Tyndale Open Study NotesAmos 5

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Amos 5:1-17

Dans cette section, Amos adresse à Israël ses trois messages prophétiques, dans lesquels il accuse le peuple élu de Dieu de mal comprendre son statut. Ces messages montrent une progression vers le jugement.

Amos 5:1-3

Les accusations contre Israël sont formulées (3.1–2 ; 4.1–3) ; place au jugement. Amos affirme cela en chantant une complainte pour Israël, comme si la nation était déjà morte.

Amos 5:1

complainte : Le mot hébreu (qinah) décrit un rythme spécial (3+2 battements) utilisé pour les complaintes funèbres (la plupart du livre des Lamentations est écrit en qinah). Le sens de cette allusion menaçante est clair : Israël est déjà mort et attend maintenant d'être enseveli.

Amos 5:2

En termes politiques, le mot « vierge » désigne le fait d'être une nation non conquise par une puissance étrangère (par exemple, Babylone, Es 47.1 ; Jérusalem, Lm 2.13 ; cf. Lm 1.1).

Amos 5:3

Ce verset décrit une inversion des promesses faites en Lv 26.8.

Amos 5:4

« Cherchez-moi, et vous vivrez ! » pose une condition : pour vivre, Israël doit chercher l'Éternel (également en 5.6). Sinon, le chant funèbre (5.1–2) deviendra sa sentence de mort.

Amos 5:5

Béer-Shéba était un autre site (voir note d'étude sur 4.4) lié à l'ère patriarcale (par exemple, Abraham, Gn 21.33 ; 22.19) qui avait été transformé en sanctuaire. • Guilgal. .. captif : un jeu de mots utilisant l'allitération (hébreu hagilgal galoh yigleh).

Amos 5:6

la maison de Joseph : désigne le royaume d'Israël, qui était dominé par les tribus des fils de Joseph, Éphraïm et Manassé (voir note d'étude sur 5.15 ; voir Os 5.3, 5).

Amos 5:8-9

Amos cite un deuxième fragment d'hymne (voir 4.13 ; 9.5–6). Une fois de plus, le prophète souligne le contraste entre le Dieu cosmique et les dieux locaux. • Dans l'Antiquité, les étoiles, les corps célestes et les constellations telles que les Pléiades et l'Orion étaient considérés comme des divinités. Selon Amos, il n'en est rien : l'Éternel les a créés et placés dans le ciel.• les eaux de la mer : les anciens observent un processus qu'ils ne comprennent pas (évaporation et condensation).Toutefois, l'Éternel comprend et contrôle les processus naturels qui peuvent sembler mystérieux aux êtres humains.

Amos 5:10

Amos reprend le fil de la pensée qu'il avait entamée en 5.7. Les tribunaux d'Israël, contrôlés par les riches, dépendaient de juges corrompus et de témoins payés pour leur faux témoignage. Ils n'avaient aucun intérêt pour la vérité, mais seulement pour ce qui était opportun pour leur propre cause (5.12).

Amos 5:11

maisons en pierre de taille : encore une fois, Amos cible les riches. Les maisons des paysans étaient construites en briques de boue. La pierre taillée, résultat d'un travail manuel laborieux, était très coûteuse.

Amos 5:13

Les témoins affirmaient n'avoir rien vu ni entendu. La vérité était devenue un handicap (5.10) et pouvait mettre en danger celui qui l'énonçait.

Amos 5:14

Amos dit de manière explicite ce qu'il avait sous-entendu jusque-là (5.4, 6) : Israël doit faire ce qui est bon et juste pour survivre.

Amos 5:15

des restes de Joseph : cette expression désigne le royaume du Nord, qui reste le peuple de Dieu malgré sa rébellion et son idolâtrie.

Amos 5:16-17

on se lamentera... deuil... complaintes : la destruction généralisée et certaine qui s'annonce provoque un deuil généralisé (5.1–2).

Amos 5:16

On appellera le laboureur au deuil, Et aux lamentations ceux qui disent des complaintes : cette expression est une manière imagée de dire que tout le monde sera endeuillé.

Amos 5:18-27

Les déclarations de malheur se rapportent à deux thèmes dans cette section : (1) l'apostasie d'Israël fera du « jour de l'Éternel » un jour de jugement, non de salut ; et (2) la complaisance spirituelle de Juda entraînera également le jugement.

Amos 5:18

Amos remet de nouveau en question la vision erronée des Israélites concernant leur statut de peuple élu (voir 3.2). • L'expression « Malheur à ceux qui désirent le jour de l’Éternel ! » traduit le désespoir causé par une grande tragédie. •Dans l'Ancien Testament (voir Es 13.6, 9), le jour de l'Éternel désigne le moment où Dieu interviendra dans le monde pour corriger ce qui ne va pas. L'intervention divine apporte la justification des justes, mais le jugement des méchants. Israël est persuadé que Dieu les sauvera ce jour-là (voir aussi Am 8.3, 9, 13 ; 9.11). Cependant, parce que les Israélites ont péché, le jour de l'Éternel apportera les ténèbres, non la lumière. L'Assyrie a conquis le royaume du nord en 722 av. J.‑C. (2R 17.7–23), accomplissant ainsi cette prophétie.

Amos 5:21-27

Amos critique à nouveau l'hypocrisie religieuse et l'infidélité spirituelle des Israélites (voir 4.4–5 ; Es 1.10–20).

Amos 5:22

Dieu n'accepte pas les offrandes des Israélites (voir Lv 1–6) parce qu'ils s'en servent pour tenter de le manipuler, et sont loin de la véritable repentance et de la foi.

Amos 5:24

C'est le deuxième des grands versets thématiques dans Amos (voir 4.12). •un torrent qui jamais ne tarit : les ruisseaux ou ravins (oueds) situés dans les zones arides d'Israël ne contenaient de l'eau que temporairement, pendant la saison des pluies. Cependant, Dieu voulait une justice continue, et non seulement occasionnelle.

Amos 5:25-26

Le peuple d'Israël affirme que Dieu doit les bénir en raison de l'alliance du Sinaï, mais Amos démontre qu'ils se comportent en païens depuis les tout premiers jours de cette alliance.

Amos 5:25

La relation d'Israël avec Dieu reposait sur une véritable dévotion qui engendrait l'obéissance (1S 15.22–23). Les sacrifices issus d'un véritable repentir par la foi pouvaient réparer une brèche causée par le péché, mais ne remplaçaient en aucun cas une vie d'obéissance à la parole de Dieu. • Après s'être révoltés à Kadès-Barnéa, les Israélites ont erré pendant quarante ans dans le désert. (voir Nb 14.32–35).

Amos 5:26-27

Dans le texte hébreu de 5.26, des noms inconnus apparaissent, qui ne sont pas rendus dans la version française. De nombreux interprètes les considèrent comme des noms de dieux païens non identifiés. Le dieu roi pourrait bien être Moloc, dieu des Ammonites (voir 1.15). Le terme traduit par « piédestal » établit un contraste entre les idoles d'Israël qui doivent être portées, et Dieu, qui porte son peuple (voir Es 46.1–7).

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