Seventh-day Adventist Bible Commentary2 Rois 9
Francis D. Nichol (dir.) et contributeurs
Lire 2 Rois 9 dans la Bible2 Rois 9:2
Jéhu. Le récit biblique ne donne aucun détail sur l’ascendance de Jéhu ni sur la ville dont il était originaire, si ce n’est cette affirmation qu’il était fils de Josaphat. Il est mentionné plusieurs fois dans les annales assyriennes. Salmanasar III, dans un fragment annalistique datant de la 18e année de son règne (généralement située en 841 av. J.-C.) — la même entrée annalistique où il mentionne la défaite de Hazaël — mentionne également la réception d’un tribut de la part de Iaua mâr Humri, ou « Jéhu, fils d’Omri ». Cette inscription, mise en parallèle avec celle de la 6e année de Salmanasar (voir p. 81, 159), époque où le roi assyrien combattit Achab à la bataille de Qarqar, nous permet de synchroniser avec l’histoire assyrienne non seulement la dernière année du règne d’Achab, mais aussi l’année de la mort de Joram en Israël et l’accession de Jéhu. Ses frères. C’est-à-dire ses compagnons, ou camarades, les officiers qui lui étaient associés (voir v. 5). Emmenez-le. Littéralement, « faites-le entrer ». Le messager devait conduire Jéhu dans une autre pièce, où il pourrait s’entretenir avec lui en secret. Une chambre intérieure. Littéralement, « une chambre à l’intérieur d’une chambre » (voir 1 Rois 20:30, et 22:25). Pas nécessairement une chambre secrète, mais une chambre privée où le messager pouvait s’entretenir seul avec Jéhu.
2 Rois 9:3
3. Versez-le sur sa tête. L'ordre d'oindre Jéhu comme roi avait été donné à l'origine à Élie en même temps qu'il était chargé d'oindre Élisée comme son successeur (voir sur 1 Rois 19:16).
Fuyez. Toute l'opération devait se dérouler rapidement et en secret. Sa mission accomplie, le jeune prophète devait immédiatement partir, sans attendre ni interrogatoire ni récompense éventuelle.
2 Rois 9:4
Le jeune homme. La LXX et le syriaque n’emploient cette expression qu’une seule fois.
2 Rois 9:5
5. Étaient assis. Probablement dans la cour, car, d'après le verset suivant, Jéhu, informé que le message lui était destiné, " entra dans la maison ".
Jéhu dit. Il est évident que Jéhu était chargé du rassemblement. Il était maintenant le commandant des forces d'Israël. Au moment où le roi quitta Ramoth en Galaad, la ville n'était peut-être pas encore tombée, car les combats se poursuivaient. Le roi a peut-être utilisé sa blessure comme prétexte pour s'éloigner de l'armée et éviter les rigueurs et les dangers de la bataille. Jéhu poursuivit le siège et réussit finalement à s'emparer de la ville. Dans tout Israël, il sera considéré comme un héros national.
2 Rois 9:6
6. D'Israël. Dieu reconnaît toujours la nation d'Israël comme sienne et, en tant que souverain légitime, il choisit son nouveau roi.
Il l'a oint comme roi. Il s'agit là d'un ordre précis de Dieu. Le temps était venu pour un nouveau roi qui mettrait fin aux maux de la dynastie d'Omri. C'était une heure d'opportunité et de responsabilité pour l'homme qui allait maintenant prendre la couronne en Israël.
2 Rois 9:7
7. La maison d'Achab. Joram était le fils d'Achab, tout comme Achazia, qui avait précédé Joram sur le trône. La maison d'Achab devait maintenant être exterminée à cause de son iniquité.
Venger le sang. Personne ne peut verser impunément le sang d'un innocent. Le Seigneur veille sur les siens, et il vengera ses élus à sa manière et au moment qu'il jugera le plus opportun. L'homme, dans l'étroitesse de sa vision, ne comprend pas toujours pourquoi le jour du châtiment est retardé. Dans son impatience, il peut penser que le Seigneur a oublié et que les faiseurs de mal pourront continuer à agir impunément.
Tous les serviteurs. Cela montre que la persécution générale menée par la maison d'Achab contre les adorateurs du vrai Dieu n'a pas concerné que les prophètes élus de Dieu.
Par la main de Jézabel. Jézabel avait été la principale instigatrice des persécutions en Israël, mais elle n'avait pas pu les mener seule. Si Jézabel était coupable devant Dieu, ceux qui travaillaient avec elle et qui étaient animés du même esprit l'étaient aussi.
2 Rois 9:8
Toute la maison. Le jugement porté contre la maison d’Achab, dans laquelle toute la famille fut exterminée, peut sembler exceptionnellement sévère, mais seulement parce que l’on ne tient pas compte de certains faits concernant les rapports de Dieu avec Israël. Lorsque Dieu organisa l’État théocratique d’Israël au Sinaï, il institua de sévères peines civiles. Une discipline rigoureuse était nécessaire pour parvenir à un degré raisonnable de rectitude morale. Avec l’instauration de la monarchie, un nouveau problème se posa. Comme le pouvoir du roi était absolu, aucune autorité dans le pays ne pouvait traduire les crimes du roi en justice. Dans de tels cas, Dieu devenait souvent l’exécuteur de la peine civile. Il était plus dangereux de fermer les yeux sur les fautes du roi que de laisser passer les mauvaises actions de l’un de ses sujets. En raison de la haute position occupée par le roi, l’influence de son mauvais exemple était proportionnellement grande. C’est pourquoi la peine infligée était souvent sévère, comme dans le cas d’Achab et de sa maison, ou dans le cas de David, lorsque 70 000 hommes moururent après le péché de David qui avait consisté à dénombrer Israël (2 Sam. 24). Mais la sévérité du jugement était dictée par les mesures nécessaires pour contenir une anarchie débridée. Je retrancherai. L’expression de ce verset dénote une inclusion complète. Ces mots semblent avoir été employés parmi les Hébreux depuis l’époque de David (1 Sam. 25:22). Lorsque Jéroboam suivit les voies du mal, c’est cette expression qui fut employée au sujet de sa descendance, qui serait retranchée (1 Rois 14:10). Lorsque la maison de Baasha périt, ce fut de nouveau cette expression qui fut employée (1 Rois 16:11). Et lorsque Naboth
avait été tué et que sa vigne avait été prise, Élie employa cette expression contre les descendants d’Achab, qui étaient voués à une destruction totale (1 Rois 21:21). Maintenant, le prophète emploie de nouveau les mêmes mots pour indiquer que la maison d’Achab devait connaître un sort misérable.
2 Rois 9:9
Comme la maison de Jéroboam. Ces deux maisons avaient complètement péri. Lorsque Baasha frappa la maison du premier roi d’Israël, « il ne laissa à Jéroboam aucun être vivant » (1 Rois 15:29), et lorsque Zimri anéantit la maison de Baasha, il ne lui laissa « ni parents, ni amis » (1 Rois 16:11).
2 Rois 9:10
Les chiens mangeront Jézabel. Élie avait prédit ce terrible destin qui devait s’abattre sur la méchante reine d’Israël (1 Rois 21:23; 2 Rois 9:36, 37). Le nom de la femme d’Achab était devenu synonyme d’iniquité. C’était elle qui avait entraîné le peuple de Dieu dans les formes les plus honteuses d’idolâtrie et de méchanceté. Sa culpabilité était terrible, et elle devait connaître un destin épouvantable. Le châtiment infligé à Jézabel ne devait jamais être oublié et devait faire naître dans l’esprit de celui qui fait le mal la vive réalisation du fait que le sort du transgresseur est dur. Dans les pays d’Orient, on trouve encore de nombreux chiens sauvages et à demi affamés, qui sont les charognards de la campagne et qui dévoreraient la chair d’un cadavre abandonné à l’air libre. Dans la contrée de Jizreel. Il convenait que Jézabel souffre là, sur les lieux mêmes de ses mauvaises actions, où elle avait menacé Élie de destruction (1 Rois 19:2) et où elle avait versé le sang innocent de Naboth pour s’emparer de sa vigne (1 Rois 21:7–15).
2 Rois 9:11
11. Tout va-t-il bien ? La même question apparaît également aux versets 17, 18, 19 et 22. L'apparition soudaine du messager, le fait qu'il prenne Jéhu à part pour un entretien secret et son départ précipité soulèvent des questions sur le but de la visite. Tout le monde savait que le messager prophétique n'était pas venu pour une mission ordinaire. Avait-il apporté un message de bien ou de mal ? Y avait-il une crise soudaine qui exigeait les services de l'armée ailleurs ?
Fou. Littéralement, "fou", du verbe "être fou", terme utilisé avec mépris, comme en Jérémie 29:26(cf. Osée 9:7).
Vous connaissez l'homme. Ces mots suggèrent que Jéhu pouvait soupçonner les officiers d'être dans le coup pour le faire roi.
2 Rois 9:12
C’est faux. Non, ils n’avaient même pas deviné le but du prophète, mais ils étaient impatients de le connaître. Pourquoi essayer de garder cela secret ? Jéhu pouvait très bien leur révéler la chose sur-le-champ. Le récit biblique dépeint vivement la curiosité fébrile des officiers au sujet de l’important message qu’ils savaient venir d’être remis au général commandant les armées d’Israël.
2 Rois 9:13
13. Mettez-le sous son autorité. La révélation du message prophétique produisit un changement immédiat dans les relations des hommes rassemblés dans le quartier général de Jéhu. Avant que le contenu du message ne soit connu, ils étaient tous compagnons d'armes, collègues officiers au service de leur roi. Soudain, l'un d'entre eux se distingue des autres : il est roi et les autres sont ses sujets. L'un devait recevoir l'hommage, les autres devaient présenter leurs respects à leur roi. Les officiers enlevèrent aussitôt leurs vêtements de dessus et les jetèrent par terre, comme un tapis sur lequel Jéhu devait marcher - un hommage approprié à l'homme que le Seigneur avait établi comme roi.
Haut de page. Heb. gerem. Le sens exact de l'expression traduite ici par "haut des marches" n'est pas clair, mais il peut s'agir d'un terme architectural, peut-être d'un palier ou d'une plate-forme surélevée à la tête des marches. De la cour où les officiers étaient rassemblés, il y avait peut-être un escalier menant à un palier ou à une plate-forme qui pouvait très bien être improvisée comme un trône sur lequel le nouveau roi pouvait prendre place devant ses sujets. Les officiers ont probablement fait un tapis d'apparat avec leurs vêtements de dessus le long de l'escalier et sur l'estrade, afin que le roi puisse avoir une éminence convenable pour recevoir les applaudissements de ses sujets.
Sonnez avec des trompettes. C'était un élément reconnu de la cérémonie du couronnement (voir 2 Sam. 15:10; 1 Rois 1:39; 2 Rois 11:14).
Jéhu est roi. Il semble qu'il y ait eu une acceptation immédiate et joyeuse du général en tant que roi. Jéhu jouissait manifestement d'une grande estime auprès de ses collègues officiers ; en même temps, il se peut que Joram et la maison d'Omri aient suscité un mécontentement général.
2 Rois 9:14
14. Conspiration contre Joram. L'ancien roi était toujours vivant et censé régner sur son trône. Les actions auxquelles Jéhu participait étaient donc en réalité une conspiration contre Joram et la maison d'Omri et d'Achab.
Joram avait gardé Ramoth en Galaad. Cette déclaration est importante, car elle montre clairement que le siège a réussi et que la ville est tombée aux mains des Israélites. Joram" doit probablement être considéré ici non pas tant comme l'homme que comme la nation qu'il gouvernait. Si Joram est parti pendant le siège, Jéhu a probablement pris la ville au nom du roi et monte la garde avec l'armée d'Israël pour empêcher les Syriens de la reprendre.
A cause de Hazaël. Parce que Hazaël allait certainement faire de son mieux pour reprendre la ville dès qu'il en aurait l'occasion. Israël devait donc continuer à monter la garde contre Hazaël si Ramoth en Galaad devait rester sous le contrôle des Israélites.
2 Rois 9:15
Pour être guéri. Après avoir mentionné que Joram occupait Ramoth-Galaad, l’auteur, pour éviter tout malentendu, répète ce qu’il a déjà déclaré (ch. 8:29) au sujet du retour personnel de Joram à Jizreel pour être guéri des blessures qu’il avait reçues lors du siège. Si telle est votre volonté. Jéhu donne ses premiers ordres en tant que roi. Au lieu d’être dur et arbitraire, il veut que ses hommes sachent que leurs souhaits doivent être pris en considération. S’ils jugent cela sage et s’ils sont avec lui dans l’entreprise actuelle, qu’ils mettent alors sa proposition à exécution. Que personne ne sorte. Si la nouvelle de ce qui s’était passé parvenait à Joram à Jizreel, les choses pourraient mal tourner pour les conspirateurs. L’ordre montre une fois de plus clairement que Ramoth-Galaad était aux mains des Israélites, car si la ville était encore assiégée, de telles directives n’auraient eu aucun sens.
2 Rois 9:16
16. Ils sont montés dans un char. Il ne fallait pas perdre de temps. Jéhu s'efforça d'arriver à Jizreel avant que quiconque n'ait eu l'occasion d'annoncer au roi ce qui venait de se passer à Ramoth en Galaad. Il monta sur un char, accompagné d'un petit groupe d'hommes, mais l'armée resta en faction en Galaad pour parer à toute attaque surprise des Syriens.
Joram est couché. Joram n'était pas encore remis de ses blessures et restait alité à Jizréel. Mais la suite montre qu'il ne devait pas être trop gravement malade, car il était assez bien pour monter sur son char et aller à la rencontre de Jéhu(v. 21).
Voir Joram. Le roi d'Israël et le roi de Juda étaient à l'origine présents au siège de Ramoth en Galaad(ch. 8:28). Lorsque Joram fut blessé, il partit pour sa résidence de campagne à Jizreel, et fut bientôt suivi par Achazia. Si les deux rois partirent avant la fin du siège, cela aurait eu un effet décourageant sur l'armée et aurait probablement été interprété comme de l'indifférence ou de la lâcheté. Si, pendant que Jéhu et l'armée subissaient les épreuves et les dangers de la bataille, les rois prenaient leurs aises au palais d'été, cela expliquerait l'enthousiasme immédiat et sans retenue avec lequel Jéhu fut acclamé comme roi.
2 Rois 9:17
Tour de Jizréel. La ville de Jizréel se trouvait à la tête de la vallée de Jizréel, sur laquelle la ville donne en direction du Jourdain. Elle était située dans une plaine, mais se dressait au bord d’une pente abrupte de 100 pi (30,5 m), avec une vue sur le pays jusqu’au Jourdain. À l’ouest, on apercevait, par-delà la vallée d’Esdraelon, le Carmel. Le site, qui dominait cet emplacement stratégique, était admirable pour y établir une forteresse. Sur les murailles des villes orientales, il y avait souvent de hautes portes ou des tours qui permettaient de voir toute la campagne dans toutes les directions. Une sentinelle se tenait sur la tour de Jizréel pour surveiller tout danger éventuel. Au moment où Jéhu et sa troupe approchaient, cette sentinelle était à son poste et accomplissait fidèlement son devoir. Vit la troupe. Au loin, dans la distance, on pouvait voir approcher un groupe de cavaliers. À cette distance, il n’était pas possible de savoir clairement qui ils étaient : amis ou ennemis, Israélites ou Syriens. La sentinelle n’attendit pas de pouvoir distinguer tous les détails. Il aurait pu être trop tard. Dès qu’elle vit la troupe approcher, elle en informa le roi, afin que la ville soit prête à toute éventualité. Il faut remarquer que Jéhu ne voyageait pas seul ; il avait une troupe d’hommes avec lui. Est-ce la paix ? Voir à propos du v. 11. C’était une période de guerre. Ramoth de Galaad venait d’être prise aux Syriens, et l’on pouvait certainement s’attendre à ce que Hazaël tente de la reprendre. De plus, les armées d’Assyrie n’étaient pas très éloignées. C’étaient des temps où tout pouvait arriver. Ainsi, la question : « Est-ce la paix ? » revêtait une importance plus grande que d’ordinaire et constituait certainement davantage qu’une simple salutation formelle.
2 Rois 9:18
18. Tourne-toi derrière moi. Le messager a compris que la mission de Jéhu n'était pas une mission de paix, mais il n'a pas eu l'occasion de revenir et de transmettre un tel message au roi. Au contraire, il reçut l'ordre de se mettre à l'arrière pendant que les hommes poursuivaient leur avance.
Ne reviens plus. La sentinelle ne quittait pas des yeux le groupe qui s'approchait, cherchant à savoir si ses intentions étaient amicales ou non. Le messager envoyé par Joram devait revenir avec son rapport. S'il ne le faisait pas, cela pouvait être considéré comme une indication que le groupe qui approchait n'était pas en mission amicale. Il appartenait à la sentinelle de rapporter ce qu'elle voyait, et non de donner des ordres, et elle signala immédiatement au roi que son messager ne revenait pas.
2 Rois 9:20
La sentinelle rapporta. Quoi qu’on puisse dire du roi, la sentinelle réagit avec énergie et promptitude. Elle gardait les yeux ouverts à la recherche de tout signe qui pourrait révéler les intentions du groupe qui avançait. Le fait que le second messager ne soit pas revenu n’était pas de bon augure. La conduite de Jéhu. On connaît les hommes à leurs actions. La caractéristique par laquelle Jéhu fut reconnu laisse penser qu’il était généralement un homme d’une énergie impétueuse, qui pensait et agissait rapidement. Ce qu’il faisait, il le faisait probablement avec empressement, promptitude et vigueur. Lorsqu’il conduisait, il conduisait avec fureur. En tant que guerrier, il était probablement courageux, énergique et déterminé. C’est peut-être cette impulsion qui animait toute sa vie qui l’amena à commander les armées d’Israël. Sa conduite furieuse caractéristique permit maintenant de l’identifier bien avant qu’on puisse distinguer ses traits.
2 Rois 9:21
Préparez-vous. Joram préparait sa propre mort. Une personne plus avisée aurait pu interpréter plus correctement la signification des signes qui avaient été donnés si clairement et préparer la défense de la ville, plutôt que de se faire préparer un char pour aller à la rencontre de l’ennemi qui approchait. Il est évident que Joram n’était pas aussi malade que son départ précipité semblait l’indiquer, sinon il n’aurait pas été en mesure de sortir à la rencontre de Jéhu. Il est également très probable qu’il ne soupçonnait aucun malheur le concernant. Il était anxieux et inquiet, mais cela ne concernait peut-être que la situation en Galaad. Sortirent. Deux rois sortirent à la rencontre d’un autre : deux allèrent à leur perte et un à son trône. Les deux rois sortirent sans méfiance et sans armes. Dans la ville, ils auraient eu l’avantage. Ils auraient été protégés par les murailles et avaient probablement avec eux des troupes suffisantes pour faire face à la crise. Après le long et furieux voyage depuis Ramoth de Galaad, les chevaux de Jéhu et de sa troupe étaient épuisés et n’auraient guère pu rivaliser avec la cavalerie de Jizréel. Contre Jéhu. Ou plutôt : « à la rencontre de Jéhu ». Le mot hébreu traduit ici par « contre » vient de la racine « appeler », « rencontrer », et ne devrait être traduit par « contre » que lorsque le contexte l’exige. Les rois allaient probablement sans méfiance en amis, s’attendant à rencontrer un ami. Naboth de Jizréel. À ce moment-là, Jéhu était presque arrivé à la ville et au palais. Joram n’eut le temps de sortir que jusqu’au champ qu’Achab avait pris à Naboth. Les titres de propriété de ce champ avaient été signés dans le sang. D’abord, ce fut le sang de Naboth qui céda ce champ à la maison d’Achab, et maintenant c’était le sang de la maison d’Achab qui devait y apposer sa signature (voir à propos de «Ex. 20:5). Ce jugement sur Joram était conforme aux strictes exigences de la justice. Qu’aurait-il pu y avoir de plus approprié que la maison d’Achab paie le prix de la mort de Naboth dans ce champ de sang ?
2 Rois 9:22
Est-ce la paix, Jéhu ? La question de Joram peut être comprise comme faisant référence à la situation en Galaad. Tout allait-il bien là-bas, au cœur de la guerre ? Quelle paix ? La question anxieuse de Joram reçut la réponse rude de Jéhu. Le futur roi d’Israël n’était pas un diplomate, mais un guerrier. Ses paroles étaient brusques et directes. La simple mention de la paix par Joram souleva dans l’âme de Jéhu une tempête de colère et fit s’abattre sur la tête de l’infortuné roi un torrent de dénonciations plus sévères encore que celles qui seraient sorties de la bouche d’un prophète. Les prostitutions de ta mère. Des prostitutions à la fois au sens spirituel, celui de l’idolâtrie et de l’infidélité envers Dieu (1 Chron. 5:25; Jer. 3:3, 8; Eze. 16:15–43; 23:27–30; Hosea 2:2–10), et au sens littéral, puisque les religions idolâtres de Palestine étaient des cultes de la fertilité, dont les rites sacrés comportaient les formes les plus flagrantes d’indécence et d’immoralité (voir Num. 25:1, 2; 1 Cor. 10:7, 8). Ses sorcelleries. Les pratiques magiques, les consultations d’esprits mauvais, l’usage de sortilèges et de talismans, la prédiction de l’avenir et de nombreuses formes de divination étaient courants dans les religions de l’Orient ancien (voir 1 Sam. 28:3, 7–9; 2 Kings 1:2; 17:17; 2 Kings 21:3, 6; Dan. 2:2; Acts 16:16). Il était interdit au peuple de Dieu de prendre part à de telles pratiques (Ex. 22:18; Lev. 19:26, 31; 20:6, 27; Deut. 18:10–12; 1 Chron. 10:13; Isa. 8:19).
2 Rois 9:23
23. Il y a une trahison, Achazia. L'expression hébraïque est plus courte et ne comporte que deux mots : "trahison, Achazia" ; il n'y a pas eu le temps de donner une longue explication. Joram cria le message d'avertissement à son neveu tout en faisant tourner ses chevaux dans la fuite pour sauver sa vie.
2 Rois 9:24
24. Il tire à l'arc. Jehu était un soldat entraîné et avait donc souvent utilisé l'arc dans des combats personnels. Il voulait que cette flèche ne rate pas sa cible et n'échoue pas à atteindre son but.
Entre ses bras. C'est-à-dire entre ses épaules. Joram fuyait et tournait le dos à Jéhu. Il fut frappé dans le dos avec une telle force que la flèche traversa son corps et ressortit au niveau du cœur.
Il s'enfonça dans le sol. Il aurait pu mourir au combat, honorablement et glorieusement, en luttant contre l'ennemi de son pays. Mais il est mort de la flèche de celui qui avait été son officier de confiance et son ami. Des années auparavant, Élie avait déclaré : "Celui qui échappera à l'épée de Hazaël sera tué par Jéhu"(1 Rois 19:17). Aucun homme pour lequel le jugement divin a été décrété ne peut espérer échapper à l'épée de la justice (voir Deut. 32:43; Rom. 12:19). Les méchants ne croyaient pas dans les temps anciens, et le monde ne croit pas aujourd'hui, que le Seigneur pense ce qu'il dit, mais aussi longtemps que la justice exigera que l'iniquité reçoive son juste salaire, aussi longtemps les décrets du Seigneur contre les méchants seront exécutés (voir v. 8).
2 Rois 9:25
25. Son capitaine. Voir sur le ch. 7:2.
Prends-le et jette-le. Jéhu prend sur lui la responsabilité de venger le sang innocent de Naboth. Il connaît la méchanceté d'Achab et les crimes de Jézabel, et il sait que ces crimes doivent être vengés par le sang. Il ordonne que le cadavre du roi soit jeté dans le champ où Naboth a travaillé et pour lequel son sang a été versé.
Ils poursuivirent ensemble Achab. Jéhu et Bidkar étaient tous deux des vétérans. Ils avaient été ensemble dans l'armée avec Achab, et avaient été témoins de ses exploits à la guerre et de ses actions en temps de paix. Tous deux ont peut-être été témoins de la dénonciation amère du roi par Elie lorsque le prophète a prononcé à son encontre la sentence du Seigneur après la mort de Naboth(1 Rois 21:19-24). Au moins, ils en ont eu connaissance. Cette déclaration a probablement fait une impression indélébile sur Jéhu, car il savait que la sentence divine était juste. Les deux hommes se sont retrouvés lorsque la sentence du Seigneur a été exécutée par la mort de Joram.
Il lui imposa ce fardeau, c'est-à-dire qu'il prononça cet oracle. C'est-à-dire qu'il prononça cet oracle ou ce malheur contre lui. Comparez l'emploi du mot " fardeau " dans Ésaïe 13:1; 15:1; 17:1; 19:1; 21:1; 22:1; 23:1; 30:6; Nahum 1:1; Hab. 1:1; Zach. 9:1; 12:1.
2 Rois 9:26
26. J'ai certainement vu hier. Il s'agit d'une formule utilisée dans une affirmation emphatique ou un serment. Autant l'Éternel a vu le sang de Naboth, autant il veillera à ce que ce sang soit vengé.
De ses fils. C'est la première fois que l'on mentionne la mort des fils de Naboth en même temps que celle du père. Mais pour qu'Achab ait un titre de propriété clair sur la vigne, il fallait mettre les fils hors d'état de nuire. S'ils avaient survécu, le roi n'aurait jamais pu posséder la vigne sans contestation. Nous pouvons donc comprendre que Jézabel, en mettant à mort Naboth, ait fait périr sa famille avec lui. La mort des enfants innocents et celle du père également innocent rendaient le crime d'Achab et de Jézabel encore plus scandaleux.
Plat de terre. Identique à "plot of ground".
2 Rois 9:27
27. Il s'est enfui. Achazia ne resta pas inactif pendant que Joram était frappé et que son corps était jeté dans la vigne de Naboth. Il semble qu'il ait eu plus d'avance sur ses poursuivants que Joram, car il n'a pas été frappé immédiatement.
La montée à Gur. Une montée, ou une colline, près d'Ibleam. Le nom de Gur n'apparaît qu'ici, et l'emplacement exact n'est pas connu. Ibleam se trouve à 12,8 km au sud-ouest de Jizreel, sur la route de Samarie et de Jérusalem. Lorsqu'il sera poursuivi, Ahaziah aura pour premier objectif d'atteindre Jérusalem, et c'est la route qu'il empruntera. La route de Jizréel serpente d'abord le long de la plaine d'Esdraélon, puis commence à s'élever sur les éperons des collines de Samarie. C'est pendant que le char d'Achazia gravissait l'une de ces pentes que ses poursuivants s'approchèrent suffisamment pour le blesser. Ibleam est aujourd'hui connu sous le nom de Tell Bel 'ameh.
Il s'enfuit à Megiddo. Les détails exacts de ce récit ne sont pas clairs, car selon les Chroniques, Achazia fut appréhendé à Samarie, amené devant Jéhu et tué(2 Chron. 22:9). Les deux récits peuvent être réconciliés en considérant le récit de Rois comme un aperçu général, le récit des Chroniques apportant des détails supplémentaires. La séquence des événements peut être comprise comme suit : Achazia, après avoir été blessé près d'Ibleam, changea son itinéraire de fuite, choisissant, au lieu du terrain montagneux au sud, la plaine en direction de Megiddo. À Megiddo, il tenta de s'enfuir vers le sud, mais il fut arrêté à Samarie et ramené à Megiddo à la demande de Jéhu, qui y était arrivé. Achazia mourut alors exécuté, un détail omis dans le récit plus bref des Rois.
2 Rois 9:28
À Jérusalem. Jéhu permit que le corps du roi de Juda soit ramené dans la capitale du roi pour y être enseveli. Le dessein du Seigneur n’était pas que la nation de Juda soit étroitement alliée à son voisin du nord. Le prophète réprimanda Josaphat pour avoir prêté assistance à Achab contre Ben-Hadad (2 Chron. 19:2). La conduite d’Achazia, qui assista Joram dans la guerre contre Hazaël, était également répréhensible aux yeux de Dieu (2 Chron. 22:4, 5). Pour cette assistance, Achazia paya de sa vie. Avec ses pères. Dans des circonstances ordinaires, le méchant roi Achazia n’aurait probablement pas été enseveli dans les sépulcres des rois, dans la Cité de David. Cet honneur lui fut accordé malgré ses liens avec la maison d’Achab, en raison de sa descendance du bon roi Josaphat, « car, disaient-ils, il est le fils de Josaphat, qui chercha le Seigneur de tout son cœur » (2 Chron. 22:9).
2 Rois 9:29
29. La onzième année de Joram. Ce verset est un post-scriptum à l'histoire du règne d'Achazia, dont le dernier point est rapporté au verset précédent. Lorsqu'on présente les états de service d'un roi, le premier détail à donner est l'année de son accession au trône, par rapport à l'année de règne du monarque de la nation voisine, et c'est ce qui est donné au ch. 8:25. Mais là, le début du règne d'Achazia est indiqué comme la 12e année du règne de Joram en Israël, alors qu'ici il s'agit de la 11e année. La différence entre ces deux chiffres s'explique par le fait qu'à cette époque, Juda, dans sa politique de coopération avec le royaume du Nord, a adopté le système de calcul chronologique d'Israël, qui différait d'une année de celui de Juda. Le récit de Ch. 8:25 est manifestement conforme au nouveau système, selon lequel l'année au cours de laquelle un roi accède au trône est appelée sa première année. La 12e année de Joram serait la 11e année selon le système précédemment en usage, selon lequel la " première année " d'un roi était sa première année civile complète, celle qui suivait celle où il était monté sur le trône (voir pp. 138, 139 ; cf. p. 148).
2 Rois 9:30
30. Jézabel en entendit parler. Pour Jézabel, l'heure de la fin avait sonné, et elle le savait. Ayant appris la mort des deux rois, son fils et son petit-fils, elle savait que son tour était venu. Elle devait se préparer pour son dernier moment sur terre. Et quelle préparation de la part de cette méchante femme !
Elle s'est peint le visage. Depuis les temps les plus reculés, les femmes orientales utilisaient des cosmétiques pour se peindre les sourcils et les cils (voir Jérémie 4:30 et Ezéchiel 23:40).
Elle s'est fatigué la tête. Elle a orné sa tête d'un "tire" ou d'une coiffe (voir Ésaïe 3:18), littéralement, elle a "embelli sa tête" Elle a été défiante et impénitente jusqu'à la fin. Elle s'est parée de tous ses ornements et a revêtu ses plus beaux atours. Mais sa parure extérieure ne lui servira à rien, ni devant Jéhu, ni devant la barre du jugement de Dieu. Devant ce tribunal, tous se révèlent tels qu'ils sont. La poudre et la peinture ne couvrent pas la corruption intérieure du cœur, pas plus que la soie et le satin ne cachent les vilaines taches du péché sur l'âme. Jézabel était corrompue de l'intérieur malgré tous ses efforts d'embellissement. Dieu regarde le cœur et demande une parure intérieure plutôt qu'extérieure(1 Pierre 3:3, 4). Au vu de ses sombres antécédents, Jézabel aurait pu se vêtir d'un sac et s'asseoir dans la cendre. Mais son esprit orgueilleux refusait d'être humilié et son cœur de pierre ne voulait pas être ébranlé.
Elle regardait dehors. La fenêtre était probablement celle de ses quartiers privés, donnant sur une cour intérieure. Son attitude semble avoir été hautaine et impérieuse, car elle s'est installée à sa fenêtre pour regarder, dans un défi amer, le rebelle qui franchissait à ce moment-là les portes du palais.
2 Rois 9:31
Zimri a-t-il connu la paix, lui qui tua son maître ? Littéralement : « Est-ce la paix, Zimri, meurtrier de son maître ? » Zimri extermina la maison de Baesha (1 Kings 16:8–13), mais il ne régna que sept jours. À la fin de cette période, il périt dans la lutte contre son successeur. Pour lui, il n’y eut pas de paix. Dans sa forme actuelle, le texte fait référence, par la bouche de Jézabel, à cette tentative malheureuse de Zimri, comme si elle voulait avertir Jéhu. La traduction littérale transmet toutefois une pensée différente. Elle fait s’adresser Jézabel à Jéhu en l’appelant Zimri, comme pour lui dire d’un ton moqueur : « La paix, à toi, Zimri, meurtrier de ton maître ? »
2 Rois 9:32
Qui est de mon côté ? qui ? L’hébreu est beaucoup plus bref et plus percutant, mi ’itti mi, « Qui est avec moi, qui ? » Cette expression, par sa brièveté et son impétuosité, semble caractéristique de Jéhu. Il s’était précipité dans la cour, avait entendu la salutation moqueuse et méprisante de Jézabel, et voulait en finir rapidement — plus vite qu’il ne lui aurait fallu pour entrer dans le bâtiment et saisir la femme vile qui se trouvait devant lui. Eunuques. Jézabel semble avoir été le genre de femme qui était haïe, même par ceux qui lui étaient le plus étroitement associés. Jusqu’à ce moment, les eunuques avaient été habitués à se tenir accroupis devant elle dans une crainte servile, prêts à exécuter le moindre de ses caprices. Mais ils avaient manifestement peu de respect pour elle et ne l’aimaient pas. Ils la méprisaient probablement et ne lui étaient loyaux que tant que cela servait leurs propres intérêts. Lorsque l’occasion se présenta, ils furent prêts à se retourner contre leur ancienne tyran. Ils accueillirent probablement favorablement un changement de gouvernement. Du moins espéraient-ils ainsi obtenir la faveur de leur nouveau maître.
2 Rois 9:33
Jetez-la en bas. La femme orgueilleuse, dominatrice et tyrannique devait périr pour ses crimes. Telle était l’exigence de la justice et tel était le décret de Dieu. C’était une fin appropriée à son insolence et à son arrogance. Les trônes reposant sur la violence et la corruption ne dureront pas longtemps. Il la foula aux pieds. Pour lui témoigner son mépris absolu alors qu’elle était dans les affres de l’agonie. Le corps paré et peint, qui avait été si ignominieusement précipité par la
fenêtre, eut sa dernière étincelle de vie écrasée par les chevaux et les roues du char du vengeur furieux, tandis que son sang royal mais souillé éclaboussait le mur du palais et tachait les pieds des chevaux. Jézabel ne mourut pas de la mort d’une reine, mais de celle de la créature méprisable qu’elle s’était révélée être. Elle avait haï la justice, et maintenant sa nation la haïssait. Elle avait méprisé Dieu, et aujourd’hui le monde se souvient d’elle avec horreur et mépris. Notre condamnation de Jézabel ne doit pas nous amener à approuver, même par notre silence, la conduite barbare que Jéhu adopta à son égard. La seule circonstance atténuante de sa manière d’exécuter le jugement sur elle est qu’il vivait à une époque violente. La violence engendre la violence.
2 Rois 9:34
34. Il a mangé et bu. Le palais qui avait été celui d'Achab n'appartenait plus à sa descendance, car Jéhu était désormais roi. Laissant le corps mutilé de la reine dans la cour extérieure, Jéhu entra dans la salle de banquet
Cette femme maudite. Jéhu se rappelait que cette femme avait été maudite par Dieu(1 Rois 21:23)
La fille d'un roi. Tout guerrier endurci qu'il était, Jéhu ressentait dans son cœur une pointe de sympathie et de respect pour la fonction royale. Elle était née fille de roi, d'Ethbaal, prêtre et roi de Sidon(1 Rois 16:31), mais elle était morte de la mort d'une créature immonde. Jéhu souhaitait maintenant qu'elle reçoive au moins une sépulture décente, digne de la princesse qu'elle avait été
2 Rois 9:35
Que le crâne. Les chiens de Jizréel avaient fait de Jézabel un tombeau vivant. Le corps de la reine était devenu la nourriture des chiens à demi sauvages de la ville. La prophétie d’Élie s’était accomplie (1 Rois 21:23), la justice avait été satisfaite, et Naboth avait été vengé du crime que Jézabel avait commis contre lui.
2 Rois 9:36
La parole du Seigneur. Cela semble être la prophétie complète dont 1 Rois 21:23 est un abrégé.
2 Rois 9:37
Ils ne diront pas. Cela peut signifier que l’identité de ses restes serait effacée par la mutilation de son corps, ou que Jézabel ne devait laisser aucun sépulcre derrière elle. Si tel est le sens, ses restes devaient disparaître entièrement de la surface de la terre, et les générations futures ne pourraient pas montrer son tombeau en disant que c’était là que l’ancienne reine orgueilleuse avait été enterrée. À sa mort, seul le souvenir de sa méchanceté subsisterait. La fin effroyable de Jézabel devrait nous enseigner le caractère éphémère et le néant de la puissance et de la gloire humaines. Toutes ces choses sont poussière et retourneront à la poussière. Son destin appelle tous les artisans d’iniquité à entendre le message de Dieu : « Malheur à celui qui bâtit sa maison par l’injustice » (Jér. 22:13). Jézabel devint un symbole de l’iniquité abjecte que ceux qui se disaient enfants de Dieu permettraient de laisser entrer dans leurs rangs pour les avilir et les souiller, et de solennels avertissements furent donnés quant aux jugements qui en résulteraient (Apoc. 2:20–23).
Seventh-day Adventist Bible Commentary — Francis D. Nichol (dir.) et contributeurs. Review and Herald Publishing Association · tous droits réservés
2 Rois 9:1
1. Elisée le prophète. Les récits concernant Elisée ont été interrompus au ch. 8:16 par le récit du règne de Joram en Juda et de celui de son fils Achazia. Aujourd'hui, le récit revient une nouvelle fois sur Elisée. On peut se poser la question : Après le long récit de l'œuvre du prophète(ch. 2:12 à 8:15), pourquoi le récit ne s'est-il pas poursuivi jusqu'à la fin de la carrière d'Élisée ? La réponse est que le livre des Rois est essentiellement un récit des rois d'Israël et de Juda dans l'ordre chronologique. Les incidents concernant Élie et Élisée, bien qu'importants, sont insérés dans le récit des rois. Le présent incident concernant Élisée s'inscrit dans les derniers jours de la vie d'Achazia et de Joram, et c'est dans les récits des règnes de ces rois que cet incident est imbriqué.
L'un des enfants. Élisée avait maintenant un certain nombre de disciples prophètes qui l'aidaient constamment à s'acquitter de ses nombreuses responsabilités. L'identité de cet homme n'est pas connue. Rachi, un érudit juif du 11e siècle, dit qu'il s'agit de Jonas, qui est mentionné au chapitre 14:25 comme ayant exercé sa fonction prophétique sous le règne de Jéroboam II. Mais cela n'est guère probable, car Jéroboam n'a commencé à régner qu'une cinquantaine d'années plus tard. La supposition rabbinique selon laquelle Jonas était le messager dont il est question ici ne repose sur aucun fondement.
Boîte. Plutôt "flacon" ou "fiole" (voir 1 Sam. 10:1). À l'époque, les huiles et les onguents étaient transportés dans des jarres en terre cuite, en pierre ou en verre, dont on a retrouvé de nombreuses traces en Égypte et en Mésopotamie.
Ramoth-Guélad. Le roi d'Israël venait d'être blessé lors du siège de Ramoth en Galaad et était retourné à Jizreel. Jusqu'à présent, le récit ne mentionne pas si le siège a été couronné de succès, mais la suite l'indique.