Tyndale Open Study NotesMarc 5
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Lire Marc 5 dans la BibleMarc 5:1-20
Jésus et les disciples arrivent de l'autre côté du lac, achevant le voyage qui a débuté en 4.35. Les démons ont une nouvelle fois reconnu (1.34) que Jésus était le Fils du Dieu Très-Haut, comme ce fut le cas en 1.21–28 et 3.11. Pour la première fois dans l'Évangile de Marc, un païen a bénéficié du pouvoir de guérison de Jésus (voir la note d'étude sur 5.10–13; cf. 7.24–30).
Marc 5:1
L'emplacement exact de la région dans laquelle se déroule cette histoire est incertain. Des preuves manuscrites soutiennent Gérasa, une ville de cette région située à 60 kilomètres au sud-est de la mer de Galilée (5.13). D'autres manuscrits mentionnent Gadara qui se trouvait à 8 kilomètres au sud-est de la mer de Galilée. Enfin quelques manuscrits font référence à la ville de Gergesa qui était située sur une rive escarpée à l'est de la mer de Galilée.
Marc 5:2-5
Marc met l'accent sur Jésus. L'esprit maléfique est fort, mais l'autorité de Jésus est bien plus grande (5.6–13).
Marc 5:6-8
L'arrivée de Jésus donne une lueur d'espoir à l'homme, et ce malgré sa condition horrible. Les esprits maléfiques connaissent la véritable identité de Jésus, c'est-à-dire qu'il est le Fils du Dieu Très-Haut (1.24, 34; 3.11). Jésus contrôle sans aucune difficulté l'esprit maléfique qui lui obéit. Le jugement dernier des esprits maléfique sera la torture (Mt 8.29; Luc 8.31).
Marc 5:9
Une légion est une unité militaire romaine composée de 5 000 à 6 000 hommes. Ici, cela décrit la présence de nombreux esprits maléfiques.
Marc 5:10-13
Le fait que les esprits supplient Jésus témoigne de son contrôle sur eux. Ils ont été autorisés à entrer dans un troupeau d'environ 2 000 porcs, dont la présence permet de comprendre que c'est un territoire païen. Certaines personnes se sont concentrées sur la perte économique des porcs, ou ont spéculé sur la raison pour laquelle Jésus a laissé les démons les détruire, mais ici Marc et ses lecteurs s'intéressent à la manière dont Jésus a sauvé l'homme.
Marc 5:15-16
Le contraste entre la condition de l'homme avant et après l'intervention de Jésus témoigne de son pouvoir salvateur.
Marc 5:17
Marc 5:18
Marc 5:19-20
Jésus a donné comme mission à l'homme de raconter au plus de personnes possible les grandes choses que le Seigneur a faites pour lui. Par cette formulation, Marc identifie clairement Jésus comme le Seigneur. Dans ce passage et contrairement à d'autres occasions, Jésus n'a pas essayé de garder son identité secrète (voir 3.11–12). Cela peut être dû au fait que cette région païenne présente moins de risques pour lui. Pour en savoir plus sur les Dix Villes, allez voir la note d'étude sur Matthieu 4.24–25.
Marc 5:21-22
Lorsque Jésus arrive de l'autre côté du lac en Galilée, le chef de la synagogue locale nommé Jaïrus s'approche de lui pour lui parler. Jaïrus organise les services religieux à la synagogue (cp. Actes 13.15) et représente la communauté juive pour le monde extérieur.
Marc 5:21-43
Ces deux miracles de guérison sont liés par le besoin d'avoir la foi (5.34, 36). L'histoire de la fille de Jaïrus entoure l'histoire de la guérison de la femme qui saignait constamment (5.25–34; voir Introduction au Livre de Marc, "Caractéristiques Littéraires"), pendant laquelle la fille malade de Jaïrus meurt (5.35–43).
Marc 5:23
Marc 5:24-34
Pendant que Jésus se rend à la maison de Jaïrus, Marc introduit une femme dans la foule qui souffre de saignements constants. Cette condition lui apporte non seulement une mauvaise santé, mais la rend également impure d'un point de vue cérémonial et donc incapable de participer à la vie normale de la communauté (voir Lv 15.25–27). Elle est un modèle du genre de foi que Jaïrus devrait avoir.
Marc 5:27-29
La foi de la femme (5.34) l'a convaincue que le simple fait de toucher les vêtements de Jésus la guérirait ; c'est ce qui s'est produit immédiatement.
Marc 5:33-34
La femme a peur — non pas par culpabilité, mais parce qu'elle a vécu un puissant miracle de Dieu. Contrairement à la peur des Gadaréniens (5.15–17), sa peur était positive et a attiré la bénédiction de Jésus. Elle a ressenti la grâce et le salut de Dieu.
Marc 5:35-43
La fille de Jaïrus est morte pendant qu'il n'était pas chez lui. Jésus l'a rassuré en lui disant que, malgré la mort de sa fille et le désespoir apparent de cette situation, Jaïrus ne devait pas avoir peur mais avoir foi en lui (Jésus).
Marc 5:36
Jésus demande à Jaïrus d'avoir la foi, en prenant comme exemple la foi de la femme (5.28).
Marc 5:37
Marc 5:38
Le rapport des messagers est confirmé par l'agitation, les pleurs et les lamentations autour de la synagogue, ce qui a augmenté le désespoir de la situation. De telles manifestations de chagrin étaient typiques des funérailles de l'époque de Jésus, où des pleureurs professionnels étaient souvent engagés (cp. M 9.23).
Marc 5:39
Le sommeil est une métaphore pour la mort (Jean 11.11; 1 Thessaloniciens 4.13–15). L'enfant n'est pas morte car elle sera ressuscitée — elle dort seulement et va bientôt "se réveiller" et reprendre sa vie. Le même mot grec traduit ici par "sommeil" fait référence à la mort dans Matthieu 27.52; Actes 7.60; 13.36; 1 Corinthiens 15.6, 18, 20, 51; 1 Thessaloniciens 4.13–15.
Marc 5:40
Sachant que la fille est morte, la foule se moque de Jésus car elle ne comprend pas réellement le sens de ses paroles. Jésus les a probablement tous fait sortir pour éviter qu'ils ne découragent davantage les parents.
Marc 5:41
Marc traduit "Talitha koum" pour ses lecteurs grecs par "Petite fille, lève-toi!". Ces mots araméens ne sont pas magiques : l'araméen étant la langue maternelle de Jésus, ce sont simplement les mots qu'il a prononcés lorsqu'il a ressuscité la petite fille. Les termes araméens que Marc rapporte proviennent probablement du fait qu'il a appris cette histoire en araméen à Jérusalem.
Marc 5:42
L'autorité de Jésus sur la mort est démontrée par le fait que la petite fille s'est immédiatement levée et promenée, sans avoir besoin de récupération. Ce miracle est instantané.
Marc 5:43
Jésus ordonne aux personnes présentes de ne pas parler du miracle qui a lieu en ces lieux (voir 3.11–12). Jésus demande que la fille soit nourrie, ce qui montre que le Seigneur de la nature, des démons, de la maladie et de la mort se soucie également des besoins quotidiens de ses créatures.
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Marc 5:1-43
Les trois histoires de miracle dans cette section sont liées par un lieu commun (la mer de Galilée), la présence des disciples, l'utilisation d'un bateau, et un thème commun (qui est cet homme? (4.41)).