Tyndale Open Study NotesLuc 22
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Lire Luc 22 dans la BibleLuc 22:1
Le repas de la Pâque avait lieu le 15 Nisan (mars-avril) dans le calendrier juif. Il était immédiatement suivi par la fête des pains sans levain, qui durait sept jours (Ex 12.1–20 ; 23.15 ; 34.18 ; Dt 16.1–8). Parfois, cette fête est aussi appelée la Pâque.
Luc 22:3
Luc 22:4
Le temple disposait de sa propre force de sécurité, afin d'y faire régner l'ordre.
Luc 22:5
Judas veut recevoir de l'argent. Jean nous dit qu'il était un voleur, et qu'il se servait dans le fond commun destiné à l'ensemble des disciples (Jn 12.6).
Luc 22:6
Jésus est populaire parmi le peuple. Ainsi, il est difficile pour ses adversaires de trouver un moment propice pour l'arrêter, car une grande foule avait pris l'habitude de le suivre.
Luc 22:7-30
Jésus célèbre la Pâque juive traditionnelle, mais il la transforme en faisant référence à sa propre mort sacrificielle en tant qu'agneau pascal. Il prépare également ses disciples à sa mort imminente, et aux responsabilités qu'ils vont devoir assumer au sein de son église.
Luc 22:7
La coutume était de sacrifier l'agneau pascal au crépuscule, et de célébrer la Pâque le soir (voir Ex 12.6–8).
Luc 22:8
L'agneau a été rôti et mangé avec des herbes amères et du pain sans levain lors du repas de la Pâque (Ex 12.8 ; Nb 9.11–12 ; Dt 16.3). Les herbes amères sont un symbole de l'amertume de l'esclavage en Égypte, et le pain sans levain est un rappel de leur hâte à quitter l'Égypte.
Luc 22:10
Il était peu fréquent de voir un homme porter une cruche d'eau, car c'était normalement les femmes qui s'acquittaient de ce service.
Luc 22:11-12
Le texte ne dit pas si Jésus a manifesté une forme de connaissance surnaturelle, ou s'il avait pris connaissance de l'existence de cette chambre à l'avance (voir aussi 19.30–34).
Luc 22:12
L'Ancien Testament et la littérature juive ultérieure contiennent de nombreux exemples d'adieux dans lesquels une personne mourante adresse ses dernières paroles à ses amis proches (voir Gn 49.1–27 ; Dt 31–34 ; Jos 23–24 ; 1S 12 ; 1Ch 28.1–29.30). Ces adieux suivaient une forme standard. La personne mourante, entourée de ses proches, les réconfortait et les exhortait à obéir à la loi. Elle priait et les bénissait, laissant souvent derrière elle des écrits. Dans certains cas, le défunt transmettait son "esprit" à ses disciples ou à son successeur (voir Nb 27.18 ; Dt 34.9 ; 2R 2.9–14). Chacun de ces éléments est présent dans l'adieu de Jésus. • Cette section est souvent appelée "le discours de la chambre haute", car le repas a été pris dans une salle à l'étage (Lc 22.12).
Luc 22:14
De manière similaire à la coutume hellénistique, les banquets des juifs se prenaient habituellement en étant allongés sur des divans (voir note d'étude sur Jn 13.23).
Luc 22:15
Jésus mange le repas de la Pâque avec ses disciples en suivant l'ordre traditionnel propre à la célébration de cette fête (voir note d'étude sur Mt 26.26–29).
Luc 22:16
Luc 22:17
Quatre coupes de vin étaient utilisées dans la célébration traditionnelle de la Pâque - une lors de la bénédiction d'ouverture, une après l'explication de la Pâque, une après le repas, et une après un psaume de conclusion. La coupe dont parle Jésus est probablement la première coupe qui introduisait la cérémonie.
Luc 22:20
Dans l'Ancien Testament, les alliances ratifiées par Dieu étaient confirmées et scellées par le sang d'un sacrifice (Gn 15.9–10 ; Ex 24.8). La mort de Jésus a instauré la nouvelle alliance que Dieu avait promise à son peuple (Jr 31.31–34).
Luc 22:21-22
Des hommes méchants ont trahi et tué Jésus, mais cela faisait partie du plan souverain de Dieu pour accomplir le salut (voir Ac 2.23).
Luc 22:22
Luc 22:24
Sur la discussion des disciples pour savoir lequel est le plus grand, voir aussi Mc 9.33–37 ; 10.35–45.
Luc 22:25
Le mot grec utilisé par Jésus pour désigner la manière d'agir des dirigeants fait référence à leur pratique, consistant à faire des cadeaux et des faveurs à leurs sujets afin de gagner leur honneur et loyauté. Il y a un fort contraste entre la manière d'agir des responsables du monde (recherche du pouvoir militaire, coercition et corruption), et la manière d'agir de Jésus, qui agit en serviteur et vient se sacrifier pour les autres.
Luc 22:27
Jésus définit le vrai leadership consiste à répondre aux besoins des autres et les habiliter à être tout ce que Dieu les a appelés à être (voir Mc 10.45). Cette déclaration était frappante à l'époque, dans une culture où le statut et le pouvoir étaient centraux.
Luc 22:29-30
Jésus leur accorde de manger à sa table (voir la note thématique sur Le Banquet Messianique).
Luc 22:30
Luc 22:31
En ce qui concerne Satan, voir 4.2 ; 10.18 ; 11.15. Satan est l'accusateur du peuple de Dieu (voir Jb 1.7 ; 2.2), et il va mettre à l'épreuve Simon Pierre et le reste des apôtres. • Le blé était criblé à travers un tamis pour séparer le grain des épis. C'est une image pour décrire une épreuve extrême (voir Es 30.28 ; Am 9.9). • Jésus savait que Pierre allait le renier, et que les autres disciples allaient passer par de terribles épreuves.
Luc 22:32
Après avoir renié Jésus, Pierre sera pleinement restauré par son seigneur.
Luc 22:33
Luc 22:34
C'est le jeudi soir que Jésus a annoncé à Pierre qu'il le renierait, avant même que le coq ne chante le lendemain matin. Cela ne contredit pas ce qu'on retrouve dans Mac, avec la mention de la nuit même (Mc 14.30). Luc et Matthieu ont simplement une portée plus globale, et dans le calcul juif, le coucher du soleil marquait le début du jour suivant.
Luc 22:36
Lorsqu'ils étaient en mission dans les villages d'Israël, les apôtres voyageaient sans provisions et dépendaient du soutien des gens qu'ils croisaient (9.3 ; 10.3–4). Il va maintenant advenir des jours dangereux, et ils doivent être plus rigoureux et soigné dans leur préparation. Jésus est train de former ses disciples pour comprendre la souffrance et la mort qu'il va traverser, de même que leur mission dans l'établissement de l'église et dans la proclamation de la Bonne Nouvelle au monde entier. • En parlant d'une épée, Jésus n'appelle pas ses disciples à prendre les armes, mais il leur parle métaphoriquement : ils doivent se préparer à traverser une violente crise.
Luc 22:38
Deux épées n'étaient probablement pas un nombre suffisant pour défendre tout le groupe des disciples, et Jésus a par ailleurs rejeté la violence (22.49–51 ; Mt 26.52). Ce que Jésus a peut-être voulu dire, c'était que deux épées étaient suffisantes pour accomplir Es 53.12. Ou il voulait peut-être signifier par là qu'ils ne comprenaient pas vraiment ce qu'il souhaitait leur dire, et qu'il disait en conséquence des paroles qui les dépassaient.
Luc 22:39
Luc 22:42
Luc 22:43
Bien souvent, les anges aident les humains et viennent les encourager (voir Hb 1.14 ; voir 1R 19.5–8 ; Ps 91.11–12 ; Dn 3.28 ; 10.16–19).
Luc 22:44
Le texte ne dit pas que Jésus a transpiré du sang, comme on le pense souvent, mais que sa sueur est tombée comme du sang se déversant sur le sol. Ça signifie probablement qu'il transpirait abondamment durant cette nuit d'agonie.
Luc 22:45-46
La détresse et la douleur de la prière de Jésus contraste avec l'échec des disciples à être vigilants contre la tentation.
Luc 22:47
Au premier siècle, il était courant de faire un baiser pour saluer un ami. Le baiser de Judas met en évidence son stratagème visant à trahir Jésus.
Luc 22:51
Jean nous apprend que l'homme dont Jésus a guéri l'oreille s'appelait Malchus, et que c'est Pierre qui lui coupa l'oreille (Jn 18.10). En agissant ainsi, Pierre pensait probablement qu'il allait faire advenir la bataille finale du messie, et que l'armée céleste allait apparaître pour détruire les Romains. Ainsi, lorsque Jésus manifeste son refus de se battre, les disciples sont terrifiés et préfèrent s'enfuir (Mt 26.56 ; Mc 14.50).
Luc 22:52
Le mot grec désignant Jésus signifie habituellement "voleur", mais les Romains utilisaient aussi ce terme pour désigner les révolutionnaires violents, qui venaient s'opposer à l'autorité romaine (comme Barabbas, 23.18–19). Pour les Juifs patriotes, ces hommes étaient des symboles de liberté ; pour les Romains, ils étaient de simples voyous.
Luc 22:54
La maison du grand-prêtre était peut-être la maison de Caïphe, le grand prêtre actuel, ou celle d'Anne, son beau-père et un ancien grand-prêtre (voir note d'étude sur 3.2 ; Jn 18.12–14).
Luc 22:59
Pierre est trahi par son accent galiléen (voir Jg 12.5–6).
Luc 22:61
Alors qu'il était dans la maison en train d'être interrogé, le regard de Jésus a dû croiser celui de Pierre à travers une fenêtre ou un vestibule. Quand leurs regards se sont croisés, après le chant du coq, Pierre se souvint de la prophétie du Seigneur (22.34).
Luc 22:63
Luc 22:64
Luc 22:66
Le jour auquel il est fait allusion est le vendredi matin (voir note d'étude sur 22.34). • Le Sanhédrin était à l'origine composé de la noblesse de Jérusalem, avec à la fois des dirigeants civils et les prêtres, et le grand prêtre à sa tête. À l'époque de Jésus, les Sadducéens contrôlaient toujours le Sanhédrin (Ac 5.17), bien que des pharisiens de premier plan aient également acquis une place prééminente au sein de ce conseil (Ac 23.7).
Luc 22:67-68
Jésus a souligné l'hypocrisie des questions qui lui étaient posées : ses adversaires avaient définitivement décrété qu'il n'était pas le messie, et cela ne servait donc rien de leur répondre.
Luc 22:69
Jésus fait référence au Ps 110.1 (voir Lc 20.42–43). Jésus va être crucifié, mais il va aussi être justifié aux yeux de tous par sa résurrection et son élévation à la droite de Dieu (voir Ac 2.33–36 ; voir Dn 7.13–14). Il va siéger en position d'autorité, en tant que juge, et bientôt, ce sera lui qui se fera le juge de ceux qui sont en train de le juger.
Luc 22:70
La signification de la déclaration de Jésus (22.69) n'a pas échappé aux membres du sanhédrin. Le messie était censé être le Fils de Dieu et avoir une relation particulière et filiale avec Dieu (voir notes d'étude sur 1.32–33 ; 4.41 ; voir 2S 7.14 ; Ps 2.7 ; 89.26). Le sanhédrin accuse Jésus de prétendre être le messie (voir notes d'étude sur Mc 14.62,63–64). • L'affirmation selon laquelle il est le messie est en réalité une affirmation nuancée. Jésus voulait probablement dire : "Ce que tu dis est vrai, mais tu ne comprends pas ce que signifie 'messie'". Les adversaires de Jésus ont pourtant bel et bien compris sa réponse comme une confirmation de ce dont ils l'accusent (Lc 22.71).
Luc 22:71
Le sanhédrin considérait la réponse et la confirmation donnée par Jésus (qu'il était à la fois le messie et le Fils de Dieu) comme une revendication blasphématoire, et donc comme une preuve de sa culpabilité.
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Luc 22:1-6
Lorsque Judas Iscariot s'est approché des responsables religieux qui voulaient trahir Jésus (voir 19.47), ces derniers n'ont pas hésité à saisir l'occasion.