Tyndale Open Study NotesLuc 18

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Lire Luc 18 dans la Bible

Luc 18:1-8

La parabole de la veuve découle naturellement de l'enseignement de Jésus sur les épreuves à venir (17.20–37). Les croyants peuvent faire face aux épreuves et persévérer grâce à la prière fervente.

Luc 18:2

Deux attributs essentiels pour être un bon juge sont le respect de la justice (la crainte de Dieu) et la compassion pour les gens (voir 2Ch 19.6–7). Ce juge n'avait ni l'un ni l'autre.

Luc 18:3

Dieu se soucie des veuves, des orphelins et des étrangers (c'est à dire les membres les plus vulnérables dans la société de l'époque), et il a promis de juger ceux qui les oppriment (Ex 22.22 ; Dt 10.18; 24:17 ; 27.19 ; Ps 68.5 ; Es 1.23 ; 10.2 ; Jr 22.3 ; Ez 22.7 ; Am 5.10–13 ; Za 7.10 ; Ml 3.5). • La femme a raison dans ce litige : ce qu'elle demande n'est pas une faveur spéciale.

Luc 18:5

L'expression utilisée traduit une forme d'exaspération, et peut littéralement se traduire par "frapper un œil" ou "infliger un œil au beurre noir" (comme le ferait un boxeur). Il s'agit de fatiguer quelqu'un par son insistance.

Luc 18:7

Si son insistance a abouti à ce que ce juge injuste rende justice, à combien plus forte raison Dieu répondra-t-il à nos prières, lui qui aime à la fois ses enfants et la justice.

Luc 18:8

L'allusion au Fils de l'homme qui va venir fait référence à Dn 7.13–14. • La question est de savoir si les croyants vont rester fidèles à travers les épreuves qui précéderont la venue du Fils de l'homme (voir Mt 24.10–12 ; 2Th 2.3 ; 1Tm 4.1).

Luc 18:9-14

Le sujet de la prière (18.1–8) conduit à cette parabole sur la bonne attitude à adopter pour s'approcher de Dieu.

Luc 18:10

Sur les collecteurs d'impôts, voir note d'étude sur 3.12.

Luc 18:12

Le jeûne et le don de dîme étaient des signes de piété dans le judaïsme. La loi exigeait de jeûner seulement une fois par an (Lv 16.29–31), mais les juifs pieux de l'époque de Jésus avaient pour coutume de jeûner deux fois par semaine (voir aussi Lc 5.33 ; 11.41–42).

Luc 18:13

Agir ainsi était un signe de deuil profond et de repentance.

Luc 18:14

Jésus conclut en disant que seul le collecteur d'impôts est rentré chez lui justifié devant Dieu, ce qui a dû choquer l'auditoire de Jésus, qui considérait les pharisiens comme justes et les collecteurs d'impôts comme des méchants et des impies. • Pour l'humiliation de ceux qui s'exaltent, voir 1.52–53 ; 6.21,25 ; 10.15 ; 14.11 ; 16.19–31.

Luc 18:15-17

On a ici une illustration du principe énoncé en 18.14. • Les disciples réprimandent les parents car dans cette culture, les enfants n'avaient que très peu d'importance et de statut social (voir note d'étude sur 9.48). Les disciples considèrent donc leur intervention comme venant interrompre de manière malavisée le ministère de Jésus.

Luc 18:17

Entrer dans le royaume de Dieu nécessite la foi d'un enfant, et la dépendance à Dieu.

Luc 18:18-30

L'histoire de ce riche responsable religieux sert de mise en garde afin de ne pas placer sa confiance dans les richesses, mais bien plutôt de prêter une allégeance complète à Dieu.

Luc 18:18

L'homme est probablement un responsable religieux, et non pas un dirigeant politique. • Au temps de Jésus, les rabbins discutaient souvent de la manière dont il était possible d'hériter de la vie éternelle (voir 10.27).

Luc 18:19

L'homme veut complimenter Jésus en l'appelant "bon", et Jésus va en profiter pour montrer que seul Dieu est vraiment bon. En agissant ainsi, Jésus veut questionner la compréhension humaine de ce qu'est la bonté : en réalité, la vraie bonté exige la perfection morale.

Luc 18:20

Jésus cite cinq des Dix Commandements (Ex 20.12–16 ; Dt 5.16–20). Il s'agit des commandements n° 5 à 9, ceux qui concernent les relations entre les êtres humains.

Luc 18:21

En affirmant avoir observé tous les commandements, l'homme montre qu'il n'a pas vraiment compris la véritable nature de la bonté.

Luc 18:22

L'homme n'a pas parfaitement obéit à Dieu, comme le révèle son amour pour ses richesses ; il n'aime ni Dieu ni les autres comme Dieu l'exige (10.25–28). L'amour des richesses est une forme d'idolâtrie (Ep 5.5 ; Col 3:5).

Luc 18:24-25

Bien que l'Écriture parle parfois des richesses comme d'une bénédiction divine (2Ch 1.11–12 ; Ps 112.3 ; 112.2 ; Pr 8.18 ; Es 61.6), de nombreux passages mettent en garde contre le danger de faire confiance en ses richesses plutôt qu'en Dieu (Ps 62.10 ; Pr 11.28 ; Jr 9.23–24 ; 49.4–5). • Ce n'est pas simplement difficile, mais impossible pour un chameau de passer par le trou d'une aiguille (note d'étude sur Mc 10.25). Personne ne peut être sauvé en plaçant sa confiance dans ses richesses : le salut vient uniquement de la dépendance en Dieu (Lc 18.27).

Luc 18:27

Jésus veut leur montrer que le salut est impossible à obtenir par les efforts humains, mais qu'il est seulement le résultat de la grâce de Dieu.

Luc 18:28-30

Contrairement à l'homme riche, Pierre et les autres disciples ont tout abandonné pour suivre Jésus. Jésus leur affirme qu'ils recevront en retour bien plus que ce qu'ils ont abandonné.

Luc 18:30

La récompense à laquelle il est fait allusion n'est pas nécessairement physique. Bien plutôt, ils profiteront des bénédictions qui découlent de l'intégrité spirituelle et d'une bonne relation avec Dieu.

Luc 18:31-34

C'est ici la dernière prophétie de Jésus concernant sa souffrance et sa mort, avant son entrée à Jérusalem pour la dernière semaine de son ministère (voir aussi 9.22,44–45 ; 17.25).

Luc 18:31

La mort de Jésus a été l'accomplissement de tout ce qu'ont annoncé les prophètes, et elle faisait pleinement partie du plan de Dieu (24.25–26, 46 ; Ac 2.23 ; 3.18 ; 4.28). La principale prophétie concernant les souffrances du messie est Es 52.13–53.12. Luc fait également référence au Ps 2 (Ac 4.25–26), au Ps 16 (Ac 2.25–28), au Ps 118.22 (Lc 20.17), et à Es 50.4–9 (Lc 18.32–33).

Luc 18:32-33

Sur les moqueries et les coups de fouet, voir Es 50.6.

Luc 18:34

Ce n'est qu'après la résurrection que les disciples de Jésus saisiront la portée salvatrice de sa mort (voir 9.45 ; 24.13–34).

Luc 18:35-43

Ce compte rendu démontre une fois de plus l'attention de Jésus pour les pauvres et les marginalisés en Israël. Il rappelle au lecteur que Jésus est le Fils de David, le messie (18.38), et cela peu de temps avant qu'il n'entre à Jérusalem en tant que roi (19.28–44).

Luc 18:35

Jéricho était une ville située dans une oasis, dans le désert de Judée, à environ 30 kilomètres au nord-est de Jérusalem. Située à 250 mètres en dessous du niveau de la mer, Jéricho était la ville à l'altitude la plus basse au monde, et l'une des plus anciennes.

Luc 18:38

"Fils de David" est un titre qui sert à désigner le messie, un descendant de David qui allait régner sur le trône de David pour toujours (voir 1.32–33 ; 2S 7.11–16 ; Es 9.6–7 ; 11.1–5 ; Jr 23.5–6 ; 33.15–16 ; Ez 37:24–25).

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