Dictionnaires bibliques

Guilgal

Ce que les dictionnaires bibliques disent de « Guilgal », un article après l’autre.

Dictionnaire de la Bible (Bost)

(Josué 12.23)

1°. Quelques-uns pensent que cette ville est la même que celle qui est indiquée en Josué 4.19, et dont nous allons parler ; d’autres confondent Guilgal des Gentils avec la Galilée des Gentils (Ésaïe 9.1), en supposant une erreur de copistes. Il paraît plus probable que c’était une ville à part, à 6 milles au nord d’Antipatris, appelée Galgule par Eusèbe.

2°. La première station des Israélites après la traversée du Jourdain (Josué 4.19). Elle était située entre le fleuve et Jéricho, à 40 stades (2 km) sud-est de cette ville ; elle se trouvait ainsi probablement sur le territoire de Benjamin. Une ville y fut bâtie, et prit le nom de Guilgal, à cause de la circoncision que le peuple reçut en cet endroit, parce qu’après cette opération le Seigneur dit : J’ai roulé (enlevé) de dessus vous l’opprobre d’Égypte (de galal, rouler, Josué 5.4-9). Il n’existe plus aucune trace de cette ville, et cependant elle a été célèbre dans l’histoire juive ; c’est de là que les Israélites firent la conquête de Canaan (9.6 ; 10.6ss). Samuel en fit le siège du tabernacle jusqu’au temps où on le transporta à Silo, et lui-même s’y fixa pour y rendre la justice (1 Samuel 7.16 ; 10.8 ; 11.14 ; 15.21-33). Les Israélites y avaient célébré leur première Pâque en Canaan, et le blé du pays y remplaça la manne, du désert (Josué 5.14). Sous la domination des Moabites, elle devint un siège de l’idolâtrie (Juges 3.19 ; il faut lire idoles au lieu de carrières, dans ce passage ; c’est du moins le sens ordinaire du mot phesil, employé, par exemple en Deutéronome 7.25 ; Jérémie 8.19) ; le culte du vrai Dieu y est rétabli sous Samuel, Saül y est sacré roi (1 Samuel 13.7-9). Puis, sous Ozias, Jotham et Achaz, elle redevient pour la seconde fois le centre de l’idolâtrie, et les prophètes montent à la brèche pour combattre l’erreur (Osée 4.15 ; 9.15 ; 12.12 ; Amos 4.4 ; 5.5). Guilgal devait son importance, dit Brœm, à sa situation près de la porte sud-est du pays occidental (Bethséan en est la porte nord-est, Acre la clef nord-ouest, Joppe la clef sud-ouest) ; elle a remplacé Jéricho détruite par Josué, et elle disparaît à mesure que la nouvelle Jéricho se relève, s’accroît et reprend une place dans l’histoire ; « elle a été entièrement transportée » (Amos 5.5). Au temps d’Eusèbe, on en trouvait encore quelques ruines, et les Arabes, de nos jours, donnent le nom de Galgala à une colline qui est près des bords du Jourdain, et qui est couverte de pierres ; mais Guilgal devait être plus éloigné de ce fleuve, au moins à 50 stades (10 ou 11 km).

Dictionnaire de la Bible — Jean-Augustin Bost, source levangile.com

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Dictionnaire encyclopédique de la Bible (Westphal)

(signifiant : cercle de pierres ; Josué 5.9 donne à ce nom un sens dérivé : « rouler » l’opprobre ; Juges 3.19 se rapproche de l’étymologie première : « carrière » ; Josué 4.20 en donne l’explication traditionnelle : « pierres dressées » en témoignage). Nom donné pour ces motifs à divers lieux.

1.

L’endroit, à l’est de Jérico, où les Israélites campèrent après le passage du Jourdain (Josué 4.19) et où furent dressées douze pierres en souvenir de ce passage (Josué 4.20). Les Israélites y furent circoncis (Josué 5.2 ; Josué 5.9). Josué semble y avoir tenu son quartier général jusqu’à la victoire du lac Mérom (Josué 9.6 ; Josué 10.6-9 ; Josué 14.6, cf. Juges 2.1 ; Michée 6.5). Guilgal fut un lieu sacré : Samuel y convoqua Saül pour offrir des sacrifices à l’occasion de son élection royale (1 Samuel 10.8). Saül y fut confirmé roi devant le peuple (1 Samuel 11.14), et Samuel tardant à venir, il offrit lui-même l’holocauste, premier sacrilège qui motiva son rejet (1 Samuel 13.7-14). Là aussi, ayant épargné par convoitise le roi Agag et une partie du butin pris sur les Amalécites, au lieu de tout vouer à l’interdit comme Samuel le lui avait ordonné, il fut définitivement rejeté (1 Samuel 15.1-12 ; 1 Samuel 15.21 ; 1 Samuel 15.33) Après la mort d’Absalom, le peuple de Juda y vint à la rencontre de David pour lui faire repasser le Jourdain (2 Samuel 19.15 ; 2 Samuel 19.40). Il y eut là un sanctuaire très fréquenté par les Israélites du VIIIe siècle, qui s’y livraient à l’idolâtrie, ce qui attira contre ce lieu les menaces des prophètes (Osée 4.15 ; Osée 9.15 ; Osée 12.12 ; Amos 4.4 ; Amos 5.5). Depuis longtemps, avec Josèphe, on a cru pouvoir identifier le site de Guilgal avec le moderne Tell Djeldjoûl (même signification), tertre où se trouvent des traces d’un cromlech et quelques ruines, peut-être celles d’une église du VIe siècle après Jésus-Christ.

2.

Autre localité, entre Béthel et Sichem, dans les monts de Samarie. Élie et Élisée s’y trouvaient ensemble avant l’enlèvement d’Élie (2 Rois 2.1) ! C’est sans doute ce Guilgal qui était compris dans la tournée annuelle de Samuel, à moins qu’il ne s’agisse du précédent (1 Samuel 7.16). Probablement l’actuelle Djildjilia

3.

Autre localité, citée avec les monts Garizim et Ébal. Probablement à l’est de Garizim (Deutéronome 11.30), l’actuelle Djouleidjil. Sans doute aussi mentionnée dans Josué 12.23.

4.

Point frontière nord de Juda (Josué 15.7), appelé aussi Guéliloth (Josué 18.17), peut-être le même que le № 1 ; encore appelé Beth-Guilgal, près de Jérusalem (Néhémie 12.29).

C. L.

Dictionnaire encyclopédique de la Bible — Alexandre Westphal, source levangile.com

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