David s'enfuit de Jérusalem
- Dates
- 978 av. J.-C.
Absalom commet une trahison et rassemble le peuple à Hébron pour le proclamer roi. David l'apprend et fuit Jérusalem dans la honte et le chagrin avec tous ses serviteurs. Comme le Christ, David gravit aussi le Mont des Oliviers en pleurant quand Absalom entre dans la ville.

En détail
Absalom complotait secrètement pour sécuriser la couronne. Afin d'impressionner le peuple, il adopta une attitude qu'il jugeait appropriée pour l'héritier présomptif. Il a fait courir 50 hommes devant lui. Un garde du corps pour le prince. Par ces mesures, Absalom semblait présenter sa prétention à succéder au trône. Cela équivaut à une déclaration générale selon laquelle il se considère comme le prochain roi
Il rencontrait également les gens à la porte de la ville, le lieu où les affaires publiques étaient menées et où les juges prenaient position pour l'administration de la justice (voir sur Gen. 19:1). Le peuple avait l'habitude de venir voir le roi pour être jugé, mais la justice était lente. La préoccupation de David pour ses problèmes, son hésitation à prendre fermement position en réprimandant le mal, se manifestait de toute évidence dans sa gestion des affaires publiques. Absalom, cependant, a su gagner la faveur du public en se mettant à la place du peuple et en mettant son temps et ses services à leur disposition.
Absalom a réussi à créer un mécontentement général à l'égard de l'administration du gouvernement de David. La population inconstante n'a pas vu clair dans son plan. Les moyens employés étaient malhonnêtes et injustes. Absalom a délibérément trompé le peuple, créant ainsi la suspicion, la désaffection et l'animosité à l'égard du roi. Partout, les hommes louaient Absalom et critiquaient le roi. Les gens souhaitaient que David abdique pour qu'Absalom puisse prendre sa place sur le trône.
Hébron a été le lieu choisi comme site de la rébellion d'Absalom. C'était son lieu de naissance (ch. 3:2, 3), et le site de la première capitale de David. Beaucoup d'habitants ne se sont probablement pas réconciliés avec le transfert de la capitale à Jérusalem. Étant le lieu de naissance d'Absalom, elle offrait un prétexte plausible pour y organiser la grande fête sacrificielle en exécution du vœu supposé d'Absalom. Absalom a prétendu faire passer son retour à Jérusalem pour une providence de Dieu, ce qui lui a été accordé en échange d'un vœu solennel fait alors qu'il était encore en exil à Geshur.
Lorsque la rébellion fut connue, David suggéra à ceux qui lui étaient favorables de fuir Jérusalem. Cette décision était sage, car David n'était pas du tout préparé à cette crise. Dans son grand péril, David se débarrassa de sa léthargie et de son indécision et sembla retrouver un peu de son courage et de sa rapidité d'action. La suite a prouvé que c'était la bonne ligne de conduite. Ahithophel (ch. 17:1, 2) et Hushai (ch. 17:7-13) ont tous deux reconnu que tout retard serait fatal et que le plus grand espoir de succès d'Absalom serait de prendre des mesures immédiates contre David. Par sa fuite, David s'est donné le temps de préparer une défense, et les gens ont eu le temps de réfléchir à leur ligne de conduite. Les horreurs d'une longue guerre civile furent ainsi évitées
David craignait de ne pas pouvoir, pour l'instant, réussir à Jérusalem. La désaffection dans la ville, ou peut-être même dans sa propre maison, pourrait retourner la situation contre lui. Il n'y aurait pas l'esprit d'unité auquel on aurait pu s'attendre si Jérusalem avait été attaquée par un ennemi étranger. C'est son propre fils qui lancerait l'assaut, et il avait sans aucun doute de nombreux partisans dans la ville.
Passages bibliques
- 2 Samuel 15:1-37
1 Après cela, Absalom se procura un char et des chevaux, et cinquante hommes qui couraient devant lui. 2 Il se levait de bon matin, et se tenait au bord du chemin de la porte. Et chaque fois qu’un homme ayant une contestation se rendait vers le roi pour obtenir un jugement, Absalom l’appelait, et disait : De quelle ville es-tu ? Lorsqu’il avait répondu : Je suis d’une telle tribu d’Israël, 3 Absalom lui disait : Vois, ta cause est bonne et juste ; mais personne de chez le roi ne t’écoutera. …
Texte de la Bible Segond 1910.