Tyndale Open Study NotesRomains 10
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Lire Romains 10 dans la BibleRomains 10:2
Le terme zèle désigne un engagement passionné et louable envers Dieu et ses desseins (voir Nb 25.6–13). Toutefois, à l’époque de Paul, le zèle juif était mal orienté, car il ne reconnaissait pas Jésus-Christ comme l’accomplissement ultime du plan de Dieu (concernant le propre zèle mal dirigé de Paul avant sa conversion, voir Ac 9.1–2 ; Ga 1.13–14.)
Romains 10:3
et cherchant à établir leur propre justice (voir 1.17 ; 3.21–26) : Paul utilise cette expression pour expliquer l’échec d’Israël en termes fondamentaux pour comprendre l’Évangile. Dieu a manifesté sa justice à travers le ministère du Christ, mais la plupart des Juifs ne l’ont pas comprise, en partie parce qu’ils étaient trop focalisés sur la loi comme moyen d’assurer leur propre justice.
Romains 10:4
La loi avait pour fonction d’orienter vers l’avenir et de préparer le chemin du Messie. La venue de Jésus ne l’abolit pas, mais en accomplit toutes les exigences, de sorte que la principale attente envers le peuple de Dieu est désormais de croire en lui (voir 3.31 ; Mt 5.17–18).
Romains 10:5
L’homme qui mettra ces choses en pratique vivra par elles (voir Lv 18.5) : ces mots encourageaient les Israélites à obéir à la loi afin de jouir d’une longue vie et de prospérité dans le pays que Dieu leur donnait (voir aussi Lv 26.3–13 ; Dt 28.1–14). Paul en tire la conséquence que ceux qui cherchent à être en règle avec Dieu par la loi doivent l’observer dans son intégralité.
Romains 10:6-8
Paul cite trois parties des versets Dt 30.12–14 au sujet de la loi et les applique à la Bonne Nouvelle concernant Christ. Nous n’avons pas à monter au ciel pour y chercher Christ et être réconciliés avec Dieu, car Dieu l’a déjà fait descendre sur terre en tant qu’homme. De même, nous n’avons pas à descendre au séjour des morts pour le trouver, car Dieu l’a déjà ressuscité. Il nous suffit de croire au message qui est tout près de nous.
Romains 10:13
Paul cite Jl 2.32, où le terme « Éternel » (ou « Seigneur ») traduit le nom divin Yahweh, le nom personnel de Dieu (voir Ex 3.15). Cependant, comme l’indique clairement Rm 10.12, le terme « Seigneur » dans ce passage désigne Jésus-Christ. Ce verset témoigne du fait que, depuis l’époque des apôtres, les chrétiens ont identifié Jésus à Dieu.
Romains 10:14
Il est naturel de supposer que le pronom « ils » renvoie à « tous ceux qui l’invoquent » (10.12) ou à « tout le monde » (10.13). Bien que ce verset s’applique probablement à toutes les personnes, il prolonge aussi l’accusation contre Israël formulée en 10.2–3 (voir 10.18). Paul affirme qu’Israël avait les moyens de comprendre l’œuvre de Dieu à travers Jésus-Christ et qu’il est donc responsable de son refus de le reconnaître. Israël a été coupable à la fois de ne pas discerner le plan de Dieu à la lumière du Christ (10.3–4) et d’avoir été si focalisé sur la loi qu’il a manqué la venue du Christ lors de son avènement (9.30–32).
Romains 10:18
Paul cite le Ps 19.4 pour montrer que le message de la Bonne Nouvelle était accessible universellement à travers la création. Du plus, au moment où Paul écrivait sa lettre aux Romains, les premiers missionnaires chrétiens avaient déjà diffusé l’Évangile dans une grande partie de l’Empire romain. La plupart des Juifs avaient donc eu de nombreuses occasions d’entendre ce message.
Romains 10:19
J’exciterai votre jalousie ... je provoquerai votre colère : cette citation de Dt 32.21 fait allusion à la punition de Dieu contre Israël pour son idolâtrie. À l’époque de Paul, Israël restait coupable d’une forme d’idolâtrie en plaçant la loi au-dessus de Dieu lui-même. La punition divine consistait à utiliser les païens (un peuple qui n’était même pas une nation) pour susciter la jalousie et la colère d’Israël (Rm 11.12–32 développe ce thème).
Romains 10:20
Cette citation est tirée de Es 65.1. Dans ce passage, l’expression « ceux qui ne me cherchaient pas » désigne le peuple d’Israël. Cependant, comme en Rm 9.25–26, Paul l’applique aux païens pour montrer que Dieu leur a ouvert l’accès à son peuple.
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Romains 10:1-21
Dans cette section, Paul aborde le problème posé par l’incrédulité de tant de Juifs. Si Dieu avait promis le salut à Israël, et que pourtant si peu d’entre eux ont été sauvés, comment Jésus peut-il être l’accomplissement parfait du plan divin (9.1–5) ? Pour répondre à cette objection, Paul cite l’Ancien Testament, qui témoigne que Dieu a toujours eu l’intention de garder une partie fidèle d’Israël (9.6–29), et il reproche aux Juifs de refuser de recevoir le Christ (9.30–10.21). Il montre ensuite que Dieu n’a nullement écarté Israël de son dessein salvifique, puisque de nombreux Juifs ont déjà cru en Christ (11.1–10), et que beaucoup d’autres y croiront à l’avenir (11.12–26).