Tyndale Open Study NotesRomains 16
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Lire Romains 16 dans la BibleRomains 16:1-16
Paul adresse ici ses salutations à vingt-sept chrétiens romains, dont dix femmes, soulignant ainsi le rôle significatif que celles-ci jouaient dans l'Église primitive. • Paul n'était jamais allé à Rome, ce qui a conduit à certaines spéculations sur la raison pour laquelle il connaissait tant de personnes dans cette ville. Certains avancent que le chapitre 16 faisait en réalité partie d'une autre lettre que Paul a envoyée à Éphèse. Toutefois, aucune preuve manuscrite solide ne vient étayer l'hypothèse d'une lettre distincte (cf. note d'étude sur 15.33). Une autre explication serait que Paul avait eu l’occasion de rencontrer ces personnes lors d'un de leurs voyages en dehors de Rome (voir Introduction à l'épître aux Romains, « Contexte »).
Romains 16:1
Un diacre (diakonos en grec, signifiant « serviteur ») désigne à la fois un chrétien reconnu comme serviteur du Christ et, plus spécifiquement, une personne occupant la fonction de diacre dans une église locale (voir Ph 1.1 ; 1Tm 3.8–12 ; cf. Ac 6.1–6). • Cenchrées était située à environ huit kilomètres de Corinthe, et faisait office de port pour la ville. Paul a surement rédigé sa lettre aux Romains depuis Corinthe, probablement lors d'un séjour hivernal à la fin de son troisième voyage missionnaire (voir Ac 20.2–3).
Romains 16:2
elle a donné aide à plusieurs et à moi-même : Cette phrase illustre le rôle traditionnel du mécène, une personne fortunée mettant son influence et ses ressources au service d’autrui. Phoebé semble ainsi avoir été une femme de richesse et de prestige, soutenant activement des missionnaires comme Paul grâce à ses moyens financiers.
Romains 16:3-16
Bien que Paul n'ait jamais visité la communauté chrétienne de Rome, il entretenait des liens étroits avec les croyants là-bas, adressant des salutations personnelles à de nombreux membres de l'église. Les noms mentionnés témoignent de la grande diversité de cette église : Juifs et païens, esclaves et hommes libres, hommes et femmes, tous étaient réunis pour former une « nouvelle société » ecclésiale (voir Ga 3.26–29).
Romains 16:3
Prisca et Aquilas étaient de bons amis de Paul. Après avoir quitté Rome vers 49 apr. J.-C., ils devinrent ses collaborateurs sur le champ missionnaire pendant de nombreuses années, à Corinthe et à Éphèse (voir Ac 18–19). Il semble qu'ils étaient retournés à Rome lorsque Paul écrivit sa lettre aux Romains (vers 57 ap. J.‑C.).
Romains 16:5
l’Église qui est dans leur maison : Les premiers chrétiens ne disposaient pas de grands bâtiments pour leurs rassemblements. Ils se retrouvaient donc dans des maisons privées. L'église de Rome était composée de plusieurs églises de maison, dans lesquelles de petits groupes de fidèles se réunissaient pour le culte et recevoir l’enseignement.
Romains 16:7
En grec, le nom Junias peut désigner soit un homme nommé Junias, soit une femme nommée Junia. Toutefois, la plupart des interprètes pensent qu’il s’agit d’un nom féminin. Cette section associe des noms masculins et féminins pour désigner des couples mariés, et il est probable que Junia fut une femme. • mes compagnons de captivité : Le moment précis de cet emprisonnement reste incertain. Selon le livre des Actes, Paul fut incarcéré une nuit à Philippes (Ac 16.19–28). Après la rédaction de l’épître aux Romains, il connut deux ans de détention à Césarée (Ac 24.27) puis deux autres à Rome (Ac 28.30–31). Il a sans doute été emprisonné à d’autres reprises, qui ne sont pas mentionnées dans le livre des Actes (voir 2Co 11.23). • d’une grande considération parmi les apôtres : Cette expression suggère probablement qu’Andronicus et Junia étaient eux-mêmes des apôtres, c’est-à-dire des missionnaires reconnus par l’Église (voir Ac 14.4, 14 ; 1Co 9.5–6 ; Ga 2.9).
Romains 16:10
Aristobule était probablement le frère d'Hérode Agrippa Iᵉʳ, un membre de l'aristocratie romaine ayant résidé à Rome pendant de nombreuses années avant sa mort en 48 ou 49 apr. J.-C. (voir Josèphe, Antiquités juives 18.8.4 ; Guerre des Juifs 2.11.6). L’expression « la maison » désigne sans doute sa famille ainsi que ses serviteurs vivant à Rome.
Romains 16:13
Ce Rufus pourrait être le fils de Simon de Cyrène, l’homme qui a porté la croix du Christ (voir Mc 15.21).
Romains 16:16
par un saint baiser : Dans le monde antique, et particulièrement parmi les Juifs, le baiser était une forme courante de salutation. Il est fréquemment mentionné dans le Nouveau Testament (1Co 16.20 ; 2Co 13.12 ; 1Th 5.26 ; voir 1P 5.14) ; Dès le IIᵉ siècle, se saluer en se « donnant la paix » est devenu un élément incontournable de la liturgie chrétienne.
Romains 16:17
à ceux qui causent des divisions : Paul avait déjà été confronté à des faux enseignants semant la discorde dans d’autres communautés (voir Galates, Colossiens, 1 Timothée). C’est pourquoi il met en garde l’Église de Rome contre ce danger.
Romains 16:20
Le Dieu de paix écrasera bientôt Satan sous vos pieds : Paul fait ici allusion à la malédiction prononcée par Dieu contre le serpent après qu’il eut trompé Adam et Ève dans le jardin d’Éden (Gn 3.15). Christ, la descendance promise d’Ève, accomplira cette prophétie en écrasant Satan sous les pieds de l’Église (cf. Mt 16.18–19).
Romains 16:21
Romains 16:22
Tertius était le scribe (amanuensis) chargé de rédiger cette lettre sous la dictée de Paul. Il était courant, dans l’Antiquité, que les auteurs de lettres fassent appel à un scribe.
Romains 16:23
Cet homme appelé Éraste était probablement celui que Paul envoya d’Éphèse en Macédoine lors de son troisième voyage missionnaire (Ac 19.21–22 ; voir 2Tm 4.20). Une inscription découverte à Corinthe mentionne un Éraste, magistrat de la ville, qui pourrait être le même personnage cité ici.
Romains 16:25-27
Cette doxologie constitue une conclusion particulièrement appropriée à la lettre de Paul, reprenant de nombreux thèmes introduits dès le début (1.1–15). • La doxologie est absente de deux manuscrits tardifs et apparaît à divers emplacements dans d’autres manuscrits (après 14.23 et après 15.33). Cela suggère qu’elle aurait pu être ajoutée à la lettre de Paul à une date ultérieure. Toutefois, la majorité des manuscrits l’intègrent à la fin de la lettre, et son vocabulaire ainsi que ses thèmes sont cohérents avec l’ensemble de l’épître. Il est donc très probable que Paul l’ait lui-même rédigée comme conclusion de sa lettre.
Romains 16:25
la révélation du mystère : Pour Paul, le mystère désigne la vérité sur Dieu et son dessein, autrefois cachée (dans l'Ancien Testament) mais désormais révélée à l’ère du Nouveau Testament. L’Ancien Testament annonçait bien la conversion des païens, mais il ne précisait pas qu’ils deviendraient pleinement membres du peuple de Dieu sans devoir d’abord adopter le judaïsme.
Romains 16:26
afin qu’elles obéissent à la foi : Paul emploie ici le même langage que dans 1.5 pour décrire sa mission auprès des païens, formant ainsi une belle symétrie qui encadre l’ensemble de la lettre.
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Romains 16:1-27
Cette dernière section reprend des éléments typiques des conclusions des lettres du Nouveau Testament : une évocation des projets de voyage (15.14–29), des demandes de prière (15.30–33), des allusions aux personnes associées dans le ministère (16.1–2, 21–23), des salutations (16.3–16) et une doxologie (16.25–27). Seul l'avertissement concernant les faux enseignants (16.17–19) constitue un ajout inhabituel dans cette conclusion.