Strong G4747στοιχεῖον

élément

Translittération
stoicheion
Prononciation
stoy-khi'-on
Morphologie
nom grec neutre

Définition

  1. toute première chose, de laquelle les autres qui appartiennent à des séries ou composent la totalité prennent leur source, un élément.
    1. les lettres de l'alphabet comme éléments de discours, pas cependant les caractères écrits, mais les sons parlés.
    2. les éléments d'où proviennent toutes choses, le matériau qui créa l'univers.
    3. les corps célestes, soit comme partie des cieux ou parce qu'en eux les éléments de l'homme, vie et destin, sont supposés résider.
    4. les éléments, rudiments, principes primaires et fondamentaux de tout art, science, ou discipline.
      • c'est à dire de mathématiques, géométrie Euclidienne.

Définition détaillée

στοιχεῖον, -ου, τό
[dans la LXX : Wis.7:17 19:18, 4Ma.12:13 * ;]
propr., un élément d'une rangée (στοῖχος) ou d'une série, d'où,

1. la ligne d'ombre d'un cadran (Aristoph.).

2. un son élémentaire ou une lettre de l'alphabet (Anth., Plut., π.).

3. les éléments ou rudiments de la connaissance (Arist., al.) Heb.5:12 ; πτωχὰ σ., Gal.4:9 ; σ. τοῦ κόσμου, Gal.4:3, Col.2:8, 20 (mais voir infra).

4. Les éléments matériels de l'univers (Plat. ; LXX, ll. cités) : 2Pe.3:10 3:12.

5. Les corps célestes (Ding. Laert.).

6. Les démons ou esprits tutélaires de la nature (Enoch., Test., Sol., al. ; pour ce sens dans Ga, Col, ll. cités, voir ICC sur Col.2:8 ; Enc. Bibl., voir le mot « éléments »).†
(AS)

Dans la Bible

Strong G4747 apparaît dans 7 versets de la LSG.

Traduit dans la LSG par

  • rudiment5
  • élément2

Premiers versets

  1. Galates 4:3
    Nous aussi, de la même manière, lorsque nous étions enfants, nous étions sous l’esclavage des rudiments du monde ;
  2. Galates 4:9
    mais à présent que vous avez connu Dieu, ou plutôt que vous avez été connus de Dieu, comment retournez-vous à ces faibles et pauvres rudiments, auxquels de nouveau vous voulez vous asservir encore ?
  3. Colossiens 2:8
    Prenez garde que personne ne fasse de vous sa proie par la philosophie et par une vaine tromperie, s’appuyant sur la tradition des hommes, sur les rudiments du monde, et non sur Christ.
  4. Colossiens 2:20
    Si vous êtes morts avec Christ aux rudiments du monde, pourquoi, comme si vous viviez dans le monde, vous impose-t-on ces préceptes :
  5. Hébreux 5:12
    Vous, en effet, qui depuis longtemps devriez être des maîtres, vous avez encore besoin qu’on vous enseigne les premiers rudiments des oracles de Dieu, vous en êtes venus à avoir besoin de lait et non d’une nourriture solide.
  6. 2 Pierre 3:10
    Le jour du Seigneur viendra comme un voleur ; en ce jour, les cieux passeront avec fracas, les éléments embrasés se dissoudront, et la terre avec les œuvres qu’elle renferme sera consumée.
  7. 2 Pierre 3:12
    tandis que vous attendez et hâtez l’avènement du jour de Dieu, à cause duquel les cieux enflammés se dissoudront et les éléments embrasés se fondront !
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Répartition par livre

Mots liés

Dictionnaire grec détaillé
στοιχεῖον, τό:

I sous la forme d'un cadran solaire, l'ombre du gnomon, dont la longueur en pieds indiquait l'heure du jour, ὅταν ᾖ δεκάπουν τὸ σ. lorsque l'ombre mesure dix pieds de long, [Réf. Ve s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C.: Aristophane Comicus « L'Assemblée des femmes » 652)], voir [Réf. IVe s. av. J.-C.+ (Scholies; ὁπηνίκ᾽ ἂν εἴκοσι ποδῶν.. τὸ σ. ᾖ IVe s. av. J.-C.: Eubulus Comicus 119.7, comparer IVe-IIIe s. av. J.-C.: Philemo Comicus 83.)]
II élément,
II.1 un son simple du langage, en tant que premier composant de la syllabe, [Réf. Ve s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C.: Platon Philosophus « Cratyle » 424d)]; τὸ ῥῶ τὸ σ[Réf. IVe s. av. J.-C.+ (. [ouvrage préc.] 426d; γραμμάτων σ. καὶ συλλαβάς [auteur préc.] « Théétète » 202e; σ. ἐστι φωνὴ ἀδιαίρετος IVe s. av. J.-C.: Aristote Philosophus « Poétique » 1456b22; φωνῆς σ. καὶ ἀρχαὶ δοκοῦσιν εἶναι ταῦτ᾽ ἐξ ὧν σύγκεινται αἱ φωναὶ πρώτων [auteur préc.] « Métaphysique » 998a23, comparer IIe s. apr. J.-C.: Galenus Medicus 15.6:)] —στοιχεῖα étaient donc, à proprement parler, distincts des lettres (γράμματα), [Réf. IIe s. av. J.-C.+ (IIe s. av. J.-C.: Diogenes Babylonius Stoicus 3.213, Scholies IIe s. av. J.-C.: Denys le Thrace Grammaticus p.32, +autres)], mais ils n'en sont souvent pas clairement distingués, comme chez [Réf. Ve s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C.: Platon Philosophus « Théétète » [même endroit], « Cratyle » 426d; τὰ σ. τῶν γραμμάτων τὰ τέτταρα καὶ εἴκοσι IVe s. av. J.-C.: Aeneas Tacticus 31.21)]; σ. ε ¯ lettre ε (dans un système de classement), [Réf. IIe s. apr. J.-C.+ (« BGU » 959.2 (IIe s. apr. J.-C.))]; ἀκουόμενα σ. lettres qui sont prononcées, [Réf. IIe s. apr. J.-C.+ (IIe s. apr. J.-C.: Apollonius Dyscolus Grammaticus « Sur les adverbes » 165.17)]; γράμματα et ς. sont expressément identifiés par [Réf. IIe s. av. J.-C.+ (IIe s. av. J.-C.: Dionysius Thrax Grammaticus 630.32)]; le ς. et son nom sont confondus par [Réf. IIe s. av. J.-C.+ (IIe s. apr. J.-C.: Apollonius Dyscolus Grammaticus « Sur la syntaxe » 29.1, mais distingués par Hdn.Gr. cité au IVe-Ve s. apr. J.-C.: Choeroboscus Grammaticus « Scholies sur les canons de Théodose » 1.340, Scholies IIe s. av. J.-C.: Dionysius Thrax Grammaticus [même endroit]:)] — κατὰ στοιχεῖον dans l'ordre des lettres, alphabétiquement, [Réf. Ier s. apr. J.-C.+ (Anthologia Graeca 11.15 (IIe s. apr. J.-C.: Ammianus Epigrammaticus); sens incertain chez Plutarchus Biographus et Philosophus 2.422e, Ier-IIe s. apr. J.-C.)]
II.2 en physique, στοιχεῖα étaient les composants en lesquels la matière est ultimement divisible, les éléments, réduits à quatre par Empédocle, qui les appelait ῥιζὤματα, le mot στοιχεῖα étant employé pour la première fois (accusatif de [Réf. Ve s. av. J.-C.+ (IVe s. av. J.-C.: Eudème Philosophus cité au VIe s. apr. J.-C.: Simplicius Philosophus « Commentaire sur la Physique d'Aristote » 7.13) par Platon Philosophus, Ve-VIe s. av. J.-C.)], τὰ πρῶτα οἱονπερεὶ σ, ἐξ ὧν ἡμεῖς τε συγκείμεθα καὶ τἄλλα [Réf. (« Théétète » 201e)]; τὰ τῶν πάντων σ. [Réf. IVe s. av. J.-C.+ (« Politique » 278d; αὐτὰ τιθέμενοι σ. τοῦ παντός « Timée » 48b, comparer IVe s. av. J.-C.: Aristote Philosophus « De la génération et de la corruption » 314a29, « Métaphysique » 998a28, IVe-IIIe s. av. J.-C.: Théophraste Philosophus « Des sens » 3, +autres, IIIe s. apr. J.-C.(?): Diogenes Laertius 3.24; σ. σωματικά IVe s. av. J.-C.: Aristote Philosophus « Météorologiques » 338a22, IVe-IIIe s. av. J.-C.: Théophraste Philosophus « Fragments » 46)]; ἄτομα σ. [Réf. IVe s. av. J.-C.+ (IVe-IIIe s. av. J.-C.: Épicure Philosophus « Lettres » 2p.36U.)]; équivalent à ἀρχαί, Thalès cité dans [Réf. VIe s. av. J.-C.+ (Ier-IIe s. apr. J.-C.: Plutarque Biographus et Philosophus 2.875c, VIe s. av. J.-C.: Anaximandre Philosophus cité au IIIe s. apr. J.-C.(?): Diogenes Laertius 2.1, Anonymus cité au IVe s. av. J.-C.: Aristote Philosophus « Physique » 188b28, « Métaphysique » 1059b23, +autres; mais Aristote Philosophus, IVe s. av. J.-C.)] distingue aussi ς. de ἀρχή comme étant moins général, [Réf. ([ouvrage préc.]1070b23)]; τὰ σ. ὕλη τῆς οὐσίας [Réf. ([ouvrage préc.]1088b27)]; τρία τὰ σ. [Réf. ([auteur préc.] « Physique » 189b16)]; distingué de ἀρχή pour d'autres raisons par [Réf. (« Fragments des stoïciens anciens » 2.111)]; ς. employé en trois sens par Chrysippe, [Réf. ([ouvrage préc.]136, cf. Zénon [ouvrage préc.]1.24, +autres)]; en médecine, [Réf. IIe s. apr. J.-C.+ (IIe s. apr. J.-C.: Galenus Medicus 6.3, 420, +autres, 15.7, +autres; Αἰθέρ, κόσμου σ. ἄριστον Ve-VIe s. apr. J.-C.: Orphica « Hymnes » 5.4)]; ἀνηλεὲς σ., à propos de la mer, [Réf. IIe s. apr. J.-C.+ (IIe s. apr. J.-C.: Babrius Fabularum Scriptor 71.4)]; τὸ σ., à propos de la mer, [Réf. Ier s. apr. J.-C.+ (Ier-IIe s. apr. J.-C.: Polémon Sophista « Cynégirus » 44)]; ἄμφω τὰ σ., c.-à-d. la terre et la mer,[Réf. IIe s. apr. J.-C.+ ([ouvrage préc.] 11, comparer IIe s. apr. J.-C.: Hérodien Grammaticus 3.1.5, IVe s. apr. J.-C.: Himérios Sophista « Églogues » 2.18.)]
II.3 les éléments de la preuve, par ex., dans le raisonnement général, les πρῶτοι συλλογισμοί, [Réf. IVe s. av. J.-C.+ (IVe s. av. J.-C.: Aristote Philosophus « Métaphysique » 1014b1)]; en géométrie, les propositions dont la démonstration intervient dans celle d'autres propositions,[Réf. ([ouvrage préc.] 998a26, 1014a36)]; titre d'ouvrages géométriques d'Hippocrate de Chios, Léon, Theudios et Euclide, [Réf. Ve s. apr. J.-C.+ (Ve s. apr. J.-C.: Proclus Philosophus « Commentaire sur le premier livre d'Euclide » pp.66,67, 68F.)]: d'où l'application à tout ce qui est un, petit et susceptible de nombreux usages, [Réf. IVe s. av. J.-C.+ (IVe s. av. J.-C.: Aristote Philosophus « Métaphysique » 1014b3)]; à tout ce qui est le plus universel, par ex. l'unité et le point,[Réf. ([ouvrage préc.] 6)]; la ligne et le cercle, [Réf. ([auteur préc.] « Topiques » 158b35; le τόπος (argument applicable à divers sujets), [ouvrage préc.] 120b13, +autres, « Rhétorique » 1358a35, +autres; στοιχεῖα τὰ γένη λέγουσί τινες [auteur préc.] « Métaphysique » 1014b10)]; τὸ νόμισμα σ. καὶ πέρας τῆς ἀλλαγῆς la monnaie est l'unité... d'échange, [Réf. ([auteur préc.] « Politique » 1257b23)]; en grammaire, σ. τῆς λέξεως parties du discours, [Réf. Ier s. av. J.-C.+ (Ier s. av. J.-C.: Denys d'Halicarnasse « De la composition des mots » 2)]; mais aussi les lettres composant un mot, [Réf. IIe s. apr. J.-C.+ (IIe s. apr. J.-C.: Apollonius Dyscolus Grammaticus « Sur la syntaxe » 313.7)]; lettres de l'alphabet, [Réf. IVe s. av. J.-C.+ (IVe s. av. J.-C.: Diogène le Cynique Philosophus Bab. « Fragments des stoïciens anciens » 3.213)]; σ. τοῦ λόγου les éléments du langage, c.-à-d. les mots, ou les types de mots, les parties du discours, [Réf. IVe s. av. J.-C.+ (IVe-IIIe s. av. J.-C.: Théophraste Philosophus cité au VIe s. apr. J.-C.: Simplicius Philosophus « Commentaire sur les Catégories d'Aristote » 10.24, IIIe s. av. J.-C.: Chrysippus Stoicus 2.45, IIe s. apr. J.-C.: Apollonius Dyscolus Grammaticus « Sur la syntaxe » 7.1, 313.6.)]
II.4 généralement, principe élémentaire ou fondamental, ἀρξάμενοι ἀπὸ τῶν σ. [Réf. Ve s. av. J.-C.+ (Ve-VIe s. av. J.-C.: Xénophon Historicus « Mémorables » 2.1.1; σ. χρηστῆς πολιτείας Ve-VIe s. av. J.-C.: Isocrates Orator 2.16)]; τὸ πολλάκις εἰρημένον μέγιστον σ. [Réf. IVe s. av. J.-C.+ (IVe s. av. J.-C.: Aristote Philosophus « Politique » 1309b16; σ. τῆς ὅλης τέχνης IVe s. av. J.-C.(?): Nicolaus Comicus 1.30, comparer IVe-IIIe s. av. J.-C.: Épicure Philosophus « Lettres » 1p.10U., « Lettre » 3p.59U., Ier s. av. J.-C.: Philodème de Gadara Epigrammaticus « Rhétorique » 1.127S., IIe s. apr. J.-C.: Galenus Medicus 6.306.)]
II.5 ἄστρων στοιχεῖα les astres, [NT+IVe s. apr. J.-C.+ (IVe s. apr. J.-C.(?): Manéthon Astrologus 4.624; σ. καυσούμενα λυθήσεται NT.2Pet.3.10, comparer 12)]; particulièrement les planètes, στοιχείῳ Διός [Réf. Ier s. apr. J.-C.+ (« PLond. » 1.130.60 (Ier-IIe s. apr. J.-C.))]; ainsi peut-être dans [NT (NT.Gal.4.3, NT.Col.2.8)]; particulièrement un signe du Zodiaque, [Réf. IIIe s. apr. J.-C.+ (IIIe s. apr. J.-C.(?): Diogenes Laertius 6.102)]; à propos de la Grande Ourse, [Réf. (« PMag.Par. » 1.1303.)]
II.6 σ. ={ἀριθμός}, comme étymologie de Στοιχαδεύς, Scholies IIe s. av. J.-C.: Denys le Thrace Grammaticus p.192 H.