Tyndale Open Study NotesMarc 12

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Lire Marc 12 dans la Bible

Marc 12:1-12

Tous les événements de 11.27–12.44 se déroulent dans le temple (voir 11.27 ; 13.1). Compte tenu des premiers mots introduisant le récit, on comprend que cette histoire (littéralement une parabole) est intimement liée à la discussion précédente concernant l'autorité de Jésus (11.27–33). Cette parabole est une réponse étendue de Jésus aux chefs religieux. • Jésus veut que cette parabole soit interprétée à la lumière d'Es 5.1–7, une histoire similaire dans laquelle quelqu'un plante une vigne, bâtit une tour de guet pour la surveiller, entoure la vigne d'une haie, et creuse une fosse pour un pressoir à vin. La question posée dans ce texte est similaire à celle de Jésus : que va faire le propriétaire de la vigne ? (Mc 12.9 ; voir Es 5:4). Ésaïe identifie explicitement la vigne au peuple d'Israël (Es 5.7). Les auditeurs de Jésus et les lecteurs de Marc ont tous compris cette histoire comme étant une allégorie pour décrire les Israélites, et il est évident que d'autres détails de l'histoire sont destinés à être interprétés de manière allégorique : les vignerons représentent les dirigeants d'Israël ; le maître de la vigne représente Dieu ; les serviteurs représentent les prophètes de l'Ancien Testament ; le fils bien-aimé représente Jésus, le Fils de Dieu ; le meurtre du fils représente la crucifixion de Jésus ; et le fait que la vigne soit donnée à d'autres représente le jugement qui vient sur Israël (Mc 11.15–17 ; 13.1–37). Évidemment, l'interprétation devait être plus claire pour les lecteurs de l'évangile de Marc que pour ceux qui entendaient Jésus, mais les chefs religieux contemporains de Jésus l'ont suffisamment bien comprise pour chercher à le tuer (12.12).

Marc 12:1

Le contexte de cette parabole est une discussion avec les leaders religieux (voir 11.27, et également 12.12). • Les premiers mots introduisant la parabole sont une reprise d'Es 5.1–7. Les auditeurs de Jésus connaissaient bien le livre d'Ésaïe, et ils ont donc immédiatement dû faire le lien avec cette allégorie de la vigne.

Marc 12:2-5

Le moment auquel le texte fait référence est probablement celui de la vendange. Elle a lieu lorsque le nouveau vignoble produit sa première récolte, environ 4 ans après la plantation. En général, le paiement pour la location du vignoble se faisait par le don d'une quantité de raisins ou de vin, c'est-à-dire une part de la récolte, au propriétaire de la vigne. • Dans l'Ancien Testament, les prophètes sont souvent appelés serviteurs (Jr 7.25–26 ; Am 3.7 ; Za 1.6) ; ils étaient souvent maltraités et tués par les dirigeants israélites (1R 18.13 ; 19.10,14 ; 2Ch 24.20–27 ; 36.15–16 ; Jr 26.20–23 ; Né 9.26 ; voir Mt 23.34,37 ; 1Th 2.15).

Marc 12:6

Il est évident que les premiers lecteurs de l'évangile de Marc ont immédiatement associé ce fils bien-aimé à Jésus (voir 1.11 ; 9.7 ; voir aussi 1.1 ; 3.11 ; 5.7).

Marc 12:7

Le raisonnement des vignerons semble un peu obscur, et on ne comprend pas bien le lien entre ce projet de meurtre et le gain de l'héritage. Néanmoins, cela semblait clair pour les premiers auditeurs, puisque le texte ne s'embarrasse d'aucune explication supplémentaire (voir Mt 21.38 ; Lc 20.14). En voyant le fils venir vers eux, ils ont peut-être supposé que le père était mort. Tuer son fils aurait eu pour conséquence de laisser le vignoble sans aucun héritier vivant. La propriété serait alors revenue à ceux qui ont travaillé dans le vignoble depuis des années.

Marc 12:8

Après avoir traité le fils de manière honteuse, ils ne vont pas même pas daigner enterrer son corps (voir Hé 13.12–13).

Marc 12:9

La parabole se conclut par deux questions rhétoriques (voir 3.23,33 ; 4.13 ; 7.18 ; 8.12). Dieu répond à la première question dans la parabole de la vigne que l'on trouve en Es 5.5–7. Bien que certains interprètent la réponse de Jésus comme signifiant que Dieu va remplacer les mauvais dirigeants juifs (Mc 11.27 ; 12.12) par d'autres qui vont être fidèles, les lecteurs de l'évangile de Marc ont probablement compris que ceux à qui la vigne allait être donnée sont un peuple : l'Église des non-juifs (voir Mt 21.43 ; Rm 9.25–33 ; 11.13–24). Ainsi, la parabole de Jésus est en lien avec la destruction imminente de Jérusalem (Mc 11.15–19 ; 13.1–37 ; 14.58 ; 15.29).

Marc 12:10-11

Dans sa deuxième question rhétorique, Jésus cite Psaumes 118.22–23. La pierre rejetée (le Fils) est devenue la pierre angulaire du Royaume de Dieu (voir Ac 4.11 ; 1P 2.4,6–7). Cette phrase est traditionnellement comprise comme faisant référence à la pierre angulaire, enfouie dans le sol, qui fait partie des fondations. Mais Jésus fait peut-être référence à la pierre angulaire que l'on place tout en haut d'un bâtiment, et qui marque son achèvement. En réalité, peu importe à quelle pierre il fait allusion, l'idée que veut transmettre le texte est simplement que c'est la plus importante. Malgré l'intention malveillante de certains des bâtisseurs (les chefs religieux), rien de ce qu'ils ont fait n'a échappé à la volonté de Dieu (Ac 4.28) : quelle chose merveilleuse ! Ceux qui ont mis Jésus à mort sont en réalité les instruments de Dieu, agissant conformément à son plan, de manière mystérieuse, afin que le Fils de l'homme donne sa vie en rançon pour beaucoup (Mc 10.45).

Marc 12:12

Pour la deuxième fois dans cet évangile, c'est la présence de la foule qui a contrecarré les projets malveillants des chefs religieux (voir 11.31–32 ; 14.1–2).

Marc 12:13-17

Ne parvenant pas à remettre en question l'autorité de Jésus, ses opposants vont essayer de susciter l'hostilité de son public. Dès le début, les lecteurs de cet évangile sont conscients que les flatteries des Pharisiens et des partisans d'Hérode (voir 3.6) ne sont pas sincères : ils veulent seulement piéger Jésus en lui faisant dire quelque chose qui pourrait conduire à son arrestation. La question posée par les opposants de Jésus(est-il juste ou non de payer des impôts à César ?) a été soigneusement réfléchie. Elle met Jésus face à un dilemme : s'il répond oui, le peuple va se détourner de lui, car ils méprisent les Romains et détestent payer des impôts. Mais s'il répond non, cela fait de lui un révolutionnaire, et les conséquences vont être une confrontation immédiate avec les autorités romaines, précipitant son arrestation.

Marc 12:14

Le mot grec fait référence à un impôt ou à une taxe payée par tête (voir Lc 2.1–2 ; Ac 5.37).

Marc 12:15

La réponse étonnante de Jésus révèle sa sagesse. • Jésus demande qu'on lui apporte une pièce de monnaie, et apparemment, l'impôt devait être payé en monnaie romaine.

Marc 12:16

Il est presque certain que l'effigie et l'inscription présentes sur la pièce sont celles de Tibère César, qui a régné de 14 à 37 apr. J.-C. D'un côté, il est écrit "Tiberius Caesar, Fils du Divin Augustus", et de l'autre il est écrit "Grand Prêtre".

Marc 12:17

Les paroles de Jésus ne peuvent pas être interprétées comme celles d'un zélote farouchement opposé au pouvoir romain, et s'opposant à la taxation des juifs par César. D'ailleurs, Jésus s'oppose clairement à la cause des zélotes en d'autres endroits (voir Mt 5.9,39,41 ; 26.52). Cependant, la déclaration de Jésus ne peut pas non plus être comprise comme étant pro-romaine, car Dieu et son service sont finalement placés au-dessus de César. Comme les mauvais vignerons dans la parabole précédente, les dirigeants religieux ne rendent pas à Dieu ce qui lui appartient.

Marc 12:18-27

C'est le troisième récit de controverse continuant la série qui a débuté en 11.27. Comme dans la plupart des récits où les sadducéens sont mentionnés dans le Nouveau Testament, le récit se déroule aux abords du temple (Mt 22.23–33 ; Lc 20.27–40 ; Ac 4.1–3 ; 5.12,17 ; 22.30–23.10 ; les exceptions sont Mt 3.7 ; 16.1–12). • La question des sadducéens (Mc 12.19–23) est soigneusement élaborée, et basée sur un commandement de Moïse (Dt 25.5–6 ; voir Gn 38.6–11 ; Rt 4.1–22). Puisque les sept hommes ne peuvent pas tous avoir une seule et même femme comme épouse dans la résurrection, et puisqu'aucun d'entre eux n'a de privilège particulier à faire valoir sur les autres, les sadducéens pensent ainsi avoir prouvé l'absurdité de la doctrine de la résurrection des morts. Et ils pensent par la même occasion avoir réfuté à la fois Jésus et les pharisiens (voir Mt 12.41–42 ; Lc 16.19–31 ; voir aussi Mc 8.31 ; 9.31 ; 10.34).

Marc 12:18

C'est le seul endroit dans l'évangile de Marc où les sadducéens sont mentionnés par leur nom, bien qu'ils soient inclus lorsqu'il est fait référence aux chefs des prêtres (voir 8.31 ; 10.33 ; 11.18,27). Les sadducéens ne croient pas en la résurrection des morts (voir Ac 4.1–2 ; 23.8).

Marc 12:19

Les sadducéens s'appuient seulement sur les livres de Moïse pour établir leur doctrine. • Comme les pharisiens (12.14), ils s'adressent à Jésus en tant que "maître". Les sadducéens aiment débattre avec les enseignants religieux (voir Flavius Josèphe, Antiquités juives 18.1.4).

Marc 12:24-27

La réponse de Jésus comporte deux éléments. Tout d'abord, il réprimande les sadducéens pour leur ignorance en ce qui concerne les Écritures (c'est-à-dire l'Ancien Testament), puisque la résurrection des morts y est très clairement mentionnée, tant dans ce qu'on appelle les Prophètes (Es 26.19 ; Ez 37.1–14) que dans les Écrits (Jb 19.26 ; Ps 16.9–11 ; 49.16 ; 73.23–26 ; Dn 12.2). Cependant, les sadducéens n'acceptent que la Torah (de Genèse à Deutéronome), et Jésus leur répond donc à partir de la Torah. En renvoyant à Dieu comme au Dieu d'Abraham, au Dieu d'Isaac et au Dieu de Jacob (voir Ex 3.6,15–16), Jésus montre que l'alliance de Dieu avec les patriarches ne peut pas être rompue par la mort. Les patriarches sont toujours vivants (Mt 8.11–12 ; 13.17 ; Lc 16.19–31 ; Jn 8:56), car Dieu est le Dieu des vivants, et non pas des morts. La relation d'alliance tissée par Dieu avec son peuple s'étend au-delà de la mort physique, ce qui signifie que la vie après la mort est bien une réalité. • Deuxièmement, Jésus vient remettre en question les certitudes des sadducéens, en révélant leur ignorance du pouvoir de Dieu. Ils pensent que la vie de résurrection est une extension de la vie mortelle, mais en réalité, elle constitue une vie élevée à un tout autre niveau. Dans cette nouvelle existence, il n'y a pas besoin de sexualité pour avoir une descendance car il n'y a plus de mort. L'intimité du mariage est remplacée par la communion avec la multitude de croyants et avec Dieu (Mc 10.29–30 ; Mt 19.28–29 ; Lc 18.29–30 ; Ap 21.1–4). C'est de ce point de vue-là que les croyants ressuscités sont semblables aux anges au ciel. • Jésus démontre sa sagesse à travers son argument, et vient affirmer ses disciples dans l'espérance de la résurrection. Jésus est la résurrection et la vie (Jn 11.25) ; il a vaincu la mort et assure à ceux qui croient en lui qu'ils ne vont pas périr, mais auront la vie éternelle (Jn 3.16).

Marc 12:28-34

Après les trois manifestations d'hostilité de 11.27–12.27, le lecteur pourrait s'attendre à ce que la prochaine question posée à Jésus adopte le même ton (voir 11.28 ; 12.13,15,19–23), mais ce n'est pas le cas. Dans les autres épisodes de l'évangile de Marc où apparaissent des spécialistes de la loi religieuse, ils sont dépeints comme étant opposés à l'œuvre de Dieu (2.6–7,16 ; 3.22 ; 7.1,5 ; 8.31 ; 9.14 ; 10.33 ; 11.18,27) et Jésus met en garde les foules contre leur hypocrisie (12.38–40). Mais ce spécialiste de la loi est bien disposé envers Jésus (12.28,32), il l'encense (12.32–33), et Jésus va souligner la justesse de sa réponse, tout en lui certifiant qu'il n'est pas loin du royaume de Dieu (12.34).

Marc 12:28

La Torah (de Genèse à Deutéronome) contient 613 commandements distincts, et les enseignants juifs aimaient discuter de ceux qui étaient plus importants que les autres. Aucun commandement n'est considéré comme inutile, mais certains étaient reconnus comme plus importants que d'autres (voir Mt 22.40). Pour le rabbin Hillel, le commandement le plus important pouvait être résumé ainsi : "Ce qui est haïssable pour toi, ne le fais pas à ton prochain" (Talmud de Babylone - Traité Shabbat 31a ; voir aussi Tb 4.15 ; Pr 3.6 ; Es 33.15–16 ; 56.1 ; Am 5.4 ; Mi 6.8 ; et Ha 2.4).

Marc 12:29-31

La réponse de Jésus combine deux commandements situés en deux endroits différents de la Torah. • Le premier, Dt 6.4–5, était probablement le passage le plus connu de l'Ancien Testament, car il était répété deux fois par jour par les Juifs pieux. Il est appelé le Shema car il commence par le mot "Écoute" (en hébreu shema‘). Le premier commandement correspond à la première partie des "Dix Commandements" (Ex 20.2–11), qui traite des rapports entre Dieu et les hommes. • L'unicité de Dieu est fondamentale pour le monothéisme juif et chrétien, et est au cœur du commandement d'aimer Dieu de tout son cœur (pensée et affection), de toute son âme (désir et sentiment), de toute sa pensée (compréhension) et de toute sa force (énergie et puissance). • Le deuxième commandement vient de Lv 19.18. Il correspond à la deuxième partie des "Dix Commandements" (Ex 20.12–17), qui traite des rapports entre les différents individus. Ce deuxième commandement se fonde sur l'inclination naturelle des gens à prendre soin d'eux-mêmes. Le fait qu'il soit fréquemment répété témoigne de son importance pour l'Église primitive (Mt 5.43–44 ; 19.19 ; 25.31–46 ; Rm 13.8–10 ; Ga 5.14 ; Jc 2.8 ; La Didachè 1.2 ; 2.7). Les deux commandements ne sont pas indépendants, mais sont intimement associés pour former un seul commandement. La prise en compte de ces deux commandements exclut le mysticisme religieux qui ne traite que de la relation de la personne avec Dieu, mais aussi l'humanisme qui ne traite que des relations entre les personnes.

Marc 12:32-33

Ce que dit le spécialiste de la loi souligne l'importance de ces deux commandements pour vivre une vie de dévotion authentique.

Marc 12:34

Le récit se termine avec Jésus faisant l'éloge de ce spécialiste de la loi pour avoir reconnu que respecter ce double commandement est plus important que les holocaustes et les sacrifices (voir Os 6.6). Mais nous restons dans l'incertitude quant au sort de cet homme : il n'est pas loin du royaume de Dieu, mais y est-il entré ? Marc a peut-être volontairement laissé cette question sans réponse, pour que chaque lecteur puisse y réfléchir pour lui-même : suis-je entré dans le royaume de Dieu ?

Marc 12:35-37

Après avoir répondu à diverses questions, principalement de la part de ses opposants, c'est maintenant Jésus qui va leur poser une question (voir 8.27 ; Mt 17.25 ; 21.31 ; Lc 10.36). Le Messie était considéré comme le fils de David en raison de passages tels que Es 9.2–7 ; 11.1–5 ; Jr 23.5–6 ; 33.15–16 ; Ez 34.23–24 ; 37.24–28, et Jésus ne veut pas nier que le Messie est un descendant de David en posant cette question (Mc 10.47–48 ; 11.10; voir Rm 1.3–4). Cependant, il souhaite démontrer que bien qu'étant correcte en soit, cette description est insuffisante : le Messie est bien plus que cela !

Marc 12:36-37

Le verset de l'Ancien Testament le plus cité dans le Nouveau Testament est le Psaumes 110.1. On comprend que le Messie est le Seigneur de David, puisque David affirme dans ce psaume que le Seigneur [Dieu] a parlé à son Seigneur [le Messie]. Ainsi, le Messie n'est pas seulement un fils de David : il est aussi le Fils de Dieu qui siège à la droite de Dieu (Mc 14:62) et qui vient pour juger le monde (8.38 ; 13:24–27,32–37).

Marc 12:38-39

Jésus met en garde contre les spécialistes de la loi (voir 1.22), et l'avertissement qu'il adresse ici est similaire à celui qu'il oppose aux pharisiens et aux hérodiens en 8.15. Les scribes ont enfreint les deux plus grands commandements (12:30–31). Ils ont enfreint le premier commandement en n'aimant pas Dieu, et en ne lui donnant pas à lui seul la révérence et l'adoration qu'ils recherchent pour eux-mêmes. • Les longues robes étaient probablement les vêtements portés par les hommes religieux ; et se faire appeler "Rabbi" (voir Mt 23.7) faisait peut-être parti de ces salutations publiques qu'ils pouvaient rechercher. Les sièges d'honneur se situaient à l'avant de la synagogue, face à la congrégation.

Marc 12:40

Les enseignants de la loi religieuse ont enfreint le deuxième commandement en ne parvenant pas à aimer leurs prochains, comme en témoigne leur tendance à dépouiller les veuves et leurs biens. Ils exploitent clairement les personnes les plus vulnérables et celles dans le besoin, malgré la préoccupation de Dieu pour les veuves (Dt 14.29 ; Ps 68.6 ; 146.9 ; Es 1.17 ; Jr 7.6 ; 49.11), et sa condamnation portée sur ceux qui les maltraitent (Es 1.23 ; Ez 22.7 ; Za 7.10 ; Ma 3.5). Ils portent en réalité le manteau de l'hypocrisie et de la fausse piété (voir Mt 6.5–6 ; Lc 18.11–12). • Au jugement final, ils seront plus sévèrement punis (Mc 9.42–48 ; voir Lc 14.11).

Marc 12:41-42

Le mot souvent souvent traduit par "tronc" ou "trésor" peut faire référence à l'endroit où était stocké l'argent du temple. Mais ici, il fait référence à l'un des treize coffres dans lesquels les gens pouvaient mettre leurs offrandes. Jésus regarde la scène, et observe que beaucoup de personnes fortunées y mettent de grosses sommes d'argent. Puis il remarque une pauvre veuve qui va seulement y introduire deux petites pièces (l'utilisation du terme romain quadrans soutient l'idée que Marc a écrit son évangile pour l'église de Rome; voir Introduction au Livre de Marc). Ces deux pièces valaient un soixante-quatrième d'un denier, soit le salaire correspondant à une journée de travail (Mt 20.1–2).

Marc 12:41-44

Le récit de cette pauvre veuve met en évidence le contraste entre les chefs religieux empreints d'une fausse piété (12.38–40), et les personnes qui aiment vraiment Dieu. Dans ce passage, l'accent est mis sur la déclaration de Jésus, d'après laquelle la veuve a en réalité donné plus que les riches.

Marc 12:43-44

Jésus appelle ses disciples à écouter son enseignement (voir 3.23 ; 6.7 ; 8.1 ; 10.42 ; voir aussi 7.14 ; 8.34). Dans sa déclaration en 12.43, Jésus révèle la différence radicale entre sa pensée et celle du monde. Dans ce monde, personne n'aurait fait grand cas d'une veuve pour un don de deux petites pièces, mais Jésus et son Père regardent au cœur d'une personne (1S 16.7). La veuve fait exactement ce que Jésus a dit de faire au jeune homme riche (Mc 10.21), et ce qu'il a enseigné de faire à ses propres disciples (1.18,20 ; 8.34–37 ; 10.28–29). Comme la femme de 14.3–9, la pauvre veuve aime Dieu de tout son cœur, de toute son âme, de toute sa pensée et de toute sa force (12.30).

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