Tyndale Open Study NotesExode 3
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Lire Exode 3 dans la BibleExode 3:1-22
Cette section parle de l'appel de Moïse pour sauver les Israélites de l'esclavage égyptien. Elle est divisée en deux sous-sections, 3.1–4.17 et 4.18–28. La première concerne l'appel en lui-même, la seconde les conséquences concrètes de l'acceptation de cet appel. Moïse n'a pas seulement été confronté à un changement de vocation, mais à une réorientation complète de sa vie.
Exode 3:1
Exode 3:2
Techniquement, l'ange du Seigneur est son envoyé officiellement autorisé, mais l'expression peut être utilisée plus largement pour d'autres manifestations visibles du Seigneur (voir Gn 16.9–13 ; Jg 13.3,6,21–22). • Dans la Bible, un feu ardent représente souvent la sainteté transcendante de Dieu (voir Ex 19.18 ; Gn 15.17 ; 1R 18.38–39 ; Es 33.14). • Le buisson ne se consume pas, ce qui pourrait indiquer que Dieu ne veut pas détruire l'instrument qu'il enflamme pour nourrir ses desseins.
Exode 3:4
Dieu appelle Moïse par son nom, ce qui prouve qu'il connaît personnellement son peuple, et que chaque individu est important pour lui.
Exode 3:5
Le sol situé autour du buisson était un endroit saint, tandis que le sol sous les sandales de Moïse était profane. Ce qui est profane ne peut pas être en contact avec ce qui est saint sans être transformé ou détruit (voir la note thématique "Pur, Impur et Sacré"). Au commencement de l'Exode, Dieu montrait ainsi qu'il était tout à fait "autre" que sa création, une réalité qu'il ne faut pas ignorer pour bien comprendre la relation entre Dieu et les hommes. Avant Ex 3.5, la notion de sainteté n'est apparue que quelques fois dans la Bible, mais elle devient maintenant le maître mot pour décrire Dieu dans l'Ancien Testament. Dans les autres langues sémitiques, on ne retrouve que très peu cette même racine. Et lorsqu'on la retrouve, ce n'est pas pour décrire une qualité morale, mais simplement ce qui est humain. Les dieux païens, par exemple, étaient "sacrés", dans le sens qu'ils étaient "autres" : ils faisaient tout ce que les humains font, en bien ou en mal, mais à une plus grande échelle. Dans la Bible, en revanche, le terme saint est un concept central pour décrire l'idée de perfection morale. Dieu est le seul être dans l'univers qui se distingue réellement de ce monde, et qui mérite donc d'être qualifié de "saint", dans ce sens plus précis. Dieu est parfaitement juste dans son caractère, une perfection morale. À travers cet épisode du buisson ardent, Dieu a ainsi montré qu'il était complétement différent de tout ce qui existe. Plus tard, au Sinaï, il a montré son caractère moral dans ses demandes adressées à ceux qui deviendraient ses partenaires d'alliance (voir Ex 19.6 ; 20.1–23.33 ; voir aussi Lv 11.45 ; 1P 1.13–16).
Exode 3:6
Ce Dieu transcendant s'était engagé envers les ancêtres de Moïse par une promesse fidèle, qu'il a maintenue pendant des centaines d'années. Moïse était émerveillé par le Dieu d'Abraham : un Dieu unique, saint et transcendant. Jésus cite ce verset lorsqu'il parle de la résurrection avec les Sadducéens (Mt 22.32 ; Mc 12.26 ; Lc 20.37).
Exode 3:7
La servitude et la détresse continues d'Israël ont ému le cœur de Dieu.
Exode 3:8
Dieu n'allait pas seulement les libérer, mais aussi les conduire à s'emparer de leur propre terre, celle qu'il avait promise à Abraham (Gn 13.14–18). • La terre était riche en produits agricoles, avec des pâturages pour le bétail et des cultures composées de fleurs, dont les abeilles pouvaient se servir pour produire du miel. • La liste des nombreux peuples qui vivaient en Canaan démontre l'importance de cette bande de terre, située entre la mer Méditerranée et le désert d'Arabie. Le territoire était âprement disputé, car il était un carrefour vital pour le commerce et pour la communication entre l'Égypte et le reste du Proche-Orient ancien. Il semblait impossible qu'Israël puisse en avoir la possession exclusive.
Exode 3:10
Dieu allait faire preuve de compassion pour sauver son peuple en souffrance, et cela se ferait par l'intervention d'un instrument humain. Parfois, Dieu se fait connaître à nous par la manière dont son peuple accomplit sa volonté.
Exode 3:11-12
Moïse a d'abord protesté, affirmant qu'il n'était pas digne d'accomplir une tâche aussi importante. Dieu a donc répondu que ce n'était pas un problème : la valeur d'un humain n'est pas pertinente si la présence de Dieu l'accompagne.
Exode 3:11-22
Dans sa réponse à Dieu, Moïse a donné quatre raisons pour lesquelles il ne pensait pas être celui qui devait accomplir cette mission. Bien que chaque raison semblait se rapporter à Moïse et à ses capacités, les réponses de Dieu révèlent qu'elles dissimulaient des interrogations sur Dieu lui-même.
Exode 3:12
Exode 3:13-22
La deuxième objection de Moïse concerne l'insuffisance de ses connaissances. Il ne connaissait pas le nom de Dieu. Cela pourrait signifier que le nom personnel de Dieu n'avait pas encore été révélé (voir notes d'étude sur 6.2–3). Peut-être aussi Moïse voulait-il dire qu'il ignorait la formule "secrète" ou "magique" qu'un homme de pouvoir devait utiliser, et on sait que l'intérêt pour de telles choses était courant dans le Proche-Orient ancien. La réponse de Dieu semble énigmatique, mais elle consiste avant toutes choses en un rappel de sa fidélité dans le passé, et une démonstration de sa connaissance de l'avenir. Il n'y a rien de magique dans le nom Yahweh. La connaissance de formules secrètes et de pouvoirs magiques n'est pas le problème. Le véritable enjeu est le caractère de Dieu et sa domination sur l'histoire. Si ce nom inspire un tel sentiment, c'est en raison du caractère et de la nature incomparables de celui qui le porte.
Exode 3:14
Ce nom évoque un Dieu autonome, éternel, omniprésent et illimité, le seul être dans l'univers qui n'a pas besoin de quelque chose d'autre pour exister.
Exode 3:15
Il est probable que Yahweh soit une forme hébraïque du verbe "être". Il pourrait se transcrire par "celui qui est" ou "je suis". Plus tard, les Juifs ne furent plus autorisés à prononcer le nom de Dieu à haute voix. Ainsi, le texte hébreu écrit les voyelles du mot ’adonaï (qui signifie "seigneur" ou "maître") chaque fois qu'apparaît le nom propre de Dieu, YHWH. À l'oral, lorsque le texte écrit désignait YHWH, le lecteur hébreu prononçait 'adonaï. On ignore comment se prononçait le nom de Dieu, mais la proposition Yahweh, qui est souvent évoquée, n'est pas sans fondements. Le nom Jehovah est un terme artificiel créé en combinant les voyelles du mot ’adonaï avec les consonnes de YHWH.
Exode 3:16-17
Moïse devait annoncer au peuple d'Israël que le Dieu qui leur parlait maintenant était le même que celui connu et adoré de leurs ancêtres, et qu'il allait les conduire dans une terre fertile, arrachée aux mains de nombreuses autres nations. Le message de Moïse n'était pas une formule magique, mais plutôt la parole d'un Dieu qui, tout en se tenant en dehors de l'histoire, peut néanmoins entrer dans celle-ci afin de la diriger. • Sur le pays ruisselant de lait et de miel, voir note d'étude sur 3.8.
Exode 3:18
Sur les Hébreux, voir note d'étude sur 1.15. • Si le but principal de l'Exode était de libérer les Israélites de l'esclavage, la requête visant à faire un voyage de trois jours pour réaliser des sacrifices ne semblait pas très pertinente. Néanmoins, Dieu voulait se créer un peuple pour lui-même, et il allait les emmener au désert pour leur apprendre à l'adorer.
Exode 3:19
Voir la note thématique "Cœurs endurcis".
Exode 3:20-21
La puissance de Dieu sera évidente, et non seulement les Égyptiens permettront aux Hébreux de partir, mais les paieront pour le faire.
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Exode 3:1-10
Dans ces versets, le terrain est préparé pour le revirement de la vie de Moïse.