Dictionnaires bibliques
Forêt
Ce que les dictionnaires bibliques disent de « Forêt », un article après l’autre.
Dictionnaire historique et critique de la Bible (Calmet)
Forêt d’Éphraïm
Voyez Éphraïm et (2 Samuel 18.6)
Forêt de Hareth où David se retira (1 Samuel 22.5). Elle était dans la tribu de Juda.
Forêt de Béthel, d’où Élisée fit sortir des ours, qui dévorèrent les enfants de Béthel qui lui insultaient (2 Rois 2.24). On croit que cette forêt était voisine de la ville de Béthel.
Forêt du Liban
Outre la vraie forêt du Liban, où croissent encore aujourd’hui les cèdres [Voyez Cédre et Liban (1)] et d’autres arbres, l’Écriture donne le nom de Forêt du Liban à un palais que Salomon avait fait bâtir à Jérusalem (1 Rois 7.2 ; 10.13), joignant le palais de la fille du roi d’Égypte. Salomon y faisait sa demeure ordinaire, et toute la vaisselle qui était dedans était de pur or. On lui donna le nom de Palais de la Foret du Liban, ou à cause de la grande quantité de cèdre qu’on y avait employé, ou à cause de la multitude des colonnes dont il était soutenu.
Quelques-uns mettent cette maison ou ce palais dans les montagnes du Liban : mais il y a beaucoup plus d’apparence qu’elle était dans Jérusalem même ; et ce qui le prouve encore évidemment, c’est que les trois cents boucliers d’or que l’on portait devant Salomon, lorsqu’il allait au temple, étaient certainement dans une salle de ce palais (1 Rois 10.17).
Dictionnaire historique et critique de la Bible — Augustin Calmet, source levangile.com
L’article dans CalmetDictionnaire encyclopédique de la Bible (Westphal)
Il est fait mention de la forêt (iaar, khôrêch) plus de cinquante fois dans l’Ancien Testament. On y voit le cèdre, le rouvre, le chêne, le pin, le genévrier, la vigne, etc. ; les bêtes sauvages y rôdent la nuit ; le lion y fait entendre son rugissement, le sanglier la dévaste, des ours en font leur demeure ; parfois le feu embrase ses taillis et les dévore : c’est un terrible désastre (Ésaïe 9.17 ; Ésaïe 10.17-19 ; Jacques 3.5) ; de leur côté, les hommes la défrichent, abattent ses arbres, taillent avec le fer ses épais fourrés, y coupent du bois ; lorsque le vent agite ses arbres, c’est comme un chant, comme un frémissement et des cris de joie.
La Palestine était certainement plus boisée autrefois qu’aujourd’hui ; il reste encore des régions forestières en haute Galilée, en Transjordanie, sur le Thabor et le Carmel. Sont nommées : celle du désert de Ziph (hébreu khôrêch, peut-être nom propre), où se retira David fuyant Saül (1 Samuel 23.15), et celle d’Éphraïm, en Galaad (2 Samuel 18.6), ainsi appelée peut-être à cause de la défaite des Éphraïmites par Jephté (Juges 12.1-6). Voir Arbre, Jaar.
Ch.-Ed. M.
Dictionnaire encyclopédique de la Bible — Alexandre Westphal, source levangile.com
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