Dictionnaires bibliques

Élam

Ce que les dictionnaires bibliques disent de « Élam », un article après l’autre.

Dictionnaire de la Bible (Bost)

Peuplade asiatique, déjà nommée (Genèse 10.22), et qui se trouve liée tantôt avec la Babylonie (Genèse 14.1), tantôt avec la Médie (Ésaïe 21.2 ; Jérémie 25.25), tantôt encore avec l’Assyrie (Ésaïe 22.6), et qui est comptée (Esdras 4.9), comme une province de la Perse. Le même mot désigne tantôt le peuple et tantôt le pays ; c’est la province d’Elymaïs, au sud de la Médie, à l’orient de la Babylonie, à l’occident de la Perse et au nord du golfe Persique. Depuis Cyrus, Élam fut le centre de la monarchie des Perses ; de là vient que dans les livres postérieurs on trouve Élam pour la Perse. Il y a, du reste, toujours quelque chose d’un peu vague dans l’emploi qui est fait de ce nom, car les Élamites primitifs s’étaient insensiblement répandus jusque sur les bords mêmes de l’Oronte et dans les environs de la mer Caspienne. D’après Daniel 8.2, Suse était la capitale de Élam, et c’est de la Susiane que venaient, à ce qu’on pense, les Élamites mentionnés en Actes 2.9.

Dictionnaire de la Bible — Jean-Augustin Bost, source levangile.com

L’article dans Bost

Dictionnaire historique et critique de la Bible (Calmet)

Élam (1)

Voyez Aelam.

Élam (2)

Fils aîné de Sem (Genèse 10.22 ; 1 Chroniques 1.17).

Élam (3)

Pays ainsi nommé du fils aîné de Sem, dont la descendance, dit Barbie du Bocage, peupla en grande partie lie rivage du golfe Persique, à l’orient du Tigre. Sous son nom, on comprit cependant d’une manière spéciale le pays renfermé entre l’Eulceus et l’Oroates, la Médie et le golfe Persique, qui conserva pendant toute l’antiquilé la dénomination d’Elymaïs. Au N., l’Elymaïs était montueuse, et au S. marécageuse. Suivant Daniel, Suse a dû en être la capitale, quoique l’on trouvât sur les bords de l’Oroates une ville d’Elymaïs qui était loin d’être sans importance. Ses habitants, appelés Élamites, étaient, surtout ceux du Nord, bons archers et guerriers redoutables, mais livrés au brigandage, comme l’ont toujours été à peu très les peuples montagnards de cette partie de l’Asie ; les autres se livraient plus facilement aux travaux sédentaires et surtout à l’agriculture. Dès le temps d’Abraham, on voit un de leurs souverains, Chodorlabomor, jouir d’un grand pouvoir ; il tient sous le joug, pendant trois ans, les peuples du pays de Chanaan. C’est à la suite d’une révolte de ces peuples, tentée dans le but de repousser cette domination étrangère, que la Genèse nous apprend ce fait, qui sans elle nous serait inconnu. Les rois de Sennaar et de Pont fournirent des secours à ce prince, peut-être à un autre titre que celui d’allié, car on pourrait les croire alors sous la dépendance du roi d’Élam. Quoi qu’il en soit, ce pouvoir n’était pas très-bien affermi, car, après la défaite de Chodorlabomor par Abraham, il n’est plus question de la puissance des princes d’Élam. Élam subit en effet le joug des Assyriens, des Mèdes et des Babyloniens, avant de s’élever, sous le nom de Perse, au degré de gloire que lui acquit le génie du grand Cyrus. Lors de la destruction du royaume de Juda par Nabuchodonosor, une partie de la population juive fut remplacée sur les terres de la Judée par des peuples tirés de divers lieux du pays d’Élam ; et au retour de la captivité ceux-ci figurent encore au nombre des peuples transplantés qui s’opposèrent le plus vivement à la reconstruction du temple de Jérusalem. Voyez Elymaïs.

Élam (4)

Lévite descendant de Coré, était le cinquième fils de Mésélémia, et un des portiers du temple (1 Chroniques 26.3).

Élam (5)

Chef de famille benjamite, sorti de celle de Sésac (1 Chroniques 8.24-25).

Élam (6)

Chef de famille, dont les descendants revinrent, au nombre de douze cent cinquante-quatre, de la captivité avec Zorobabel (Esdras 2.7 ; Néhémie 7.12). Soixante-onze autres de ses descendants, en comptant haï, fils d’Athalias, revinrent aussi dans la patrie avec Esdras (Esdras 8.7). Dans ce dernier endroit la Vulgate le nomme Adam. Séchénias, un de ses descendants, proposa à Esdras de renvoyer les femmes drangères et de faire alliance avec le Seigneur (Esdras 10.2) et suivants, et six autres, qui avaient épousé de ces femmes, les renvoyèrent (26). Il ne faut pas confondre cet Élam avec le suivant.

Élam (7)

Autre chef de famille, dont les descendants revinrent pareillement, au nombre de douze cent cinquante-quatre, de la captivité avec Zorobabel (Esdras 2.31 ; Néhémie 7.34).

Dictionnaire historique et critique de la Bible — Augustin Calmet, source levangile.com

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Dictionnaire encyclopédique de la Bible (Westphal)

1.

Fils de Sem (Genèse 10.22 ; 1 Chroniques 1.17), ancêtre des Élamites (article suivant).

2.

Benjamite (1 Chroniques 8.24).

3.

Portier corite (1 Chroniques 26.3).

4.

Ancêtre d’une famille dont 1 254 membres revinrent en Palestine avec Zorobabel (Esdras 2.7 ; Néhémie 7.12) et 71 avec Esdras (Esdras 8.7). L’un d’eux pressa Esdras de mettre fin aux mariages mixtes (Esdras 10.2) et 6 de ses membres durent renvoyer leurs femmes (Esdras 10.26). Cette famille fut représentée par un chef pour apposer son sceau à l’alliance (Néhémie 10.14).

5.

« Un autre Élam », ayant eu lui aussi 1 254 descendants, est (Esdras 2.31 ; Néhémie 7.34) sans doute le même que le № 4.

6.

Prêtre qui prit part à la dédicace des murs de Jérusalem (Néhémie 12.42).

Dictionnaire encyclopédique de la Bible — Alexandre Westphal, source levangile.com

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