Seventh-day Adventist Bible CommentaryÉzéchiel 30

Francis D. Nichol (dir.) et contributeurs

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Ézéchiel 30:1

La parole du Seigneur. Le chapitre 30 se compose de deux prophéties distinctes contre l’Égypte : (1) v. 1–9, non datés, mais appartenant probablement à la prophétie précédente du chap. 29:17–21 ; (2) v. 20–26, précisément datés, et donnés environ trois mois après la prophétie du chap. 29:1–16 si Ézéchiel commençait l’année au printemps, ou un an et trois mois s’il comptait à partir de l’automne.

Ézéchiel 30:2

Malheur à ce jour ! Littéralement : « Hélas pour ce jour ! »

Ézéchiel 30:3

Le jour du Seigneur. Voir aussi Isa. 2:12. Le temps des païens. Ou : « temps des nations ». Dieu demande des comptes aux nations. Il détermine quand leur coupe d’iniquité est pleine (voir 5T 208, 524 ; 7T 141 ; 9T 13 ; voir aussi Dan. 4:17).

Ézéchiel 30:4

Multitude. Hébreu hamon, signifiant également « richesse » ou « abondance », et qu’il vaut mieux traduire ainsi ici.

Ézéchiel 30:5

Éthiopie. Hébreu Kush. Les Cushites habitaient la Nubie, qui comprenait une partie de l’actuel Soudan (voir aussi Gen. 10:6) Libye. Hébreu Puṭ (voir aussi chap. 27:10, où il est traduit par Put). Lydie. Lud (voir aussi Gen. 10:13; Jer. 46:9 ; cf. Eze. 27:10). Le peuple mêlé. Comparer Jer. 25:20. L’expression s’applique probablement aux mercenaires étrangers de l’armée égyptienne ou aux étrangers en général.

Nichol, F. D. (1978). The Seventh-day Adventist Bible Commentary : The Holy Bible with exegetical and expository comment. Commentary Reference Series (Eze 21:1). Washington, D.C.: Review and Herald Publishing Association.

Chub. Ce nom est géographiquement inconnu. Diverses conjectures ont été émises quant à son identité, et diverses modifications du texte ont été proposées pour en faire un pays connu. La LXX lit « Perses et Crétois » à la place de « Éthiopie » et omet Chub. Il désigne probablement l’un des alliés de l’Égypte. Hommes du pays qui est dans l’alliance. Littéralement : « fils du pays de l’alliance ». La LXX lit : « ceux qui sont issus des enfants de mon alliance ». Si la lecture de la LXX est correcte, il s’agit peut-être des Juifs qui s’étaient réfugiés en Égypte après le meurtre de Guedalia ( Jer. 42–44). Jérémie leur avait dit que l’épée et la famine qu’ils tentaient de fuir les y rattraperaient (Jer. 42:16–18).

Ézéchiel 30:6

Ceux qui soutiennent l’Égypte. Probablement les alliés et les partisans de l’Égypte. Certains pensent qu’il est fait référence aux fondements du v. 4. Depuis la tour de Syène. Mieux : « de Migdol à Syène » (voir aussi chap. 29:10).

Ézéchiel 30:7

Désolée. Comparer chap. 29:12.

Ézéchiel 30:8

Sachez que je suis l’Éternel. Cette formule est un refrain constant dans tout le livre d’Ézéchiel. Elle exprime le grand objectif de Dieu, à savoir apporter à toute l’humanité une connaissance salvatrice de Lui-même. Il emploie divers moyens pour faire connaître ses desseins à la race humaine. Il parle par la voix de la conscience, par des prophètes inspirés, ainsi que par ses providences et ses jugements. Son but ultime est que la connaissance de son nom couvre la terre comme les eaux couvrent la mer (Hab. 2:14). Le message inspiré contre l’Égypte peut être considéré comme une tentative de Dieu de révéler sa sollicitude divine pour les vastes multitudes de l’Égypte. Voir aussi chap. 6:7.

Ézéchiel 30:9

Messagers. Il peut s’agir soit des Égyptiens en fuite qui, arrivés en Éthiopie, alarmèrent sa population par la nouvelle de la chute de l’Égypte, soit d’un envoyé spécial chargé d’avertir les Éthiopiens. Insouciants. Hébreu beṭach, « en sécurité », « sans méfiance ».

Ézéchiel 30:10

La multitude de l’Égypte. Ou : « la richesse de l’Égypte » (voir aussi v. 4). La main de Nebucadrezzar. Voir aussi chap. 29:19.

Ézéchiel 30:12

Fleuves. Hébreu ye’orim, issu de l’égyptien tardif irw, « le Nil ». Ye’orim est une forme plurielle et peut être employé pour désigner le Nil avec ses bras et son réseau de canaux.

Ézéchiel 30:13

13. Noph. Translittération de l'héb. Noph, contraction de l'égyptien Mnnfr, Memphis moderne (voir sur Jér. 2:16).

Un prince du pays. Littéralement, "un prince du pays". L'héb. 'od, traduit ici par "plus jamais", ne signifie pas nécessairement une perpétuité sans fin (voir sur ch. 26:14). L'expression peut signifier soit qu'il n'y aura plus, pendant longtemps, de prince du pays d'Égypte, soit, en comprenant le passage de manière relative, qu'il n'y aura plus de prince indigène possédant la puissance des rois antérieurs.

Ézéchiel 30:14

Pathros. Pour un commentaire, voir aussi chap. 29:14. Zoan. Identifiée à l’actuel village de Ṣân el–Ḥagar, sur la branche tanitique du Nil (voir aussi Isa. 30:4). De nombreux bâtiments de temples et monuments y ont été mis au jour, ainsi que des tombes royales de la vingt-deuxième dynastie. No. Autre nom de Thèbes, une ville située sur la rive orientale du Nil, à environ 310 mi. (496 km) au sud du Caire (voir aussi Jer. 46:25).

Ézéchiel 30:15

Sin. Hébreu Sin. Aucune ville égyptienne de ce nom n’est connue, mais il peut s’agir de Péluse, ou bien elle se trouvait probablement dans les environs de cette ville. Péluse était une ville frontière, fortement fortifiée et considérée à juste titre comme la clé de l’Égypte ; c’est pourquoi le texte l’appelle

sa « force ». De nombreuses batailles importantes y furent livrées. Elle était également proche de la mer, et l’on pense qu’il s’agit de Tell ei–Farạ, à 14 mi. (22,4 km) à l’est du canal de Suez.

Ézéchiel 30:17

Aven. Le même lieu que On de Gen. 41:45, 50 (le lieu d’où venait la femme de Joseph), et comme Beth-shemesh (maison du soleil) de Jer. 43:13, l’Héliopolis (ville du soleil) des Grecs, ainsi appelée parce que, depuis les temps les plus reculés, elle était le principal centre du culte égyptien du soleil. Pi-beseth. Une ville du Delta, à environ 52 mi. (env. 83 km) au nord-est de Memphis, aujourd’hui Tell Basṭa. Elle était le centre du culte de la déesse à tête de chat, Bastet, adorée lors d’orgies répugnantes (voir Hérodote ii. 66). Un cimetière de chats a été découvert sur ce site antique, qui n’existe plus aujourd’hui qu’à l’état de ruines. La ville est plus couramment connue sous le nom de Bubastis.

Ézéchiel 30:18

Tehaphnéès. Ou Tahpanès, une ville située à environ 23 mi. (37 km.) au sud-ouest de Péluse (voir le commentaire sur Jer. 2:16; Ézé. 30:15). C’est dans cette ville que les Juifs s’enfuirent après le meurtre de Guedalia. En signe de la destruction du reste en Égypte, Jérémie reçut l’ordre de cacher des pierres à l’entrée de la maison de Pharaon à Tahpanès, afin de marquer l’endroit où Nebucadnetsar devait dresser son pavillon (Jér. 43:9–11). Les fouilles du site effectuées par W. M. Flinders Petrie en 1886 ont révélé une plateforme de briques, que certains ont identifiée avec une forte probabilité comme l’endroit où Jérémie cacha ses pierres. Tahpanès était appelée Daphné par les auteurs classiques et est aujourd’hui connue sous le nom de Tell Defenneh. Obscurci. Symbole prophétique courant décrivant une calamité imminente (voir És. 13:10; Joël 2:10, 31; Joël 3:15; Amos 8:9).

Ézéchiel 30:20

La onzième année. De la captivité de Jojakin (voir le commentaire sur le chap. 1:2). La date mensuelle tombe en avril 587 ou 586 av. J.-C. (voir p. 572). Comparer avec le chap. 29:1 ; voir p. 347.

Ézéchiel 30:21

Pharaon, roi d’Égypte. Hophra, ou Apriès (589–570 av. J.-C.), homme entreprenant et génie militaire (voir vol. II, p. 91).

Ézéchiel 30:23

Disperser les Égyptiens. Pour l’accomplissement historique des v. 23 et 24, voir le commentaire sur le chap. 29:19.

Ézéchiel 30:26

Sachez que je suis l’Éternel. Voir le commentaire sur le v. 8.

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