Tyndale Open Study NotesGenèse 3
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Lire Genèse 3 dans la BibleGenèse 3:1
La Genèse décrit le tentateur comme un serpent, un des animaux de la création (voir aussi 3.14 et note d'étude). Il est plus tard désigné comme Satan, le grand ennemi du peuple de Dieu (Ap 12.9; 20.2). Son langage manipulateur et son allure de serpent, l'animal le plus rusé de la création, montre à quel point il est un maître dans le domaine de la tromperie. Satan utilise de nombreux procédés pour s'opposer au peuple de Dieu (voir 1Ch 21.1; Za 3.1–2) ; la tromperie demeure l'une de ses méthodes principales (cf. 2Co 11.3, 14). Le mot hébreu désignant la ruse (‘arum) peut être positif (Pr 14.8) ou négatif (Jb 5:12). Le terme désignant leur nudité (‘arummim) en Gn 2:25 a une sonorité similaire. Adam et Ève étaient nus et vulnérables ; le serpent était rusé et astucieux. • Il est probable que le serpent a questionné la femme parce que l'interdiction avait été donnée à Adam avant qu'Ève ne soit créée (voir 2.16–17). Adam connaissait sûrement la ruse du serpent, ayant lui-même nommé tous les animaux la création de la femme (2.19–20, 23). • Le trompeur commence par tordre les propos de Dieu afin de jeter le doute sur sa bonté. L'interdiction initiale que Dieu avait donnée à Adam ne concernait qu'un seul arbre du jardin (2.16–17), et non pas tous les arbres du jardin.
Genèse 3:2-3
La femme a tenté de rectifier les faits ; dans le processus, elle a rabaissé les privilèges que Dieu lui avait donnés, ainsi qu'à son mari, de plusieurs façons: (1) elle a réduit la liberté (2.16) à une permission ; (2) elle a minimisé l'importance que Dieu accordait à la disponibilité des fruits de tous les arbres sauf d'un (2.17) ; (3) ce qui était une interdiction de consommation est devenu dans sa bouche une interdiction de toucher (2.17) ; et (4) elle a atténué la certitude de la mort (2.17).
Genèse 3:4-5
Cette déclaration va à l'encontre de l'avertissement de Dieu en 2.17. Le serpent s'appuie sur le manque de conviction de la femme en niant ouvertement la peine d'une désobéissance, et en détournant son attention vers un supposé bienfait : être comme Dieu, connaître le bien et le mal. Le trompeur sous-entend que cela leur serait un bien inestimable. Le nom de Dieu employé ici, Elohim, peut désigner une pluralité d'êtres divins de par son orthographe (Dieu et les anges ; par ex., Ps 29.1; 89.7).
Genèse 3:6
La femme a commis deux graves erreurs. (1) Elle a supposé qu'elle avait le droit de définir ce qui était bon et ce qui ne l'était pas, alors que Dieu seul détient pourtant ce droit ; et (2) elle a convoité la sagesse de Dieu (voir Dt 5.21). • Même si les Écritures sont sans équivoque par rapport au rôle central de la femme dans la Chute (cf. 1Tm 2.14), l'homme était tout aussi présent et coupable. Il occupe une place centrale dans les versets suivants et dans la théologie biblique. Les conséquences de son péché sont grandes pour la race humaine. La Bonne Nouvelle est qu'en Jésus-Christ, le “second Adam”, Dieu a rendu le salut universellement possible (Rm 5.12–21).
Genèse 3:7
La honte est opposée à l'innocente nudité dont Adam et Ève jouissaient avant leur rébellion (2.25). Il y a eu une fracture dans leur relation l'un avec l'autre, mais aussi avec Dieu. • Ces feuilles couvraient leurs corps, mais ne pouvaient couvrir leur honte. Ils n'ont pas pu réparer leurs relations dégradées (voir aussi 3.21 et note d'étude).
Genèse 3:8
Le texte hébreu a traditionnellement été interprété comme faisant référence au moment le plus frais de la journée, sûrement le soir. D'autres ont pensé qu'il était ici question d'une puissante manifestation de la présence de Dieu (une théophanie ; voir Ex 19.16–25; 1S 7.10) semblable à une tempête. Si cette dernière interprétation est avérée, l'homme et la femme se cachaient du bruit de l'Éternel qui était apparu pour les juger (voir 2S 5.24; Ps 29). • Dieu a placé des arbres dans le jardin, pour en faire un environnement où l'homme pourrait jouir de sa communion avec lui. Désormais, l'homme et la femme se servaient des arbres pour fuir sa divine présence.
Genèse 3:9-10
La véritable intention de cette question rhétorique se dévoile dans la réponse de l'homme (3.10). La véritable question était de savoir pourquoi ce dernier se cachait (cf. 4.9–10). • Le problème n'était pas la pudeur. La honte engendrée par la rébellion a conduit Adam et sa femme à se cacher. Il est probable qu'ils craignaient la punition qui leur serait infligée (voir note d'étude sur 3.8).
Genèse 3:12
Plutôt que de confesser son péché, l'homme reste évasif. Il blâme la femme qui lui a donné le fruit, et Dieu qui lui a donné la femme.
Genèse 3:13
Genèse 3:14-19
Chacun a été jugé dans l'ordre de leur transgression : le serpent, la femme, puis l'homme. Chacun a reçu une sanction propre à sa situation, et chacun en a vu une de ses principales relations altérée. Dieu juge selon des principes, avec cohérence ; chaque sanction est proportionnelle à l'offense ayant été commise.
Genèse 3:14
Genèse 3:15
Le prophète Ésaïe a eu une vision du jour où le royaume du Messie allait restaurer toute la création dans un état d'harmonie au moins semblable à celui du jardin d'Éden avant la chute (voir Es 11.8). • Le terme de "descendance" peut tout aussi bien désigner un individu qu'une descendance collective. Le concept proche-oriental de solidarité corporative (par ex., Gn 28.14) sous-tend également la description de cette hostilité permanente entre les humains et les serpents. Les interprètes chrétiens ont traditionnellement compris ce verset comme une prophétie renvoyant à Christ, la descendance d'Abraham et le point culminant de la descendance de la femme (Ga 3.16; 4.4). • La blessure au talon fait référence aux souffrances du serviteur de l'Éternel (voir Ésaïe 53), en frappant la tête du serpent, ce coup qui mettra fin à la bataille. Cela a été accompli à la mort, à la résurrection, et à la victoire finale du Christ sur Satan (1Co 15.55–57; Ap 12.7–9; 20.7–10).
Genèse 3:16
Le jugement s'exerce sur la grossesse de la femme, et sa relation avec son mari. • Un élément conflictuel était désormais introduit dans le mariage, plutôt que la sécurité et l'épanouissement. Le nouvelle vie en Christ permet de restaurer la relation entre l'homme et la femme dans le mariage (Ep 5.18–32; cf. Mt 20.25–28).
Genèse 3:17-19
Dieu a souligné ce commandement de ne pas manger du fruit défendu en 3.17–19. Le jugement a affecté la capacité de l'humanité à obtenir de la nourriture, ce qui était proportionnel à leur péché : manger ce qui leur était interdit. • La relation de l'homme avec la terre (voir note d'étude sur 2.7) était désormais conflictuelle à cause du jugement qui s'était abattu (2.5, 15). L'homme devra travailler et peiner pour travailler la terre, mais avec une productivité diminuée. Le péché de l'humanité a eu des répercussions sur l'ensemble de la création (voir 4.12; 6.7; Lv 26; Dt 11.13–17, 28; Rm 8.22).
Genèse 3:20-24
Peu après que Dieu les a jugés pour leur péché, Adam et Ève sont bannis du jardin.
Genèse 3:20
Ève, en hébreu, a une sonorité similaire au verbe qui désigne l'enfantement. Après que Dieu a annoncé la mort d'Adam (3.19), Adam a exprimé son espoir en donnant à Ève un nom associé à la vie. Adam donne un nom à Ève peu après la déclaration de 3.16. Il est probable que le narrateur lui-même l'a interprété comme le premier acte de domination d'Adam sur la femme après la chute (voir note d'étude sur 2.19–20).
Genèse 3:21
Dans sa miséricorde, Dieu a donné à Adam et à Ève des habits plus substantiels (cf. 3.7) avant de les bannir à l'extérieur du jardin, dans un environnement hostile.
Genèse 3:22
L'emploi du pluriel renvoie sans doute à une conversation entre Dieu et ses anges (voir note d'étude sur 1.26). • Dans sa grâce, Dieu empêche l'humanité de manger de l'arbre de vie, et donc de vivre éternellement dans un état déchu. À travers Jésus-Christ, cependant, la vie éternelle est à nouveau accessible (voir Ap 2.7; 22.2, 14, 19).
Genèse 3:23
Avant la chute, le jardin était un sanctuaire dans lequel les humains étaient continuellement et librement dans la sainte présence de Dieu. Désormais, leur péché a nécessité leur expulsion de cet environnement. Le même principe est à l'œuvre dans les lois qui restreignaient aux Israélites l'accès à la présence de Dieu dans le Tabernacle ou dans le Temple (par ex., Lv 16.1–2; Nb 5.3).
Genèse 3:24
Les chérubins sont une catégorie d'anges qui gardent l'accès à la présence de Dieu (Ex 26.31; Ez 28.14). • Dans la Genèse, un déplacement vers l'est implique souvent un éloignement de la présence de Dieu ou de ses bénédictions, que ce soit à cause d'un jugement (voir aussi Gn 4.16), à cause d'une accumulation de biens (11.2; 13.11), ou alors pour changer de pays (25.6).
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Genèse 3:1-24
La rébellion de l'homme et de la femme a brisé leur unité et leur harmonie avec la terre, avec les animaux, l'un avec l'autre, et avec Dieu.