Dictionnaires bibliques

Démétrius

Ce que les dictionnaires bibliques disent de « Démétrius », un article après l’autre.

Dictionnaire de la Bible (Bost)

1°. Orfèvre d’Éphèse (Actes 19.23-29), dont le principal revenu consistait dans la fabrication de petits temples en argent, représentant le fameux temple de Diane qui se trouvait à Éphèse, et que l’on considérait comme l’une des sept merveilles du monde. La prédication de Paul ayant détourné un grand nombre de personnes du culte de cette déesse, fit baisser considérablement le prix de la marchandise, ce que Démétrius et les siens prirent en mauvaise part : Démétrius en particulier qui retirait le plus grand profit de cette vente, et qui paraît avoir été habile et rusé, réunit ses ouvriers et les gens de son métier, s’arma des grands noms de la religion, de la divinité, du culte en danger et échauffa toutes les têtes, et fit si bien qu’après qu’il eut parlé, tous sortirent en criant pendant plusieurs heures : Grande, grande est la Diane des Éphésiens ! toute la ville fut dans la confusion ; on courut au théâtre, Paul même voulut s’y rendre et n’en fut empêché que par ses amis ; Alexandre ne put se faire entendre parce qu’il était juif, et ce n’est que tard que le secrétaire, l’un des magistrats de la ville, réussit à apaiser la sédition en faisant craindre au peuple que les magistrats supérieurs, les proconsuls, n’élevassent contre eux tous une accusation d’émeute, et ne les fissent condamner.

2°. Démétrius (3 Jean 1.12), chrétien fidèle auquel l’apôtre rend un excellent témoignage, ajoutant que la vérité aussi le lui rend ; quelques-uns supposent que c’est le même que le précédent ; il aurait été converti plus tard ; rien n’appuie comme rien ne combat cette supposition, cependant peu probable ; on croit qu’il était pasteur.

Dictionnaire de la Bible — Jean-Augustin Bost, source levangile.com

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Dictionnaire historique et critique de la Bible (Calmet)

Démétrius de Phalère (1)

Philosophe péripatéticien, disciple de Théophraste, mérita par ses rares qualités, de gouverner pendant dix ans la république d’Athènes, où on lui dressa par honneur trois cent soixante statues d’airain. Mais après cela, il tomba dans la disgrâce des Athéniens, qui le condamnèrent à mort pendant son absence et renversèrent toutes ses statues. Il se retira auprès de Ptolémée, fils de Lagus, roi d’Égypte, à qui il tâcha de persuader d’exclure de sa succession au royaume Ptolémée Philadelphe, son fils aîné, pour lui substituer les enfants d’Euridice. Mais Philadelphe étant monté sur le trône, chassa Démétrius de ses états ; et celui-ci se fit mourir par la morsure d’un aspic. C’est ce que raconte Diogène de Laërce dans la vie de ce philosophe.

Nous ne lui donnons place dans ce dictionnaire, que parce qu’on prétend que c’est à sa persuasion que le roi Ptolémée Philadelphe fit travailler à la version des Écritures des Hébreux en grec. Mais le seul récit de sa vie, que nous venons de voir, est entièrement contraire à cette opinion. Démétrius ne fut jamais sous Philadelphe ni en crédit ni en faveur en Égypte. Nous examinerons cela avec plus d’étendue dans l’article des Septante [Nous l’examinerons aussi au même endroit, ou plutôt, nous rapporterons l’examen que nous avons fait de cette question, dans notre Histoire de l’Ancien Testament, livre 9. chapitre 4 n° 2, et dont le résultat est que la traduction des Septante fut faite après l’avénement de Ptolémée Philadelphe au trône, à la demande et par les soins de Démétrius de Phalère, mais avant la mort de Ptolémée, fils de Lagus, et par conséquent avant l’exil de Démétrius ; car Philadelphe ne l’exila qu’après la mort de son père. Voyez Aristée ma note et mon addition].

Démétrius (2)

[1er surnommé] Soter, roi de Syrie, régna douze ans, depuis l’an du monde 3842 jusqu’en 3854 avant Jésus-Christ 146; avant l’ère vulgaire 150. Il était fils de Séleucus IV surnommé Philopator ; mais il ne lui succéda pas immédiatement parce qu’il était à Rome en ôtage, lorsque son père mourut, et qu’Antiochus Épiphane son oncle, qui arriva en Syrie dans ces circonstances, se fit reconnaître pour roi, et régna en effet onze ans, et ensuite Antiochus Eupator son fils, deux ans. Enfin Démétrius Soter monta sur le trône de son père eu 2842, comme nous l’avons dit. [Il était alors âgé de vingt-trois ans, environ, et commença son règne par un acte de justice contre deux favoris d’Antiochus Ephiphane qui vexaient impunément la Babylonie, qui faisait alors partie du royaume de Syrie. Ayant puni de mort l’un et relégué l’autre, il mérita par là le titre qu’on lui donna de Soter ou Sauveur. Le bonheur qu’il eut, peu de temps après, d’enlever à Ptolémée Philornétor l’île de Chypre, sembla fortifier cette dénomination. Mais la suite de son règne la démentit. Enflé de ses succès, il se plongea dans la débauche, et abandonna le soin de l’état à ses ministres, aussi corrompus que lui].

Il est souvent parlé de Démétrius Soter dans les livres des Machabées. Alcime, intrus dans la dignité de grand prêtre des Juifs, avec quelques autres mécontents de la même nation, aigrirent tellement l’esprit de Démétrius contre Judas Machabée, que ce prince envoya contre lui Bacchide avec une armée (1 Machabées 7 ; 2 Machabées 14). Mais Judas Machabée se défendit avec tant de valeur, que Bacchide ne put rien gagner sur lui. L’année suivante, le roi envoya Nicanor en Judée ; mais Nicanoz fut entièrement défait, et lui-même perdit la vie dans le combat (1 Machabées 15 ; 2 Machabées 7). Enfin Bacchide étant venu une seconde fois en Judée, opprima Judas par le grand nombre de ses troupes (1 Machabées 9.2-20, et accabla de maux toute la nation des Juifs, qui étaient demeurés fidèles au Seigneur. Jonathas succéda à Judas dans le gouvernement de son peuple (1 Machabées 9.28). Démétrius essaya de le surprendre et de le faire mourir : mais Jonathas se soutint pendant tout le temps du règne de Démétrius, et gouverna encore longtemps après lui.

Alexandre Balles [ou Bala], qui se disait fils d’Antiochus Épiphane, s’étant fait reconnaître pour roi de Syrie par la garnison de Ptolérnaïde, Démétrius se mit à la tête de son armée, et marcha contre lui (1 Machabées 10.1-2). Il écrivit à Jonathas Machabée et lui demanda des troupes contre Balles ; mais Jonathas préféra les offres et les conditions que lui offrit Alexandre Balles, et s’attacha à son parti contre Démétrius. Celui-ci lui écrivit une seconde fois ; mais Jonathas ne se lia pas à ses promesses. Enfin Démétrius ayant livré bataille, fut tué combattant vaillamment (1 Machabées 10.49-50), l’an du monde 3854, avant Jésus-Christ 146, avant l’ère vulgaire 150. Il eut pour successeur Démétrius Nicanor, dont nous allons parler. [Démétrius Nicanor ne succéda pas immédiatement à son père ; car Alexandre Bala, comme le rapporte dom Calmet, entra, après la mort de Démétrius Soter, en pleine possession du royaume de Syrie. Voyez l’article Alexandre Ballès].

Démétrius [II, surnommé] Nicanor, ou Nicator (3)

Fils de Démétrius Soter, fut envoyé par son père, au commencement de la guerre de Ballès, dans l’île de Cnide, afin de le mettre à couvert de tous les accidents qui pourraient arriver durant ce temps. Après la mort de son père, il demeura quelque temps en repos, attendant l’occasion de se déclarer, et de recouvrer le royaume qui lui était dû. Enfin, cinq ans après la mort de Démétrius, du monde 3856, avant l’ère vulgaire 148, le jeune Nicanor passa en Cilicie avec quelques troupes (1 Machabées 10.68-69) [que Lasthènes de Cnide, qui avait mis les Crétois dans ses intérêts, lui avait procurées]. Bientôt après, Apollonius, gouverneur de la Ccelé-Syrie, se joignit à lui ; et comme Jonathas Machabée persistait dans l’alliance de Ballès, Apollonios lui fit la guerre avec assez peu de succès (1 Machabées 10.76-89). Cependant les affaires de Ballès allaient de mal en pis, et Nicanor se fortifiait de plus en plus dans la Syrie.

L’an du monde 3858, Ptolémée Philométor vint en Syrie avec une armée, en apparence pour donner du secours à Ballès, son gendre, mais en effet pour se rendre maître de son royaume. Il fut assez heureux pour entrer dans Antioche, et y fut reconnu roi de Syrie. Mais il témoigna aux Syriens qu’ils lui feraient plaisir de donner la couronne à Démétrius Nicanor, son gendre (car il lui avait fait épouser sa fille Cléopâtre, après l’avoir ôtée à Alexandre Ballès). Ainsi, Démétrius remonta sur le trône de ses pères, et Ballès son compétiteur fut tué peu de temps après (1 Machabées 11.14-18).

Jonathas, profitant des troubles de la Syrie, se fortifiait de plus en plus dans la Judée ; il entreprit le siège de la forteresse de Jérusalem, qui était encore occupée par les Syriens. Démétrius en ayant été informé, manda Jonathas pour lui venir rendre compte de sa conduite à Plolémaïde, où il était. Jonathas s’y rendit avec de grosses sommes d’argent, et sut si bien gagner les bonnes grâces du roi, qu’il en obtint la confirmation de la dignité de grand prêtre, et l’immunité pour toute la province de Judée, moyennant trois cents talents qu’il promit au roi.

Démétrius, se voyant paisible possesseur de la Syrie, s’abandonna à toutes sortes d’excès ; de sorte qu’il devint odieux et méprisable à ses sujets. Un certain Diodote, qui avait eu quelque commandement dans les armées d’Alexandre Ballès entreprit de déposséder Démétrius, et de mettre sur le trône le jeune Antiochus, fils d’Alexandre Ballès, qui était alors tout enfant chez Elmachuel, roi des Arabes (1 Machabées 11.39-40). Démétrius gâta encore ses affaires, en irritant ceux d’Antioche, à qui il voulut ôter les armes, et dont il fit tuer un grand nombre dans une sédition arrivée à ce sujet (1 Machabées 11.45,53). Dès que Diodote, autrement appelé Tryphon, parut dans la Syrie avec le jeune Antiochus, les Syriens allèrent en foule le reconnaltre, et se rendre à lui. Il se vit bientôt à la tête d’une bonne armée, livra la bataille à Démétrius, le battit, et l’obligea de s’enfuir à Séleucie (1 Machabées 11.54-55), [dix-huit ans après qu’il était monté sur le trône].

Jonathas Machabée, sollicité par Tryphon, quitta le parti de Démétrius, et s’attacha à celui du jeune Antiochus le dieu (1 Machabées 11.57), qui lui permit de faire la guerre aux peuples et aux villes de Phénicie, et de Syrie, qui tenaient encore pour Démétrius. Il les combattit avec beaucoup de succès, et s’acquit une grande réputation, de valeur, avec son frère Simon Machabée.

Diodote, qui n’avait fait monter le jeune Antiochus sur le trône que pour régner sous son nom, ne se contenta pas encore des honneurs et du pouvoir de la royauté, il voulut en porter le nom et les marques ; il fit mourir Antiochus, et se fit reconnaître roi de Syrie sous le nom de Tryphon. Il avait un peu auparavant tué en trahison Jonathas Machabée, qui était un des plus puissants appuis du jeune prince. Simon, frère et successeur de Jonathas, ayant horreur de la cruauté de cet usurpateur, envoya une couronne à Démétrius Nicanor, le reconnut pour roi, et le pria d’accorder aux Juifs l’exemption du tribut. Ce prince, qui était alors comme relégué à Séleucie, dans un coin de ses états, lui donna volontiers ce qu’il demandait, lui accorda une amnistie générale du passé, et lui confirma toutes les grâces et les priviléges qui avaient été auparavant accordés à Jonathas. De sorte qu’en cette année 3861, avant Jésus-Christ 139, et avant l’ère vulgaire 143, les Juifs furent entièrement affranchis du joug des nations (1 Machabées 14.38,41 ; 13.35-42).

Démétrius, voyant que la plupart des villes abandonnaient son parti, et que ses troupes méprisaient sa nonchalance, résolut de faire la guerre aux Parthes ; mais il ne fut pas heureux dans cette guerre. Il fut pris en trahison, et livré au roi des Parthes (1 Machabées 14.1-3), qui le traita avec honneur, et lui donna sa propre fille en mariage. Cléopâtre, sa première femme, qu’il avait laissée à Séleucie avec ses enfants, voyant qu’il s’était engagé dans un autre mariage, envoya offrir à Antiochus Sidetes, frère de Démétrius, son mari, le royaume de Syrie, à condition qu’il la prendrait pour femme. Antiochus y consentit ; et étant venu en Syrie, y prit le titre de roi, et écrivit à Simon Machabée pour lui demander son amitié (1 Machabées 15.10). Il régna neuf ans, depuis l’an du monde 3865, jusqu’en 3874. Ayant entrepris de retirer son frère Démétrius d’entre les mains des Parthes, il leur déclara la guerre ; mais après divers heureux succès, il y périt avec son armée, et Démétrius, son frère, retourna en Syrie, et remonta sur le trône. Il régna encore quatre ans, ayant été tué l’an du monde 3878, avant Jésus-Christ 122, avant l’ère vulgaire 126. Il eut pour successeur Séleucus premier, son fils, à qui il laissa un dangereux concurrent en la personne d’Alexandre, surnommé Zebina.

Démétrius (4)

Surnommé Eucaerus, ou Euramus, fils d’Antiochus Gryphus, n’est point connu dans les livres saints, mais Josèphe en parle comme d’un prince qui avait fait la guerre à Alexandre Jannée, roi des Juifs. Alexandre Jannée était si odieux aux Juifs ses sujets, qu’un jour leur ayant demandé ce qu’ils voulaient donc qu’il fît pour les contenter, ils répondirent qu’il n’avait qu’à s’aller pendre ; et en même temps ils envoyèrent demander des troupes à Démétrius Eacoerus contre leur propre roi. Démétrius vint avec quarante mille hommes de pied, et trois mille chevaux, se campa à Sichem. Alexandre marcha contre lui à la tête de vingt mille Juifs de son parti et de six mille soldats étrangers. La bataille se donna, Alexandre fut vaincu, et obligé de se retirer sur les montagnes voisines. Alors les Juifs, touchés de l’infortune de leur roi, vinrent à lui de tous côtés, en sorte qu’il eut bientôt un corps de six mille hommes. Démétrius, craignant que leur nombre ne s’augmentât, jugea à propos de se retirer. Euraerus fut établi roi par Ptolémée Lathure, l’an du monde 3912. Il fut pris, et livré aux Parthes quelques années après Mithridate, roi des Parthes, le traita avec honneur, et Démétrius mourut de maladie dans la cour de ce prince.

Démétrius (5)

Orfèvre d’Éphèse, dont le principal trafic était de faire des niches, ou de petits temples de Diane d’Éphèse, qu’il vendait aux étrangers (Actes 19.25). Cet homme, voyant le progrès que faisait l’Évangile, non-seulement dans Éphèse, mais aussi dans toute l’Asie, assembla ceux qui, comme lui, gagnaient leur vie à faire de ces niches, et leur représenta le tort que faisait à leur commerce cette nouvelle doctrine prêchée par saint Paul. Il leur dit que non-seulement leur trafic en souffrait beaucoup, tuais aussi que le culte de la grande Diane d’Éphèse courait risque d’être entièrement abandonné. À ces mots, ils entrèrent en fureur, et commencèrent à crier : La grande Diane d’Éphèse ! Toute la ville fut aussitôt dans le trouble, et ils prirent Gaïus et Aristarque, compagnons de saint Paul, et les amenèrent en tumulte au théâtre. Saint Paul lui-même voulut s’y présenter, mais ses amis l’en empêchèrent.

On prit ensuite un Juif, nommé Alexandre, qu’on traîna dans l’assemblée ; mais, dès qu’il voulut parler, et qu’on se fut aperçu que c’était un Juif, les cris recommencèrent, et durèrent pendant deux heures ; en sorte qu’on n’entendait de toute part que ces mots : La grande Diane d’Éphèse ! Enfin, un greffier de la ville étant entré dans l’assemblée, leur dit que personne n’en voulait à l’honneur de la grande Diane ; que tout le monde était persuadé de leur zèle pour son service, et pour son culte ; que, s’ils continuaient à crier ainsi, ou pourrait les accuser d’avoir excité une sédition. Enfin que, si Démétrius avait quelque chose à démêler avec quelqu’un, il pouvait s’adresser aux magistrats, sans remplir ainsi la ville de contusion. Les Éphésiens se rendirent à ces raisons, et chacun s’en retourna dans sa maison.

Démétrius (6)

Dont parle saint Jean dans sa troisième épître (3 Jean 1.12), comme d’un chrétien très-vertueux. Quelques-uns croient que c’est le même dont on vient de parler, lequel quitta le paganisme pour embrasser la religion de Jésus-Christ. Mais ce sentiment manque de preuves, aussi bien que la conjecture de ceux qui font ce Démétrius évêque. Je ne parle point de la chronique du faux Lucius Dexter, qui porte que Démétrius était frère de Caius, à qui saint. Jean adresse son épître.

Dictionnaire historique et critique de la Bible — Augustin Calmet, source levangile.com

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Dictionnaire encyclopédique de la Bible (Westphal)

Nom dérivé de Démèter (signifiant : Cérès) et répandu dans les pays syriens et grecs.

I Rois de Syrie

1.

Démétrius Ier Soter (signifiant : le Sauveur), fils du roi Séleucus Philopator. Envoyé à Rome comme otage, frustré de la succession de son père par son oncle Antiochus Épiphane, il s’échappa après la mort de celui-ci et prit le trône de Syrie à son cousin Antiochus Eupator (162). Mais le prétendant Alexandre Balas (voir article) lui disputa victorieusement l’alliance de Jonathan Macchabée et, en 150, lui infligea la défaite et la mort (cf. 1 Macchabées 7.1-4 ; 1 Macchabées 7.10 ; 2 Macchabées 14.1s; Flavius Josèphe, Antiquités judaïques, XII, 10.1, XIII, 2.1-4).

2.

Démétrius II Nicator (signifiant : le Vainqueur). Fils du précédent. Trois ans après la chute de son père, réussit à écraser Balas, ce qui lui valut son surnom. Il favorisa les Juifs, mais fut dépouillé d’une partie de son royaume par les partisans de Balas (voir Tryphon). Une invasion malheureuse chez les Parthes l’y fit prisonnier et il le fut dix ans. Remonté sur le trône (128), mais impopulaire, il se fit battre par l’Égypte à Damas (125), et se réfugia à Tyr auprès de sa femme Cléopâtre (voir Cléopatre, 2), par qui sans doute il fut assassiné (1 Macchabées 11.14-37 ; 1 Macchabées 14.1-3 ; Flavius Josèphe, Antiquités judaïques, XIII, 4.8 et suivant 9.3).

3.

Démétrius III Eukaïros (signifiant : l’Heureux). Petit-fils du précédent. Prit le trône à un usurpateur (94) et choisit Damas pour capitale. Son nom apparaît dans l’histoire juive conservée par Josèphe (Antiquités judaïques, XIII, 13.4s 14.1,3 ; Guerre des Juifs, I, 4.1 s) : il soutint les prétentions des Pharisiens en guerre civile contre Alexandre Jannée, qu’il battit près de Sichem. Après maintes aventures, il devait mourir captif chez les Parthes (88).

II Nouveau Testament

Démétrius est le nom de deux personnages :

1.

Le chef des orfèvres d’Éphèse, qui provoqua l’émeute de sa corporation et de la cité contre saint Paul (Actes 19.24 et suivants) ;

2.

Un disciple notable auquel l’auteur de la troisième épître de Jean rend un bon témoignage (verset 12), par opposition à Diotrèphe, que « l’Ancien » dénonce avec sévérité. Il est probable que Démas (2 Timothée 4.10) est une abréviation du nom de Démétrius. L’un et l’autre, surtout ce dernier, sont fréquents dans tout l’Orient ; on les retrouve souvent dans les inscriptions, et de nombreux Démétrius ont marqué dans l’histoire, en particulier le célèbre martyr et patron de Thessalonique à la fin du IIIe siècle : saint Démétrius, ou saint Démètre. Les formes actuelles de ce nom dans l’Église d’Orient sont Dimitri ou Dmitri.

Dictionnaire encyclopédique de la Bible — Alexandre Westphal, source levangile.com

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