Tyndale Open Study NotesNahum 1
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Lire Nahum 1 dans la BibleNahum 1:2-11
Nahum 1:2-6
La première strophe du cantique s'inspire de textes bibliques commémorant l'exode d'Israël hors d'Égypte. Il rappelle que tout dans la création est soumis au pouvoir souverain de Dieu, et que Dieu veillera à ce que ceux qui s'opposent à lui soient punis.
Nahum 1:2
Jaloux (ou zélé) : Dieu veille avec zèle sur le bien-être de son peuple et désire ardemment leur fidélité (voir Ex 20.4–5 ; Dt 4.23–24 ; 6.4 ; Jr 2.1–3.5). • La vengeance et la colère de Dieu ne sont pas à confondre avec l'attitude humaine de « vouloir rendre la pareille ». Les actions de Dieu découlent de sa sainteté (Jr 50.28–29), de sa justice (Es 63.1–9) et de sa fidélité envers l'alliance avec son peuple (Lv 26.23–25 ; Es 1.24–26). Sa vengeance n'est jamais arbitraire.
Nahum 1:3
Lent à la colère : la patience de Dieu face à la désobéissance s'explique par son amour fidèle (Ex 34.6 ; Nb 14.18 ; Ps 103.8 ; Jl 2.13). C'est ce qui avait déçu Jonas, souhaitant que Ninive soit détruite immédiatement (Jon 4.2). Car Dieu est patient, il retarde parfois la punition méritée des pécheurs (Né 9.29–30 ; Rm 2.4 ; 2P 3.9), mais à la fin, ceux qui persistent dans le péché feront face à son jugement (Ex 34.7 ; Rm 14.10 ; 2Co 5.10 ; Ap 14.6–7). • dans la tempête, dans le tourbillon : ces images décrivent la fureur du jugement de Dieu contre les méchants (voir aussi Es 29.6).
Nahum 1:4
Tout comme les nuées (1.3) et les montagnes (1.5), les océans et les rivières sont sous le contrôle souverain de Dieu. Les prophètes de l'Ancien Testament rappellent souvent les actions de Dieu contre les mers et les rivières lors de l'Exode (Ex 15.8–10 ; 2S 22.16 ; Ps 66.6 ; 77.17 ; Ha 3.15). Le pouvoir de Dieu sur les eaux réfute la mythologie des anciens Cananéens, qui croyaient que les océans et les rivières étaient sous le contrôle du dieu de la mer, Yam. • Le Basan, situé à l'est de la mer de Galilée, était connu pour ses pâturages verts, idéaux pour l'élevage de bétail (cf. Mi 7.14). • Le Carmel, sur la côte méditerranéenne, au cœur de Canaan, était réputé pour sa beauté et sa fertilité (Ct 7.6 ; Jr 50.19). • Le Liban était célèbre pour ses grands cèdres (1R 5.6–18). Nahum énumère ces régions pour montrer que même les endroits les plus fertiles et féconds sur terre ne peuvent résister à la puissance du jugement de Dieu.
Nahum 1:5
Nahum 1:6
Nahum 1:7-11
Cette deuxième strophe (voir la note d'étude sur 1.2–11) met un point d'honneur sur la souveraineté, la justice et l'équité de Dieu envers tous.
Nahum 1:7
Nahum 1:8
Des flots qui déborderont : une métaphore pour la nature puissante du jugement de Dieu (voir 2.6).
Nahum 1:9
Que méditez-vous : aucun complot ni plan humain contre Dieu ne peut réussir. Les plans humains sont futiles s'ils ne correspondent pas à ceux de Dieu (Ps 2 ; Es 14.26–27 ; 23.9).
Nahum 1:11
L'homme qui médite le mal contre l'Éternel est le roi assyrien. Dieu avait également eu affaire à la vaine arrogance d'un roi assyrien à l'époque d'Ézéchias (vers 701 av. J.‑C. ; voir 2R 19.35–36). Celui qui médite le mal contre l'Éternel s'oppose au Messie à venir, le Roi qui est un « Admirable Conseiller » (Es 9.6).
Nahum 1:12
Les alliés des Assyriens étaient des royaumes vassaux ou subordonnés, y compris l'Égypte, autrefois puissante. Ironiquement, c'est une coalition d'anciens alliés qui a progressivement renversé le grand empire néo-assyrien entre 625 et 605 av. J.‑C. • Je veux t’humilier, Pour ne plus avoir à t’humilier : Dieu avait précédemment puni Juda lorsque le roi assyrien Sanchérib (704–681 av. J.‑C.) a lancé une campagne (701 av. J.‑C.) contre les États occidentaux du Proche-Orient. Si Sanchérib a échoué à prendre Jérusalem (2R 19.32–36), il se vante dans ses annales d'avoir emporté le tribut de Jérusalem et une bonne quantité du butin pris de quarante-six villes de Juda. Bien que Juda ait ainsi été réduit à la vassalité, faisant constamment face à une possible attaque, l'Assyrie n'a pas réussi à prendre le royaume du sud. C'est Babylone qui en a eu raison, en 586 av. J.‑C. Malheureusement, ni Israël ni Juda n'a tenu compte des avertissements répétés de Dieu, proclamant que leur refus de repentance entraînerait un jugement (Os 11.5 ; Jl 2.1–27).
Nahum 1:14
Plus de descendants : Ninive sera complètement anéantie. Retrancher un nom en le laissant sans descendant signifie sa destruction totale (1S 24.22 ; Jb 18.17 ; Es 14.22). • Aucun des dieux vénérés d'Assyrie ne peut délivrer Ninive de la sentence de mort prononcée par Dieu. • Dieu prépare déjà une tombe pour Ninive et dirige les ennemis de l'Assyrie pour détruire la ville. Les fières villes de l'Assyrie tombent une à une sous les attaques combinées des Chaldéens, des Mèdes et des Ummanmanda. Ninive elle-même tombe en 612 av. J.‑C.
Nahum 1:15
Nahum précise sa prophétie sur la libération de Juda de la servitude (1.13) en prédisant l'arrivée d'un messager porteur de la bonne nouvelle d'une paix restaurée (voir aussi Es 52.7). Ce message de paix annonce que la domination de l'Assyrie sur Juda sera brisée et que le peuple de Dieu sera libéré de son fardeau. C'est ce qui s'est produit lors du règne de Josias (640–609 av. J.‑C.), après la mort du roi assyrien Osnappar en 626 av. J.‑C. Ce message politique donne un avant-goût de la victoire finale de Dieu sur le mal, lorsque son peuple sera libéré de la servitude du péché par l'œuvre salvatrice du Messie et recevra la paix éternelle (So 3.13 ; Lc 2.10–14 ; Ac 10.34–43 ; Rm 10.15 ; Ep 2.14–18).
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Nahum 1:1
Oracle... prophétie : cette introduction, similaire à celle d'autres livres prophétiques (cf. Abd 1.1 ; Ha 1.1 ; Ml 1.1), identifie Nahum comme un prophète, proclamant des paroles de Dieu. • Ninive est devenue la capitale de l'empire assyrien peu après 705 av. J.‑C., et ce jusqu'à sa destruction en 612 av. J.‑C. • Le nom Nahum signifie « réconfort » ou « encouragement ». Un thème important de son livre prophétique est que Dieu réconfortera son peuple par la chute de Ninive (Na 1.12–2.1 ; voir Es 40.1).