Tyndale Open Study Notes1 Samuel 18

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1 Samuel 18:1

David et Jonathan partageaient de nombreux traits communs. On peut mentionner la jeunesse, la compétence, la bravoure militaire, une ferme foi en Dieu et la légitimité au trône d’Israël. Le choix de Jonathan de reconnaître et de soutenir l’élection divine de David montre réellement la noblesse de son caractère (voir 18.3–4 ; 20.12–17). • Jonathan l’aima comme son âme : voir 20.17 ; 2S 1.26. Dans ce même chapitre, plusieurs autres personnes manifestent aussi leur affection pour David : tout Israël et Juda (1S 18.16), Mical, la fille de Saül (18.20), et les serviteurs de Saül (18.22). Si quelques exégètes modernes ont évoqué une relation homosexuelle entre David et Jonathan, le texte ne décrit en réalité qu’une amitié fidèle et sincère.

1 Samuel 18:2

Jusqu’alors, David servait Saül de manière occasionnelle (voir 17.15 et note d'étude correspondante) ; désormais, Saül le retenait à ses côtés à temps plein.

1 Samuel 18:3-4

Par affection pour David et convaincu que Dieu l’avait désigné pour être le futur roi d’Israël (voir 20.13–17, 30–31 ; 23.17), Jonathan conclut avec lui un pacte d’amitié solennel. En lui remettant des objets évoquant son statut de fils du roi et d’héritier, il lui transmit symboliquement son droit à la succession au trône.

1 Samuel 18:7

ses mille ... ses dix mille : Cette progression spectaculaire des nombres d’un verset à l’autre, typique de la poésie hébraïque, amplifie l’intensité du propos (cf. Dt 32.30 ; Ps 91.7). Grâce à ses grandes victoires militaires, David prenait peu à peu le pas sur Saül (1S 18.16, 30 ; 21.11).

1 Samuel 18:8-15

Saül en vint à percevoir David non plus comme un allié, mais comme une menace, et se montra prêt à tout pour s’en débarrasser.

1 Samuel 18:11

Rongé par la jalousie et la crainte, Saül aurait préféré la mort de David à celle de milliers de Philistins (18.7).

1 Samuel 18:12

L’Éternel s’était retiré de Saül en sa fonction de roi pour le punir de sa désobéissance. Son règne était voué à l’échec, tandis que celui de David était promis au succès (18.14).

1 Samuel 18:17-19

Saül proposa d’unir sa fille aînée, Mérab, à David, mais cette promesse manquait de sincérité.

1 Samuel 18:17

Saül avait promis la main de sa fille à celui qui vaincrait Goliath (17.25 ; cf. Jos 15.16 ; Jg 1.12), puis, par la suite, il n’a cessé d’alourdir les épreuves imposées à David (voir aussi 1S 18.21, 25).

1 Samuel 18:18

Qui suis-je, et qu’est-ce que ma vie, qu’est-ce que la famille de mon père : Une expression d'humilité (voir aussi 2S 7.18 ; cf. Ex 3.11). David était issu d’une famille relativement modeste, qui n’était pas en mesure de réunir la dot demandée pour épouser la fille du roi (1S 18.23–25).

1 Samuel 18:19

elle fut donnée pour femme à Adriel : Soit David a décliné l'offre, soit Saül s'est rétracté.

1 Samuel 18:22

t’aiment : Le même mot hébreu décrit l'amour de Jonathan pour David (18.3 ; 19.1–2, « grande affection »). Il est ici employé de façon complètement mensongère.

1 Samuel 18:23

Le futur époux remettait la dot en cadeau au père de sa promise (voir Gn 34.12 ; Ex 22.16–17).

1 Samuel 18:29

craignit de plus en plus : Saül fut gagné par une peur toujours plus vive, pourtant sans fondement. Bien qu’il fût devenu l’ennemi de David, ce dernier ne cessa jamais de l’honorer comme son roi (voir chap. 24, 26).

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