Tyndale Open Study NotesLévitique 5
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Lire Lévitique 5 dans la BibleLévitique 5:1-6
Ces versets énumèrent des exemples de péchés que le sacrifice pour le péché permet d'expier (4.2). Lorsqu'une personne prend conscience de son offense, l'étape suivante consiste à la réparer en admettant sa culpabilité et en apportant un sacrifice pour le péché.
Lévitique 5:1
La première offense concerne le refus de témoigner en étant appelé comme témoin devant un tribunal. Le refus de témoigner n'est pas un acte passif car il aide activement le criminel. • Sachant qu'il sera blâmé et anticipant la punition de Dieu pour son péché, le coupable offre le sacrifice pour s'acquitter de sa conscience et échapper à la punition.
Lévitique 5:2
Les adjectifs "pur" et "impur" ne portent pas sur l'hygiène (voir 11.1–15.33), mais sur l'aptitude à participer au culte ou, dans le cas des animaux, l'aptitude au sacrifice ou à la consommation humaine. Une liste d'animaux purs et impurs se trouve aux versets 11.1–47. Pour devenir pur après avoir touché un animal impur il faut simplement laver ses vêtements et rester à l'écart de la communauté jusqu'au soir (11.25). Par conséquence, il est fort probable que l'exigence de ce sacrifice pour le péché indique que la personne n'a pas suivi la procédure pour se purifier (11.27–28).
Lévitique 5:3
Tout écoulement corporel, même du sang, rend une personne temporairement impure (chapitres 11–15). L'impureté elle-même n'est pas un péché, sinon le fait de négliger cette impureté, permettant ainsi sa propagation. Une fois que les gens prennent conscience de leur état impur, ils sont coupables s'ils le négligent.
Lévitique 5:4
On peut prêter serment au nom du Seigneur. Cependant, le fait de faire un serment insensé sans réfléchir est un mauvais usage et un blasphème du nom du Seigneur (Ex 20.7). Par conséquent, les serments doivent être tenus (voir Nb 30.2 ; Dt 23.21–23 ; Ec 5.4–6).
Lévitique 5:5
Ici, les exemples imposant un sacrifice pour le péché impliquent une culpabilité par accident ou ignorance. Dès que quelqu'un prend conscience de son offense, il devient coupable et doit s'en occuper. Il faut s'employer à expier les péchés dont on a connaissance ; c'est un péché en soi de savoir ce qu'il faut faire et de ne pas agir en conséquence (voir 5.17 ; Jc 4.17). • Un sacrifice pour le péché sans confession de culpabilité n'est qu'un rituel sans signification. Lorsque l'animal sacrifié est présenté au prêtre, le fidèle explique probablement au prêtre les raisons de son sacrifice.
Lévitique 5:6
Lévitique 5:7-13
Les pauvres veulent aussi s'assurer l'expiation et le pardon. On autorise les oiseaux (5.7) pour ceux trop pauvres pour se permettre un agneau (cf. 1.14–17). Bien qu'un sacrifice animal soit généralement requis pour l'expiation (17.11), Dieu dans sa bonté autorise le sacrifice sans sang de farine si le fidèle ne peut même pas se permettre deux oiseaux (5.11).
Lévitique 5:7
Lévitique 5:11
On ne doit pas couvrir d'huile d'olive ou d'encens le sacrifice pour le pardon des péchés. Ceux-ci sont requis pour l'offrande de farine, qui est le don du laïc au Seigneur (voir 2.1) pour exprimer l'adoration. Le sacrifice pour le pardon des péchés servait pour l'expiation, afin d'obtenir le pardon. Pour cela, il faut que le sacrifice soit complètement non orné.
Lévitique 5:13
Voir les notes d'étude des versets 1.4 ; 4.20 sur le pardon des péchés. • Voir la note d'étude du verset 2.3 sur le reste de l'offrande.
Lévitique 5:14-26
Le sacrifice de réparation (en hébreu asham, "culpabilité") s'occupe des pertes et des dommages matériels, sacrés (5.14–16) ou séculiers (6.1–7). Elle implique une restitution ainsi qu'une compensation pour la perte (5.16 ; 6.5). On l'appelle parfois "sacrifice pour la peine", car le bélier représente la peine, ou "sacrifice de restitution", en raison de la nécessité de restituer la perte avant que le bélier ne soit sacrifié. Dans le sacrifice de réparation (5.14–6.7), la perte impliquée n'est pas seulement un échec aux yeux de Dieu, comme avec le sacrifice pour le péché, mais aussi une perte de biens pour une autre personne ou pour le sanctuaire. Cf. Mt 5.23–24.
Lévitique 5:15
Les dommages aux biens sacrés se distinguent des dommages aux biens séculiers. Le sacrifice n'est efficace que si les dommages aux biens sacrés sont accidentels. Les dommages délibérés, tels que le vandalisme, aux bien sacrés relèvent du blasphème. Comme pour d'autres péchés délibérés (Nb 15.30–31), aucun moyen n'est spécifié pour son expiation. Aucun croyant dévoué ne continue délibérément à pécher (voir 1Jn 3.9). • Le sicle du sanctuaire n'est pas une pièce de monnaie mais une unité standard pour mesurer le poids. On l'utilisait pour évaluer le bélier offert. Certains théologiens suggèrent que ce texte permet de substituer la quantité nécessaire d'argent pour le bélier.
Lévitique 5:16
La surtaxe de 20 pour cent permet une compensation au propriétaire pour la perte ou les dommages de ses biens. La surtaxe pour la propriété sacrée se paie directement aux prêtres. Les dommages accidentels aux bien sacrés se produisent lorsqu'une personne mange involontairement les sacrifices sacrés (22.14) ou oublie la dîme (27.31). On retrouve une surtaxe similaire dans le rachat d'un animal (27.13, 27).
Lévitique 5:17-19
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Lévitique 5:1-13
Le sacrifice pour le pardon (en hébreu khatta’t, "manquer, échouer, rater, faillir") se fait pour des violations spécifiques et non intentionnelles des commandements de Dieu (voir aussi Nb 15.22–29), et est destinée à réparer une perte ou à remédier à un échec (par exemple, Lv 5.1–4). Bien que nous péchons tous, Dieu nous pardonnera si nous nous confessons (Ga 6.1 ; 1Jn 1.8–9). Cependant, on nous prévient de ne pas pécher "effrontément" ou "délibérément" (Nb 15.30–31 ; Hé 6.4–6 ; 10.26–29).