Tyndale Open Study NotesJérémie 8
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Lire Jérémie 8 dans la BibleJérémie 8:1-2
Disperser les os des morts représentait l'acte ultime de mépris envers une nation vaincue. Les divinités païennes vénérées à Jérusalem (le soleil, la lune et les étoiles) n'avaient aucun pouvoir pour empêcher cet affront.
Jérémie 8:4-17
Ces trois courts poèmes ont vraisemblablement été donnés durant le règne de Jojakim.
Jérémie 8:4-7
Ces versets dressent la liste des preuves des péchés de Juda. Le peuple s'était abandonné au sexe rituel idolâtre et suivait les pratiques liées à l'adoration des idoles. Ils restaient prisonniers de leurs illusions, leurs esprits et leurs cœurs étant enfermés dans le mensonge, un terme souvent associé aux idoles (5.3, 6 ; 7.24 ; 9.6 ; Pr 24.16 ; Es 44.20 ; Am 5.2 ; Mi 7.8).
Jérémie 8:6
L’Éternel, qui entend tout (cf. Lc 12.3), écoutait même les paroles murmurées en privé. Aucun mot ne reflétait la vérité, et personne ne regrettait ses mauvaises actions. Comme un cheval qui galope en pleine bataille sans se soucier de la mort ou du danger, ils ne prenaient pas en compte les conséquences de leurs péchés.
Jérémie 8:7
cigogne ... tourterelle ... hirondelle ... grue : le créateur a doté certains oiseaux de la capacité de naviguer dans le ciel, allant des lieux de nidification estivaux aux zones d’alimentation hivernales, suivant leurs instincts avec une précision étonnante. En revanche, le peuple d’Israël a ignoré les révélations de l’Éternel et les lois de l’alliance qu’il avait établies.
Jérémie 8:8-13
Les gens ont protesté contre le jugement de l’Éternel, malgré le fait qu’ils possédaient sa parole. Dieu les a condamnés parce qu’ils n’avaient pas mis en pratique ses enseignements (cf. Mt 7.26 ; Jc 1.22–25).
Jérémie 8:8
Les enseignants, très respectés par le gouvernement et dans le temple, comprenaient des sacrificateurs et des Lévites non-sacrificateurs. Ils étaient experts dans l'explication de l'alliance du Sinaï et étaient honorés pour leur connaissance de la doctrine de l’alliance et des subtilités du système juridique qui y était associé. Pourtant, ils soutenaient désormais les points de vue païens du roi Jojakim et de ses fonctionnaires, les présentant comme une parole mise à jour de l’Éternel (voir note d'étude sur 2.23). L’Éternel qualifiait ces nouvelles doctrines de mensonges.
Jérémie 8:9-10
Le terme « sages » est sarcastique : l’Éternel a qualifié leurs enseignements de folie et a révélé que leur véritable motivation était la cupidité (cf. Jb 28.28). Ce péché dominait la vie des prophètes et des sacrificateurs, faisant d’eux tous des imposteurs.
Jérémie 8:10-12
Ces versets répètent 6.13–15.
Jérémie 8:13
Après avoir présenté les preuves (voir note d'étude sur 8.4–7), l’Éternel a maintenant décrété la punition de tous ces pécheurs. Ils seront consumés, ainsi que les produits de la terre. • dit l’Éternel : l’Éternel a appuyé son décret de toute son autorité.
Jérémie 8:14-15
Ces personnes avaient entendu Jérémie prononcer publiquement le décret de l’Éternel ; elles se rendaient alors compte qu’elles méritaient leur punition pour avoir péché contre l’Éternel. Bien que leur destin ait été scellé, elles ne cherchaient toujours pas à obtenir le pardon de leurs péchés.
Jérémie 8:16
Voir 6.22–23.
Jérémie 8:18-23
Les sacrificateurs du temple mémorisaient et récitaient avec maîtrise des prières minutieusement préparées, considérées comme des rituels du culte du temple. Il était essentiel de répéter exactement le texte des prières ; toute variation enlevait à celles-ci leur pouvoir magique perçu. Le caractère des sacrificateurs prononçant ces prières était jugé sans importance. Il en allait de même pour les lamentations. En revanche, les prières et lamentations de Jérémie étaient spontanées et exprimaient profondément son âme.
Jérémie 8:20
Au lieu de confesser leurs péchés, les gens se sont laissés envahir par le désespoir. Le temps de la moisson de leur salut était révolu et ils n'ont pas été sauvés.
Jérémie 8:21-22
Jérémie compatissait à la souffrance de son peuple. La proximité entre Dieu et son prophète fait que, parfois, les pronoms à la première personne désignent aussi l’Éternel : il partage la douleur de son peuple (cf. Mt 23.37).
Jérémie 8:22
Le médicament de Galaad était une résine collante qui suintait des entailles pratiquées dans les troncs ou les branches de petits arbres à grandes feuilles, situés dans les hautes terres à l'est du Jourdain. Les marchands qui la vendaient prétendaient qu'elle avait des pouvoirs de guérison.• Jérémie percevait que les gens avaient besoin que Dieu guérisse leur profonde maladie spirituelle. Cependant, ils ne voyaient que les manifestations physiques du jugement divin et refusaient de reconnaître que leur rébellion spirituelle était la véritable cause de leurs maux. Le chant gospel « There is a balm in Gilead » (en français, « Il y a un baume en Galaad ») désigne Jésus comme le baume ultime pour nos âmes.
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Jérémie 8:1-3
Ce message annonce la mort du peuple de Juda. Ce qui s'est accompli lors de la destruction de Jérusalem (586 av. J.‑C.).