Tyndale Open Study NotesJean 4

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Jean 4:1-42

Près d'un puits très ancien de Samarie, Jésus s'est présenté comme étant l'eau vive. Jésus a impliqué et confronté les gens à la révélation de Dieu et ceux-ci l'ont soit suivi, soit abandonné. • La femme samaritaine se distinguait de Nicodème sur tous les plans : elle était une femme (pas un homme), une Samaritaine (pas un Juif), une pécheresse (pas une femme juste), et une exclue (pas l'un des rabbins d'Israël). Alors que Nicodème s'est tu et n'a jamais répondu aux défis de Jésus (3.1–21), cette femme a reconnu Jésus comme Seigneur, est restée dans la lumière et a manifesté des qualités de disciple (voir 1.35–51).

Jean 4:2

Jésus n'a baptisé personne lui-même mais il a laissé ses disciples baptiser d'eau. Après avoir été glorifié sur la croix (7.37–39), Jésus a baptisé par l'Esprit Saint (1.33 ; Ac 2.4).

Jean 4:3

Après l'emprisonnement de Jean-Baptiste (voir Mc 6.14–29), Jésus quitte la Judée (cf. Mc 1.14).

Jean 4:4-6

En allant vers le nord de la Galilée, Jésus a pris la route la moins fréquentée, celle qui passait par la Samarie. La Samarie était depuis longtemps en conflit avec la Judée (voir 2R 17.24–41 ; Esd 4.1–5 ; Né 4 ; 6.1–19). À l'époque de Jésus, un violent conflit racial et culturel opposait les Juifs aux Samaritains. En général, les Juifs évitaient la Samarie en allant d'abord à l'est vers Jéricho, puis en remontant vers le nord dans la vallée du Jourdain. • Sychar était probablement dans la région de Sichem. Jésus était venu au puits de Jacob ; Jacob possédait des terres près de Sichem (Gn 33.18–19).

Jean 4:7

En raison de la chaleur, les femmes avaient l'habitude de venir puiser de l'eau tôt le matin ou le soir. Cependant, cette femme vivait isolée, séparée de sa communauté. Jésus avait de la compassion pour les personnes rejetées.

Jean 4:9

La femme est surprise car les conventions sociales devraient empêcher un enseignant juif tel que Jésus de lui parler (4.18). Cependant, Jésus ne laisse pas ces conventions le dissuader de lui donner ce dont elle a vraiment besoin.

Jean 4:10

Sychar n'avait pas de rivières et donc pas d'eau vive (voir la note thématique "Eau vive"). Cependant, Jésus parlait de manière symbolique : ce don de Dieu était l'Esprit Saint (7.37–39).

Jean 4:11

Le puits de Jacob avait une profondeur de plus de 30 mètres et nécessitait une longue corde pour puiser l'eau. La femme a mal compris les paroles de Jésus parce qu'elle était encore dans les ténèbres.

Jean 4:12

La femme samaritaine a fait appel de manière respectueuse aux traditions sacrées liées au puits plutôt qu'à la présence de Dieu qui se trouvait devant elle.

Jean 4:14

L'idée d'une source d'eau fraîche et jaillissante était une image marquante compte tenu du climat sec d'Israël. Ceux qui viennent à Dieu ne connaîtront ni la faim ni la soif (voir Es 49.10 ; 55.1–3 ; Jr 2.13).

Jean 4:15

La femme a demandé de cette eau à Jésus mais elle n'avait pas mesuré les implications spirituelles des paroles de celui-ci. Pour surmonter cette incompréhension, Jésus lui a parlé de son péché (4.16–18).

Jean 4:16-18

L'immoralité de cette femme l'empêchait de comprendre. Ses relations conjugales, et le fait d'avoir eu cinq maris, soulignaient son péché.

Jean 4:19-20

La femme évite les questions morales de Jésus et évoque à la place la division ethnique et historique entre les juifs et les Samaritains.

Jean 4:19

Jésus révèle des informations sur la femme (4.16–18) qu'une personne lambda n'aurait pas pu connaître (cf. 1.48). • À mesure que la femme comprend qui est Jésus, sa façon de le nommer devient de plus en plus précise. Au début, elle reconnaît qu'il est juif (4.9) et l'appelle seigneur (4.11, 15, 19). Plus tard, elle envisage qu'il puisse être le Messie (4.29). Enfin, les habitants du village reconnaissent qu'il est le Sauveur du monde (4.42). La façon dont la femme comprend de mieux en mieux l'identité de Jésus constitue un témoignage pour les lecteurs de Jean (voir 20.31).

Jean 4:20

Les Samaritains allaient adorer au mont Garizim, qui dominait Sychar. Les deux endroits étaient des lieux importants dans l'Ancien Testament (voir Gn 12.6–7 ; 33.19 ; Dt 11.29 ; Jos 8.33 ; 24.1, 25, 32).

Jean 4:21-22

Jésus confirme que les Juifs ont gardé la bonne compréhension de celui qu'on adore. • Dieu a établi une relation particulière avec les Juifs et le Messie devait être un Juif (voir aussi Rm 9.4–5).

Jean 4:24

Une préposition grecque englobe les deux mots (littéralement "en esprit et en vérité") et en fait un seul et même concept. La véritable adoration se produit lorsque l'Esprit de Dieu révèle la vérité et la réalité de Dieu à l'adorateur. Jésus-Christ est la vérité (14.6 ; cf. 14.17 ; 15.26).

Jean 4:26

Le fait que Jésus dise qu'il est le Messie (en grec : "je suis, celui qui te parle") est exceptionnel et catégorique, ce qui indique son identité divine (voir 8.58 ; Ex 3.14).

Jean 4:27-30

La femme n'est pas sûre de l'identité de Jésus (4.29) mais elle court pourtant au village pour dire à tout le monde de venir le voir. Le témoignage est une caractéristique de la vie de disciple (voir 1.39, 46).

Jean 4:32-34

Pendant que Jésus parle à la femme samaritaine, les disciples sont partis acheter de la nourriture (4.8) ; ils pressent maintenant Jésus de manger. Jésus continue à parler de manière imagée mais ils ne le comprennent pas (4.33). Plus tard, lorsque les disciples reçoivent l'Esprit, ils comprennent (2.22). Jésus se nourrissait en accomplissant ce que son Père lui demandait de faire (voir 5.30 ; 6.38 ; 7.18 ; 8.50 ; 9.4 ; 10.37–38 ; 12.49–50).

Jean 4:35

Jésus utilise une parabole de la région pour comparer la récolte des champs avec la sienne. C'était la période des moissons en Samarie et les blés étaient mûrs. Jésus, pour sa part, avait semé des graines près du puits et en récoltait déjà les fruits parmi les Samaritains qui avaient cru en lui (4.39–42).

Jean 4:38

Jésus parle peut-être de Jean-Baptiste lorsqu'il emploie le mot "autres", ou il fait peut-être référence au travail qu'il venait de réaliser auprès de la femme samaritaine.

Jean 4:39-40

Les spécialistes de la loi du "peuple élu" de Jérusalem n'ont pas répondu à Jésus par la foi (ch. 3). En revanche, de nombreux Samaritains ont cru en Jésus à cause du témoignage de cette femme marginale.

Jean 4:42

Les Samaritains constatent par eux-mêmes la vérité sur Jésus. La façon dont ils désignent Jésus comme le Sauveur du monde (aussi utilisé dans 1Jn 4.14) montre qu'ils sont conscients de leur éloignement du judaïsme. Le ministère de Jésus ne s'adressait pas seulement aux juifs mais à tous les hommes (Jn 1.4–12 ; cf. 12.20–26).

Jean 4:44-45

Contrairement aux contemporains juifs de Jésus, les Galiléens l'ont bien accueilli, mais cet accueil était fondé sur leur admiration pour les miracles de Jésus (cf. 2.23–25) et non sur une véritable foi.

Jean 4:48

Jésus a vivement critiqué les Galiléens qui voulaient voir des signes miraculeux et des prodiges avant de croire (voir 6.30).

Jean 4:50

Jésus a aussi guéri à distance l'esclave du centurion (Mt 8.5–13) et la fille de la femme cananéenne (Mt 15.21–28).

Jean 4:53

Comme beaucoup d'autres (2.23 ; 4.39), l'officier et sa famille ont cru en Jésus à cause du miracle.

Jean 4:54

Deux miracles qui se sont produits à Cana (2.11 ; 4.46) encadrent cette partie de l'évangile de Jean.

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