Tyndale Open Study NotesAmos 2

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Amos 2:1-16

Les huit jugements de cette prophétie s'adressent à plusieurs offenseurs, de l'ennemi le plus évident, Damas, au moins évident, Israël-même. L'attention d'Israël est captivée par l'annonce du jugement de Dieu envers leurs ennemis, mais Amos les surprend en les confrontant, eux aussi, au jugement de Dieu.

Amos 2:1

il a brûlé, calciné les os du roi d’Édom : lors d'une escarmouche passée, les Moabites avaient capturé le roi d'Édom, et brûlé son corps. Or, la crémation était considérée comme une profanation grave.

Amos 2:2-3

Kerijoth, une grande ville (Jr 48.20–24), est mentionnée sur la Pierre Moabite comme un sanctuaire dédié à Kemosch, le dieu de Moab. Il est possible que les Moabites aient brûlé les restes du roi d'Édom ou les aient offerts en sacrifice humain à cet endroit. En raison de la profanation du cadavre du roi édomite, Dieu annonce qu'il va détruire le roi de Moab et ses officiers. Ce jugement s'est probablement réalisé lors d'une invasion par Sargon II d'Assyrie (715/713 av. J.‑C. ; cf. Es 15–16). Josèphe (Antiquités 10.9.7) mentionne une destruction supplémentaire en 582 av. J.‑C. (voir aussi Jr 48 ; Ez 25.8–11 ; So 2.8–11).

Amos 2:4-5

Le royaume du sud, Juda, était lié à celui du nord, Israël, par des liens de sang, ainsi que leur géographie et leur histoire. Mais l'amertume et l'animosité les séparaient. Les habitants du nord considéraient les descendants de David dans le sud comme des rois abusifs, responsables du schisme parce qu'ils avaient imposé des travaux forcés et de lourds impôts.

Amos 2:4

parce qu’ils ont méprisé la loi de l’Éternel : les nations païennes mentionnées jusqu'à présent ont commis des crimes atroces envers l'humanité, mais les crimes de Juda sont encore plus graves ; en effet, ils détiennent la loi de Dieu et ont sciemment rejeté ses enseignements (voir Os 4.6 ; 8.1). Le degré de responsabilité imposé par Dieu dépend du privilège reçu (voir Am 3.2). • Parce qu’ils ont été égarés par les idoles mensongères : ayant rejeté les instructions justes et vraies de Dieu, le peuple de Juda s'est tourné vers un substitut trouvé dans le syncrétisme païen (la combinaison d'éléments de différents systèmes de croyances) et l'idolâtrie (voir 1R 14.22–24).

Amos 2:5

Juda reçoit la même sentence que ses voisins païens, car ils se sont rendus coupables de paganisme : le feu (1.4, 7, 10, 12, 14 ; 2.2) qui détruira Jérusalem. Les Babyloniens ont incendié Jérusalem lorsqu'ils l'ont capturée en 586 av. J.‑C. (voir 2R 25.9 ; Né 2.17 ; 4.2).

Amos 2:6-16

Israël : après avoir énuméré une litanie de péchés commis par les voisins d'Israël, Amos en arrive au cœur de sa cible. Les Israélites vont subir le même sort (cf. l'utilisation par Nathan de la rhétorique prophétique pour induire une auto-accusation, 2S 12.1–13).

Amos 2:6

Les « justes » sont ceux qui honoraient Dieu et leurs prochains. Le parallèle établi ici avec les pauvres a créé l'idée des « justes nécessiteux ». La loi de Moïse exhorte ceux qui sont riches à aider ceux qui sont dans le besoin, en prêtant librement (Dt 15.7–11). En dernier recours, ceux qui étaient trop pauvres pour rembourser leurs dettes pouvaient devenir serviteurs, et ainsi rembourser leurs dettes par le travail (Lv 25.39–43). Ces justes nécessiteux étaient vendus en servitude pour une paire de sandales, une hyperbole pour désigner le peu qu'ils devaient (voir Am 8.6). Les sandales étaient un gage donné pour garantir la dette ou un symbole utilisé pour sceller un accord (voir Rt 4.7).

Amos 2:7

voir la poussière de la terre sur la tête des misérables : les piétiner, les traiter sans pitié (voir aussi 8.4). • Les misérables et les malheureux sont les personnes exploitées par un système socio-économique qui leur refusait la justice garantie par la loi (Ex 23.6–8). • Le fait que le père et le fils couchent avec la même femme démontre la déchéance morale des Israélites ; la loi de Moïse interdisait en effet cette pratique (Lv 18.7–8, 15 ; 20.11–12). • afin de profaner mon saint nom : en adorant divers dieux de la fertilité, Israël et les nations environnantes prenaient part à la « prostitution sacrée » (voir Os 4.10–14). Avoir des relations sexuelles avec une prostituée du sanctuaire était censé garantir des récoltes abondantes et des troupeaux prospères. Ce verset suggère que ces actes étaient accomplis au nom de l'Éternel. Revêtant une apparence de religiosité, ces actes corrompus étaient une offense envers le nom de Dieu.

Amos 2:8

L'ironie réside dans le fait que les oppresseurs des pauvres exhibaient leurs péchés lors des festivals religieux. • La loi de Moïse autorisait le prêteur à saisir le manteau d'un pauvre en garantie d'une dette, mais il ne devait pas être gardé pendant la nuit, car les nuits étaient froides.(Ex 22.26–27 ; Dt 24.12–13). Les vêtements d'une veuve ne devaient jamais être saisis pour garantir une dette. (Dt 24.17). • de ceux qu’ils condamnent : les riches soudoyaient les juges et usaient de leur influence pour empêcher les pauvres, qui n'avaient pas les moyens de se défendre, d'obtenir une audience équitable. (Am 5.12).

Amos 2:9

Amoréens est utilisé ici comme un terme général pour désigner les habitants de Canaan (voir Gn 15.16 ; Jg 6.10).

Amos 2:11-12

En plus des prêtres, Dieu avait suscité des prophètes pour transmettre sa parole et sa volonté (Dt 18.15–19) ainsi que des hommes saints appelés naziréens. Ces derniers se consacraient à l'Éternel en faisant des vœux, comme celui de s'abstenir de consommer toute boisson fermentée (Nb 6.1–21). Israël a montré son mépris envers Dieu en enjoignant les naziréens et les prophètes d'ignorer et de transgresser l'ordre divin. (voir Am 7.12–13).

Amos 2:14-16

Le chapitre se termine par une description de la bataille future au cours de laquelle Israël sera vaincu et devra fuir (voir Ps 33.16–17).

Amos 2:15

L'archer est en dernier rang : s'il ne peut résister, c'est que les rangs précédents se sont effondrés.

Amos 2:16

Amos désignera plus tard ce jour comme le « jour du Seigneur » (5.18) ; les deux expressions indiquent l'heure du jugement sur Israël (voir aussi 8.3).

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