Tyndale Open Study Notes2 Chroniques 3
Tyndale House Publishers
Lire 2 Chroniques 3 dans la Bible2 Chroniques 3:1
Si les livres des Rois insistent avant tout sur la période de construction du temple, les livres des Chroniques mettent en lumière le choix du site et sa symbolique. En effet, le temple a été édifié à Jérusalem, sur le mont Morija, lieu de la manifestation divine auprès de David et désigné par son autorité. C’est aussi à l’aire de battage d’Aravna le Jébusien que la peste s’était interrompue (1Ch 21). Par ailleurs, Abraham s’était rendu dans le pays de Morija pour lier Isaac (Gn 22.2), et la tradition identifie le mont du temple au lieu où Dieu a finalement pourvu pour Abraham (Gn 22.14).
2 Chroniques 3:2
L’auteur du premier livre des Rois situe le début de la construction du temple par rapport à la date de la sortie d’Égypte (1R 6.1), tandis que l’auteur du deuxième livre des Chroniques supprime délibérément ces repères, sans doute pour souligner le lien continu et indissoluble qui unit le peuple, sa terre et son Dieu.
2 Chroniques 3:5-7
L’intérieur du temple a été achevé avec des matériaux coûteux (voir 1R 6.15–18, 29).
2 Chroniques 3:6
L’or du pays de Parvaïm se distinguait par sa qualité exceptionnelle. À l’époque des premiers traducteurs, on ignorait où se trouvait ce lieu, et il est probable que l’auteur du deuxième livre des Chroniques lui-même ne connaissait pas sa localisation exacte.
2 Chroniques 3:8
Une zone particulière, appelée « lieu très saint » (en raison de son rôle de salle du trône divin), occupait l’extrémité la plus reculée de la salle. Il s’agissait soit d’une estrade sacrée et surélevée aménagée en cet endroit, soit d’une alcôve séparée à l’intérieur même de la salle principale. Les dimensions du lieu très saint étaient de vingt coudées sur vingt, soit environ neuf mètres dans chaque direction. Ce lieu était sûrement constitué d’une plateforme surélevée, à l’instar des sanctuaires d’autres temples, qu’un espace libre séparait du toit. Il était destiné à accueillir l’arche de l’alliance contenant les tables de la Loi.
2 Chroniques 3:10-13
Les chérubins étaient sculptés dans de l’olivier sauvage, un bois précieux, puis recouverts d’or. Des sculptures similaires ont été découvertes en Mésopotamie, en Syrie et en Canaan, et ces êtres célestes figuraient souvent sur les anciens trônes. Ces chérubins étaient des créatures composites symbolisant l’union de la royauté (lion) aux plus hautes qualités de force (taureau), de rapidité (aigle) et d’intelligence (humain). Dans les anciens temples phéniciens, le trône de la divinité reposait fréquemment sur deux animaux sculptés, tandis qu’en Canaan les panneaux latéraux des sièges étaient souvent ornés de chérubins. Ceux du temple de Salomon se distinguaient toutefois par leur fonction : ils n’étaient pas destinés à recevoir un souverain humain, mais servaient de marchepied à l’arche, trônant ainsi pour Dieu. Leurs ailes, jointes au centre et déployées vers les murs de la salle du trône, évoquaient la protection divine. Le trône n’était pas pourvu d’un siège à proprement parler, puisque cela n’était pas nécessaire.
2 Chroniques 3:15-16
Les deux colonnes du porche du temple, forgées en bronze, étaient richement décorés (cf. 1R 7.15–22).
2 Chroniques 3:17
Le nom Jakin (« il établit ») fait probablement écho à la promesse divine concernant le royaume (voir 1Ch 17.7–14), tandis que Boaz (« en lui est la force ») manifeste la confiance en la puissance de Dieu. Quant aux bas-reliefs dorés (chérubins, palmiers et fleurs) qui ornent les portes et les murs du temple, ils évoquent symboliquement l’arbre de vie (Gn 2.9).
Tyndale Open Study Notes — Tyndale House Publishers. © Mission Mutual / Tyndale House Publishers · CC BY-SA 4.0
2 Chroniques 3:1-4
Même si, dans les livres des Chroniques, le temple est le sujet central du règne de Salomon, l’attention portée à son architecture et à son mobilier est beaucoup moins développée que dans les livres des Rois (voir notamment 1R 6.2–10).