Dictionnaires bibliques

Cesar

Ce que les dictionnaires bibliques disent de « Cesar », un article après l’autre.

Dictionnaire de la Bible (Bost)

Nom commun aux empereurs de Rome, et un de leurs titres depuis Jules César jusqu’à la ruine de l’empire romain ; c’est probablement le même mot que le Czar des Russes, et le Kaiser des Allemands. Quoique l’Écriture sainte mentionne quelquefois les empereurs sous leur propre nom, elle les appelle plutôt et généralement Césars, parce que ce qu’elle en dit se rapporte aux empereurs comme tels, plutôt qu’aux individus : ainsi dans Matthieu 22.21 « Rendez à César ce qui est à César », il s’agit de Tibère ; en Actes 25.11, lorsque Paul en appela à César, il s’agit de Néron ; les ordonnances de César de Actes 17.7, se rapportent à Claude. Ce dernier empereur est nommé de son nom en Actes 11.28 ; Auguste en Luc 2.1, et Tibère en Luc. 3.1. Néron n’est jamais nommé directement. – v. ces différents articles.

Dictionnaire de la Bible — Jean-Augustin Bost, source levangile.com

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Dictionnaire historique et critique de la Bible (Calmet)

Ou plutôt Caesar. C’est le nom de tous les empereurs romains, depuis Jules-César jusqu’à la ruine de l’empire romain. Dans l’Écriture, on désigne ordinairement l’empereur régnant par le nom de César, sans exprimer son autre nom, sous lequel il est plus connu dans l’histoire. Par exemple, Jésus-Christ appelle Tibère simplement César, en disant : Rendez à César ce qui appartient à César (Matthieu 22.21). Et saint Paul appelle de même Néron (Actes 25.10) : J’en appelle à César ; c’est-à-dire à Néron qui régnait alors. Voyez Jules-César.

Dictionnaire historique et critique de la Bible — Augustin Calmet, source levangile.com

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Dictionnaire encyclopédique de la Bible (Westphal)

Ce nom est devenu, à partir de Jules César, la désignation du maître suprême de l’empire romain. C’est à lui qu’on paie le tribut (Matthieu 22.16 ; Matthieu 22.22 et parallèle), car les princes hérodiens sont des vassaux, que César investit ou dépouille de leur pouvoir. Le peuple, devant Pilate, accuse Jésus de l’engager au refus de payer ce tribut (Luc 23.2).

C’est à César qu’en appelle saint Paul quand il se rend compte qu’il n’obtiendra pas du procurateur Festus la justice à laquelle il a droit (Actes 25.11). Par l’expression de l’apôtre : « ceux de la maison de César » (Philippiens 4.22), il faut entendre ses affranchis et ses esclaves, et non les membres de sa famille. Il est plus naturel de les chercher à Rome qu’à Césarée. « Si à Césarée Paul pouvait mentionner aussi des gens de César, il ne paraît guère vraisemblable qu’il y parlât de gens de la maison de César. » (A. Puech, Histoire de la Littérature grec chrétienne, I, p. 256.) Nous aurions ici dans ce trait une preuve, ajoutée à d’autres, que c’est à Rome que fut composée l’épître aux Philippiens.

Un certain nombre de « Césars » ont été contemporains de l’histoire évangélique et apostolique : Jésus est né sous le règne d’Auguste (de 30 avant Jésus-Christ, à 14 après Jésus-Christ), son ministère s’est exercé sous Tibère (14-37) ; après Caligula (37-41), régna Claude (41-54), cité dans Actes 11.28 et Actes 18.2 (voir Claude, et Chronologie du Nouveau Testament) ; le César auquel fit appel l’apôtre Paul (voir ce mot) et devant lequel il dut comparaître, fut Néron (54-68), qui doit être aussi l’objet d’allusions dans l’Apocalypse (voir ce mot) ; après Galba (68-69), Othon (69), Vitellius (69), vint Vespasien (69-79), dont les armées détruisirent Jérusalem en 70 sous la conduite de son fils, le général Titus, qui lui succéda sur le trône (79-81) ; la fin du premier siècle est remplie par les règnes de Domitien (81-96), Nerva (96-98) et Trajan (98-117). Voir Rome ; et, sur les relations de Jules César, puis du pouvoir impérial, avec les Juifs, voir Palestine au siècle de Jésus-Christ.

Dictionnaire encyclopédique de la Bible — Alexandre Westphal, source levangile.com

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