Seventh-day Adventist Bible CommentaryProverbes 1

Francis D. Nichol (dir.) et contributeurs

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Introduction

L’INTRODUCTION AUX PROVERBES 1. Titre. Le titre, Proverbes, est tiré des premiers mots du livre. Le mot hébreu traduit par « proverbes » vient de la racine mashal, qui signifie « être semblable », « comparer ». Le nom a pris plusieurs sens :(1) une parabole (voir Ézéchiel 17:2; 20:49; 24:3–5)—les paraboles par lesquelles le Sauveur enseignait le peuple sont proprement des meshalim dans ce sens ; (2) une sentence proverbiale, une brève expression populaire concise (1 Samuel 10:12; 24:13; Ézéchiel 12:22, 23; Ézéchiel 18:2, 3); (3) un dicton (Deutéronome 28:37; 1 Rois 9:7; Psaumes 44:14); (4) un discours prophétique figuré (Nombres 23:7, 18; 24:3, 15); (5) un poème de divers types : (a) une ode (Nombres 21:27–30); (b) un poème didactique (Psaumes 49:3, 4; Psaumes 78:2); (c) un poème composé de courtes sentences de sagesse éthique, comme beaucoup des proverbes de Salomon. La notion de comparaison, présente dans la racine verbale mashal, traverse nombre de ces définitions. 2. Auteur. Que Salomon soit l’auteur du livre semble évident d’après les chapitres 1:1 ; 10:1 ; 25:1. Voir cependant les remarques sur les chapitres 30:1 ; 31:1. On sait également que Salomon « prononça trois mille proverbes » (1 Rois 4:32). Jusqu’à récemment, la paternité ou l’autorité divine était à peine contestée dans l’Église juive ou chrétienne. La recherche moderne tend à attribuer au livre une date postexilique et nie la paternité salomonienne du livre. Salomon écrivit les Proverbes dans les premières années de son règne, alors qu’il obéissait encore à l’Esprit de Dieu dans son cœur. « C’est la large diffusion de ces principes et la reconnaissance de Dieu comme celui à qui appartiennent toute louange et tout honneur qui firent du début du règne de Salomon une époque d’élévation morale aussi bien que de prospérité matérielle » (PK 34). 3. Cadre historique. Salomon fut le troisième roi d’Israël. Le peuple avait rejeté la souveraineté de Dieu lorsqu’il se détourna de Samuel, un juge sage et craignant Dieu, et demanda un roi (1 Samuel 8:4–7). La raison de cette décision était le désir du peuple d’avoir un roi visible pour le conduire au combat contre la puissance croissante des nations qui l’entouraient, ainsi que contre les Peuples de la mer qui s’étaient établis en Palestine (1 Samuel 8:20 ; voir sur Genèse 10:14; 21:32 ; voir aussi vol. II, p. 27). Au début de son règne, Saül soumit avec succès les ennemis d’Israël. Sa prospérité aurait pu se poursuivre si le même esprit d’autoagrandissement qui avait poussé le peuple à demander un roi ne l’avait pas rendu intolérant aux reproches de Dieu (voir 1 Samuel 15:22, 23). David commença son règne sous de bons auspices. Plus tard, la confiance enfantine en Dieu qui avait marqué ses débuts fut ternie par des compromis. Le roi imita certaines manières d’autres monarques et tomba dans un péché grave. Sa foi des débuts, sa chute et son repentir sincère influencèrent tous Salomon. Dans les dernières années de sa vie, David chercha à prémunir Salomon contre les péchés qui avaient entraîné de si tragiques conséquences pour lui-même et pour son peuple (voir PP 753 ; 1 Rois 2:1–4). Salomon commença son règne dans un esprit d’humilité et de consécration qui permit au Seigneur de le bénir d’une prospérité sans égale (1 Rois 3:5–15). Cette époque fut véritablement l’âge d’or de la monarchie hébraïque. Sa renommée s’était répandue dans une grande partie du monde, et beaucoup recherchaient sa sagesse (1 Rois 4:31–34; 10:1–13). L’une des grandes erreurs de sa vie fut la multiplication de ses femmes, dont beaucoup étaient idolâtres (1 Rois 11:1–4). L’influence de ces femmes détourna son cœur de Dieu. Voir p. 1059, 1060.

4. Thème. Le thème du livre des Proverbes est d’exalter la sagesse, qui est décrite comme « la crainte du Seigneur » (chap. 1:1–7 ; 9:10). Bien que la sagesse repose sur le maintien d’une relation juste avec Dieu, le livre n’est pas réellement un traité religieux. Une grande partie de l’instruction est éthique et morale plutôt que spirituelle. « Ses principes de diligence, d’honnêteté, d’économie, de tempérance et de pureté sont le secret de la véritable réussite. Ces principes, tels qu’ils sont exposés dans le livre des Proverbes, constituent un trésor de sagesse pratique » (Ed 135). 5. Plan. La brièveté des proverbes individuels et la diversité des enseignements empêchent le livre de présenter beaucoup d’unité et de progression. I. Introduction, 1:1–7. A. Titre, 1:1. B. Le but, 1:2–6. C. La base de la connaissance, 1:7. II. Section consacrée à la sagesse, 1:8 à 9:18. A. Avertissement contre les séductions des pécheurs, 1:8–19. B. L’appel de la sagesse, 1:20–33. C. Une série d’exhortations, 2:1 à 7:27. D. L’appel et l’œuvre de la sagesse, 8:1–36. E. La sagesse et la folie, 9:1–18. III. Une collection de Proverbes, 10:1 à 22:16. IV. Une série de maximes, 22:17 à 24:34. V. Proverbes rassemblés pour Ézéchias, 25:1 à 29:27. VI. Les paroles d’Agur, 30:1–33. VII. Les paroles de Lemuel, 31:1–31. A. L’instruction d’une mère, 31:1–9. B. Poème acrostiche sur la femme vertueuse, 31:10–31.

Proverbes 1:1

1. Les proverbes de Salomon. Sur le sens du mot "proverbes", voir Introduction, p. 945. Ces proverbes, ou aphorismes, sont présentés dans un parallélisme mesuré, caractéristique de la poésie hébraïque. Salomon était éminemment qualifié pour écrire ces proverbes. Il était doté d'une sagesse qui émerveillait le monde entier(1 Rois 3:12; 10:23-25) ; il était un observateur assidu des œuvres créées par Dieu ; et ses relations avec les hommes de toutes les nations ajoutaient à son bagage de connaissances et de compréhension (voir 1 Rois 4:29-34; 1 Rois 10:1-3).



Ellen G. White


Si le rideau pouvait être tiré, vous verriez l’univers céleste observer avec un vif intérêt celui qui est tenté. Si vous ne cédez pas à l’ennemi, il y a de la joie au ciel. Lorsque la première suggestion de mal se fait entendre, lancez une prière vers le ciel, puis résistez fermement à la tentation de transiger avec les principes condamnés dans la Parole de Dieu. La première fois que la tentation se présente, faites-lui face d’une manière si décidée qu’elle ne se reproduira jamais. Éloignez-vous de celui qui a osé vous présenter de mauvaises pratiques. Éloignez-vous résolument du tentateur, en disant : Je dois me séparer de ton influence ; car je sais que tu ne marches pas sur les traces de notre Sauveur.
Même si vous ne vous sentez pas capables d’adresser un mot à ceux qui agissent selon de mauvais principes, quittez-les. Votre retrait et votre silence peuvent faire plus que des paroles. Néhémie refusa de s’associer à ceux qui étaient infidèles aux principes, et il ne permit pas à ses ouvriers de s’associer à eux. L’amour et la crainte de Dieu étaient sa sauvegarde. Il vivait et travaillait comme sous le regard du monde invisible. Et David dit : « J’ai constamment placé le Seigneur devant moi. »
Ayez le courage de faire ce qui est juste. La promesse du Seigneur est plus précieuse que l’or et l’argent pour tous ceux qui mettent Sa Parole en pratique. Que tous considèrent comme un grand honneur d’être reconnus par Dieu comme Ses enfants (The Review and Herald, May 9, 1899).

Proverbes 1:2

Sagesse. Héb. chokmah, un mot qui apparaît 141 fois dans la Bible et qui, presque sans exception, est traduit par « sagesse ». Chokmah englobe plusieurs idées : (1) compétence technique (Ex. 28:3; 35:26; 1 Rois 7:14); (2) habileté, astuce (1 Rois 2:6; 3:28; Job 39:17; És. 10:13; 29:14); (3) sagesse pratique, mondaine (1 Rois 4:30; És. 47:10); (4) sagesse pieuse (Deut. 4:6; Ps. 37:30; 90:12; Prov. 10:31; És. 33:6; Jér. 8:9); (5) sagesse comme attribut de Dieu (Ps. 104:24; Prov. 3:19; Jér. 10:12; 51:15); (6) sagesse divine personnifiée (Prov. 8:1–36; 9:1–6); (7) sagesse humaine idéale (Ps. 111:10; Prov. 1:2; etc.).

La « sagesse » se distingue de la « connaissance » (héb. da‘ath, v. 7) en ce que la « sagesse » concerne le caractère et la conduite, tandis que la « connaissance » est principalement une illumination intellectuelle. La connaissance peut n’être qu’une accumulation de faits sans rapport entre eux et non organisés, sans la capacité d’appliquer ces faits à la vie pratique. La sagesse est la faculté de pouvoir faire un usage pratique des faits. On peut concevoir une étape intermédiaire dans le terme « compréhension » (héb. binah, v. 2). La compréhension implique la capacité d’évaluer et d’organiser les faits, cadre essentiel de la sagesse. La sagesse si hautement exaltée dans le livre des Proverbes est une sagacité pratique qui se révèle dans le caractère moral et religieux idéal. Les différents aspects de la sagesse décrivent les caractéristiques de celui qui répond aux normes de Dieu. La sagesse décrite par Salomon est globale, car elle pénètre dans tous les domaines de la vie pratique. Elle ne sépare pas la piété des devoirs ordinaires de la vie. Dans l’expérience de celui qui possède la vraie sagesse, chaque pensée et chaque acte se rapportent aux exigences de Dieu. Au lieu de la « sagesse » idéale, le NT parle de « justice » (Matt. 6:33), « sainteté » (2 Cor. 7:1; Héb. 12:10), « charité » (1 Cor. 13, proprement « amour »), mais englobe par ces termes une caractéristique semblable. L’accent mis sur tous ces concepts porte sur le caractère plutôt que sur le ritualisme ou même le dogme, dans la mesure où celui-ci concerne le christianisme théorique. La connaissance et la compréhension sont la base de la sagesse. L’exercice de la sagesse est une fonction de l’esprit intelligent. La vraie connaissance ne garantit pas une action juste, mais toute action juste s’accompagne d’une connaissance de ce qui est juste et en dépend. La relation entre ces deux concepts est exposée avec force dans la déclaration suivante : « Les vérités de la Parole de Dieu sont les paroles du Très-Haut. Celui qui fait de ces vérités une partie de sa vie devient à tous égards une nouvelle créature. Il ne reçoit pas de nouvelles facultés mentales, mais les ténèbres qui, par l’ignorance et le péché, avaient obscurci l’intelligence sont dissipées. Les mots : « Je vous donnerai aussi un cœur nouveau » signifient : « Je vous donnerai un esprit nouveau. » Un changement de cœur s’accompagne toujours d’une claire conviction du devoir chrétien, d’une compréhension de la vérité. Celui qui prête aux Écritures une attention soutenue et priante acquerra une compréhension claire et un jugement sûr, comme si, en se tournant vers Dieu, il avait atteint un niveau supérieur d’intelligence » (EGW RH Dec. 18, 1913). Instruction. Héb. musar, de la racine yasar, « exhorter », « discipliner », « corriger », ou parfois « châtier ». Musar peut aussi désigner le résultat de l’instruction et être ainsi presque synonyme de sagesse. La croissance en sagesse vient comme résultat de l’instruction, mais seulement d’une instruction qui a sa source dans la révélation divine. La Bible est la véritable base d’un tel enseignement.

Proverbes 1:3

Sagesse. Héb. śekel, un mot différent de celui qui est traduit par « sagesse » au v. 2. Śekel signifie « prudence », « perspicacité », « bon sens ». Le mot est cependant synonyme de sagesse. La poésie hébraïque multiplie généralement les synonymes. Ceux-ci doivent être compris comme des expressions parallèles plutôt que comme des idées distinctes les unes des autres. L’effet de cette multiplication des expressions est de souligner le caractère global du sujet considéré et de le couvrir pleinement sous tous ses aspects.

Proverbes 1:4

Donner. Les versets 4–6 indiquent à qui le livre est destiné : aux simples, aux jeunes et aux sages.

Subtilité. Héb. ‘ormah, « ruse », « prudence ». Le mot peut être employé dans un mauvais sens, comme dans Ex. 21:14 (traduit par « ruse »), ou dans un bon sens, comme ici et dans Prov. 8:5, 12.

Proverbes 1:5

5. Un homme sage. On pourrait s'attendre à ce que le sage évite ce livre comme étant inutile pour lui, mais un tel homme sait bien qu'il n'a fait que toucher la frange des riches trésors de l'univers et qu'il profitera volontiers de l'aide que seul Dieu peut lui apporter

Proverbes 1:6

Interprétation. Héb. meliṣah, « une satire », ou « un poème moqueur » (Hab. 2:6). Ici probablement une « figure », ou une « énigme ». Paroles obscures. Ou « énigmes », des allusions énigmatiques qui nécessitent une explication.

Proverbes 1:7

7. La peur du Seigneur. C'est-à-dire la révérence pour le Seigneur. La crainte du Seigneur est cette attitude révérencieuse, composée d'amour, de crainte et de gratitude, qui distingue les hommes qui ont réalisé leur propre indignité et ont trouvé le salut dans le plan de grâce de Dieu. Il n'existe aucune forme de formation mentale qui puisse être comparée à l'étude sérieuse des Écritures

Le début. Heb. re'shith. Ce mot peut aussi signifier "partie principale" La crainte du Seigneur n'est pas seulement la première étape dans l'acquisition de toute connaissance véritable, mais elle est aussi l'accent central de la connaissance. Si la connaissance ne conduit pas à un abandon de la vie à Jésus-Christ, elle a manqué son but : "N'appelez pas un homme brillant qui n'a pas la sagesse de choisir le Seigneur Jésus-Christ, la lumière et la vie du monde. L'excellence d'un homme est déterminée par sa possession des vertus du Christ" (EGW lettre 106, 15 juillet 1902)

Les imbéciles méprisent. Dans l'Ancien Testament, deux mots différents sont couramment utilisés pour désigner les fous, (1) 'ewil et (2) kesil . Tous deux désignent des personnes stupides. Les deux sont fréquents dans les Proverbes et l'Ecclésiaste et rarement dans les autres livres de l'Ancien Testament. Parce que le fou est mis en contraste avec l'homme sage qui a la crainte de Dieu, il est dépeint comme un pécheur impénitent. Salomon présente le contraste entre ceux qui apprennent continuellement de plus en plus de Dieu et de Ses voies, et ceux qui se détournent de la justice et foulent le chemin de la mort éternelle. Les fous, ceux qui ne craignent pas le Seigneur, que ce soit par un amour insouciant du plaisir ou par un défi délibéré, rejettent toute sagesse authentique. Quelle que soit la quantité de connaissances qu'ils accumulent, l'absence du vrai centre les laisse déséquilibrés, esclaves de vaines philosophies

Proverbes 1:8

8. Mon fils. Une forme d'adresse commune d'un professeur à ses élèves, et peut être utilisée ici ; mais la mention de mère suggère une relation plus personnelle, comme si Salomon transmettait à son fils le fruit de sa propre expérience. La crainte du Seigneur s'accompagne d'une obéissance respectueuse aux parents. L'"instruction" inclut la pensée de la discipline, suggérant que le père devrait être l'autorité ultime au sein du foyer. Néanmoins, c'est généralement la mère qui s'occupe le plus de la formation des enfants, et c'est souvent le souvenir de la douce guidance de la mère qui maintient un jeune sur le chemin du droit ou le ramène lorsqu'il s'est égaré

Proverbes 1:9

9. L'ornement de la grâce. Combien peu d'enfants portent l'ornement gracieux de l'obéissance volontaire ! Ce ne sont pas des chaînes de contrainte, mais des chaînes d'honneur qui attendent ceux qui écoutent leurs parents comme Joseph et Daniel(Gen. 41:42; Dan. 5:29).

Proverbes 1:10

10. Tu ne consens pas. Un rappel que la volonté est souveraine. Ni l'homme ni le diable ne peuvent nous faire pécher, sauf en nous persuadant de vouloir le faire (voir Rom. 6:13). L'âme doit vouloir l'acte pécheur avant que la passion puisse dominer la raison (voir 5T 177). Parfois, des hommes qui ont longtemps résisté, se soumettent à l'iniquité, pensant avoir fait tout ce qu'on pouvait attendre d'eux. Mais la tentation, quelle que soit sa force, n'est jamais une excuse pour le péché. Même si la pression augmente avec une résistance continue, la volonté peut et doit apprendre à dire non jusqu'au bout



Ellen G. White


10 (Ésaïe 43:10; 2 Corinthiens 6:17, 18). Lancez une prière vers le ciel ; puis résistez fermement—Écoutez la voix de Dieu : « Mon fils, si des pécheurs cherchent à te séduire, n’y consens pas. » Ceux qui sont dirigés par l’Esprit de Dieu doivent garder leurs facultés perceptives en éveil ; car le temps est venu où leur intégrité et leur loyauté envers Dieu et les uns envers les autres seront mises à l’épreuve. Ne commettez pas la moindre injustice afin de vous procurer un avantage. Faites aux autres, dans les petites choses comme dans les grandes, ce que vous voudriez que les autres vous fassent. Dieu dit : « Vous êtes mes témoins. » Vous devez agir à Ma place.

Proverbes 1:11

11. Attendre le sang. Cet appel à la cruauté et à la cupidité peut sembler n'avoir que peu de parallèles en ces temps civilisés. Mais les passions de l'homme non régénéré n'ont pas changé. Les meurtres de sang-froid, perpétrés pour des raisons aussi insignifiantes que le désir de publicité ou la satisfaction de la curiosité, marquent notre époque. Les vols sans scrupules, qui causent de grandes souffrances aux innocents et aux nécessiteux, sont quotidiens. Ces versets sont un avertissement très nécessaire pour les jeunes hommes d'aujourd'hui.

Proverbes 1:13

Remplissons nos maisons. Ici est dépeint le facteur qui motive le voleur. Flattés par la proposition de devenir membres d’un groupe notoire et de partager le profit de méfaits, les cupides et les indolents se laissent facilement convaincre de se joindre à eux. La section suivante (v. 15–19) montre combien est vaine l’espérance d’un gain durable et satisfaisant obtenu en dépouillant autrui.

Proverbes 1:15

Ne t’engage pas. L’auteur expose les raisons pour lesquelles une vie criminelle — ou même la tentative de réaliser des profits excessifs dans le cadre de la loi — ne paie pas. Il est dangereux de fréquenter, même occasionnellement, des malfaiteurs, car ils semblent poussés à leurs mauvaises actions par une puissance qui les dépasse, et leur compagnie déformera à tel point la perception du bien et du mal d’un homme qu’il pourrait se retrouver à adopter leur mode de vie.

Proverbes 1:16

Leurs pieds courent au mal. La rapidité de la déchéance de celui qui s’est associé à des hommes mauvais est effrayante. En peu de temps, la conscience s’endurcit tellement que l’idée du meurtre devient acceptable même pour un jeune qui a été élevé dans la crainte du Seigneur.

Proverbes 1:17

17. Le filet est tendu. Les résultats insatisfaisants d'une vie criminelle sont si souvent et si manifestement montrés que celui qui n'a que l'intelligence d'un oiseau devrait être assez sage pour éviter le piège qui lui est tendu.

Proverbes 1:18

Pour leur propre sang. Les activités criminelles conduisent inévitablement à la ruine de ceux qui s’y livrent. Peu en tirent un profit financier durable, et même ceux-là ont perdu le bonheur paisible que seule l’honnêteté peut garantir. Contraints par la peur d’une trahison de rester en bons termes avec des associés désagréables, ils ne peuvent échapper au filet dans lequel ils sont entrés avec arrogance. La repentance, qui implique la volonté de subir la peine correspondant aux méfaits passés, est l’unique issue.

Proverbes 1:19

19. Enlève la vie. L'homme cupide est insensible aux souffrances des pauvres qu'il opprime et dont il peut abréger la vie par la privation, que ce soit par la violence ou par des pratiques commerciales reconnues. Les avertissements solennels énumérés ici indiquent qu'un tel péché entraînera ses propres conséquences néfastes dans cette vie ainsi qu'au jour du jugement (voir Rom. 6:23; Jacques 1:14, 15).

Proverbes 1:20

20. La sagesse crie sans. Tout au long de la première partie du livre, la sagesse est personnifiée comme une femme pure et noble. L'hébreu utilise un nom pluriel, chokmoth, pour désigner la sagesse (ici et dans les chapitres 9,1 et 24,7) avec un verbe singulier. Chokmoth est probablement le pluriel de l'intensité, désignant toutes les sortes de sagesse. Certains soutiennent que chokmoth devrait être chokmuth, une forme singulière abstraite.

Proverbes 1:22

22. Combien de temps ? Les versets 22 à 33 donnent les paroles que la sagesse est représentée en train de prononcer. Remarquez la progression dans les degrés de culpabilité : les simples qui ne se rendent pas compte de la nécessité d'une instruction dans la justice, ceux qui se moquent ouvertement du bien, et les transgresseurs confirmés qui sont appelés des insensés. Les simples et les moqueurs sont trop occupés par des futilités et l'orgueil personnel pour tenir compte des avertissements, et les insensés haïssent et s'opposent activement à la justice

Proverbes 1:23

23. Répandez mon esprit. Si les simples, les dédaigneux ou même les insensés se tournent vers nous et nous écoutent, la sagesse les instruira et les imprégnera de l'esprit de la connaissance essentielle. En même temps, l'Esprit de Dieu leur fera comprendre les paroles de conviction et les amènera à la repentance. La mesure de l'Esprit est déterminée par la capacité de celui qui accepte, et non par le Dieu qui donne (voir CG 477).

Proverbes 1:24

24. Vous avez refusé. S'adressant toujours aux indifférents et aux opposants actifs, la sagesse décrit les résultats redoutables et inévitables d'une négligence à l'égard de l'appel à la connaissance de Dieu. Ces insensés suivent leur propre chemin, sourds aux paroles d'avertissement et aveugles aux bras qui leur font signe.

Proverbes 1:25

25. Mettre à l'écart. Les personnes qui rejettent la miséricorde de Dieu ne sont pas représentées comme ignorant le bien ou comme prétendant que le salut ne vaut rien ; elles sont simplement trop occupées par des choses moins importantes ou trop endurcies par le péché pour entendre l'appel(Luc 14:18; Actes 24:25). Il ne s'agit pas de païens, mais de croyants négligents ou rétrogrades. Il est dangereux de repousser le jour où il faut répondre aux appels de la sagesse.

Proverbes 1:26

26. Moi aussi, je rirai. Comme les simples ont ignoré en riant l'offre de salut, la sagesse ignore leur sort, et comme les fous et les dédaigneux se sont moqués du mode de vie, leurs appels à la miséricorde seront accueillis par l'exécution solennelle du jugement.

Proverbes 1:27

27. La détresse et l'angoisse sont des synonymes qui signifient littéralement "resserrement et étroitesse", par opposition à la liberté d'une grande sphère. La sagesse n'est pas représentée comme apportant les désastres. Ceux-ci résultent de la négligence de l'instruction de la sagesse et du refus de la protection divine qu'elle offre.

Proverbes 1:28

28. Ils ont appelé. Lorsque Dieu, par sa sagesse, les a appelés et leur a fait signe, ils n'ont pas voulu écouter. Maintenant, ils appellent en vain la connaissance salvatrice du Seigneur (voir Amos 8:11, 12)

Dans la tempête et le tremblement de terre, dans la guerre et la misère, les hommes insouciants et pécheurs invoquent fréquemment Dieu pour leur salut et promettent de réformer leur vie s'il les sauve du péril. Trop souvent, cependant, lorsque la paix et le calme reviennent, ils se moquent des promesses faites pendant leurs craintes. S'il est vrai que l'imminence de la mort entraîne parfois de véritables conversions, un salut de dernière minute est rarement obtenu par ceux qui ont longtemps fait la sourde oreille à l'appel de l'Esprit

L'accomplissement le plus complet et le plus terrible de cette prophétie se produira à la fin de l'histoire du monde. Lorsque l'Esprit de Dieu aura été définitivement rejeté et la protection de la grâce supprimée, les impénitents se trouveront à la merci d'un maître cruel qu'ils auront choisi de servir à la place de Dieu (voir CG 614)

Pourquoi n'y a-t-il pas de réponse ? Pourquoi Dieu se moque-t-il de ces pauvres âmes pour lesquelles il a donné son Fils ? Dire que Dieu se moque, c'est bien sûr utiliser un langage figuré. En réalité, Dieu est profondément affligé lorsque les hommes se retournent contre lui (voir Eze. 33:11; Osée 11:8). Cependant, les hommes sont des agents moraux libres, et Dieu n'empêche pas les résultats d'un parcours qu'ils ont eux-mêmes choisi. En même temps, il fait tout ce qu'il peut pour empêcher les hommes de faire un choix contraire. Il appelle tous les hommes à venir à lui, même s'ils sont depuis longtemps des ennemis du bien(Eze. 18:21; Matt. 11:28; Rom. 5:8; Rev. 22:17)

Proverbes 1:29

29. Ils détestaient la connaissance. Lorsqu'ils avaient le cœur assez tendre pour être impressionnable, ils refusaient de laisser l'Esprit de Dieu agir sur eux. Aujourd'hui, leur cœur s'est endurci et leur caractère s'est figé. Il est maintenant trop tard. Toute simulation de repentance n'est qu'un désir d'échapper aux terribles conséquences de leurs péchés. Même si ces hommes se voyaient accorder une nouvelle chance, cela ne produirait aucun changement.

Le véritable pardon n'est pas une simple excuse du péché, mais une purification du pécheur(1 Jean 1:9). Aucun pécheur ne peut être sauvé s'il ne s'abandonne pas véritablement à l'instruction et au contrôle du Saint-Esprit et s'il ne désire pas sincèrement être transformé.

N'a pas choisi. La crainte du Seigneur aurait été pour eux le commencement de la connaissance salvatrice(v. 7). Ces gens n'ont pas voulu de cette connaissance, parce qu'elle les aurait empêchés de jouir de la méchanceté. Maintenant, ils voudraient se soustraire aux conséquences inévitables.

Proverbes 1:31

31. De leur propre façon. Ce n'est pas un acte de pouvoir arbitraire de la part de Dieu qui écarte les méchants de sa présence(Osée 13:9; 14:1). Ce sont les impénitents eux-mêmes qui ont mis leur volonté en porte-à-faux avec la Source de vie, de sorte que sa présence aimante sera pour eux un feu dévorant (voir DA 764, 107; GC 36). Les négligents et les obstinés subissent le même sort, car aucun d'eux n'est apte à vivre dans un monde parfait. Pour eux, la vie éternelle dans un environnement sans péché serait un tourment éternel ; la mort est une libération miséricordieuse des affres d'un vain regret (voir SC 20).

Proverbes 1:32

32. Le détournement. Il s'agit d'un retour en arrière, d'un rejet de Dieu à cause d'une préoccupation pour les richesses de ce monde, qui entraînera la destruction de beaucoup de ceux qui comptent avec confiance sur la vie éternelle (voir Jérémie 8:5).

Proverbes 1:33

33. Celui qui écoute. Ceux qui écoutent les sages conseils de Dieu et qui obéissent aux préceptes de la sagesse restent en paix dans un monde de malheurs. Si leur cœur est touché de pitié pour ceux qui souffrent, ils ne craignent rien pour eux-mêmes. Ils attendent avec confiance le salut qui leur a été promis (voir Ps. 16:9).

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