Tyndale Open Study Notes1 Corinthiens 1

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1 Corinthiens 1:1-3

Paul commence généralement ses lettres par quelques mots pour se présenter, suivis de salutations et d'une invocation à la grâce et à la paix. Il suit donc le schéma habituel des lettres grecques anciennes, mais il l'enrichit d'une signification chrétienne.

1 Corinthiens 1:1

Un apôtre de Jésus-Christ était un évangéliste missionnaire mandaté par Christ lui-même. • Il se peut que Sosthène, le collaborateur de Paul, soit la même personne que celle qui est mentionnée en Ac 18.17.

1 Corinthiens 1:2

L'église est composée de personnes appelées par Dieu à faire partie de son peuple saint, qui lui appartient et lui est dévoué. Elles ont été sanctifiées par Jésus-Christ : Dieu les a mises à part pour lui-même à travers l'œuvre salvatrice de son Fils et leur réponse de foi envers lui.

1 Corinthiens 1:3

Souhaiter grâce et paix à ses lecteurs correspond aux salutations traditionnelles grecques et hébraïques. La grâce est une bénédiction imméritée qui vient de la bonté de Dieu. La paix est un sentiment de bien-être et de satisfaction, enraciné dans la Bonne Nouvelle et produit par le Saint-Esprit (voir Ga 5.22). Cette salutation transmet ainsi des éléments considérés comme des dons de Dieu (voir Rm 5.1–2).

1 Corinthiens 1:4-9

Paul remercie Dieu pour les dons spirituels qu'il observe dans la vie des chrétiens de Corinthe et exprime sa certitude que Dieu les préservera jusqu'à la fin.

1 Corinthiens 1:4

qui vous a été accordée en Jésus-Christ : Paul utilise fréquemment l'expression en Jésus-Christ pour décrire la relation salvatrice que les croyants ont avec Christ (par exemple, Rm 3.24 ; Ga 2.4 ; Ep 3.6).

1 Corinthiens 1:5

Dieu avait enrichi spirituellement l'église de Corinthe, notamment en termes de paroles et de connaissance. Il s'agit probablement des messages spirituels et de la compréhension (voir 1.7) dont l'église se vantait. Parole et connaissance apparaissent fréquemment dans cette lettre : Paul reconnaît les dons spirituels abondants que Dieu a accordés à l'église de Corinthe. Plus tard, il va corriger leur perspective erronée concernant ces dons (voir 1.18–2.5 ; 3.18–20 ; 12.1–14.40).

1 Corinthiens 1:7

il ne vous manque aucun don  : Voir 12.8–10, 28.

1 Corinthiens 1:8

Bien que les croyants soient sauvés de la condamnation éternelle (voir Rm 8.1), ils restent redevables devant Dieu de leur façon de vivre (voir 1Co 3.12–15 ; 4.4–5 ; 2Co 5.10). Paul encourage ses lecteurs à mener une vie sainte afin d'être trouvés irréprochables au jour du retour du Christ (voir Ph 1.6, 10 ; 1Th 3.13 ; 5.23–24).

1 Corinthiens 1:9

Dieu est fidèle : voir 10.13 ; Dt 7.9 ; 1Th 5.24. • Il vous a appelés : Dieu les a choisis et les a amenés à la communion de son Fils (cf. Rm 8.28–39).

1 Corinthiens 1:10

La majeure partie de la lettre est consacrée aux conseils prodigués par Paul en ce qui concerne des problèmes spécifiques et des questions qui avaient surgi dans l'église de Corinthe.

1 Corinthiens 1:10-17

Les croyants de Corinthe se disputaient pour savoir lequel des principaux évangélistes (Paul, Apollos, Pierre) était le meilleur. Paul les réprimande pour leurs querelles et leurs comparaisons mondaines. En tant que ministres du Christ et de la Bonne Nouvelle, lui et les autres ne sont que des instruments à travers lesquels Dieu agit (voir 3.1–4.7).

1 Corinthiens 1:10

frères : ce terme générique et traditionnel d'affection est utilisé pour s'adresser aux membres de la même famille, tant masculins que féminins. • Je vous exhorte : Paul les motive par le nom de notre Seigneur Jésus-Christ, non par sa propre autorité. • nom : Dans la pensée juive, le nom d'une personne portait le poids de son autorité et de sa réputation. • à ne point avoir de divisions parmi vous : Son désir n'était pas simplement qu'ils évitent les divisions, mais qu'ils soient remplis de l'Esprit du Christ de sorte qu'ils soient d'un même esprit, unis en pensée et en but (cf. Ph 2.2).

1 Corinthiens 1:11

Chloé était une femme de Corinthe, qui n'est mentionnée nulle part ailleurs dans les Écritures.

1 Corinthiens 1:12

Les chrétiens de Corinthe avaient formé des factions loyales envers divers responsables chrétiens, mais il ne semble pas que ces derniers aient eux-mêmes été en conflit. Certains étaient attachés à Paul, puisqu'il avait été le premier à prêcher la Bonne Nouvelle à Corinthe. • Apollos, qui était aux côtés de Paul, (voir 16.12), était un Juif alexandrin éloquent qui était devenu un puissant évangéliste chrétien et avait prêché à Corinthe (voir Ac 18.24–19.1). Il attirait des adeptes grâce à son éloquence (peut-être en contraste avec Paul) et sa capacité à interpréter les Écritures. • Céphas : version grecque de Pierre ; voir aussi Mt 16.18 ; Jn 1.42. Pierre était le principal évangéliste précoce auprès des Juifs. Il représentait une perspective juive plus traditionnelle et avait un don pour prendre la parole en public (voir Ac 1.15–22 ; 2.14–40 ; 3.12–26 ; 4.8–12 ; 10.34–43). • Et moi, de Christ : il semblerait qu'il y ait eu un groupe qui reniait toute allégeance à une autorité humaine et se considérait comme plus saint que les autres.

1 Corinthiens 1:13

Paul pose trois questions rhétoriques, qui ont toutes pour réponse évidente : « non ». C'est à Christ que l'on doit être attaché, et non à ses messagers.

1 Corinthiens 1:14

Crispus et Gaïus étaient deux des premiers Corinthiens à se convertir en entendant la Bonne Nouvelle annoncée par Paul. Crispus était un ancien chef de la synagogue à Corinthe (voir Ac 18.8), et Gaïus a ensuite offert l'hospitalité à Paul (voir Rm 16.23). Ce détail pourrait signifier qu'il s'agit en fait de Titius Justus, précédemment converti au judaïsme, qui vivait à côté de la synagogue (voir Ac 18.7). Son nom romain complet serait alors Gaïus Titius Justus.

1 Corinthiens 1:16

Les membres de la famille de Stéphanas furent les premiers convertis de la province d'Achaïe (sud de la Grèce ; voir 16.15). Le terme traduit ici par famille englobe tous les habitants d'une maison donnée, il pourrait donc s'agir de plus que la famille immédiate de Stéphanas.

1 Corinthiens 1:17

Ce qui compte, ce n'est pas le baptême, mais la prédication de la Bonne Nouvelle : le baptême dénote la réaction d'une personne à ce message. • La sagesse du langage : éloquence ou appel à la sagesse humaine. • Afin que la croix de Christ ne soit pas rendue vaine : le fait d'accorder trop d'importance à l'éloquence et la capacité de persuasion de la raison humaine peut détourner du message simple que le Christ est mort pour les péchés des hommes afin qu'ils puissent être pardonnés (1Co 2.1–5 ; 15.1–3).

1 Corinthiens 1:18-31

Paul oppose l'éloquence et la sagesse humaine, très prisées par certains Corinthiens, au message insensé de la croix, qui est l'expression de la sagesse de Dieu. Les adeptes d'Apollos, en particulier (voir 1.12), étaient probablement attirés par ses capacités rhétoriques et son approche intellectuelle du ministère (voir Ac 18.24–28). En revanche, Paul souligne que la véritable puissance réside dans le message simple de la croix du Christ.

1 Corinthiens 1:18

Le message que Dieu sauve le monde à travers un criminel condamné paraît insensé aux non-croyants, car leur intelligence est aveuglée et ils ne peuvent pas voir la vérité (2Co 4.4). Pour les croyants, dont les yeux ont été ouverts par Dieu, le message de la croix apparaît comme la vérité, et ils connaissent sa puissance pour convaincre le cœur humain (voir 1Co 1.23–24 ; Rm 1.16). Les non-croyants, toujours dans leur péché, vont vers la destruction, la condamnation ultime. Les croyants, dont les péchés ont été pardonnés, sont en train d'être sauvés : ils sont en route vers la vie éternelle et la gloire.

1 Corinthiens 1:19

Cette citation d'Es 29.14 montre ce que Dieu pense de la simple sagesse humaine.

1 Corinthiens 1:20

Aux yeux de Dieu, la sagesse humaine de ce monde est insensée. La sagesse divine réside dans le message de la croix et en Jésus-Christ (voir 1.24, 1.30).

1 Corinthiens 1:21

La sagesse humaine seule ne peut conduire qui que ce soit à la véritable connaissance de Dieu ; cela vient seulement par le message de la croix, que le monde considère comme une folie, mais qui sauve ceux qui croient (cf. Mt 11.25).

1 Corinthiens 1:22-24

Paul utilise les mots « Grecs » et « Gentils » de manière interchangeable pour désigner les non-juifs.

1 Corinthiens 1:22

Les Juifs incrédules voulaient voir des signes miraculeux pour prouver la véracité du message (cf. Mt 12.38–39 ; 16.1–4 ; Jn 2.18, 23 ; 4.48). Les Grecs, connus pour leurs écoles de philosophie, n'étaient intéressés que par la sagesse humaine, c'est-à-dire le raisonnement philosophique.

1 Corinthiens 1:23

Peu importe de ce que les Juifs et les Gentils non-croyants désiraient, Paul refusait de leur donner autre chose que le simple message de la croix. Pour de nombreux Juifs, l'idée d'un Messie crucifié était un non-sens, car loin de démontrer sa puissance et la bénédiction de Dieu, la crucifixion était signe de sa malédiction (voir Ga 3.13 ; cf. Dt 21.23).

1 Corinthiens 1:25

Ce que le monde incrédule considère comme insensé et faible — Christ et le message de la croix — est en réalité plus sage et plus fort que tout ce que le monde peut offrir. Cela résout son plus grand problème, celui du péché, et réduit à néant toutes les puissances du mal qui s'opposent aux êtres humains.

1 Corinthiens 1:26

Sur le plan socio-culturel, la plupart des chrétiens de Corinthe étaient des gens ordinaires ; peu d'entre eux faisaient partie de l'élite (cf. Mt 11.25). Seuls quelques chrétiens, tels qu'Éraste, le trésorier de la ville de Corinthe (voir Rm 16.23), étaient riches (ou nobles ; cf. Jc 2.5).

1 Corinthiens 1:27-29

Dieu a choisi des personnes méprisées et humbles afin de démontrer son jugement envers l'orgueil humain (cf. Rm 3.27 ; 4.2 ; 2Co 4.7–11 ; 12.8–10 ; Ep 2.9).

1 Corinthiens 1:30

Lorsque l'on est unis à Jésus-Christ, Dieu nous rend justes, saints, et libres (voir 6.11 ; Rm 3.21–26 ; 5.17–21). Cette œuvre du Christ est une expression de la sagesse de Dieu.

1 Corinthiens 1:31

Cette citation est une paraphrase de Jr 9.24 (cf. 2Co 10.17). Puisque le salut résulte de la puissance souveraine de Dieu (1Co 2.5) et de sa décision de sauver son peuple, l'orgueil humain est absolument exclu (voir 1.29).

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