Tyndale Open Study NotesRomains 6
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Lire Romains 6 dans la BibleRomains 6:2
Nous qui sommes morts au péché : Comme Paul l’explique dans 6.3–10, notre nouvelle relation avec le péché est rendue possible par notre « union » avec la mort de Jésus. Tout comme la mort marque un passage vers un état entièrement nouveau, notre lien avec le péché a été transformé par la mort du Christ. Être « mort au péché » ne signifie pas être totalement insensible au péché et à la tentation : les croyants restent engagés dans un processus de lutte contre le péché (6.12–14). Toutefois, ils ne sont plus impuissants sous son esclavage, puisqu'ils peuvent désormais choisir de ne pas pécher (6.6, 14, 16–22).
Romains 6:3
Le baptême est le rite d'initiation à la foi chrétienne (voir Ac 2.38, 41) et, dans certains contextes, il est employé pour désigner l’ensemble de l’expérience de conversion. Ainsi, Paul l’évoque comme le moyen par lequel les croyants sont unis à Christ dans sa mort et sa résurrection (voir aussi Rm 6.4). Cependant, le baptême n'a aucune valeur sans la foi.
Romains 6:4
Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort : Le pouvoir du croyant sur le péché et sa capacité à mener une existence renouvelée découlent de son identification à la mort, à l'ensevelissement et à la résurrection de Christ (voir 6.5, 6.8). Du point de vue de Dieu, la mort de Jésus au péché (voir 6.10) est aussi la nôtre. Sa résurrection nous ouvre à une vie transformée, et à l'avenir, nos corps seront également ressuscités.
Romains 6:6
notre vieil homme : Cette expression ne désigne pas simplement une nature que nous possédons ou une partie de nous-mêmes, mais bien notre identité passée en Adam. Tous les êtres humains sont nés « en Adam », héritant ainsi du péché et de la mort qu’il a introduits dans le monde (5.12). Nous étions donc sous l’emprise du péché, esclaves de son pouvoir. Mais désormais, en Christ, nous avons été unis à lui dans sa crucifixion (voir aussi Ga 2.20). Sa mort sur la croix a marqué la fin de notre ancien état : nous sommes morts avec lui à la domination du péché qui régnait sur nous.
Romains 6:8
Nous vivrons aussi avec lui : Cette expression fait allusion à notre future résurrection corporelle avec Christ (voir 6.5). Bien que les croyants soient déjà ressuscités avec Christ spirituellement (Ep 2.5–6 ; Col 2.13), nous serons également ressuscités avec lui corporellement au moment de sa venue en gloire (2Co 4.14 ; Ph 3.21 ; 1 Th 4.17 ; 2Tm 2.11).
Romains 6:10
c’est pour le péché qu’il est mort une fois pour toutes : puisque nous sommes morts avec Jésus (6.4–5), nous sommes aussi morts au péché (6.2). Contrairement à nous, Jésus n’a jamais été sous l’emprise du péché, car il n’a ni hérité de la nature pécheresse d’Adam ni cédé à la tentation (2Co 5.21 ; Hé 4.15). Pourtant, en devenant homme, il est entré dans un monde dominé par le péché et s’est véritablement exposé à son influence.
Romains 6:14
puisque vous êtes, non sous la loi : Avec la venue du Messie, l'ère régie par la loi de Moïse a pris fin (voir Ga 3.19–25). • mais sous la grâce : Bien que la relation de Dieu avec son peuple ait toujours reposé sur la grâce, celle-ci marque de façon prééminente la nouvelle ère dans laquelle les chrétiens vivent en Christ (Cf. Jn 1.17).
Romains 6:15
mais sous la grâce? : Dans l’ancienne alliance, la loi de Moïse exerçait son autorité sur le peuple. Désormais, les croyants vivent sous le pouvoir de Christ lui-même.
Romains 6:16
à la justice (grec dikaiosunē, « justice ») : Dans la première partie de l’épître aux Romains, Paul emploie ce terme dans un sens judiciaire, désignant soit (1) l’action de Dieu qui établit les hommes dans une relation juste avec lui, soit (2) la position juste dont bénéficient les croyants grâce à l’œuvre du Christ (voir, par exemple, 1.17 ; 3.21–22 ; 4.3, 5). Ici, Paul emploie ce mot de la même manière qu'il est souvent utilisé dans l'Ancien Testament, où il désigne le comportement juste que Dieu exige de son peuple.
Romains 6:19
Paul utilise le mot grec sarx (traduit par « nature humaine » ou « chair ») pour désigner la fragilité et l’inclination au péché qui caractérisent l’humanité. Paul recourt à l’image de l’esclavage pour illustrer la relation entre la nature humaine et le péché.
Romains 6:20
vous étiez libres à l’égard de la justice (littéralement libéré de la justice) : Paul veut dire soit que les incroyants ne ressentent aucune obligation d'obéir à Dieu, soit qu'ils en sont incapables. Pourtant, la liberté dont ils se vantent n'est qu'une illusion, car en réalité, ils sont asservis au péché.
Romains 6:21
la mort (littéralement la mort éternelle) : Dans les chapitres 5 à 8, Paul emploie le terme mort pour désigner les conséquences ultimes du péché (5.12, 14, 15, 17, 21 ; 6.16, 23 ; 7.5, 9–10, 13, 24 ; 8.2, 6, 13). Ce langage fait écho à l'avertissement de Dieu adressé à Adam et Ève (Gn 2.17). Il ne s'agit pas principalement de la mort physique ; elle désigne la séparation de la communion avec Dieu qui, si elle n'est pas réparée par la foi en Christ, durera éternellement.
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Romains 6:1
Que dirons-nous donc? : Puisque Paul vient d’affirmer que la grâce de Dieu abonde là où le péché augmente (5.20), il anticipe une question inévitable : cela signifie-t-il que le péché n’a plus d’importance dans la vie chrétienne ?