Tyndale Open Study NotesApocalypse 13

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Apocalypse 13:1-18

Le peuple de Dieu, représenté par une femme qui enfante le Messie, est attaqué par le diable, malgré sa défaite déjà actée (12.1–17). Accompagné de ses deux sbires, la bête et le faux prophète, Satan tente de maintenir son contrôle sur le monde (13.1–18) avant la confrontation finale avec le Seigneur (14.1–20).

Jean présente le dragon poursuivant sa guerre (12.17) par l'intermédiaire de deux bêtes qui, avec Satan, constituent une trinité maléfique.

Apocalypse 13:1-10

La première bête est le deuxième membre de la trinité maléfique (voir la note d'étude des versets 12.18–13.18) et doit probablement être assimilée à la puissance romaine (voir la note thématique « Les Quatre Empires Mondiaux »).

Apocalypse 13:1

La bête émerge de la mer (symbole du mal). Comme le dragon, elle a sept têtes et dix cornes (voir 12.3). Les diadèmes représentent son pouvoir politique et militaire (cf. 17.3, 7–11 ; Dn 7.7, 19–20) et indiquent que Satan est à la tête de l’empire de cette bête.

Apocalypse 13:2

Satan transforme la bête en une pseudo-divinité en lui conférant son pouvoir, son trône et son autorité. Au premier siècle, les empereurs romains revendiquaient de plus en plus la divinité.

Apocalypse 13:3

Satan imite souvent Dieu. Dans ce passage, la bête imite la mort et la résurrection de Jésus. • Le fait que l'une des têtes a été blessée mortellement, mais qu'elle a été guérie ensuite, a conduit à l'identifier à Néron. Une tradition a émergé selon laquelle l'empereur Néron (54–68 apr. J.‑C.) était si maléfique qu'il n'était pas vraiment mort ou qu'il se réincarnerait en un autre tyran comme Domitien (81–96 apr. J.‑C.). Aux versets 17.9–10, les sept têtes de la bête sont liées à la fois aux sept collines (Rome) et aux sept rois.

Apocalypse 13:5-8

Voici les quatre caractéristiques de la bête : (1) elle blasphème contre Dieu, (2) elle possède de l’autorité pour un temps limité, (3) elle fait la guerre au peuple de Dieu, (4) elle règne sur le monde. Cependant, c’est Dieu qui est aux commandes.

Apocalypse 13:5

Les quarante-deux mois correspondent aux trois ans et demi de persécution et de domination maléfique (voir la note d'étude des versets 11.2–3).

Apocalypse 13:7

L’autorité de la bête s’étend sur les peuples du monde entier.

Apocalypse 13:8

Ceux qui ont adoré la bête reçoivent sa marque (13.15–17) et ne sont pas inscrits dans le Livre de Vie (voir 20.12).

Apocalypse 13:9-10

La scène (13.1–10) se termine par une conclusion dramatique inspirée des versets Jr 15.2 ; 43.11. Que celui qui a des oreilles pour entendre soit attentif, car le jugement arrive (cf. Ap 2.7, 11, 17).

Apocalypse 13:10

Le peuple saint de Dieu est appelé à endurer et à rester fidèle tout en subissant une persécution temporaire.

Apocalypse 13:11-18

une autre bête : cette deuxième bête, le troisième membre de la trinité maléfique (voir la note d'étude des versets 12.18–13.18), est plus tard appelée « faux prophète » (16.13). En tant que grand prêtre d'une fausse religion, il pousse le monde à adorer la première bête et le dragon (voir aussi 16.13–14).

Apocalypse 13:11

La bête est représentée comme un agneau, le même symbole utilisé pour représenter le Christ (voir 5.6–13 ; 7.9–17 ; 14.1–4), mais cet agneau parlait comme un dragon. La métaphore est que c'est un messie frauduleux. • Les deux cornes représentent peut-être deux empereurs, Néron et Domitien.

Apocalypse 13:12-15

La deuxième bête tire son pouvoir de la première bête, qui dépend à son tour du dragon (13.4).

Apocalypse 13:12

Il faisait que… ses habitants adoraient la première bête : la Rome impériale a exigé l’adoration de l’empereur Domitien. • dont la blessure mortelle avait été guérie : cette description peut renvoyer à Domitien, considéré comme la réincarnation de Néron (voir la note d’étude du verset 13.3). L’image illustre la réapparition constante du mal, en particulier au cours des derniers jours (voir la note d’étude du verset 17.8).

Apocalypse 13:13-15

À l’époque du Nouveau Testament, les faux prophètes surprenaient les gens en leur rapportant des visites divines et en leur faisant croire que les idoles parlaient au nom des dieux qu’elles représentaient (voir Ac 16.16–18 ; 1Co 12.2–3). De telles pratiques impliquaient le culte des démons (voir 1Co 10.20–21) et étaient symbolisées par le culte de l’empereur romain. Ceux qui refusaient de s’y conformer étaient mis à mort.

Apocalypse 13:14-15

Il lui était donné de... Il lui fut donné de : Dieu ne renonce jamais à l'autorité suprême. Ces créatures maléfiques ont été autorisées à se rebeller contre Dieu, mais elles ne contrôlent pas la situation.

Apocalypse 13:16-17

petits et grands, riches et pauvres, libres et esclaves : toute l’humanité est tenue d’accepter la marque de propriété diabolique de la bête (voir 14.9, 11 ; 19.20 ; 20.4), une condition préalable à tout commerce (le droit d’acheter ou de vendre). Le texte ne précise pas directement ce qu’est la marque ou à quoi elle ressemble. • La marque sur la main droite ou sur le front rappelle le marquage infligé aux esclaves, dont la bête est propriétaire. • Le nombre représentant son nom : en hébreu et en grec, les lettres de l’alphabet représentent des nombres, ce qui conférait aux noms une valeur numérique (13.18).

Apocalypse 13:18

La sagesse est nécessaire : Jean donne un indice pour aider ses lecteurs à déchiffrer la signification du nombre de la bête. • D’un homme : Jean cache l’identité de l’homme, peut-être parce que la révélation de son nom les mettait lui et ses lecteurs en danger (cf. l’utilisation de Babylone comme symbole de Rome, 17.9). • Le nombre 666 représente le mal surnaturel (voir la note thématique « Nombres Symboliques »). Jean a peut-être utilisé la translittération César Néron (une orthographe hébraïque du nom) pour aboutir au nombre 666. Plus tard, les scribes qui parlaient le grec et non l’hébreu, ont corrigé le nombre en 616 dans certains manuscrits, probablement pour faire correspondre la valeur numérique du nom en grec.

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