Tyndale Open Study NotesJean 11

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Jean 11:1-57

La résurrection de Lazare préfigure la mort et résurrection de Jésus. Même la description de la tombe de Lazare (11.38,44) préfigure en quelque sorte la tombe de Jésus (20.1,7). Peu de temps après cet événement, Jésus a été oint pour son ensevelissement (12.3) : il entre dans l'heure de sa glorification (12.23).

Jean 11:1

En hébreu, Lazare est une forme abrégée d'Éléazar ("Dieu aide"). Parmi les Juifs du premier siècle, c'était le quatrième nom le plus commun pour un homme (voir aussi Lc 16.19–31). • Béthanie était un petit village situé à l'est de Jérusalem, juste au-dessus du mont des Oliviers (Jn 11.18). C'est là que Jésus séjournait souvent lorsqu'il était à Jérusalem. Jésus a dû traverser Béthanie en se rendant à Jérusalem, car la plupart des Juifs venant de Galilée empruntaient un itinéraire passant par le sud, en allant jusqu'à Jéricho. Ils mettaient ensuite le cap vers l'ouest jusqu'à Jérusalem. • Marie et Marthe étaient sœurs (Lc 10.38–42). Marthe était probablement l'aînée ; elle était l'hôtesse dans l'histoire de Luc, et représentait sa famille. Plus tard, Marie a oint les pieds de Jésus de parfum (Jn 12.1–8).

Jean 11:3

Les deux sœurs font face à un dilemme. Elles savent que Jésus a le pouvoir de guérir, mais elles sont conscientes que son retour en Judée induit un risque pour sa personne (11.8).

Jean 11:4

La réponse de Jésus fait écho à ce qu'il avait dit sur l'aveugle de naissance (9.1–5). Jésus savait déjà que Lazare était mort (11.14). Mais il parlait de la résurrection de Lazare (11.43), qui servirait à rendre gloire à Dieu.

Jean 11:6

Pour se rendre depuis l'endroit où Jésus séjournait (voir 10.40) jusqu'à Béthanie, il ne fallait qu'un seul jour de voyage. Néanmoins, Jésus attendait un moment que lui jugerait propice (2.4 ; 7.5–9), et ne se laissait pas influencer par les autres.

Jean 11:8

Les disciples étaient légitimement inquiets compte tenu des risques (voir 7.25 ; 8.37,44,59 ; 10.31,39).

Jean 11:16

Sur Thomas, voir aussi 14.5 ; 20.24 ; 21.2 ; Mc 3.18. • Thomas savait que les visites précédentes en Judée avaient été périlleuses (Jn 5.18 ; 10.31,39). Pour Jésus, voyager en direction de Jérusalem à ce moment précis allait sûrement conduire à sa mort (voir 11.49–50).

Jean 11:17

À l'époque, les personnes étaient enterrées le jour même de leur mort. Jean relate que Lazare est resté quatre jours dans la tombe : le miracle ne peut donc pas être interprété comme une simple réanimation.

Jean 11:19

À l'époque du Nouveau Testament, la société était beaucoup moins individualiste, et on vivait davantage de manière publique. La grande famille élargie de Lazare, ainsi que les villageois, étaient venus pour une période de deuil de sept jours. Des pleurs et des cris accompagnaient le deuil des sœurs (voir 11.33 et la note d'étude correspondante).

Jean 11:21

Marie a ensuite répété les paroles de Marthe (11.32), car les deux sœurs connaissaient la réputation de guérisseur de Jésus. Elles en ont conclu que Jésus aurait pu guérir Lazare, mais elles n'imaginaient pas que Jésus allait le ressusciter d'entre les morts.

Jean 11:22

Marthe était persuadée que Jésus pouvait encore intervenir d'une manière ou d'une autre. Malgré cela, elle a émis une objection lorsque Jésus a voulu ouvrir le tombeau (11.39) ; elle n'avait pas saisi que Jésus allait ressusciter son frère.

Jean 11:24

Marthe a mal compris les paroles de Jésus (voir 11.11–13), pensant qu'il faisait référence à la grande résurrection des morts, à la fin des temps.

Jean 11:25

Marthe a appris à croire en Jésus : non seulement en tant que guérisseur, mais aussi en tant que vainqueur de la mort. • Vivre avec Jésus signifie goûter à la victoire sur la mort. Bien que ses disciples soient encore mortels, ils jouiront de la vie éternelle après leur mort. Concernant les "Je suis" de Jésus, voir la note d'étude sur 6.35.

Jean 11:26-27

En interrogeant Marthe, Jésus n'est pas en train de lui demander si elle croit qu'il peut faire revenir Lazare du tombeau. Bien plutôt, il lui demande si elle croit que la vie elle-même est liée à Jésus. • Même si elle n'a pas conscience de toutes les implications concrètes soulevées par sa réponse, elle reconnaît que Jésus est le Messie, tout en se montrant surprise par l'ampleur de sa puissance.

Jean 11:28-32

Marie se joint maintenant à la scène, aux abords du village. Elle répète le cri et la plainte de sa sœur. Elle tombe aux pieds de Jésus, non pas dans une attitude d'adoration, mais accablée d'un profond chagrin.

Jean 11:33

Les pleurs bruyants et les lamentations sont caractéristiques des manifestations publiques de chagrin dans cette culture (Mc 5.38), tout comme se frapper la poitrine (Lc 18.13). • Le mot grec utilisé traduit une profonde colère, de l'indignation et de la fureur. Jésus n'était pas en colère contre Marthe ou Marie, mais contre le caractère futile de la scène et l'incrédulité de toutes ces personnes devant la réalité de la résurrection.

Jean 11:39

Lazare a été enterré dans une tombe taillée dans un flanc de la roche, ce qui était courant à l'époque. La tombe était fermée, et pouvait être rouverte à l'occasion d'autres inhumations, grâce à une pierre qui couvrait l'entrée et qui pouvait être roulée. Une porte centrale menait à une sorte de grotte où des "bancs funéraires" étaient taillés dans la pierre.

Jean 11:45-46

Alors que la nouvelle du miracle se répand rapidement dans la ville de Jérusalem (12.9, 17), l'opinion publique est à nouveau divisée (6.66–69 ; 7.43 ; 9.16 ; 10.19 ; 11.37). La réputation de Jésus en tant que guérisseur capable de ressusciter les morts était connue en Galilée (voir Mt 9.24–26 ; 10.8 ; 11.5). Désormais, il a introduit ce pouvoir en Judée.

Jean 11:48

Les délibérations du conseil révèlent leur crainte que tout le monde croie en lui. Si les gens croyaient que le Messie était venu, les implications politiques seraient menaçantes. Les Romains se méfiaient des messies juifs, et le mouvement autour de Jésus pouvait les inciter à envahir et à détruire Jérusalem et son Temple.

Jean 11:49

Caïphe était le dirigeant du grand conseil de 18 à 36 apr. J.-C.. Il a travaillé pendant dix ans aux côtés de Ponce Pilate, gouverneur de Judée (de 26 à 36 apr. J.-C. ; voir 18.29) pour maintenir la paix avec Rome.

Jean 11:50-51

Les paroles de Caïphe étaient ironiques. Il voulait dire qu'il valait mieux qu'un révolutionnaire meure plutôt que de voir les Romains écraser toute la nation juive. Mais d'une certaine manière, Caïphe avait raison sans le savoir. Le salut dont les juifs avaient besoin n'avait pas grand-chose à voir avec Rome ; il viendrait à travers la croix du Christ. Jean souligne que l'inspiration de Caïphe ne venait pas de lui-même mais de Dieu.

Jean 11:52

La mort de Christ n'était pas seulement pour Israël, mais pour tous, y compris des personnes d'autres cultures dispersées dans le monde (10.16 ; 12.32).

Jean 11:53-54

Quand les dirigeants juifs ont commencé à comploter pour faire mourir Jésus, celui-ci a réagi par un geste politique judicieux (11.54). • Éfraïm était un village situé à environ 19 kilomètres au nord de Jérusalem, où Jésus était à l'abri du Tribunal religieux mais suffisamment proche pour pouvoir se rendre à pied à la prochaine fête de la Pâque (11.55).

Jean 11:55-57

Lorsque les foules sont arrivées en pèlerinage à Jérusalem pour la Pâque (voir 2.13), la ville était en effervescence à cause de Jésus et de son miracle de la résurrection de Lazare. Les gens se demandaient si Jésus obéirait à la loi et viendrait en ville pour célébrer la Pâque, ou s'il jouerait la prudence en restant à la campagne. Les prêtres et les pharisiens savaient que Jésus était fidèle à la loi et qu'il assisterait à la fête, c'est pourquoi ils ont essayé de faire de la ville un piège pour lui.

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