Dictionnaires bibliques
Revenant
Ce que les dictionnaires bibliques disent de « Revenant », un article après l’autre.
Dictionnaire de la Bible (Bost)
Tous les peuples de l’antiquité, et notamment les Orientaux, sans en excepter les Israélites avant l’exil, ont cru à des revenants, à des esprits habitant particulièrement les lieux déserts, et les sépulcres (cf. Ésaïe 13.21 ; 34.14). L’hébreu lilith de Ésaïe 34.14, que nos versions rendent par orfraie, désigne proprement un spectre nocturne du sexe féminin, les lamiœ et les striges des Romains, les goules des contes arabes. L’Écriture n’en parle pas ailleurs, mais les talmudistes prétendent que ces belles liliths tourmentent les petits enfants et les hommes pendant la nuit, les rabbins racontent des choses plus absurdes encore, et les Juifs faisaient porter aux enfants nouveau-nés des amulettes préservatrices. Les seirim (Ésaïe 13.21 ; 34.14 ; cf. Lévitique 17.7 ; 2 Chroniques 11.13), seraient des hommes-boucs, espèces de revenants semblables aux satyres des Grecs et des Romains, dénions dansant dans les lieux sauvages, conformément à l’opinion générale des anciens habitants de l’Égypte et de l’Asie (voir Matthieu 12.43 ; Apocalypse 18.2). Les shedim (idoles, ou démons) (de Deutéronome 32.17 ; Psaumes 106.37), étaient des démons du même genre, et le bouc Azazel lui-même, avec une signification tout à fait particulière, devait rappeler au peuple les démons du désert (Lévitique 16.10-21) ; voir au reste ce que nous avons dit à l’article Possédés. Quant à ce que l’on appelle proprement chez nous des revenants, l’exemple de la pythonisse évoquant l’ombre de Samuel, est le seul qui nous fournisse l’occasion d’en parler, voir Saül, et Pythonisse.
Dictionnaire de la Bible — Jean-Augustin Bost, source levangile.com
L’article dans BostDictionnaire encyclopédique de la Bible (Westphal)
La croyance au retour des esprits des morts et à leur réapparition occasionnelle appartenait aux superstitions des peuples orientaux, y compris les Hébreux. Pour empêcher les esprits des gens morts de mort violente de ressortir de leur tombeau, on couvrait celui-ci de pierres, et chaque passant y ajoutait la sienne (cf. Josué 7.26 ; Josué 8.29 ; 2 Samuel 18.17).
Les pratiques nécromanciennes, évocation des défunts, furent connues même des Israélites (voir Divination, 5) : ex., l’évocation de l’ombre de Samuel par la pythonisse (1 Samuel 28.7-25), et son apparition est appelée « un dieu » (élohim, verset 13, cf. Ésaïe 8.19) ; comparez, dans l’Odyssée, les pratiques du devin Tirésias. Ces évocations d’esprits furent bientôt proscrites en Israël (1 Samuel 28.3 ; 1 Samuel 28.9 ; Lévitique 19.31 ; Lévitique 20.6 ; Lévitique 20.27 ; Deutéronome 18.11, cf. 2 Rois 21.6 ; 2 Rois 23.24 ; 1 Chroniques 10.13, etc.). Divers genres de démons étaient aussi tenus pour des esprits et censés hanter les déserts, les tombeaux, les lieux abandonnés (voir Démons, Bouc, Spectre des nuits). Voir enfin Fantôme.
Dictionnaire encyclopédique de la Bible — Alexandre Westphal, source levangile.com
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