Dictionnaires bibliques

Sceau

Ce que les dictionnaires bibliques disent de « Sceau », un article après l’autre.

Dictionnaire de la Bible (Bost)

Voir Cachet.

Les sceaux de l’Apocalypse 5.9ss, qui tiennent fermé le livre des événements futurs, désignent le mystère dont les choses futures, qui correspondent aux jugements que Dieu fera venir sur l’humanité qui ne veut pas de lui, sont encore enveloppées, et que Jésus-Christ seul a acquis le droit de connaître et de pénétrer.

Dictionnaire de la Bible — Jean-Augustin Bost, source levangile.com

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Dictionnaire historique et critique de la Bible (Calmet)

sigillumn, signum, signaculum. Les anciens Hébreux portaient leurs sceaux ou leurs cachets au doigt dans des bagues, ou dans des bracelets sur le bras. Aman scella les ordres du roi Assuérus contre les Juifs, avec l’anneau du roi (Esther 3.10). Les prêtres de Bel prièrent le roi de sceller de son anneau la porte du temple de cette divinité, pour faire croire qu’ils n’y entraient point la nuit (Daniel 14.10). L’époux du Cantique (Cantique 8.6) souhaite que son épouse le mette comme un sceau sur son bras.

Pline remarque que l’usage des sceaux ou cachets était encore rare au temps de la guerre de Troie, et qu’on se contentait de former les lettres avec différents nœuds ; mais chez les Hébreux ils sont biêt plus anciens. Juda, fils de Jacob, laissa pour gage à Thamar qu’il ne connaissait pas, son cachet, son bracelet et son bâton (Genèse 38.25). Moïse, dans le Deutéronome (Deutéronome 32.34), dit que Dieu tient scellés dans ses trésors, qu’il tient sous le sceau les instruments de sa vengeance. Job (Job 9.17) dit qu’il tient les étoiles comme sous le sceau, qu’il en est le maître, qu’il leur permet de paraître quand il juge à propos. Et ailleurs (Job 14.17) : Vous avez scellé mes péchés comme dans votre bourse.

Quand on voulait cacheter une lettre ou un livre, on l’enveloppait de lin ou de fil, et on appliquait la cire et puis le sceau pardessus. Le Seigneur ordonne à Isaïe (Isaïe 8.16-17) de lier ou d’envelopper le livre où étaient ses prédictions, et de les cacheter, jusqu’au temps qu’il lui dirait de les publier.

Il fait le même commandement à Daniel (Daniel 12.4). Le livre que Dieu fit voir à saint Jean l’évangéliste dans l’Apocalypse (Apocalypse 5.1 ; 6.1-2) était scellé de sept sceaux, et écrit dedans et dehors. Nul n’osa l’ouvrir, ni le lui expliquer, que l’Agneau immolé dès le commencement du monde. Il était rare d’y mettre un si grand nombre de sceaux ; mais cela marquait l’importance de la matière et sa profondeur.

Dans les contrats civils, d’ordinaire on faisait deux originaux, l’un demeurait ouvert et était conservé par celui au profit de qui était le contrat. L’autre était cacheté et mis en dépôt dans un lieu public. On le scellait afin qu’on n’y pût toucher ni le falsifier. Jérémie achète un champ auprès d’un nommé Hananéel dans Anathoth sa patrie. Il en écrit lui-même le contrat, il prend des témoins, il scelle le tout (Jérémie 32.10-14), et le mit entre les mains de Baruch son disciple, et il lui dit : Prenez ces deux contrats, celui-ci qui est scellé et celui-là qui est ouvert, et mettez celui qui est scellé dans un vase d’argile, afin qu’il y puisse durer longtemps. Les Grecs en usaient de même dans leurs écritures. Ils conservaient les originaux des contrats et des autres pièces de conséquence, dans des vases d’airain ou d’argile. Voyez les Scholiastes d’Aristophane sur le mot Echinos, in vespis.

Dictionnaire historique et critique de la Bible — Augustin Calmet, source levangile.com

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Dictionnaire encyclopédique de la Bible (Westphal)

L’usage des cachets marquant une empreinte dans l’argile, la cire, etc. remonte à une haute antiquité chez les peuples orientaux. On en a retrouvé des quantités dans les fouilles entreprises en Égypte, en Caldée, en Palestine. Il n’est donc pas étonnant que la Bible les mentionne comme un objet courant. Leur forme peut être cylindrique, ovale, ronde ou carrée. La matière dans laquelle ils sont taillés varie beaucoup : stéatite blanche, cornaline, cristal, émail jaune, améthyste bleue, porcelaine bleu clair, argile émaillée de vert, pierre à chaux, métal, etc. La gravure, faite quelquefois avec une pointe de diamant (Jérémie 17.1) par les soins d’un lapidaire (cf. Exode 28.11 ; Exode 28.36 ; Exode 39.14), peut aussi varier à l’infini ; (cf. Siracide 38.27) l’image représentée et même les caractères dénotent souvent une influence babylonienne ou égyptienne ; scarabée, oiseau, étoile, lune. Les sceaux des fidèles jéhovistes se distinguent par l’absence d’une représentation divine ou humaine, et par deux lignes parallèles rapprochées divisant en deux parties l’inscription ; celle-ci est le nom du propriétaire du sceau. À Méguiddo, on a trouvé un sceau représentant un âne piqué par un frelon ; un autre (figure 238), en jaspe, du même endroit, représentant un lion, la gueule béante, la queue dressée, avec cette inscription : « À Chema, serviteur de Jéroboam » (783-743 avant Jésus-Christ) ; voir aussi figure 239, 254.

Le sceau pouvait se porter de diverses manières :

C’était naturellement un objet très précieux (Genèse 38.17-26 ; Deutéronome 32.34; Aggée 2.23 ; Siracide 17.22 ; Siracide 49.11).

Quel est l’emploi du sceau ?

Il peut servir de gage, de signe de reconnaissance, de signalement ou de pièce d’identité (Genèse 38.17 ; Genèse 38.26). Le plus souvent il remplace la signature (Néhémie 10.1 ; 1 Rois 21.8), constitue un certificat d’authenticité comme aujourd’hui le papier timbré et la légalisation de l’autorité administrative (Esther 3.12 ; Esther 8.10).

L’acte qui porte le sceau devient exécutoire et irrévocable (Esther 8.8) ; pour des contrats entre particuliers il prend la valeur de ce que nous appelons un acte notarié : vente (Jérémie 32.10 ; Jérémie 32.11 ; Jérémie 32.14 ; Jérémie 32.44), contrat de mariage (Tobit 7.13).

On appose aussi des scellés pour rendre inviolable une ouverture :

Le sceau marquait encore un droit de propriété sur des objets ; on en trouve par exemple sur les bouchons d’argile qui fermaient les jarres de vin (Job 38.14). En Palestine, pays riche en miel, l’utilisation de la cire dut être très courante, celle de l’argile étant plus ancienne. Tous ces usages, et d’autres encore, sont amplement confirmés par les papyrus grecs du temps, où les termes sphragis, sphragizeïn, très communs, apparaissent aussi à propos de paniers, de sacs, de testaments, etc.

Ce qui précède explique l’emploi de ces termes au sens figuré :

  • pour marquer l’importance d’une prophétie ou d’un enseignement religieux (Ésaïe 8.16),
  • le caractère définitif d’une destinée (Sagesse 2.5) ;
  • surtout dans le Nouveau Testament : pour affirmer l’authenticité de la filialité et de la mission divines de Jésus-Christ (Jean 6.27 ; Hébreux 1.3)
  • ou de la vocation de saint Paul (2 Corinthiens 1.22).
  • Les convertis du grand missionnaire sont la confirmation vivante de son apostolat (1 Corinthiens 9.2).

Le sceau est comme une garantie, qui fournit une assurance absolue (Jean 3.33 [traduction : certifie, confirme) ; 2 Timothée 2.19). Il représente aussi l’état de justice légale que conférait au Juif la circoncision (Romains 4.11) et surtout, pour le chrétien, le baptême du Saint-Esprit (Éphésiens 1.13 ; Éphésiens 4.30). Au jour des rétributions les fidèles sont en effet marqués du sceau de Dieu (Apocalypse 7.2 ; Apocalypse 7.4). P. D.

Dictionnaire encyclopédique de la Bible — Alexandre Westphal, source levangile.com

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