. Batnith qu'il avait l'habitude de remplir ses mesures à la veille d'une fête et de les donner à ses clients pendant la fête. Abba Saul dit : Il avait aussi l'habitude de le faire pendant les jours intermédiaires d'une fête, à cause de la clarté de la mesure ; mais les Sages disent : Il avait aussi l'habitude de le faire un jour ordinaire, afin de laisser s'égoutter les mesures. Un homme peut aller chez un commerçant qu'il fréquente habituellement et lui dire : “Donne-moi [tant] d'œufs et de noix, en indiquant le nombre ; car c'est ainsi qu'un maître de maison fait ses comptes chez lui” » (Beẓah 3. 7, 8, édition Soncino du Talmud, p. 144, 148, 152). Aux pauvres. L'occasion se prêtait aux dons destinés aux pauvres, qui autrement n'auraient peut-être pas pu se procurer des agneaux pascals pour la fête.

Jean 13:30

30. Il sortit aussitôt. Judas a compris la portée de la déclaration de Jésus (voir DA 654). Il savait que le Maître lisait ses desseins. Sa décision de ne pas céder l'a amené à franchir la ligne de démarcation de sa probation personnelle (voir v. 27). L'acte de trahison résulte de sa propre décision (voir ch. 3:18, 19).

C'était la nuit. C'était littéralement la nuit (voir 1 Cor.11:23), car le repas de la Pâque était consommé après le coucher du soleil. Selon la Mishna, l'offrande de la Pâque ne doit être mangée que durant cette nuit, et avant minuit(Zebaḥim 5. 8, Soncino ed. of the Talmud, p. 283). Mais Jean a probablement voulu exprimer plus que cela. C'était la nuit spirituelle pour Judas, qui quittait la présence de la " lumière du monde "(Jean 8,12), pour être possédé et guidé par le prince des ténèbres(cf. Luc 22,53; voir la Note complémentaire sur Marc 1).

Jean 13:31

31. Fils de l'homme.[Conseil d'adieu , Jean 13:31 à 14:31.] Voir sur Matt. 1:1; Marc 2:10.

Glorifié. La sortie de Judas était le signe que la trahison et la mort du Fils de l'homme étaient proches. Jésus sera glorifié dans les événements qui vont bientôt se produire (voir chap. 7:39; 12:16, 23, 24). Le discours des ch. 13:31 à 14:31 a été prononcé dans la chambre haute avant le départ pour le mont des Oliviers (voir ch. 14:31; cf. DA 672, 673).

Dieu est glorifié. Le Père et le Fils travaillaient en étroite harmonie pour le salut du monde (voir ch. 10:30). La gloire de l'un était la gloire de l'autre.

Jean 13:33

Petits enfants. Gr. teknia. Ce terme affectueux n'apparaît qu'ici dans l'Évangile de Jean, mais il est fréquent dans 1 Jean (chap. 2:1, 12, 28 ; 3:7, 18 ; 4:4 ; 5:21). Une expression similaire (« mes enfants ») était courante dans la bouche des enseignants juifs lorsqu'ils s'adressaient à leurs élèves (voir Talmud Ta'anith 21a, éd. Soncino, p. 104 ; Baba Bathra 60b, éd. Soncino, p. 245 ; etc.). Encore un peu de temps. Comparez le chap. 7:33. Dit aux Juifs. Voir le chap. 8:21. Vous ne pouvez venir. Voir les commentaires sur le chap. 8:22.

Jean 13:34

34. Un commandement nouveau. Le commandement d'aimer n'était pas en soi nouveau. Il faisait partie des instructions données par le Seigneur par l'intermédiaire de Moïse(Lév. 19, 18). L'injonction se trouve aussi dans la Mishnah : "Sois un des disciples d'Aaron, aimant la paix et recherchant la paix, [sois] celui qui aime [ses semblables] et les rapproche de la Torah " (Aboth 1, 12, éditionSoncino du Talmud, p. 8 ). Le commandement était nouveau en ce sens qu'une nouvelle démonstration d'amour avait été donnée, que les disciples étaient maintenant invités à imiter. Par sa révélation du caractère de son Père, Jésus avait ouvert aux hommes un nouveau concept de l'amour de Dieu. Le nouveau commandement enjoint aux hommes de conserver entre eux la même relation que Jésus avait cultivée avec eux et avec l'humanité en général. Alors que l'ancien commandement enjoignait aux hommes d'aimer leur prochain comme eux-mêmes, le nouveau les incitait à aimer comme Jésus avait aimé. Le nouveau commandement était, en fait, plus difficile que l'ancien, mais la grâce nécessaire à son accomplissement était fournie gratuitement

Aimer. Gr. agapaÅÂ ; voir surMatt. 5:43, 44. Le commandement se lit littéralement : " continuez à aimer "



Ellen G. White


34 (voir les commentaires d’EGW sur 1 Jean 3:16-18). Une nouvelle conception de l’amour—Pourquoi cela a-t-il été appelé « un commandement nouveau » ? Les disciples ne s’étaient pas aimés les uns les autres comme le Christ les avait aimés. Ils n’avaient pas encore vu la plénitude de l’amour qu’il devait révéler en faveur de l’homme. Ils allaient encore le voir mourir sur la croix pour leurs péchés. Par sa vie et sa mort, ils devaient recevoir une nouvelle conception de l’amour. Le commandement de « vous aimer les uns les autres » devait prendre un nouveau sens à la lumière de son sacrifice de soi. À la lumière qui brillait de la croix du Calvaire, ils devaient comprendre le sens de ces paroles : « Comme je vous ai aimés, aimez-vous aussi les uns les autres » (The Review and Herald, June 30, 1910).
Révéler un amour particulièrement tendre—[Jean 13:34, 35 cité.] Pourquoi ce commandement devait-il être nouveau pour les disciples ? Les mots : « Comme je vous ai aimés » n’avaient pas encore été accomplis par le sacrifice qu’il allait offrir pour les péchés du monde. Comme le Christ les avait aimés, les disciples devaient s’aimer les uns les autres. Ils devaient manifester l’amour qui demeurait dans leur cœur pour les hommes, les femmes et les enfants, en faisant tout ce qui était en leur pouvoir pour leur salut. Mais ils devaient révéler un amour particulièrement tendre pour tous ceux qui partageaient la même foi (Manuscript 160, 1898).
34, 35. Les titres de créance des disciples—[Jean 13:34, 35 cité.] Quelle est vaste, quelle est complète, cette love. Les disciples ne comprirent pas la nouveauté de ce commandement. Ils devaient s’aimer les uns les autres comme le Christ les avait aimés. C’était là leur titre de créance : le Christ était formé en eux, l’espérance de la gloire. Après les souffrances du Christ, après sa crucifixion, sa résurrection et la proclamation faite sur le tombeau ouvert de Joseph : « Je suis la résurrection et la vie », après ses paroles aux cinq cents personnes qui s’étaient réunies pour le voir en Galilée, et après son ascension au ciel, les disciples avaient une certaine idée de ce que comprenait l’amour de Dieu et de l’amour qu’ils devaient exercer les uns envers les autres. Lorsque le Saint-Esprit reposa sur eux le jour de la Pentecôte, cet amour fut révélé (Manuscript 82, 1898).

Jean 13:35

35. Par ceci. Les disciples des grands maîtres reflètent les caractéristiques de leurs maîtres. L'amour était l'un des principaux attributs de Jésus. La vie de Jésus a été une démonstration pratique de l'amour en action. La manifestation de ce même type d'amour par les disciples de Jésus témoignerait de leur relation et de leur étroite association avec leur Maître. C'est l'amour plutôt que la profession qui marque le chrétien.

Ayez de l'amour. Des manifestations constantes et ferventes d'amour, plutôt que des élans isolés et ponctuels de charité, sont les preuves de la qualité de disciple. Paul définit ce type d'amour dans 1 Cor. 13. Le mot "charité" y est le même que celui qui est traduit ici par "amour".

Jean 13:36

36. Où vas-tu ? Pierre ne commente pas le nouveau commandement. Peut-être ses exigences étaient-elles trop rigides pour son niveau d'expérience actuel. Il est cependant intéressé par la référence de Jésus à un départ, dont il a mal compris la nature (voir v. 37), tout comme les Pharisiens auparavant(chap. 7:35; 8:22).

Suis-moi ensuite. Ce passage a probablement une double application : (1) le fait que Pierre suive Jésus dans la mort. Le disciple n'était pas prêt à le faire sur le moment, comme les événements ultérieurs l'ont clairement indiqué(Matt. 26:56, 69-75). Cependant, il a souffert plus tard la crucifixion pour sa foi (voir Jean 21:18, 19; cf. AA 537, 538). (2) A l'ascension de Jésus au ciel. Pour cela, Pierre devra attendre le retour de son Seigneur à la fin des temps(ch. 14.1-3). Il y a probablement une ambiguïté volontaire dans cette déclaration.



Ellen G. White


36-38. Voir les commentaires d’EGW sur Matthieu 26:31-35.

Jean 13:37

37. Pourquoi pas moi ? Pour l'impatience caractéristique de Pierre, voir Marc 3:16. Sa loyauté impulsive était incontestablement sincère au moment où il parlait, mais elle s'est révélée bien trop inconstante lorsqu'elle a été mise à l'épreuve. Pierre aurait pu réfléchir aux paraboles de la construction d'une tour et du roi partant à la guerre (voir Luc 14:27-33).

Je donne ma vie. Environ 35 ans plus tard, dans la ville de Rome, Pierre a donné sa vie pour son Maître. À sa demande, il a été crucifié, la tête tournée vers la terre (voir AA 537, 538). Voir aussi Matt. 26:35.

Jean 13:38

38. En vérité, en vérité. Voir sur Matt. 5:18; Jean 1:51.

Seventh-day Adventist Bible Commentary — Francis D. Nichol (dir.) et contributeurs. Review and Herald Publishing Association · tous droits réservés