Seventh-day Adventist Bible Commentary2 Rois 8
Francis D. Nichol (dir.) et contributeurs
Lire 2 Rois 8 dans la Bible2 Rois 8:2
Agit conformément à la parole. La femme de Sunem avait appris qu’il y a des bénédictions sur le chemin de l’obéissance. L’instruction donnée venait de Dieu et, bien que des difficultés et des épreuves l’attendissent encore, les conséquences auraient été bien pires si elle avait refusé d’obéir à ces instructions. Pays des Philistins. Les Philistins étaient établis sur une plaine fertile entre la mer et les hautes terres montagneuses de la Palestine centrale. C’était une terre d’abondance comparée aux pentes rocheuses de la chaîne centrale. Lorsqu’il y eut une famine au pays de Canaan, Isaac alla séjourner au pays des Philistins (Gen. 26:1). Abraham, dans des conditions semblables, était descendu en Égypte pour y séjourner (Gen. 12:10). Naomi avait séjourné au pays de Moab « environ dix ans » (Ruth 1:4). Ainsi donc, durant cette période de famine de sept ans, la femme de Sunem alla elle aussi séjourner dans le pays des Philistins.
2 Rois 8:3
Pour sa maison. La femme sunamite avait autrefois été aisée. C’est dans sa maison qu’une chambre avait été aménagée pour Élisée (ch. 4:8–11), et c’est sur ses terres que son fils était tombé malade pendant la saison des récoltes (ch. 4:18, 19). Pendant son absence en Philistie, sa maison et ses champs avaient été accaparés par quelqu’un d’autre. Les autorités locales avaient peut-être pris possession de ces biens, les considérant comme abandonnés par leur propriétaire, ou quelqu’un du voisinage avait pu s’emparer de sa maison pour en faire la sienne. Quelle que fût la personne qui détenait ces biens, elle refusa de les restituer à son retour. Elle adressa donc directement sa requête au roi. Les appels au roi de la part de particuliers étaient courants dans l’Orient ancien et
sont mentionnés à plusieurs reprises dans le récit biblique (2 Sam. 14:4; 1 Kings 3:16; 2 Kings 6:26).
2 Rois 8:4
S’entretenait avec Guéhazi. Plus exactement, le roi « parlait » avec Guéhazi. La mention de Guéhazi indique que l’incident eut lieu alors qu’il était encore le serviteur d’Élisée, avant son renvoi pour vol et tromperie au moment de la visite de Naaman. Toutes les grandes choses. Les récits de la vie d’Élie et d’Élisée sont remplis d’incidents captivants et exercent un attrait émouvant et dramatique. Le roi comme le peuple seraient intéressés à entendre le récit des actes remarquables de ces prophètes de Dieu. Il ne fait aucun doute que ces histoires étaient racontées et répétées dans les palais comme dans les humbles maisons, au pays d’Israël et dans les pays étrangers. Mises par écrit, elles furent rassemblées et intégrées au récit sacré des Hébreux, pour notre encouragement et notre éclairage à l’époque moderne. Ce que Dieu a fait alors, il est capable et désireux de le faire encore aujourd’hui. Les récits qui intéressaient les hommes des temps anciens sont ceux qui nous intéressent et nous inspirent aujourd’hui. Le Dieu d’Élisée accomplit encore des miracles de grâce par l’intermédiaire de ses serviteurs choisis dans toutes les parties de la terre. Jamais histoires n’ont été accueillies par des oreilles humaines avec un intérêt plus vif et une puissance plus émouvante pour l’âme que celles qui racontent comment Dieu agit par ses agents humains pour accomplir ses grandes merveilles.
2 Rois 8:5
Comme il racontait. Au moment dramatique où Guéhazi racontait au roi comment le fils de la femme sunamite avait été rendu à la vie après sa mort, la femme elle-même entra. De tels incidents n’arrivent pas par hasard. Dieu est vivant et intervient dans les affaires quotidiennes de ses enfants sur la terre. Les anges gardiens sont constamment à l’œuvre pour protéger et diriger les pas de ceux qui leur sont confiés vers des chemins de réussite et de bénédiction. Le même Seigneur qui avait parlé par l’intermédiaire d’Élisée œuvra par ses messagers angéliques pour conduire la femme de Sunem au palais du roi exactement au bon moment, lorsque sa requête aurait le plus de chances d’aboutir.
2 Rois 8:6
Un certain officier. Héb. saris, littéralement « eunuque ». Les hommes de ce type s’occupaient généralement des femmes des rois orientaux (Esther 2:3, 14, 15; 4:5 [traduit par « chambellan »] ; 2 Rois 9:32). Il conviendrait qu’un officier de ce genre accompagne la femme et veille à ce que ses intérêts soient dûment pris en charge. Tous les fruits. La propriété ne devait pas seulement être rendue à la femme, mais elle devait aussi être dédommagée pour toute la production de la terre qui lui revenait de droit pendant les années de son absence et pour laquelle elle n’avait apparemment reçu aucune compensation.
2 Rois 8:7
7. Élisée se rend à Damas. Damas était la capitale du roi qui, peu de temps auparavant, l'avait cherché pour lui ôter la vie(2 Rois 6:8-15). Il n'était pas certain qu'il serait bien traité à Damas ou que le roi de Syrie chercherait à nouveau à lui ôter la vie. Elisée pouvait prétendre à la faveur de Benhadad, car il avait guéri Naaman de sa lèpre et avait également été responsable de la libération des forces syriennes tombées aux mains de Joram(ch. 6:22). D'un autre côté, c'est Elisée qui a déjoué les plans de Benhadad contre Joram (ch. 6:9-12), et c'est lui qui a prédit le départ peu glorieux des armées syriennes lors du siège de Samarie(ch. 7:1-7). Mais quelle que soit l'attitude du roi de Syrie, Élisée se rend dans la capitale syrienne. L'intérêt de l'œuvre du Seigneur passe toujours avant sa propre commodité ou sécurité.
L'homme de Dieu. Toute la Syrie connaissait sans doute Elisée comme celui qui avait guéri Naaman de sa lèpre. Lorsque Benhadad était malade et qu'Élisée se trouvait par hasard dans la ville, il était tout à fait naturel que la nouvelle de sa présence soit portée au roi, afin qu'il puisse lui aussi faire appel à cet homme de Dieu.
2 Rois 8:8
8. Hazaël. Il s'agit manifestement d'un fonctionnaire important de la cour syrienne. Le fait que Benhadad lui confie la tâche importante de prendre contact avec Élisée au sujet de son rétablissement témoigne de la haute considération dont il jouissait auprès du roi.
Apporter un cadeau. Il était d'usage à l'époque de prendre un présent lorsqu'on consultait un prophète(Nombres 22:7; 1 Sam. 9:7; 1 Rois 14:2, 3; 2 Rois 5:5).
Consultez l'Éternel. C'est un ordre étonnant de la part du roi de Syrie, et c'est un témoignage remarquable de la réussite de la mission d'Élisée. Elisée eut le privilège de voir le chef d'une nation que les Hébreux considéraient comme païenne venir le reconnaître comme un homme de Dieu et lui demander de s'enquérir auprès de Jéhovah. En donnant l'ordre à Hazaël, le roi de Syrie témoignait devant son peuple de son intérêt pour le Dieu des Hébreux. Il fait également savoir à sa nation qu'il ne considère plus comme suprêmes les seuls dieux de la Syrie.
Ce genre de témoignage, si les enfants d'Israël avaient été fidèles à leur mission, aurait pu venir des dirigeants de nombreuses nations de la terre. Le dessein originel de Dieu était que les Hébreux soient comme une lumière placée sur une colline, une lumière qui devait briller jusqu'aux extrémités du monde et dissiper les ténèbres et l'ignorance qui s'étaient installées dans le cœur des hommes. S'il y avait eu plus d'Elisées, il y aurait eu plus de rois, comme Benhadad, témoignant de la grandeur de Dieu. S'il y avait eu plus de foi et d'obéissance en Israël, il y aurait eu plus de foi et d'espoir dans le monde. L'échec d'Israël a entraîné l'échec et la ruine des nations qui l'entouraient. Le salut d'Israël aurait pu entraîner le salut d'un grand nombre de personnes dans le monde.
Vais-je me rétablir ? Dieu seul pouvait répondre à la question de Benhadad. Le roi savait que s'il s'adressait aux prêtres et aux prophètes de Syrie, il ne recevrait pas de réponse fiable. La conduite du roi de Syrie, qui s'adresse ainsi au Dieu d'Israël, est à mettre en contraste avec celle d'Achazia qui, quelques années auparavant, avait demandé à " Baal-Zebub, dieu d'Ékron " s'il allait guérir de sa maladie(ch. 1:2). Pour cet acte honteux, le roi d'Israël fut sévèrement réprimandé par le prophète Élie, qui lui annonça qu'il allait mourir(ch. 1:4). Achazia était un contemporain de Benhadad, et il est possible que la nouvelle de ce qui s'était passé en Israël soit parvenue aux oreilles du roi syrien. La demande de renseignements de Benhadad à Elisée était bien sûr plus qu'une demande de renseignements ; c'était une invitation au prophète d'Israël à faire pour le roi ce qu'il avait fait pour Naaman.
2 Rois 8:9
9. Hazaël partit. Il s'agit là d'un acte de déférence marqué qui montre l'estime dans laquelle Élisée était tenu à cette époque dans un pays ennemi. Le prophète avait alors élu domicile à Damas ou dans ses environs, et c'est vers ce lieu qu'Hazaël fut envoyé.
Tout ce qui est bon. Damas était à l'époque un important centre commercial et possédait quelques-uns des plus grands trésors de l'Orient. Parmi ses marchandises, on peut citer de magnifiques vases d'airain, d'argent et d'or, de riches robes brochées de soie et de satin, des mets rares et délicieux, des bijoux d'une grande richesse et d'une grande beauté, et des meubles en bois odorants et coûteux.
Quarante chameaux. L'Orient était friand d'ostentation et d'étalage, et le roi souhaitait sans doute mettre le plus possible en valeur le magnifique cadeau offert au prophète. Quarante chameaux chargés de leurs précieuses marchandises et défilant lentement dans les rues feraient grande impression sur le peuple et révéleraient immédiatement aux citoyens la générosité et la richesse de leur roi ainsi que l'estime dans laquelle le prophète était tenu.
Ton fils Ben-Hadad. Il s'agit d'un terme de respect, semblable à l'expression " père " utilisée par les disciples lorsqu'ils s'adressent à leurs maîtres(ch. 2:12), et par les serviteurs à leurs seigneurs(ch. 5:13). Joram utilisa ce terme à l'égard d'Elisée(ch. 6:21) à une occasion où il éprouvait pour Elisée le plus grand respect et la plus profonde estime. C'est ainsi que Joas s'adressa à Elisée lors de la dernière maladie du prophète(ch. 13:14). Benhadad avait sans doute demandé à Hazaël d'utiliser un tel terme pour s'adresser au prophète afin de révéler à Elisée la haute estime dont il jouissait.
2 Rois 8:10
10. Tu pourras certainement te rétablir. Le texte hébreu contient une négation. Le passage peut donc être traduit par "Tu ne guériras certainement pas", bien que la construction hébraïque présente quelques difficultés. La phrase a été corrigée dans la marge de la Bible hébraïque pour se lire : " Tu guériras certainement ", en remplaçant la négation hébraïque lo' par lo, " à lui ". Toutes les versions anciennes et un certain nombre de manuscrits hébraïques sont d'accord avec cette lecture marginale. Il semble donc nécessaire d'expliquer d'une manière ou d'une autre la contradiction entre cette déclaration et la prédiction qui suit immédiatement : "Il mourra certainement". Plusieurs explications ont été proposées ; la suivante semble la plus raisonnable : Elisée donnait au roi l'assurance que sa maladie n'allait pas jusqu'à la mort. La maladie elle-même n'était pas mortelle et, en ce qui la concernait, il vivrait certainement. C'est le message que Hazaël fut chargé de rapporter à Benhadad. La question posée par le roi était de savoir s'il se remettrait de sa maladie, et sur ce point la réponse était claire : sa maladie n'était pas telle qu'elle entraînerait sa mort, il pourrait vivre.
2 Rois 8:11
11. Jusqu'à ce qu'il ait honte. Elisée semble avoir regardé Hazaël bien en face et avoir gardé les yeux fixés sur lui. On ne sait pas si Hazaël avait auparavant nourri l'ambition secrète de s'asseoir sur le trône de son maître. S'il l'avait fait, il aurait pu se douter qu'Élisée lisait maintenant dans ses pensées intimes.
2 Rois 8:12
12. Je connais le mal. Le Seigneur savait mieux que Hazaël lui-même ce qu'il ferait à l'avenir. Un homme planifie rarement à l'avance tous les actes sombres et infâmes dont il se rend parfois coupable. Une mauvaise pensée en entraîne une autre, et une mauvaise action en entraîne une autre encore plus mauvaise, jusqu'à ce que celui qui consent à marcher dans la voie du mal se retrouve à sombrer dans des profondeurs d'iniquité qu'il n'aurait jamais planifiées pour lui-même ou qu'il n'aurait jamais crues possibles.
Traiter leurs enfants. Le futur roi de Syrie, dans l'amertume et la haine qui se développeront dans son âme, se livrera aux crimes les plus abjects contre le peuple d'Israël. Les hommes en paix ne comprennent pas les cruautés et les horreurs dont ils peuvent être capables lorsqu'ils se tournent vers la guerre. Les maux énumérés par Elisée n'étaient pas étrangers aux nations de l'Orient lorsque celles-ci se livraient aux désirs de la bataille (voir 2 Rois 15:16; Osée 10:14; 13:16; Amos 1:3, 13).
2 Rois 8:13
13. Un chien ? Signifie quelqu'un de bas ou de méprisable (voir 1 Sam. 17:43; 24:14; 2 Sam. 3:8; 9:8; 16:9). Hazaël exprime une humilité extrême ou prend un ton d'innocence offensée. Il semble surpris et très choqué. Peut-être avait-il déjà planifié sa future course au mal, mais à ce moment-là, il n'aurait pas planifié tout le mal dont il deviendrait coupable avec le temps. Lorsqu'un homme s'engage pour la première fois dans la voie du mal, il serait très choqué si on lui disait quel sera le résultat final de sa démarche.
2 Rois 8:14
Guérira certainement. Hazaël répéta vraisemblablement le message comme on le lui avait ordonné. Il n’ajouta pas que le Seigneur avait révélé que Ben-Hadad mourrait certainement.
2 Rois 8:15
15. Il a pris un tissu épais. Probablement le couvre-lit qui était à la tête du lit. Il l'étendit sur le visage de Benhadad, l'étouffant ainsi. Sans doute cela a-t-il été fait de manière à faire croire à un accident, ou à une mort naturelle du roi
2 Rois 8:16
16. Cinquième année de Joram. Pour la chronologie du règne de Joram d'Israël, voir pp. 77, 81, 145, 150.
Joram. Pour le règne conjoint de Joram de Juda et de son père Josaphat, voir ch. 1:17; 3:1. L'histoire du royaume de Juda reprend ici à partir de 1 Rois 22:50, où la mort de Josaphat est mentionnée.
Ellen G. White
16, 18. Le complot de Jézabel échoue—Par ses artifices séducteurs, Jézabel se lia d’amitié avec Josaphat. Elle arrangea un mariage entre sa fille Athalie et Joram, le fils de Josaphat. Elle savait que sa fille, élevée sous sa direction et aussi dépourvue de scrupules qu’elle-même, exécuterait ses desseins. Mais l’a-t-elle fait ? Non ; les fils des prophètes, qui avaient été formés dans les écoles établies par Samuel, étaient fermes pour la vérité et la justice (Manuscript 116, 1899).
2 Rois 8:17
17. Huit ans. Pour cette période, ainsi que pour la méthode de calcul, voir pp. 148, 150.
2 Rois 8:18
18. Des rois d'Israël. De nombreux indices montrent que Juda était à cette époque étroitement allié à la nation d'Israël et qu'il suivait les voies de son voisin du nord. L'une de ces indications est l'adoption présumée de la méthode de calcul chronologique d'Israël (voir ch. 9:29).
La fille d'Achab. Il s'agit d'Athalie(v. 26). Le mariage d'Athalie, fille d'Achab et de Jézabel, avec Joram, fils de Josaphat, scella une alliance entre les deux nations(2 Chron. 18:1). De tels mariages entre les maisons régnantes de nations ayant conclu une alliance entre elles étaient courants dans l'ancien Orient. Juda n'obtint que des ennuis par ce mariage et cette alliance. Athalie était une femme de la même trempe que ses parents et devait apporter à Juda beaucoup d'ennuis avant sa mort. Dans le cadre de l'alliance entre les deux nations, Josaphat s'associa à Achab dans la guerre contre la Syrie(1 Rois 22:4, 29); il s'associa au fils d'Achab, Achazia, dans la construction de navires à Ezion-Geber(2 Chron. 20:35, 36), et s'associa à Joram dans la guerre contre Moab(2 Rois 3:7).
Il fit le mal. C'est ainsi que l'on a décrit les rois d'Israël jusqu'à présent, mais maintenant Juda suivait aussi les mauvaises voies de son voisin du nord. Lorsque Joram monta sur le trône, il tua tous ses frères, à qui son père avait donné de grands trésors d'argent et d'or et des villes fortifiées(2 Chron. 21:3, 4), et introduisit des formes flagrantes d'idolâtrie(2 Chron. 21:11).
2 Rois 8:19
19. Pour David. Voir 1 Rois 11:36. Par la postérité de David, la lumière que Dieu lui avait donnée devait continuer à briller à travers les âges. Des descendants méchants comme Jéhoram ont pratiquement éteint la lumière.
2 Rois 8:20
Édom se révolta. Le Seigneur ne permit pas à cette époque que la nation de Juda périsse, et Il ne permit pas non plus que la dynastie de David prenne fin ; cependant, à cause de son apostasie, Juda fut autorisé à subir une certaine affliction. Les Édomites, qui avaient été soumis à Juda pendant un siècle et demi, tentèrent d’assurer leur indépendance durant le règne de Joram. Lorsque Dieu établit Israël en Palestine, Il avait prévu qu’un jour Jérusalem deviendrait la capitale de la terre entière, qui formerait une seule nation et un seul peuple, une fraternité unie, heureuse et paisible, adorant le Dieu du ciel dans l’unité (voir COL 290 ; DA 577). Mais au lieu de laisser rayonner vers les autres la lumière de la vérité, ils absorbèrent les ténèbres des nations qui les entouraient. Se fit un roi. Ils renversèrent apparemment le gouvernement du roi précédent, qui tenait sa couronne de Juda, et se choisirent un souverain nouveau et indépendant, qui mit fin au versement du tribut à Juda. C’est David qui avait rendu Édom tributaire de lui-même (2 Sam. 8:14). À l’époque de Salomon, Édom devait avoir continué dans
un état de vassalité, car Salomon avait une flotte à Étsion-Guéber, sur les frontières méridionales d’Édom (1 Rois 9:26), et cette situation se poursuivit pendant tout le règne de Josaphat (1 Rois 22:47, 48).
2 Rois 8:21
21. Joram. Il s'agit d'une forme abrégée du nom de Joram, que l'on retrouve sous cette forme ici et aux versets 23 et 24. Aux versets 16, 25, 28 et 29, c'est aussi la forme employée pour le roi contemporain d'Israël(v. 8). Au ch. 1, 17 et en 2 Chron. 22, 6, les deux rois sont appelés Jéhoram, et en 2 Chron. 22, 5, le roi d'Israël est connu à la fois sous le nom de Joram et de Jéhoram (voir la note de la p. 78).
Zaïr. Ce nom n'apparaît qu'ici dans la Bible. Sa localisation exacte n'est pas connue aujourd'hui.
Tous les chars. Il serait difficile de pénétrer loin dans le territoire édomite avec une grande force de chars. Joram se dirigea probablement vers le sud jusqu'à la frontière édomite, où les forces hostiles d'Édom s'étaient rassemblées.
Il frappa les Édomites. La traduction de l'hébreu de ce verset présente quelques difficultés. Le sens semble être que le roi et ses chars frappèrent les Édomites qui les avaient encerclés. Sous le couvert de l'obscurité, les Édomites avaient avancé contre les forces de Juda et les avaient finalement encerclées. Après cette découverte, les chars ont pu se frayer un chemin à travers l'ennemi et se mettre à l'abri.
Dans leurs tentes. C'est-à-dire qu'ils s'enfuirent chez eux. Pour le sens de l'expression " dans leurs tentes " ou " à leurs tentes ", voir 2 Sam. 20:1; 1 Rois 8:66. C'est une défaite pour les Hébreux, mis en fuite par l'ennemi et contraints de rentrer chez eux sans avoir atteint leur objectif de réprimer la révolte. Edom, par sa révolte, réussit à gagner son indépendance.
2 Rois 8:22
Jusqu’à ce jour. Jusqu’au moment où cette phrase fut écrite, Juda n’avait pas réussi à ramener Édom sous son contrôle. Édom semble être resté un État indépendant jusqu’à l’époque de Jean Hyrcan (134–104 av. J.-C.), qui le réduisit de nouveau à l’état de vassalité. Libna. Une ville située à 9 1/2 mi. (15,2 km) au nord de Lakis (Josué 10:29–31), et probablement à identifier à Tell eṣ Ṣâfī, qui se trouve à 23 1/2 mi. (37,6 km) à l’ouest-sud-ouest de Jérusalem. Il est probable que les habitants de Libna furent aidés dans leur révolte par les attaques des Philistins contre Juda à cette époque (2 Chron. 21:16, 17).
2 Rois 8:24
24. Joram s'est endormi. Pour les circonstances de sa mort, voir 2 Chron. 21:12-19.
Dans la cité de David. En 2 Chron. 21:20, il est dit qu'il fut enterré dans la cité de David, mais pas dans les sépulcres des rois. Il a été suggéré que les sépultures royales étaient sous le contrôle d'un corps de prêtres fidèles qui refusèrent que Jéhoram y soit enterré en raison de ses mauvaises habitudes.
Achazia. Ce nom signifie "Jéhovah a pris" ou "possession de Jéhovah" ; par un réarrangement de ses parties, il devient Jéhoahaz, qu'Ahaziah est parfois appelé(2 Chron. 21:17). Dans 2 Chron. 22:6, le nom est donné comme Azariah, bien qu'un certain nombre de manuscrits hébreux retiennent le nom Ahaziah dans ce verset.
2 Rois 8:25
Douzième année de Joram. Ailleurs, il est dit que l’accession d’Achazia eut lieu la 11e année de Joram. Les deux affirmations sont exactes. Pour une explication de cette apparente divergence, voir les commentaires sur le chap. 9:29. Fils de Joram. Selon 2 Chron. 21:17 à 22:1, Achazia était le plus jeune fils de Joram, tous ses fils aînés ayant été tués lors d’une attaque ennemie contre le camp du roi. Il portait le même nom que son oncle Achazia, fils d’Achab, alors prince héritier du royaume d’Israël, sa mère étant Athalie, fille d’Achab et de Jézabel (2 Rois 8:18,
27). Joram avait probablement d’autres femmes qu’Athalie, qui pouvaient être les mères de ses fils aînés.
2 Rois 8:26
26. Fille d'Omri. Athalie est appelée la fille d'Achab(v. 18). Achab était le fils d'Omri(1 Rois 16:28). Athalie était donc en réalité la petite-fille d'Omri. Les termes "fils" et "fille" étaient utilisés par les Hébreux pour toute descendance, aussi éloignée soit-elle. Le Christ était le "fils de David", et David était le "fils d'Abraham"(Matt. 1:1). Athalie est appelée ici la fille d'Omri en raison de la position importante d'Omri dans l'histoire d'Israël. Il était le fondateur de la plus importante dynastie de rois israélites. Malgré leur méchanceté, ces rois étaient des souverains énergiques qui ont largement contribué à faire d'Israël une nation forte et importante en Orient. Les Assyriens appelaient le pays d'Israël "terre d'Omri", et même Jéhu, qui détruisit la dynastie d'Omri, fut appelé par eux "fils d'Omri".
2 Rois 8:27
Dans la voie. Selon 2 Chron. 22:3 sa mère Athalie était « son conseiller pour faire le mal ». De toute évidence, le roi était presque entièrement sous l’influence de sa mère résolue.
2 Rois 8:28
28. Il est allé avec Joram. L'alliance entre Israël et Juda était encore en vigueur à cette époque, et Achazia devait donc accompagner son oncle dans cette campagne. En vertu de cette alliance, Josaphat avait accompagné Achab contre la Syrie(1 Rois 22:29) et Joram contre Moab(2 Rois 3:7, 9).
Contre Hazaël. Les guerres entre Israël et la Syrie, si fréquentes sous le règne de Benhadad, se poursuivirent sous le règne de Hazaël. À cette époque, c'est Israël qui est à l'offensive contre la Syrie. Israël avait beaucoup souffert aux mains de Benhadad et cherchait sans doute l'occasion d'égaliser le score. Un changement de souverain dans les pays de l'Orient ancien était souvent le signal d'une série de guerres ; les ennemis cherchaient à attaquer avant que le nouveau roi n'ait eu le temps de consolider sa position. Hazaël est mentionné dans une inscription araméenne de Hamath sous la même forme que celle utilisée dans la Bible, également sur des plaques d'ivoire qui servaient autrefois à décorer le lit du roi. Ces plaques ont été trouvées lors des fouilles du site nord-syrien connu sous le nom d'Arslan Tash. Dans les documents assyriens, le nom apparaît sous la forme Haza'ilu.
Hazaël avait été sérieusement impliqué dans une guerre avec Shalmaneser III d'Assyrie. Selon les récits assyriens, Hazaël a subi une défaite cuisante dans cette lutte, perdant 16 000 de ses hommes, 1 131 chars, 470 chevaux de cavalerie, ainsi que son camp. Shalmaneser raconte comment Hazaël s'est enfui pour sauver sa vie et a été enfermé dans sa ville royale, Damas. Le pays à l'extérieur de la capitale est dévasté jusqu'au Hauran au sud, aux frontières nord de Galaad, après quoi le roi assyrien part pour la côte et reçoit le tribut de Tyr et de Sidon. Shalmaneser lança cette attaque la 18e année de son règne, en 841 av. J.-C. C'était l'année où Achazia régnait en Juda, et l'année où Joram d'Israël attaqua Ramoth en Galaad (voir p. 82). Après le grave revers subi par Hazaël aux mains de Shalmaneser, le moment était opportun pour Joram de ramener Ramoth en Galaad sous le contrôle des Israélites. C'est en tentant de prendre cette place forte quelques années auparavant qu'Achab avait perdu la vie(1 Rois 22:3-37).
Joram blessé. Malgré les blessures, le siège réussit néanmoins, car Ramoth en Galaad tomba aux mains des Israélites(ch. 9:1, 4, 14, 15).
2 Rois 8:29
À Jizréel. Achab avait l’un de ses palais à Jizréel (1 Rois 18:45; 21:1), que Joram continua apparemment à entretenir comme résidence de campagne.
Pour voir Joram. Achazia resta probablement quelque temps à Ramoth de Galaad après la blessure de Joram. Plus tard, peut-être après la prise de la ville, il se rendit à Jizréel pour rendre visite à son oncle blessé. Cette visite entraîna sa propre mort (2 Rois 9:27).
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2 Rois 8:1
Alors. Héb. we, une simple conjonction, le plus souvent traduite par « et ». Il ne faut pas y voir une référence au temps, comme si les événements qui vont être relatés s’étaient déroulés chronologiquement après ceux du chapitre précédent. La proposition d’ouverture du chapitre pourrait tout aussi correctement être traduite par : « et Élisée avait dit ». Les événements relatés dans les Écritures ne se produisent pas nécessairement dans l’ordre exact où ils ont été consignés. Cet incident eut lieu quelque temps après celui qui est rapporté au chap. 4:8–37, mais nous ignorons combien de temps après. Au moment où le fils fut rendu à la vie, le mari était encore vivant. Mais il semble maintenant qu’elle soit peut-être devenue veuve. Du moins, son mari n’est pas mentionné, et les instructions lui demandant de quitter sa maison autrefois prospère semblent s’adresser à une femme privée du soutien directeur d’un mari. Séjourner. Élisée portait un intérêt bienveillant aux personnes qu’il était appelé à servir. Il s’efforçait d’être l’ami de tous. Partout où il pouvait faire quelque chose pour alléger et améliorer le sort de quelqu’un, il était prêt à aider. Des temps difficiles s’annonçaient, et l’on conseilla à la femme de partir quelque temps séjourner dans un lieu où la situation serait plus facile que chez elle, à Sunem. Une famine… sept ans. Cette famine eut lieu à un moment donné du règne de Joram d’Israël, mais il est impossible de dire exactement quand.