Tyndale Open Study NotesExode 2

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Exode 2:1-25

Le chapitre 1 établit la nécessité d'une délivrance. Le chapitre 2 décrit la préparation de Moïse, le sauveur. Dieu a utilisé la destruction des bébés garçons hébreux pour garantir que le sauveur serait formé pour sa mission (voir note d'étude sur 2.10).

Exode 2:1

L'homme et la femme s'appelaient Amram et Yokébed (6.20). • Lévi était le troisième fils de Jacob que lui a donné sa femme Léa (Gn 29.34).

Exode 2:2

Ceci renvoie probablement à l'apparence de l'enfant : c'était un bébé "sans défauts".

Exode 2:3

Le long des nombreux bras du Nil qui se divisent dans le delta du nord de l'Égypte, poussaient en abondance des roseaux de papyrus. Légers et flexibles, ils étaient parfaitement adaptés à la vannerie. La mère de Moïse a probablement placé le panier dans l'eau là où il était le plus susceptible d'être trouvé par la princesse égyptienne.

Exode 2:5-6

À l'instar du Gange dans l'Inde contemporaine, le Nil était considéré par les Égyptiens comme une déesse aux vertus vivifiantes et curatives. Quand la fille de Pharaon descendait se baigner dans le fleuve, ce n'était pas avant tout pour se laver, mais bien pour faire ses dévotions matinales. Découvrir un bébé flottant sur le fleuve, dans les bras de ce qu'elle considérait être la déesse du Nil, devait être très significatif pour elle. Aussi est-il normal pour une jeune femme d'avoir pitié d'un nourrisson qui pleure. L'ensemble de ces facteurs peut expliquer la raison pour laquelle elle a sauvé l'enfant, bien qu'elle ait reconnu qu'il était hébreu (les Hébreux et les Égyptiens pratiquaient différemment la circoncision).

Exode 2:7-9

C'est une preuve de la grâce et de la souveraineté de Dieu que la fille de Pharaon ait paradoxalement payé la mère de Moïse pour allaiter son propre bébé, au lieu de le faire tuer selon l'ordre de Pharaon. Le narrateur semble suggérer que la princesse a découvert qui était la mère du bébé (puisqu'elle n'a pas posé de questions embarrassantes). S'il c'est le cas, les deux femmes ont décidé de se comprendre et de jouer la comédie. Moïse a été sauvé parce que Dieu était à l'œuvre, et non parce que quelqu'un a été trompé.

Exode 2:10

Dieu a non seulement préservé la vie de Moïse pour son futur appel, mais il a également permis que les oppresseurs de son peuple lui prodiguent une formation administrative, militaire et de chef. Un pharaon devait avoir autant d'enfants que possible pour démontrer son pouvoir. Ses fils occupaient des postes civils et militaires. Il est très probable que le fils adoptif d'une princesse ait connu une telle carrière (voir Ac 7.22). • La princesse a donné à l'enfant le nom de "Moïse", un nom égyptien que l'on retrouve dans les noms complets de nombreux Égyptiens éminents, y compris les pharaons de la 18e dynastie, nommés Ahmôsis (1550–1525 av. J.-C.) et Thoutmôsis (1504–1390 av. J.-C.). En donnant à l'enfant le nom de "Moïse" ("donner naissance"), la princesse pensait peut-être que le Nil, considéré comme la source de la vie, avait engendré l'enfant. Les Israélites ont associé le nom Moïse au terme hébreu mashah, qui signifie "soulever".

Exode 2:11-12

Moïse a eu une éducation privilégiée, bien loin du labeur et des difficultés endurés par son propre peuple, les Hébreux, mais il était prêt à s'identifier à eux et à les aider au point de faire une croix sur ses privilèges.

Exode 2:11-15

Cette section traite de la première tentative avortée de Moïse de sauver Israël par ses propres moyens. Moïse montre son courage et sa détermination lors de cet incident, mais il montre également sa tendance à assumer lui-même la responsabilité, ce qui aura plus tard des effets tragiques dans sa vie (Nb 20.1–13). Moïse se souciait du bien-être de son peuple, ce qui était une bonne chose. Cependant, le moment et la manière dont il a choisi d'agir n'était pas conforme au plan de Dieu.

Exode 2:13

Moïse s'était mis en danger pour empêcher un Égyptien de frapper un Hébreu. Voir un Hébreu s'en prendre physiquement à un autre Hébreu devait lui être encore plus insupportable.

Exode 2:14

La réponse arrogante de l'Hébreu préfigure la façon dont le reste des Hébreux réagira à Moïse dans les années à venir : ils ne le remercieront pas pour ses efforts en leur faveur. Si Moïse doit réussir, il ne peut compter que sur le sentiment de sa vocation divine.

Exode 2:15

Moïse, en cherchant à sauver Israël par lui-même plutôt qu'avec l'aide de Dieu, est devenu un fugitif et non pas un chef, retardant ainsi les projets que Dieu avait pour lui. La vie de Moïse a été radicalement transformée par ses actions (cf. Nb 20.9–13 ; Dt 3.23–29). • Madian était situé des deux côtés du golfe d'Aqaba, au sud du Sinaï et sur le bord ouest de la péninsule arabique. Une grande route commerciale venant du sud de l'Arabie traversait cette région sèche et aride. Elle était habitée par des bergers et des marchands nomades (voir Gn 37.28), et c'était un bon endroit pour un fugitif qui voulait disparaître.

Exode 2:16-25

Ce passage révèle encore que Moïse est préoccupé par les opprimés, et son installation dans un nouveau pays (2.18–22). Il s'y est marié, a eu un enfant et y a vécu pendant quarante ans (Ac 7.30). D'un point de vue humain, il semblait impossible que Moïse puisse libérer les Israélites, mais c'est toujours la perspective de Dieu qui prime. La fin de cette section (Ex 2.23–25) nous assure que Dieu n'a pas oublié son peuple, mais qu'il attend simplement le moment propice pour agir (2.25).

Exode 2:16

Le prêtre de Madian s'appelait Réouel (2.18), mais on l'a appelé plus tard Jéthro (18.1). Il était courant qu'une personne ait à la fois un nom officiel et un nom personnel, mais dans ce cas, on ne sait pas très bien lequel est lequel. Peut-être qu'à l'image de Melkisédec (Gn 14.18), c'était le représentant d'une classe religieuse indigène qui n'était pas tombée dans une religion païenne. Les offrandes et le sacrifice de Réouel, adressés à Dieu (Ex 18.12), le suggèrent.

Exode 2:17

Désormais étranger en terre étrangère, Moïse ne pouvait toujours pas rester sans rien faire et laisser l'oppression se poursuivre. C'était, par nature, un sauveur.

Exode 2:18-20

Le père des sept filles ne voulait pas laisser un homme aussi généreux et courageux (qui pourrait être un excellent mari potentiel) sans surveillance. Nous avons ici un exemple d'hospitalité (voir aussi Gn 18.1–8) qui caractérise encore les habitants de cette région jusqu'à ce jour.

Exode 2:24-25

Les verbes employés évoquent un Dieu attentif aux besoins de son peuple, un Dieu fidèle et fiable, qui se souvient de sa promesse d'alliance, et un Dieu qui accepte les obligations propres à ses engagements allianciels.

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