Tyndale Open Study NotesMarc 7

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Lire Marc 7 dans la Bible

Marc 7:1-23

Ce récit n'a aucun lien direct avec celui qui le précède. Le seul élément de contexte qui nous est donné est que cet évènement a lieu pendant le ministère de Jésus. Après avoir décrit la scène (7.1–4), Marc introduit la question des pharisiens (7.5), suivie de la réponse de Jésus (7.6–23). La première partie de la réponse de Jésus (7.6–13) attaque les traditions des pharisiens (7.6–8, 9–13) en illustrant ses propos à l'aide de deux passages de l'Ancien Testament. Dans la deuxième partie (7.14–23), Jésus explique ce qui souille (et ce qui ne souille pas) les individus.

Marc 7:1

Les lecteurs savent déjà que les pharisiens et les enseignants de la loi religieuse ont une attitude hostile à l'égard de Jésus (voir 2.16, 24; 3.6, 22).

Marc 7:2-4

Marc explique les pratiques pharisiennes de purification rituelle à ses lecteurs non-juifs (païens). Les traditions anciennes (littéralement les traditions des anciens en grec) étaient des récits non écrits (à cette époque) que les pharisiens croyaient que Moïse avait reçus sur le mont Sinaï en même temps que la loi écrite. Elles ont été écrites vers l'an 200 dans la Mishna, l'une des sources clés pour comprendre le judaïsme ancien.

Marc 7:5

Étant donné que les pharisiens pensent que leurs traditions orales ont été données à Moïse dans le cadre de la révélation divine de Dieu, ils demandent à Jésus pourquoi ses disciples ne les respectent pas. À cette époque, les enseignants étaient responsables du comportement de leurs disciples (voir 2.24).

Marc 7:6-8

Jésus répond d'abord en citant Es 29.13 (version grecque), qui parle du fait de confondre les idées des hommes aux commandements de Dieu. Cela décrit bien la situation dans laquelle se trouvaient les pharisiens : ils ont remplacé la loi de Dieu par leur tradition humaine.

Marc 7:9-13

Ensuite, Jésus donne un exemple où les traditions des pharisiens contredisent la loi de Dieu afin d'éviter ses exigences.

Marc 7:11-12

Dans ce passage, Jésus met en avant le fait que la loi de Dieu est bien plus empathique que leur tradition. Leur tradition autorisait les gens à contourner leur obligation de soutenir leurs parents s'ils consacraient plutôt certaines de leurs ressources à Dieu, ignorant et déshonorant ainsi leurs parents dans le besoin. Leur tradition a renié le commandement de Dieu demandant aux gens d'honorer leurs parents en pourvoyant à leurs besoins.

Marc 7:13

Cette tradition n'est pas un cas isolé (voir, par exemple, Es 1.10–20; 58.1–14). Ces traditions vont à l'encontre de la parole de Dieu.

Marc 7:14-23

Le deuxième argument de Jésus contre les Pharisiens est un proverbe que Jésus raconte à la foule. Plus tard, dans l'intimité d'une maison, Jésus l'explique à ses disciples (7.17–23). Il s'agit de distinctions morales concernant l'alimentation. Manger affecte le système digestif, mais les questions morales impliquent le cœur. Le cœur est une métaphore pour le siège de la prise de décision morale. La manière dont une personne mange (avec des mains propres ou sales) ou ce qu'une personne mange (nourriture propre ou sale) n'affecte que le tube digestif, et n'a donc aucune incidence sur les questions morales de l'âme. Pour aider ses lecteurs ultérieurs à comprendre les implications de l'enseignement de Jésus, Marc ajoute le commentaire interprétatif en disant que toute nourriture est acceptable aux yeux de Dieu. Dans l'Église apostolique, Pierre et Paul ont joué un rôle essentiel pour mettre en œuvre cette directive (voir Actes 10.1–11.18; Rm 14.14; 1Co 8.8; Ga 2.11–21).

Marc 7:20-22

Ces versets résument treize choses qui peuvent réellement souiller une personne. Ces actions et vices proviennent tous du cœur.

Marc 7:24-30

La discussion sur la pureté et la souillure en 7.1–23 a préparé les lecteurs à l'histoire de la foi de la femme païenne. Pour les Juifs, les païens sont comme impurs car ils ne respectent pas les règles de la Torah (voir Actes 10.1–11.18, en particulier 10.14–15; 11.2–3, 8–9).

Marc 7:24

La région autour de la ville de Tyr se trouve sur la côte méditerranéenne de l'actuel Liban. Cette ville était initialement une île mais elle devint une péninsule en 332 av. J.-C., lorsqu'Alexandre le Grand construisit une rampe de 800 mètres qui relia l'île à la terre ferme. Le port de Tyr est l'un des plus grands de la côte est de la Mer Méditerranée. Les femmes avaient déjà entendu parler de Jésus car certains habitants de Tyr ont, par le passé, assisté aux enseignements et aux miracles de Jésus en personne (3.7–8). Il y a un certain nombre de débats sur les raisons qui ont poussé Jésus à quitter la Galilée pour visiter cette région païenne. Marc n'apporte aucune explication, ce qui rend toute proposition envisageable. Les lecteurs païens de Marc ont certainement compris ce voyage comme une préfiguration de la mission de l'Église dans le monde païen, qui a probablement conduit à leur propre conversion religieuse (pour en savoir plus sur la genèse de l’Église de Rome, voir l'Introduction de la Lettre aux Romains).

Marc 7:25-26

La femme vient de Phénicie syrienne ce qui fait d'elle une païenne. Marc met en avant l'urgence et l'intensité de la requête de la femme à travers le fait qu'elle tombe aux pieds de Jésus et le supplie.

Marc 7:27-28

Le refus que Jésus adresse à la femme semble être catégorique, mais le reste de leur discussion indique qu'il essaye en réalité de tester sa foi (cp. Mt 15.28). Jésus n'exclut pas la femme de la grâce de Dieu à cause du fait qu'elle est païenne, il indique simplement que sa mission est en premier lieu dirigée vers les Juifs (Actes 13.46; Rm 1.16). La femme répond aux paroles de Jésus avec humilité et foi. Elle reconnaît la priorité du peuple juif mais déclare qu'il y a également suffisamment de nourriture pour les chiens (dans la littérature juive, les païens sont souvent appelés des chiens qui sont vus comme des charognards sales plutôt que comme de gentils animaux de compagnie ; voir aussi note d'étude sur Ap 22.15). La persistance de la femme et le fait qu'elle reconnaisse Jésus comme étant le Seigneur lui ont permis d'être récompensée.

Marc 7:29-30

Pour en lire davantage sur des guérisons similaires à distance, voir Matthieu 8.5–13 // Luc 7.1–10 et Jean 4.46–54.

Marc 7:31-37

Ce miracle est écrit de manière très similaire (en ordre et en vocabulaire) à la guérison de l'aveugle que l'on trouve dans 8.22–26. Les miracles de guérison dans les Évangiles suivent un schéma similaire — la répétition constante d'histoires similaires a probablement uniformisé leur forme rédactionnelle. Ce miracle de guérison inclut un changement de scène. Bien que certains interprètent le miracle suivant comme se produisant dans le monde païen (Sidon ou Décapole), il a probablement eu lieu après le retour de Jésus en mer de Galilée. L'évènement suivant a lieu là-bas (8.10) sans changement de scène.

Marc 7:33

Jésus a guéri l'homme en privé (7.33; voir 5.40–43; 8.23) afin d'éviter la propagation d'une certaine ferveur messianique (voir 3.11–12; cp. Jean 6.15). Jésus a également utilisé de la salive pour une guérison dans Marc 8.23, où il a craché sur les yeux d'un homme pour le guérir de sa cécité. L'utilisation médicale de la salive dans l'Antiquité est bien documentée.

Marc 7:34

Étant donné que Jésus regarde en direction du ciel lors de son soupir, il est probable que ce soupir soit un geste de prière. Ephphatha est un terme araméen que Marc traduit pour ses lecteurs (voir aussi 3.17; 5.41; 14.36; 15.34). Ce ne sont pas des formules magiques ou des incantations. Marc se contente simplement de rapporter certaines des paroles prononcées par Jésus. Matthieu et Luc ne semblent pas avoir attribué de signification particulière aux mots araméens utilisés par Jésus, puisqu'ils ne les ont pas inclus dans leurs Évangiles.

Marc 7:36-37

Malgré son désir d'éviter l'attention, la grandeur de Jésus est trop forte — sa personne, son enseignement et sa capacité à guérir inspiraient l'admiration, et il est impossible de le cacher.

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