Tyndale Open Study Notes2 Corinthiens 13
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Lire 2 Corinthiens 13 dans la Bible2 Corinthiens 13:1-2
En annonçant son intention de retourner à Corinthe pour la troisième fois (voir la note d'étude sur 12.14–15), Paul a trouvé dans les Écritures la confirmation de son projet. La raison pour laquelle il cite un tel passage n'est pas claire, mais peut-être, selon le contexte de Dt 19.15, Paul voulait-il avertir que chaque transgression (celles notamment énumérées en 2Co 12.20–21) serait jugée à son arrivée. Les deux ou trois témoins contre les offenseurs étaient ces lettres ou ces visites de Paul, comprenant cette venue pour la troisième fois.
2 Corinthiens 13:3-4
Que Christ parle en moi : Paul représentait le Christ auprès de l'Église de Corinthe et exercerait le pouvoir de Dieu en traitant avec eux. • La faiblesse de Paul était calquée sur l'humiliation de Christ, également crucifié dans la faiblesse (voir 8.9). Le jugement de Paul sur les pécheurs serait tempéré par la contrainte de l'amour de Christ (5.14–21). • Nous aussi, nous sommes faibles en lui : Paul était humainement fragile, mais il pouvait puiser dans la force de Christ (12.10).
2 Corinthiens 13:5-6
Le problème est clair : s'ils ne peuvent pas reconnaître que Jésus-Christ vit avec eux, ce sont eux qui échouent au test de la foi (littéralement sont réfutés). Il y a un jeu de mots ici : ils cherchaient des « preuves » à l'autorité apostolique de Paul, mais celui-ci les exhorte : Éprouvez-vous vous-mêmes (ou Prouvez-vous). L'absence de la présence du Christ serait une preuve de leur inauthenticité en tant que chrétiens. Mais Paul lui-même démontre qu'il n'a pas échoué au test de l'autorité apostolique (littéralement n'a pas été réfuté).
2 Corinthiens 13:7-10
Quels que soient les problèmes encourus par Paul avec les Corinthiens, il ne fait aucun doute de son principal désir. Il chérit leur bien suprême, souhaitant qu'ils deviennent matures et forts. Paul était toujours soucieux de promouvoir le bien-être des siens, même lorsqu'il les réprimandait.
2 Corinthiens 13:7
Que vous ne fassiez rien de mal : ils feraient quelque chose de mal en acceptant les faux enseignants qui étaient apparus sur la scène (11.5, 13–15 ; voir la note d'étude sur 10.1–13.13). • et que nous, nous soyons comme réprouvés : le but de Paul dans le ministère est d'être fidèle, non de paraître prospère (1Co 4.2). Il a modelé son service sur Jésus-Christ lui-même (2Co 13.4), qui était extérieurement faible et réprouvé, en mourant sur la croix, mais qui est maintenant victorieux, car vivant par la toute puissance de Dieu.
2 Corinthiens 13:9
Votre perfectionnement : ce mot grec évoque parfois l'idée de réparation ou de complétion, la restauration de quelque chose à son état initial, comme un retour à la vie (un mot apparenté est utilisé en 13.11, « perfectionnez-vous » ; Mc 1.19, « réparaient » ; 1Th 3.10, « compléter » ; Hé 13.21, « rendre capable » ; 1P 5.10, « perfectionnera »).
2 Corinthiens 13:10
Paul ne souhaitait pas traiter sévèrement les Corinthiens en punissant les offenseurs (12.21). Il désirait exercer son autorité apostolique de façon encourageante, mais son ministère exigeait qu'il fortifie et démolisse... (cf. Jr 1.10). • pour l'édification (ou pour vous édifier) : C'est l'expression favorite de Paul pour renvoyer à une communauté chrétienne stable (voir Ep 4.12), dans laquelle le Seigneur est à la fois en et avec les croyants (2Co 13.5).
2 Corinthiens 13:11-14
2 Corinthiens 13:11
Ces derniers mots sont les instructions finales de Paul. • Soyez dans la joie : voir aussi Ph 3.1 ; 4.4. • Perfectionnez-vous : voir la note d'étude sur 2Co 13.9. L'encouragement de Paul pourrait être qu'ils doivent viser la restauration. • Consolez-vous : le besoin d'encouragement apparaît régulièrement dans 2 Corinthiens, à commencer par 1.3–7. • Ayez un même sentiment : Littéralement Ayez la même pensée (comme dans Ph 2.1–4).
2 Corinthiens 13:12-13
Par un saint baiser : le baiser était une façon courante de se saluer chez les juifs, et non pas simplement un signe d'affection personnelle. Courant dans l'église du Nouveau Testament (Rm 16.16 ; 1Co 16.20 ; 1Th 5.26 ; 1P 5.14), il a certainement pu avoir une signification lors des services de culte, en unissant les croyants (le « baiser de la paix »). Le mot pour « sacré » (du grec hagiō) est le même mot qui évoque le peuple de Dieu (littéralement « les saints » ; du grec hagioi) dans la phrase suivante. • Les saints ici étaient les croyants de l'endroit où Paul écrivait, en Macédoine.
2 Corinthiens 13:14
Paul termine sa lettre par une prière et une bénédiction. Il invoque les trois personnes de la Trinité, en citant la grâce du Seigneur Jésus-Christ (voir 8.9) en premier. Car nous comptons toujours sur l'amour sacrificiel du Christ, nous réconciliant avec Dieu le Père (5.18–21) et nous unissant par la communion du Saint-Esprit avec tous nos frères croyants. • L'amour de Dieu pourvoit à nos besoins et nous rétablit gracieusement dans sa famille. • La communication du Saint-Esprit renvoie à notre communion avec l'Esprit et qui unit les chrétiens (Ep 4.3 ; Ph 2.1).
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2 Corinthiens 13:1-13
Dans ce passage, Paul défend son ministère en tant qu'apôtre. • Ces chapitres posent plusieurs problèmes, du fait d'un changement distinctif de ton et de style. Les chapitres 1–9 sont remplis de la joie de la réconciliation des pécheurs avec Dieu et des Corinthiens avec Paul. Mais à partir d'ici, Paul est sur la défensive. Ces chapitres sont remplis de mots durs, de récriminations amères, d'ironie et de réprimandes. La rupture notable en 10.1 a inspiré plusieurs choix d'explications : (1) Ces chapitres pourraient être une lettre distincte, peut-être la « lettre qui vous a attristés » envoyée plus tôt à Corinthe (2.3–4 ; 7.8–9). (2) Il se pourrait que, bien que la majorité des membres de l'église aient obéi à l'appel à la réconciliation, il reste une minorité rebelle à qui Paul s'adresse dans ces quatre derniers chapitres. (3) Plus probable, une nouvelle situation serait survenue depuis que Tite a rapporté son encourageant rapport d'une harmonie restaurée (7.5–16). Dans ce cas, certains missionnaires contre Paul seraient arrivés à Corinthe et auraient lancé une virulente campagne contre le message apostolique de la bonne nouvelle (voir 11.4, 11.13–15). Ils auraient prétendu que Paul n'est pas un véritable apôtre ni même un vrai chrétien (10.7) et qu'il n'a pas le droit de venir à Corinthe avec le message de l'Évangile puisque cela leur appartiendrait (10.15–16). Ils apporteraient un message étranger (11.4) et exerceraient un esprit de domination. En bref, ils accompliraient le travail de Satan (11.13–15). Paul, préoccupé de la nouvelle situation, réaffirme son autorité apostolique en engageant un discours qui lui est désagréable (11.1, 11.16–17 ; 12.1), se vantant de ses faiblesses et de ses épreuves. L'autorité apostolique de Paul est certaine et puissante, mais est conditionnée et contrôlée par l'amour manifesté par la crucifixion de Jésus (10.1 ; 13.4–10).