Tyndale Open Study NotesJean 5

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Lire Jean 5 dans la Bible

Jean 5:1

Dans cette section, Jésus apparaît lors de différentes fêtes juives et utilise leur symbolisme pour révéler des vérités plus profondes sur lui-même. Il apparaît lors d'un jour de sabbat (chap. 5), lors de la Pâque (chap. 6), lors de la fête des Huttes (chap. 7–9), et lors de la fête de la Dédicace (chap. 10). À chaque fois, Jésus se substitue à un élément essentiel propre aux célébrations.

Jean 5:1-40

Ce chapitre se lit comme un drame judiciaire, avec une description du crime (5.1–15), suivie d'une décision de poursuivre Jésus en justice (5.16), d'une description des accusations (5.18) et de la défense de Jésus (5.17, 19–40).

Jean 5:1

Comme Jésus est retourné à Jérusalem pour la célébration, il s'agissait probablement de l'une des trois fêtes du judaïsme impliquant un pèlerinage (voir Ex 23.14–17 ; Dt 16.16). Ces fêtes duraient une semaine entière.

Jean 5:2

Les copistes grecs qui n'étaient jamais allés à Jérusalem peinaient à épeler le nom de Bethzata. C'est la raison pour laquelle il existe plusieurs variantes de ce nom dans les différents manuscrits. Il semble qu'un choix judicieux serait Beth-esda ("maison du mouvement"), mais ce n'est pas celui qui a été retenu dans notre édition.

Jean 5:3

La piscine de Bethzata était devenue un sanctuaire de guérison pour des foules de malades qui croyaient en la possibilité de guérisons miraculeuses. • Il existe une variante textuelle qui prolonge ce verset en donnant des informations utiles pour comprendre le contexte entourant cette piscine. Toutefois, la plupart des spécialistes pensent que cette variante n'apparaissait pas dans le texte original.

Jean 5:5

Il n'y avait aucun dispositif social pour venir en aide à cet homme malade depuis trente-huit ans. Il était incapable de bouger, et prendre soin de son hygiène était impossible. Il devait probablement mendier auprès des personnes venant à la piscine (voir 5.7). En bref, sa situation était désespérée.

Jean 5:8-9

Jésus a instantanément guéri l'homme malade, en ne demandant que son obéissance. Pour témoigner de sa guérison, Jésus lui a ordonné de saisir sa natte et de marcher. • Jésus a accompli ce miracle un jour de sabbat, un jour de repos hebdomadaire pendant lequel tout travail était interdit (fondé sur Gn 2.2 ; Ex 20.8). La tradition juive détaillait trente-neuf catégories de travaux interdits les jours de sabbat (Mishna Sabbat 7.2). Porter un objet comme une natte d'un endroit à un autre était interdit (Jn 5.10). Par conséquent, l'homme guéri a enfreint cette tradition en obéissant à l'ordre de Jésus.

Jean 5:12

L'intrigue bascule de l'émerveillement face au miracle aux accusations contre celui qui a enfreint le sabbat. Tout cela précipite l'identification du guérisseur qui a transgressé les traditions.

Jean 5:14

Bien que l'homme ait été guéri physiquement, il devait encore apprendre l'obéissance au Seigneur. La manière dont l'homme agit par la suite (5.15) semble indiquer qu'il n'écoutait pas vraiment les instructions.

Jean 5:17

Le travail était interdit le jour du sabbat. Cependant, même les rabbins étaient d'accord pour dire que Dieu "travaillait" le jour du sabbat en donnant la vie (naissance) et en la reprenant (mort). La défense de Jésus se concentrait sur sa comparaison avec Dieu, mais les dirigeants juifs se sont opposés à cette revendication d'un privilège divin.

Jean 5:19-30

Jésus a déclaré que son travail le jour du sabbat était similaire à celui de Dieu. En disant cela, Jésus se fait l'égal de Dieu, puisqu'il accomplit les mêmes œuvres que lui. Pourtant, il s'est soumis à la volonté de Dieu, ne faisant que ce que le Père voulait.

Jean 5:21

La plupart des Juifs étaient croyaient en la résurrection mais la voyaient comme quelque chose que seul Dieu pouvait faire. Jésus prétendait pouvoir donner la vie.

Jean 5:22

En plus de donner la vie, Jésus revendique également l'autorité absolue pour juger, prérogative qui revient à Dieu seul.

Jean 5:23

Dans l'Antiquité, il était possible d'envoyer un représentant habilité pour signer un contrat ou prendre une décision avec autorité. Jésus était le représentant de Dieu. Ainsi, obéir à Jésus revient à obéir à Dieu, et lui manquer de respect revient à manquer de respect à Dieu.

Jean 5:24

Jésus est celui qui donne la vie ainsi que celui qui juge (voir 5.21–22), mais il ne travaille jamais indépendamment du Père.

Jean 5:31-40

La loi de Dieu exige qu'il y ait plus d'un témoin lors d'un procès (Dt 17.6). Jésus a donc reconnu que son propre témoignage n'était valable que s'il était confirmé par d'autres témoins. Il a donc invoqué une série de témoins pour se défendre.

Jean 5:32

Dieu lui-même était le premier témoin de la défense du Christ. Jésus avait peut-être à l'esprit la voix de Dieu entendue lors de son baptême (Mc 1.11), ou alors la présence de Dieu qui a permis à Jésus d'accomplir des miracles.

Jean 5:33-35

Le deuxième témoin de Jésus était Jean-Baptiste, qui a désigné Jésus comme le Messie (1.29–34).

Jean 5:36

Le troisième témoin de Jésus était l'ensemble de ses enseignements et de ses miracles, c'est-à-dire des signes qui révélaient sa véritable identité et renvoyaient au Père qui l'avait envoyé.

Jean 5:39-40

Le quatrième témoin de Jésus était les Écritures. L'Ancien Testament pointait vers le Messie, et Jésus en a accompli toutes les prophéties (voir Lc 24.25–27).

Jean 5:41-47

Les procès juifs avaient pour objectif de mettre au jour la vérité. Ceux qui étaient faussement accusés avaient le droit non seulement de défendre leur innocence, mais aussi de poursuivre leurs accusateurs, ce que Jésus a fait ici.

Jean 5:42

Jésus a accusé les dirigeants juifs de ne pas avoir en eux l'amour de Dieu. Sans l'amour de Dieu, il leur était impossible de comprendre sa manière d'agir.

Jean 5:44

Les dirigeants juifs cherchaient à obtenir l'honneur et le prestige de la part de leurs pairs. Ils aimaient la vie religieuse, mais ils avaient oublié d'aimer Dieu. Cette hypocrisie les rendait passibles de jugement (5.45–46).

Jean 5:45-46

Le cinquième et dernier témoin de Jésus était Moïse, le père fondateur du judaïsme. Jean a déjà comparé Jésus à Moïse (1.17 ; voir aussi 6.14–15). Les dirigeants juifs ignoraient les déclarations de Moïse concernant le Messie (par ex., Dt 18.15).

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