Tyndale Open Study NotesEsdras 4
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Lire Esdras 4 dans la BibleEsdras 4:1
de Juda et de Benjamin : La plupart des exilés qui étaient revenus provenaient de ces deux tribus d'Israël (1.5).
Esdras 4:2
Le roi Assarhaddon d'Assyrie (680–669 av. J.‑C.) avait déporté les Israélites vers des régions étrangères et installé sur leur terre d’autres peuples conquis pendant le règne de Manassé en Juda. Ces nouveaux habitants étrangers avaient découvert l’Éternel en arrivant en Israël, mais ils avaient aussi continué à vénérer leurs divinités ancestrales (2R 17.27–34, 40–41).
Esdras 4:3
Les principaux responsables politiques, religieux et tribaux se sont unis pour rejeter la proposition des étrangers, une proposition qui aurait ouvert la voie à leurs pratiques idolâtres. Les Juifs ne voulaient pas reproduire l’erreur de leurs ancêtres, exilés pour avoir adoré les faux dieux cananéens. • comme nous l’a ordonné le roi Cyrus, roi de Perse : voir 1.2–4.
Esdras 4:4
Constatant qu’ils ne parviendraient pas à diriger ou influencer la communauté juive déjà solidement établie (4.1–3), les gens du pays ont recouru à des actions d'intimidation pour freiner l’essor politique des Israélites.
Esdras 4:5
Le peuple a payé un lourd tribut pour son intransigeance en matière de sainteté. • Cyrus a régné jusqu’en 530 av. J.-C. • Darius Ier a accédé au trône de Perse en 521 av. J.-C. • La reconstruction du temple a repris en 520 av. J.-C. et s’est achevée en 515 av. J.-C. (voir 6.15).
Esdras 4:6-23
Ces versets sont une parenthèse relative à l’opposition ultérieure aux travaux de reconstruction menés par le peuple Juif. Le récit renvoie en réalité à des événements survenus sous les règnes de Xerxès (486–465 av. J.-C.) et d’Artaxerxès Ier (465–424 av. J.-C.), mais ils sont placés ici parce qu’ils s’accordent avec le thème de l’opposition. Chronologiquement, 4.6 se situe entre les chapitres 6 et 7, tandis que 4.7–23 s'insère avant Né 1.
Esdras 4:7
La date exacte de ces évènements reste inconnue, mais ils ont peut-être eu lieu vers 448 av. J.-C., au moment d’une révolte égyptienne (soit quelques années avant qu’Artaxerxès Iᵉʳ n’envoie Néhémie à Jérusalem en 445 av. J.-C.). Si tel était le cas, les ennemis de Juda et d’Artaxerxès craignaient probablement que les Juifs ne suivent l’exemple des Égyptiens en se révoltant. • L’araméen servait alors de langue diplomatique internationale au sein de l’Empire perse.
Esdras 4:9
En incluant les salutations d’un panel de personnalités politiques influentes et de chefs de communautés locales, cela renforçait la crédibilité des accusations et en maximisait l'impact politique. • Les juges, dignitaires de la cour, maîtrisaient parfaitement le droit perse. • De plus, obtenir l’appui des habitants de Babylone et d’Érec, ainsi que de ceux de Suse, rendait l’argumentation contre les Juifs d’autant plus convaincante.
Esdras 4:10
Osnappar avait déporté et réinstallé dans les territoires d’Israël et d’Aram des populations originaires de contrées conquises (voir 2R 17.24–41). • Samarie était l’ancienne capitale du royaume du Nord d’Israël. • La province située à l’ouest de l’Euphrate englobait la Syrie, Israël et Juda.
Esdras 4:11-22
Esdras inclut une copie en araméen de la lettre envoyée à Artaxerxès ainsi que sa réponse.
Esdras 4:13
Le tribut correspondait à un impôt fixe dû chaque année ; les droits de douane fonctionnaient comme des taxes sur les échanges, et les péages étaient des redevances pour utiliser les routes. Les dirigeants précédents avaient déjà prélevé des revenus importants dans cette région (4.20 ; cf. 1R 10.14–15).
Esdras 4:14
comme nous mangeons le sel du palais : La formule araméenne « nous mangeons le sel du palais » sert de métaphore pour exprimer un serment de fidélité au roi. • Les signataires de la lettre prétendaient agir uniquement pour préserver la gloire du roi, alors qu’en réalité ils visaient à accroître leur influence et à prendre l’ascendant politique sur les Juifs.
Esdras 4:15-16
Les Perses avaient accès aux archives babyloniennes qui décrivaient les révoltes de Jérusalem contre Nebucadnetsar (voir 2R 24.1–7). • L'affirmation selon laquelle toute la province à l’ouest de l’Euphrate échappait aux Perses relevait de l’exagération, puisque les Juifs y formaient en réalité une faible minorité.
Esdras 4:18
La lettre a été traduite de l'araméen vers le persan, la langue maternelle du roi.
Esdras 4:19-20
Le roi Jojakim (609–598 av. J.‑C.) s'était révolté contre Babylone vers 601 av. J.‑C., et le roi Sédécias (597–586 av. J.‑C.) avait fait de même vers 588 av. J.‑C. (voir 2R 25.2).
Esdras 4:21
avant une autorisation de ma part : Les travaux de restauration de la muraille sont restés à l’arrêt jusqu’en 445 av. J.-C., date à laquelle Néhémie, l'échanson d’Artaxerxès, a obtenu l’autorisation de les reprendre (voir Né 2.1–6).
Esdras 4:23
Il est probable qu’une unité militaire ait contraint les Juifs à interrompre les travaux, mettant ainsi à exécution les directives royales. Durant cette période, une portion de la muraille déjà reconstruite aurait même pu être démolie (cf. Né 1.3). • Ce verset vient clore la parenthèse entamée en Esd 4.6.
Esdras 4:24
Esdras reprend à présent le récit de la reconstruction du temple, entreprise entre 520 et 515 av. J.-C.
Les événements décrits dans les versets suivants se sont déroulés environ seize ans après ceux rapportés jusqu'à 4.5.
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Esdras 4:1-5
Réinstallée dans plusieurs villes de Juda, la communauté a réorienté ses efforts vers le culte à Jérusalem. Elle a rebâti un autel et repris les sacrifices réguliers juste à temps pour célébrer les fêtes juives (3.4), puis s'est engagée dans la difficile reconstruction du temple lui-même (3.8). Très vite, cette communauté a rencontré la résistance des habitants du pays (4.1–5).