Tyndale Open Study NotesLévitique 4

Tyndale House Publishers

Lire Lévitique 4 dans la Bible

Lévitique 4:1-35

Le sacrifice pour le pardon (en hébreu khatta’t, "manquer, échouer, rater, faillir") se fait pour des violations spécifiques et non intentionnelles des commandements de Dieu (voir aussi Nb 15.22–29), et est destinée à réparer une perte ou à remédier à un échec (par exemple, Lv 5.1–4). Bien que nous péchons tous, Dieu nous pardonnera si nous nous confessons (Ga 6.1 ; 1Jn 1.8–9). Cependant, on nous prévient de ne pas pécher "effrontément" ou "délibérément" (Nb 15.30–31 ; Hé 6.4–6 ; 10.26–29).

Lévitique 4:3-21

Ces versets distinguent deux types de sacrifice pour le pardon : d'abord le sacrifice pour le péché du grand prêtre (4.3, 20) et pour toute la communauté d'Israël (4.13), ensuite le sacrifice pour l'un des chefs d'Israël (4.22) et pour tout membre du peuple (4.27). Dans le premier cas, il faut sacrificier un taureau, un animal grand et coûteux. Il ne doit pas être mangé (6.30) mais être complètement brûlé (4.12, 21), et une partie de son sang est présentée dans le Lieu Saint (4.6–7, 17–18). Dans le deuxième cas, il faut un animal moins important, comme un bouc mâle pour un dirigeant laïc ou une brebis ou une chèvre pour unmembre du peuple. Le prêtre mange une partie du sacrifice de l'Israëlite (6.24–29), et le sang est présenté à l'autel de bronze dans la cour (4.25, 30). Cette distinction souligne les responsabilités des dirigeants. Le sacrifice est le même pour le prêtre que pour tout le peuple, et le sacrifice du chef laïc plus important que celui d'une personne du peuple. Le Nouveau Testament souligne également la responsabilité des chefs religieux ; ceux qui enseignent (Jc 3.1) et les chefs religieux qui servent (Mt 23.1–33 ; Lc 20.47) sont jugés plus sévèrement que leurs adeptes.

Lévitique 4:3

Le grand prêtre est désigné par Dieu et "oint" (en hébreu mashiakh, "mis à part par le rituel de l'onction") pour un service particulier. Dans 1S 1.1 — 2R 25.30, l'onction renvoie le plus souvent au roi d'Israël (voir 1S 24.6 ; 2S 1.14 ; 19.21). Bien que tous les prêtres soient oints (Ex 40.13–15), ici le terme désigne probablement le grand prêtre car il était spécialement oint pour le service dans le Tabernacle (Lv 6.20 ; 8.12). Puisque le grand prêtre est le médiateur pour tout Israël, y compris les prêtres inférieurs, son péché reporte la culpabilité sur toute l'assemblée (voir la Note thématique Identité communautaire). • La culpabilité résulte de la violation de la volonté de Dieu ; ce n'est pas seulement une culpabilité perçue ou psychologique (voir la note d'étude sur 5.17–19).

Lévitique 4:5-6

Dans le complexe du Tabernacle, il y avait une tente (parfois appelée la "Tente de la Rencontre" ; voir la note d'étude sur 1.1) à l'extrémité ouest de la cour. À l'intérieur, le rideau intérieur séparait la première pièce, le Lieu Saint, de la deuxième, le Lieu Très Saint. L'Arche de l'Alliance (Ex 26.31–33) se trouvait dans le Lieu Très Saint qui était la salle du trône de Dieu (voir la note d'étude sur Lévitique 1.1). L'aspersion du sang de l'animal sur le rideau (4.6, 17) et son application sur les cornes de l'autel des parfums (4.7, 18) servaient à expier le prêtre oint ou toute la communauté. Cette action démontrait la gravité des offenses expiées (cf. 4.25, 30–35).

Lévitique 4:7

L'autel du parfum se trouvait devant le rideau intérieur, juste à l'extérieur du Lieu Très Saint (4.6). Il avait quatre protubérances ressemblant à des cornes, tout comme l'autel des sacrifices (voir note d'étude sur Ex 27.2). Les prêtres brûlaient de l'encens sur cet autel pour le Seigneur matin et soir (Ex 30.1–10).

Lévitique 4:11-12

Seules les sacrifices pour le prêtre ou toute la communauté étaient brûlées à l'extérieur du camp. Cela peut s'expliquer par le fait que la faute du grand prêtre ou de la communauté était reportée sur le sacrifice qui devait donc être éliminé à l'extérieur du camp. Les coupables ne devaient pas participer ou tirer profit de leurs propres sacrifices pour le péché, même s'ils étaient prêtres (6.19–23).

Lévitique 4:15

Le terme hébreu pour désigner les anciens est lié au terme pour barbe. Il implique des individus adultes mais pas nécessairement âgés. C'étaient des dirigeants de la communauté — généralement des chefs de familles et de tribus (cf. Ex 18.21–26 ; Dt 22.15–19). Pour ce sacrifice, les anciens représentaient tout le peuple, comme ils le feront plus tard en oignant David comme roi (2S 5.3).

Lévitique 4:20

Le thème du pardon de Dieu à la communauté revient fréquemment dans les passages traitant de l'expiation (4.26, 31, 35 ; 5.10, 13, 16, 18 ; 6.7 ; 19.22 ; Nb 15.25, 26, 28). Dieu est prêt à pardonner le péché d'une personne repentante et à la réintégrer dans la communauté de foi.

Lévitique 4:22-35

Les sacrifices pour le péché décrits dans ce passage permettent aux laïcs, qu'ils soient chefs ou autres citoyens israélites, d'expier leurs fautes. On pouvait manger les sacrifices (contrairement à 4.3–21), qui étaient des animaux de moindre valeur. Le sang du sacrifice n'entrait pas dans le Lieu Saint ; on s'en débarassait dans la cour du Tabernacle. Comme pour le sacrifice de communion (ch 3), la graisse et certains organes internes étaient brûlés sur l'autel. Cependant, on donnait le reste de la chair au prêtre comme nourriture pour lui-même et les hommes de sa famille (6.29), et il fallait la manger dans un lieu sacré (6.26 ; cf. 10.16–20). Un chef laïc devait offrir un bouc (4.23), tandis qu'un laïc ordinaire pouvait offrir une chèvre ou une brebis. La petite taille et le faible coût de l'animal reflétaient l'influence moindre de l'Israélite ordinaire et, probablement, sa situation financière. Les considérations économiques permettaient à ceux qui étaient pauvres d'apporter une paire de colombes ou de jeunes pigeons (5.7–8 ; 12.6, 8 ; cf. Lc 2.24). Les plus pauvres pouvaient offrir environ un kilo de farine (Lv 5.11).

Lévitique 4:22

Les anciens (voir 4.15), les chefs de tribu et les chefs de famille (voir Nb 1.16, 44 ; 1R 8.1) sont des chefs d'Israël.

Lévitique 4:23

Le bouc offert par un chef laïc était un sacrifice moindre que celui requis pour le prêtre (un taureau) mais plus que celui requis pour un laïc (4.28, 32). Cependant, comme tous les sacrifices utilisés pour l'expiation, l'animal devait être sans défaut (voir 1.3).

Lévitique 4:24

Voir le verset 1.3–5 au sujet du lieu des sacrifices complets.

Lévitique 4:25

Contrairement au sang du taureau pour le prêtre, le sang du sacrifice pour un chef (4.25) ou pour un israélite laïc (4.30, 34) ne devait pas entrer dans le Lieu Saint. De plus, une partie de la viande devait être mangée par le prêtre qui avait célébré le sacrifice (6.24–29).

Lévitique 4:27-35

Les laïcs, qui avaient moins de responsabilité qu'un prêtre ou un leader, étaient autorisés à offrir une brebis ou une chèvre. Une position plus élevée apporte une plus grande responsabilité (cf. Am 3.2 ; Mt 25.14–30 ; Jc 3.1).

Tyndale Open Study Notes — Tyndale House Publishers. © Mission Mutual / Tyndale House Publishers · CC BY-SA 4.0