Tyndale Open Study NotesNombres 35
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Lire Nombres 35 dans la BibleNombres 35:4-5
Les lecteurs ont longtemps tenté d'expliquer la contradiction présumée entre les 500 mètres et les 1 000 mètres. Si les Hébreux concevaient une ville comme un point fixe, alors le carré de territoire autour de chaque ville mesurerait 1 000 mètres de chaque côté. Une autre solution consiste à distinguer les pâturages (35.4) et les grands pâturages (35.5) autour de la ville. Sur la base de ce texte, certains interprètes juifs ont limité la distance que l'on pouvait parcourir le jour du sabbat à 1 000 mètres depuis chez soi.
Nombres 35:6-34
Six des villes des Lévites avaient une fonction particulière : elles servaient de villes-refuges, où une personne ayant tué accidentellement quelqu'un pouvait se réfugier pour se mettre en sécurité. Cette institution inhabituelle illustre l'aspect humanitaire de la loi hébraïque (voir aussi Dt 4.41–43 ; 19.1–13 ; Jos 20). Ces six villes lévitiques offraient un refuge en cas d'homicide involontaire ou accidentel (cf. Ex 21.12–14). Tout comme les quarante-huit villes des Lévites étaient largement réparties sur les territoires d'Israël, les six villes-refuges étaient réparties sur le territoire de manière à être largement accessibles (voir Jos 20.7–8). Ces villes spécifiquement désignées comme lieu refuge complétaient le rôle que jouait l'autel en tant que lieu d'asile temporaire (ex., 1R 1.50–53 ; 2.28–34 ; cf. Ex 21.14). D'autres peuples anciens prévoyaient des lieux d'asile ou de refuge spécifiques, souvent près de l'autel (voir Ex 21.12–14 ; 1R 2.28–34), mais seul l'Israël antique a institué des villes entières en tant que sanctuaires, ce qui témoigne d'un intérêt particulier pour la justice sociale.
Nombres 35:12
La justice était rendue par la vengeance exercée par un vengeur désigné, généralement un parent.
Nombres 35:15-24
L'Ancien Testament fait une distinction claire entre le meurtre délibéré et l'homicide involontaire (35.11, 22–23 ; Ex 21.12–14 ; cf. Nb 15.22–31). Le meurtre était passible de la peine capitale, ce qui n'était pas le cas d'une mort provoquée accidentellement. Les villes refuges n'offraient une protection qu'à ceux qui tuaient quelqu'un accidentellement. • L'utilisation d'une arme prouvait que l'intention était malveillante.
Nombres 35:15
La même loi s'appliquait impartialement à tout le monde ; Israël avait une justice qui s'appliquait pareillement à tout le monde, et non pas deux standards (une pour les citoyens, une autre pour les non-citoyens), comme c'était le cas dans de nombreuses sociétés (voir aussi Lv 19.15 ; Dt 1.16–17 ; 1Tm 5.21 ; Jc 2.2–4).
Nombres 35:19
Le vengeur était le plus proche parent de la victime ; il était chargé de mettre à mort le meurtrier, d'exécuter la vengeance que la justice réclamait (Gn 9.6).
Nombres 35:22-23
Voici quelques cas où une victime est décédée sans avoir été assassinée par un acte de violence intentionnel. Les villes refuges ont été créées pour que les personnes responsables de tels décès accidentels puissent y vivre en sécurité.
Nombres 35:24-25
Si le tueur était innocenté lors de son procès ou de son audition devant la communauté (cf. Dt 19.11–12), il devait rester dans la ville refuge où il s'était réfugié, et le vengeur ne devait pas chercher à se venger, car le tueur n'était pas coupable de meurtre. • La mort du prêtre constituait probablement une sorte d'expiation pour le sang qui avait été versé ; même si le tueur était innocent du meurtre, le sang humain versé avait pollué la terre (Nb 35.33 ; cf. Gn 4.10–11).
Nombres 35:26-29
Le tueur subissait toujours une peine pour la mort qu'il avait causée puisqu'il était confiné dans une ville de refuge jusqu'à ce que lui ou le grand prêtre meure. Mais après la mort du grand prêtre, le tueur était libre de retourner chez lui, et le vengeur ne devait pas chercher à se venger.
Nombres 35:30
Nombres 35:31-32
Le paiement d'une rançon (compensation monétaire) pour libérer un meurtrier condamné à l'exécution était interdit puisque la peine de mort était tenue d'être appliquée dans ce cas (cf. 2S 21.2–9). De même, une personne ayant commis un homicide de manière involontaire ne pouvait pas payer de rançon pour éviter d'être confinée dans une ville refuge.
Nombres 35:33
Si le meurtrier d'un homicide ou un homicide involontaire n'était pas traité de la manière prescrite, Dieu considérait la terre comme polluée, car le sang humain versé nécessitait la mort (Gn 4.10–11 ; 9.6 ; par opposition Ex 21.29–30 ; voir aussi Lv 18.28 ; Ez 36.17–18 ; Os 4.2–3). Dans son avertissement sévère sur le mal que représente le meurtre, tout ce passage souligne la valeur absolue de la vie humaine (Ex 20.13).
Nombres 35:34
Le Seigneur vivait au milieu du peuple d'Israël, alors même que le tabernacle se dressait au milieu du camp hébreu (voir chapitres 1–4). Cela signifiait qu'ils ne devaient pas souiller leur terre en ignorant les commandements de Dieu ou en ne respectant pas la justice (cf. 5.1–4).
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Nombres 35:1-8
La tribu de Lévi n'ayant reçu aucun territoire, le chapitre 35 décrit l'attribution des 48 villes dispersées parmi les territoires des autres tribus d'Israël (voir Jos 21 ; voir aussi Lv 25.32–34 ; 1Ch 13.2 ; 2Ch 11.14). Tout comme les Lévites avaient vécu au centre du camp israélite pendant la période du désert (cf. Nb 2.17), ils devaient, dans la Terre promise, vivre parmi les autres tribus et exercer une influence parmi elles (voir Dt 33.9–10 ; 2Ch 17.7–9 ; 19.8–11 ; 35.3). Les villes et leurs pâturages environnants ne constituaient pas une "patrie" (cf. Nb 18.23 ; 26.62) mais seulement une infime partie du territoire cananéen dispersée parmi les autres tribus.