Seventh-day Adventist Bible CommentaryCantique des Cantiques 3

Francis D. Nichol (dir.) et contributeurs

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Cantique des Cantiques 3:1

La nuit. Les versets 1 à 5 s’expliquent le mieux comme le récit d’un rêve dans lequel la jeune fille avait momentanément perdu son bien-aimé. Cependant, la séparation fut brève et les retrouvailles très joyeuses.

Cantique des Cantiques 3:4

La maison de ma mère. Les femmes de l’Orient ont des appartements séparés, dans lesquels personne d’autre que la famille proche n’entre. Isaac fit entrer Rebecca dans la tente de sa mère lorsqu’il en fit sa femme (voir Gen. 24:67). La jeune fille rêve que le mariage a lieu non pas dans la chambre nuptiale du palais de Salomon, mais dans sa demeure septentrionale (voir la note sur le Cant. des Cant. 4:8).

Cantique des Cantiques 3:5

Je vous en conjure. Voir la note sur le chap. 2:7.

Cantique des Cantiques 3:6

Qui est celle-ci ? Le pronom « celle-ci » et le verbe qui l’accompagne, « vient », sont des formes féminines en hébreu. Il peut s’agir de la mariée ou du « lit » du v. 7, qui est une forme féminine en hébreu. Dans ce dernier cas, il faudrait traduire : « Qu’est-ce que ceci ? » Le locuteur ne peut pas être identifié avec certitude. Une nouvelle section commence. Une procession royale est décrite. La description du voyage de la procession dépend de l’interprétation de « qui est celle-ci ? » Si cette expression désigne la Sulamite, la procession peut être celle au cours de laquelle Salomon est allé chercher sa jeune fille de la campagne. Si « qui est celle-ci ? » ou « qu’est-ce que ceci ? » désigne la « litière de Salomon », la mariée peut être celle qui observe l’approche de la procession et en donne une description de témoin oculaire, de son impressionnant apparat. Désert. Hébr. midbar, qui peut simplement signifier un pâturage ou un vaste espace ouvert. Comme des colonnes de fumée. Cela fait probablement référence à la coutume de placer en tête d’une procession de l’encens brûlant, dont les parfums imprègnent le parcours de la procession. C’est une coutume ancienne et courante en Orient. Lit. Hébr. miṭṭah, une couchette pour s’asseoir, s’allonger ou se reposer. Le contexte suggère qu’il s’agit ici de la litière sur laquelle Salomon serait transporté. Soixante vaillants hommes. C’étaient les gardes qui entouraient le pavillon du marié. La sécurité du chef de l’État exigeait la vigilance infatigable d’une garde telle que celle-ci.

Cantique des Cantiques 3:9

Char. Hébr. ’appiryon, probablement synonyme ici de miṭṭah (v. 7), d’où le « palanquin », la « litière » ou le « carrosse » de Salomon.

Cantique des Cantiques 3:10

Colonnes. Il s’agit probablement des montants du lit ou des poteaux d’angle, faits d’argent massif ou recouverts d’une plaque d’argent. Les chars royaux étaient richement ornés. Le fond. Hébr. rephidah, qui semble plutôt désigner le support ou la balustrade sur les côtés d’une litière. La couverture. Hébr. merkab. Il s’agit plutôt du « siège » de la litière. Le mot apparaît dans Lév. 15:9, où il est traduit par « selle ». Pavé d’amour. La dernière partie de ce verset se lit littéralement : « son intérieur, pavé d’amour par les filles de Jérusalem ». Une traduction libre serait : « l’intérieur était décoré par les filles de Jérusalem en signe d’amour ». Le pavage d’amour peut faire référence à des versets brodés sur le couvre-lit, les tentures ou le tapis par les filles de Jérusalem, comme expression de leur amour pour le roi Salomon et sa fiancée.

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