Seventh-day Adventist Bible CommentaryActes 25
Francis D. Nichol (dir.) et contributeurs
Lire Actes 25 dans la BibleActes 25:2
Grand prêtre. Les preuves textuelles attestent (cf. p. 10) la leçon « principaux prêtres ». Ismaël était alors grand prêtre, ayant récemment été nommé par Agrippa II (Josèphe, Antiquités xx. 8. 8). Les accusateurs de Paul avaient l’intention de profiter de Festus avant qu’il ait eu le temps de voir les affaires juives dans leur véritable perspective. Principaux. Ou « dirigeants », « hommes éminents ». Les Juifs les plus riches et les plus notables étaient membres du conseil et, pour la plupart, étaient des Sadducéens. Il semble que ce furent les Sadducéens qui, parce qu’ils niaient la résurrection, furent principalement responsables d’avoir insisté pour que les accusations contre Paul soient maintenues (voir le commentaire sur Actes 23:6–9 ; cf. le commentaire sur Jean 11:46).
Actes 25:3
3. Une faveur souhaitée. Ils cherchaient à obtenir une attention particulière aux accusations portées contre Paul. Ils faisaient partie des grands hommes de la nation, ce qui n'était pas le cas de Paul. Leur honneur et leur intégrité en tant que dirigeants du peuple étaient en jeu dans cette affaire. Par leur animosité à l'égard de Paul, ils s'étaient placés dans une position difficile. Il a été suggéré que la " faveur "(charis) que les Juifs recherchaient aurait pu être un ordre officiel transférant Paul sous leur juridiction.
L'attente. Le complot antérieur contre Paul (voir ch. 23:12-15) n'avait pas été abandonné. L'opinion publique juive et la loi commune approuvaient les mesures directes à l'égard des personnes supposées coupables de violation de certaines règles religieuses(cf. Mishnah Sanhedrin 9.6, Soncino ed. of the Talmud, p. 542). Peut-être certains membres du conseil s'étaient-ils également liés par un serment, comme l'avaient fait certains fanatiques deux ans plus tôt.
Actes 25:4
Gardé. C’est-à-dire, sous garde. C’est là que Paul avait été envoyé par Félix, c’est là qu’il se trouvait en sécurité entre les mains des Romains, et c’est là qu’il resterait, car il n’y avait aucune bonne raison de le transférer ailleurs. Peu après. C’est-à-dire environ dix jours plus tard.
Actes 25:5
Capables. Gr. dunatoi, littéralement, « puissants », « hommes puissants », c’est-à-dire des hommes d’autorité ou de capacité, qualifiés pour représenter la nation juive. Le même mot est traduit par « puissants » dans Luc 24:19; Actes 7:22; 1 Cor. 1:26; Apoc. 6:15. Ils devaient être des hommes d’influence et de considération, probablement membres du Sanhédrin. Descendez avec moi. Les délégués juifs devaient être des hommes dignes de voyager avec le gouverneur romain. Festus honorait ces Juifs éminents tout en reconnaissant l’importance de l’affaire de Paul. Le zèle des dirigeants juifs contre Paul ne s’était pas sensiblement refroidi au cours des deux années écoulées depuis son audience précédente (ch. 24:1, 27). Une quelconque méchanceté. Les preuves textuelles attestent (cf. p. 10) la leçon « quelque chose d’inconvenant », « une quelconque inconvenance », « quelque chose de répréhensible ». Le mot correspondant à « méchanceté » ne figure pas dans le texte grec, mais semble avoir été ajouté par les traducteurs à partir de la Vulgate latine, qui porte crimen.
Actes 25:6
Plus de dix jours. Des preuves textuelles importantes peuvent être citées (cf. p. 10) en faveur de la leçon « pas plus de huit ou dix jours ». Cette leçon souligne la brièveté du séjour de Festus à Jérusalem (v. 4) plutôt que sa durée. Il ne fait aucun doute que de nombreux problèmes hérités de l’administration de Félix réclamaient une attention urgente, et Festus ne pouvait pas s’absenter du siège du gouvernement (voir le commentaire sur v. 1). Le lendemain. Ou « le jour suivant ». Les Juifs avaient apparemment convaincu Festus que le règlement approprié de l’affaire de Paul était de la plus haute importance pour maintenir de bonnes relations entre l’administrateur romain de la Palestine et le peuple juif. Sur le tribunal. La procédure était celle d’un procès officiel.
Actes 25:7
Les Juifs qui étaient venus. La demande de Festus concernant une délégation d’hommes capables et influents avait été satisfaite (v. 5), et les dirigeants juifs étaient présents lorsque Paul fut convoqué pour l’audience. Tout autour de lui. Les témoins textuels attestent (cf. p. 10) la leçon « tout autour de lui ». Certains de ceux qui portaient des accusations contre Paul l’avaient sans doute connu comme un persécuteur acharné des chrétiens un quart de siècle auparavant, et ils le haïssaient comme un traître à la nation juive. De nombreuses et graves accusations. Au cours des deux années intermédiaires (ch. 24:27), les Juifs avaient apparemment été occupés à recueillir toutes sortes de rapports et de rumeurs. Ils avaient vraisemblablement maintenant un dossier bien plus solide contre lui. Il semble étrange qu’une copie de cet acte d’accusation détaillé n’ait pas été transmise par la suite aux Juifs de Rome (voir ch. 28:21). Contre Paul. Les témoins textuels attestent (cf. p. 10) l’omission de cette expression. Ils ne purent le prouver. Il devait être évident pour Festus que les preuves de l’affaire contre Paul ne résisteraient pas à l’examen d’un tribunal (cf. ch. 24:13, 19 ; cf. sur ch. 25:1). Il n’était apparemment pas novice en la matière.
Actes 25:8
Pendant qu’il. Les témoins textuels attestent (cf. p. 10) la leçon « pendant que Paul ». Répondit. Littéralement : « présenta sa défense ». Il ne répondit probablement pas en détail aux accusations insignifiantes énumérées contre lui (v. 7), mais seulement à celles qui, si elles étaient retenues, auraient été considérées comme des charges contre lui même par un tribunal romain. Il s’agissait de la prétendue profanation du Temple et du mépris de la loi juive, ainsi que de sa prétendue participation à des émeutes séditieuses. Rome prenait ce genre de choses au sérieux, et Festus pouvait être induit en erreur et penser que Paul était coupable d’insurrection contre l’autorité romaine. Luc rapporte la défense de Paul sous ces trois chefs. Contre la loi. Les dirigeants juifs étaient peut-être au courant de l’enseignement de Paul selon lequel la circoncision n’était qu’un acte symbolique (voir Rom. 2:23–29), et interprétèrent cela comme une tentative de réduire la loi à néant. Ils avaient porté cette accusation contre Jésus (voir sur Matt. 5:17; Mark 2:16; 7:1–5). Les Juifs n’avaient jamais contesté Paul au sujet du sabbat comme ils avaient autrefois contesté Jésus (John 5:16–18). Contre le Temple. L’ancienne accusation d’avoir fait entrer des païens dans le Temple (ch. 21:27, 28) fut probablement réexaminée au cours de l’audience. Contre César. Si Paul n’avait rien fait « contre César », aucun tribunal romain ne l’aurait condamné. Le caractère superficiel des accusations et la franchise de la défense de Paul ont dû impressionner Festus, administrateur capable et honnête (voir vol. V, p. 71).
Actes 25:9
Un plaisir. Ou « une faveur » (voir sur ch. 24:27). Au début, Festus avait refusé la demande des Juifs de faire conduire Paul à Jérusalem (ch. 25:3, 4). Qu’il ait ou non été influencé contre Paul par les accusations portées contre lui, il se rendit au moins mieux compte qu’auparavant de l’intensité du sentiment juif à son égard. Tout ce que Festus pouvait raisonnablement faire pour plaire aux Juifs contribuerait bien sûr au succès de son administration. Veux-tu y aller ? Il était évident que les accusations contre Paul relevaient de la loi juive, et non de la loi romaine ; il semblait donc raisonnable à Festus d’examiner l’affaire à Jérusalem, la métropole juive. Devant moi. La présence de Festus à l’audience garantissait que Paul resterait sous garde romaine et sous protection romaine. Cependant, les dirigeants juifs seraient chargés de la procédure judiciaire, et Festus jouerait davantage le rôle d’un observateur intéressé. Il ne transférait pas Paul sous juridiction juive, même si la proposition impliquait une volonté provisoire d’effectuer un tel transfert. Cette proposition déclarait pratiquement Paul innocent de toute faute « contre César ». Les seules accusations éventuellement dignes d’être examinées concernaient la loi et les coutumes juives. Bien qu’en tant que représentant de Rome Festus n’eût plus d’intérêt direct dans l’affaire, son désir de gagner la faveur des dirigeants de son nouveau district administratif le rendait disposé à se conformer à leurs souhaits dans la mesure du possible. Apparemment, la proposition n’était pas fondée sur le soupçon que Paul était réellement coupable d’un acte manifeste ou de l’intention d’en commettre un, mais uniquement sur une considération politique.
Actes 25:10
Je comparais. Littéralement : « Je [me suis tenu debout et] je me tiens debout. » Dès le début, Paul avait été détenu par les Romains. Il avait été épargné d’une flagellation brutale du fait qu’il était citoyen romain. Paul avait peut-être à l’esprit la promesse divine du chap. 23:11, bien qu’il n’en donne ici aucun indice. Il avait été détenu pendant deux ans par des Romains agissant sous l’autorité de César. Il le rappelle au gouverneur romain et refuse d’être jugé devant des hommes dont la complicité dans un complot visant à l’assassiner était déjà connue (voir chap. 23:12–15, 30 ; 25:2, 3).
Tribunal. Ou « siège de jugement ». Paul préférait l’équité relative du droit romain à l’animosité capricieuse de ses compatriotes emportés, qui ne reconnaissaient d’autre loi que celle de leurs propres préjugés égoïstes et irresponsables. Devrait être jugé. C’est-à-dire en tant que citoyen romain. Aux Juifs. Paul nia sommairement toute la gamme des accusations portées contre lui. Aucun tort n’avait été causé à des personnes juives, à leurs biens, à leur réputation ou à leur religion à cause de lui. Tu le sais très bien. Paul sait que le motif de Festus dans la proposition du v. 9 était de se concilier les Juifs.
Actes 25:11
11. Car si. Paul a déjà nié toute infraction contre les Juifs, et en proposant de le soumettre à un procès juif, Festus a laissé entendre qu'il était innocent au regard de la loi romaine. Mais si, malgré cela, il subsistait le moindre soupçon que Paul était coupable d'un crime, il a choisi d'exercer sa prérogative de citoyen romain pour être jugé selon la loi romaine
Je refuse de mourir. Littéralement, "Je ne plaide pas pour éviter la mort" (voir Josèphe Vie 29). Paul déclare sa volonté d'affronter les résultats d'un procès juste, quel que soit le verdict
Délivrer. Gr. charizomai, "faire une faveur", "gratifier". Paul ne voulait pas être livré à ses accusateurs simplement pour leur faire une faveur. Il savait que Festus essayait de gagner la faveur des Juifs. Il a refusé de céder ses droits de citoyen romain simplement pour plaire à ses accusateurs et leur permettre de réaliser plus facilement leurs mauvais desseins sur sa vie. Il savait bien que le Sanhédrin ne lui accorderait ni justice ni pitié
J'en appelle à César. Paul termine son appel par une nouvelle affirmation de ses droits (voir au ch 22:25-29). Il est prêt à risquer ce qui peut être mis à sa charge à Rome, et l'équité de César qui prendra une décision sur la base des preuves. Il avait depuis longtemps l'intention de se rendre à Rome, mais pas dans les liens(Rom. 1:9-12; 15:23, 24). L'empereur était la dernière instance d'appel de tous les tribunaux subordonnés de l'empire
Depuis sa nomination comme apôtre des païens, Paul avait souffert et son ministère avait été entravé tant par les Juifs que par les païens (voir 2 Cor. 11:24-27). Il supportait volontiers cette opposition si elle pouvait faire avancer la cause du Christ(Actes 20:22-25; 2 Cor. 4:5-18; Gal. 6:14; Phil. 1:12). Cependant, cela faisait maintenant deux ans qu'il était enfermé à Césarée, sans condamnation et sans la perspective d'un nouveau procès. Lysias(Actes 22:29), Félix (voir le ch 24:23-27) et Festus (voir ch 25:8, 9, 25) avaient tous conclu qu'il était innocent de toute violation de la loi romaine. Félix avait néanmoins détenu Paul, pour des raisons personnelles et pour plaire aux Juifs, et Festus proposait maintenant apparemment de poursuivre la politique de conciliation des Juifs aux dépens de Paul. Ainsi, tant que Paul restait sous la juridiction du procureur romain de Judée, il semblait n'y avoir aucune perspective d'acquittement et de libération, et il importait peu qu'il soit détenu comme un prisonnier condamné ou simplement comme un pion politique. Dans tous les cas, il n'était pas libre de prêcher l'Évangile, et pour quelqu'un pour qui la vie n'avait pas d'autre ambition ou intérêt, une telle perspective devait sembler insupportable. D'autres ambassadeurs de la croix ont sans doute vu leur ministère entravé de manière similaire
À l'époque du NT, le christianisme ne jouissait pas du statut de religion reconnue devant la loi romaine, et la pratique et la promulgation de religions non reconnues étaient interdites. Rome ne tolérait le christianisme que parce qu'il était d'abord considéré comme une secte du judaïsme, qui était reconnu. En faisant pression sur Paul et le christianisme, les Juifs pouvaient éventuellement les priver de cet avantage même, et rendre leur position juridiquement intenable en vertu du droit romain. Voir p. 47 et 93
Il a été suggéré qu'en faisant appel à César, Paul avait l'intention non seulement d'obtenir une décision dans son propre cas, qui était au point mort, mais aussi, peut-être, d'obtenir au moins une certaine reconnaissance du christianisme comme religion légale à part entière. On pouvait s'attendre à ce que cela donne aux ambassadeurs de la croix une plus grande liberté partout où ils allaient et leur permette de surmonter plus facilement l'opposition locale. Alors même que Paul était encore en prison à Rome, le fait qu'il n'ait pas été empêché de prêcher l'Évangile à la cour impériale et qu'au moins quelques-uns " de la maison de César "(Ph. 4, 22) soient devenus chrétiens, a eu pour effet de rendre les autres travailleurs chrétiens " beaucoup plus hardis pour annoncer la parole sans crainte " (voir Ph. 1, 12-14). Et lorsque l'on apprend que l'empereur a décrété l'acquittement du plus grand des évangélistes chrétiens, il y a une plus grande liberté dans tout l'empire pour annoncer l'Évangile. L'acquittement de Paul par l'empereur constituerait donc une permission officielle de prêcher l'Évangile, ou du moins préparerait la voie à cette permission
Actes 25:12
Conseil. Gr. sumboulion, le propre « groupe de conseillers » du procurateur. Luc emploie systématiquement le mot sunedrion lorsqu’il parle du « conseil » juif, le Sanhédrin (Actes 5:21; 6:12; 22:30; 23:1; 24:20 ; etc.). L’appel à César n’était pas automatiquement accordé, mais la consultation confirma que, puisque Paul était citoyen romain, son appel ne pouvait être refusé.
Actes 25:13
13. Certains jours. En clair, une brève période de temps (voir au ch. 9:19).
Le roi Agrippa. C'est-à-dire Hérode Agrippa II, fils d'Hérode Agrippa I (dont la mort est décrite au ch. 12, 20-23), et donc arrière-petit-fils d'Hérode le Grand (voir Vol. V, pp. 39, 69, 234). Comme sa sœur Drusilla (voir ch. 24:24), ce monarque était juif en vertu de sa descendance de Mariamne, l'épouse d'Hérode le Grand. Agrippa II était considéré comme trop jeune pour assumer la royauté de la Palestine à la mort de son père(vers 44 ; Josèphe Antiquités xix. 9. 2), mais à la mort d'un oncle peu après, il fut consolé en recevant la royauté de Chalcis(ibid. xx. 5. 2). Plus tard, Agrippa reçut les provinces du nord, anciennement sous Philippe et Lysanias(ibid. 7. 1), avec le titre de roi. Plus tard encore, Néron lui donna d'autres villes. Lors de la guerre juive des années 68-73, Agrippa se rangea du côté des Romains contre les Juifs, qu'il tenta de dissuader de se rebeller (Josèphe Guerre ii. 16. 4 [345-401]). Il se retire à Rome, où il meurt en l 'an 100. Festus se tourna naturellement vers Agrippa II pour obtenir des conseils sur le traitement de l'affaire Paul. Agrippa avait la garde du trésor du Temple et le privilège de nommer le grand prêtre. Il était donc en quelque sorte un collègue religieux du gouverneur romain, et il était en mesure de donner des conseils avisés sur l'affaire.
Bérénice. Ou Bérénice, fille aînée d'Agrippa Ier, sœur d'Agrippa II et de Drusilla, épouse de Félix. Elle avait d'abord été mariée à son oncle, Hérode, roi de Chalcis (voir vol. V, p. 40), auquel Agrippa II avait succédé (voir vol. V, p. 234). Les auteurs juifs et romains parlent de ses relations avec son frère Agrippa II comme d'un péché. Plus tard, elle épousa Polémo, roi de Cilicie, mais le quitta bientôt pour se rendre à Rome auprès de son frère. Elle devint la maîtresse de l'empereur Titus, qui eut beaucoup de chagrin lorsque le Sénat le contraignit à la renvoyer (Suétone Titus vii. 2 ; Tacite Histoire ii. 81 ; Josèphe Antiquités xx. 7. 3).
Pour saluer Festus. Il s'agit de la première visite de courtoisie d'Agrippa II au nouveau procurateur, dans le but de lui souhaiter la bienvenue. Agrippa II était, bien entendu, un roi vassal de Rome.
Actes 25:14
De nombreux jours. Paul fut amené devant Agrippa et Bérénice lorsque leur séjour prolongé en donna l’occasion. Festus mentionna le cas de Paul, non pas tant comme une affaire d’intérêt commun, mais plutôt au cours de la conversation.
Actes 25:15
Les principaux sacrificateurs. Voir la note sur le v. 2. Désirant obtenir sa condamnation. Voir la note sur les v. 1–3.
Actes 25:16
16. Délivrer. Gr. charizomai (voir v. 11). Un fonctionnaire romain n'était pas censé livrer un accusé à d'autres pour qu'il soit puni, simplement pour rendre service. Or, c'est précisément ce que Pilate avait fait avec le Christ. Le dossier de Festus était plus honorable (voir Vol. V, p. 71).
Mourir. L'évidence textuelle favorise(cf. p. 10) l'omission de ces mots. Le sens n'est pas modifié.
Licence. Gr. topos, littéralement " lieu ", signifiant " opportunité ", et non " licence " dans le sens d'autorisation (voir Rom. 15:23). Festus était déterminé à donner à Paul l'occasion de se défendre.
Actes 25:17
Venez ici. Voir la note sur les v. 6, 7.
Actes 25:18
Choses. Les preuves textuelles favorisent (voir p. 10) la lecture « choses mauvaises ».
Actes 25:19
19. Certaines questions. C'est-à-dire des points de litige, et non des demandes de renseignements à soulever et à répondre. Voir vs. 7, 8.
Les leurs. Cette expression peut aussi être traduite par " les siens ", auquel cas il s'agirait de Paul.
Superstition. Gr. deisidaimonia, " respect des dieux ", " religion ", et parfois, mais probablement pas ici, " superstition ", à moins qu'il ne soit fait référence à la religion de Paul. Festus aurait difficilement pu qualifier le judaïsme de "superstition" sans offenser Agrippa, qui était lui-même juif.
Jésus. C'est la première fois que l'on trouve une référence directe à Jésus dans les entretiens avec Félix ou Festus, mais il serait incroyable de penser que son nom n'a pas été mentionné auparavant. Paul avait parlé de la résurrection, dont l'expérience du Christ était la grande illustration triomphante, et avait "parlé de la justice, de la tempérance et du jugement à venir"(ch. 24:25). Paul ne pouvait donc pas parler sans parler du Christ. En nommant Jésus, Festus reflète le témoignage de Paul sur le Sauveur.
Actes 25:20
Je ne savais pas. Festus avoue son ignorance des croyances et des coutumes juives. À Jérusalem, siège du judaïsme, il serait présumément plus facile d’établir les faits concernant les questions religieuses (voir la note sur le v. 9). Mais Paul avait refusé d’aller à Jérusalem (voir la note sur le v. 10). Lorsque Paul irait à Rome, il serait nécessaire que Festus envoie avec lui un rapport sur son cas, et Agrippa, Juif bien informé, pourrait aider le procurateur à savoir quoi dire. En outre, cette demande adressée à Agrippa comportait un compliment implicite qui serait utile à Festus dans ses relations futures avec Agrippa.
Actes 25:21
Réservé. Gr. tēreō (voir chap. 24:23). Audition. Gr. diagnōsis, littéralement « connaissance approfondie », indique un examen complet. Il s’agissait probablement d’un terme juridique technique. Voir la note sur le chap. 23:35. Auguste. Gr. Sebastos, « digne de vénération », « révérend », « vénérable », équivalent du latin Augustus, « majestueux », « auguste », « digne d’honneur » (voir vol. V, p. 37, 38 ; vol. VI, p. 72). Il ne s’agissait pas de César Auguste, qui régna de 27 av. J.-C. à 14 apr. J.-C. (voir vol. V, p.
234), mais d’un titre équivalent à César. Les Romains parlaient de leur souverain comme d’Auguste, et non comme de l’empereur. César. L’empereur à cette époque était Néron (54–68 apr. J.-C.). Voir p. 81–84.
Actes 25:22
Voulait entendre. C’est-à-dire désirait entendre. Agrippa avait manifestement entendu parler de Paul et était curieux à son sujet ainsi qu’au sujet de ses enseignements. Comparez le désir du grand-oncle d’Agrippa, Hérode Antipas, de voir Jésus (Luc 23:8).
Actes 25:23
23. En grande pompe. Peut-être pour impressionner Festus et subjuguer Paul. C'est la première fois que Paul a l'occasion de témoigner de sa foi devant la royauté (voir chap. 9:15).
Lieu d'audition. Gr. akroatÃârion, "salle d'audience", probablement une grande pièce réservée à des audiences spéciales plus ou moins publiques.
Capitaines en chef. Voir ch. 22:24. C'est Lysias qui a mis Paul en état d'arrestation. Festus rassembla les hauts gradés de la garnison pour cette audience spéciale, peut-être pour donner de la couleur et de l'importance à l'événement en l'honneur d'Agrippa.
Les principaux hommes. C'est-à-dire les hommes importants de Césarée.
Actes 25:24
La multitude des Juifs. C’est-à-dire le peuple juif en tant que nation, représenté, bien sûr, par les principaux sacrificateurs et les membres du Sanhédrin. M’ont sollicité. Ou « m’ont présenté une requête », « m’ont supplié », « ont intercédé auprès de moi » (voir Rom. 8:27, 34; 11:2; Héb. 7:25). Ici aussi. Les dirigeants de Jérusalem avaient manifestement soulevé à Césarée un parti anti-Paul qui s’était joint à eux pour exhorter le nouveau gouverneur à faire mourir Paul. Criant. Les demandes des Juifs pour que Paul soit tué étaient apparemment véhémentes et bruyantes (cf. chap. 22:22, 23).
Actes 25:25
Rien qui soit digne de mort. Voir la note sur le v. 11. Un Romain aurait jugé scandaleuse l’idée de mettre un homme à mort pour une offense contre la religion juive. Mais Paul avait fait appel à César, et Festus accueillerait volontiers des suggestions pour préparer son rapport à l’empereur. Auguste. Voir la note sur le v. 21.
Actes 25:26
Aucune accusation précise. Festus connaissait si peu la religion juive qu'il ne savait pas comment présenter une accusation étayée contre Paul pour une affaire concernant exclusivement des questions de religion juive. À écrire. Festus devait envoyer un exposé détaillé à la cour impériale. Mon seigneur. Gr. ho kurios, « le [ou « mon »] seigneur », ici l'empereur Néron. Lorsqu'il était employé pour les empereurs, comme lorsqu'il était appliqué au Christ, ce titre impliquait la divinité. Auguste avait interdit à quiconque de l'appeler seigneur, tout comme son successeur Tibère (Suetonius Augustus iii. 53. 1; Tiberius xxvii), mais leurs successeurs, moins modestes, acceptèrent ce titre de la part de leurs amis et de leurs flatteurs. Caligula se donna le titre de dominus, l'équivalent latin de kurios, et Domitien adopta le titre dominus deus, « seigneur dieu ». Pline le Jeune s'adressait fréquemment à son protecteur, l'empereur Trajan, en l'appelant dominus. Voir p. 61, 62. Spécialement devant toi. Festus comptait sur l'aide particulière d'Agrippa pour résoudre cette affaire difficile. En même temps, Agrippa serait heureux que son avis soit tenu en haute estime.
Actes 25:27
Déraisonnable. La justice romaine était équitable en principe, bien que les juges qui l'administraient fussent trop souvent vénaux. Festus était un homme d'une certaine intégrité (voir la note au v. 1).
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Actes 25:1
Festus. Voir le commentaire sur ch. 24:27. Était venu. C’est-à-dire soit dans le district qu’il devait gouverner, soit dans sa fonction pour en assumer les responsabilités. Voir Josèphe, Antiquités xx. 8. 9 ; Guerre ii. 14. 1. Césarée. Le siège de l’administration romaine en Palestine (voir le commentaire sur ch. 8:40). À Jérusalem. C’était la métropole de la sous-province de Judée. Festus inspectait sans aucun doute le territoire dont il était devenu le procurateur, désireux d’en connaître les problèmes. Le fait qu’il n’ait laissé passer que trois jours avant d’entreprendre cette tournée témoigne en sa faveur comme administrateur. Par ses capacités et son intégrité, il semble avoir été très supérieur à Félix (voir vol. V, p. 71).